Circulation de transit : trafic moyen par jour ouvré

Complément extrait de la Gazette n°88 (27 novembre) :

 

Pose de ralentisseurs supplémentaires sur les trajets de transit des voitures de l’avenue H. Serres  vers le pont Matabiau. Au vu des vitesses excessives relevées en fin d’été, on a proposé à la Mairie de compléter le dispositif par des coussins posés en début de rue pour éviter que les automobilistes pressés profitent de cette zone généralement libre pour accélérer et passer ainsi toute la rue à plus de 40 km/h, vitesse qui efface le cahot ressenti par la plupart des véhicules. La mairie a accepté à condition de mettre, pendant une période de test de 6 mois, des coussins rouges dits berlinois. Ces coussins présentent beaucoup de défauts (bruit, revêtement glissant, esthétique douteuse...) mais pourraient suffire pour évaluer les diminutions de vitesse possibles.
D’autres demandes de mise en sécurité (plateau ralentisseur devant l’école Billières ou devant le jardin du Verrier n’ont, pour l’instant, pas reçu d’avis favorable.
Les coussins seront placés en 2017.

Le plan ci-dessous présente les résultats des comptages de trafic et vitesse des véhicules effectués par les services techniques de la métropole du 8 au 14 avril 2016.

Nous vous invitons à réfléchir et à proposer des actions pour améliorer la vie des habitants.


Grâce aux chiffres posés sur la carte, on distingue nettement :
les voie de desserte locale (St-Hilaire, Escudié, Roziers et Balance) à trafic largement inférieur à 1000 par jour ouvrable et une vitesse <=30km/h.
les voies de transit en couleur sur le plan. Ces voies sont chargées entre 1500 et 4000 véhicules par jour ouvrables -3900 pour Falguière en arrivant place Roquelaine- et une vitesse d’environ 40 km/h -44 km/h au milieu de la rue Ingres.
On peut en déduire :

  • Que la zone 30 est satisfaisante quand il s’agit d’assurer la desserte du quartier.
  • Qu’elle est insuffisante dès qu’il s’agit de conducteurs en transit -probablement plus de la moitié sont en infraction.

Les dispositifs mis en place pour limiter la vitesse ne rendent pas le service attendu dans le cas du transit.

On souhaite une amélioration de la situation des rues subissant le transit avec :

  • le remplacement des coussins ralentisseurs actuels par des dispositifs réellement efficaces, y compris pour les camionnettes de livraison.
  • la mise en place de plateaux aux carrefours les plus chargés, c’est à dire aux endroits où les flux de transit se croisent (Falguière-St-Papoul et Mérimée-Ingres, voire Concorde-Pauilhac), ainsi que devant les écoles (Billères et jardin du Verrier).
  • un marquage au sol régulier pour rappeler la zone 30.
  • un suivi conjoint habitants des mesures mises en place pour vérifier leur efficacité, assorti si besoin de radars-PV pour arrêter les excès de vitesse.

G.B. & A.R.

 

Complément en date du 17 juillet 2016 :

 

L'INSEE a fourni fin juin des nombres sur les moyens de transport des Français et sur leur lieu de travail.

L'image ci-dessous en présente une synthèse pour Toulouse (la mise en graphique est personnelle).

Quelques remarques :

  • un peu plus de la moitié des personnes (55%) qui se déplacent pour aller/revenir du travail le font en véhicule particulier.
  • Les travailleurs restants le font en modes doux : 9% à pied, 9% en 2 roues, 27% en transport en commun.
  • Un tiers des véhicules particuliers sortent de (ou rentrent dans) Toulouse au cours d'un trajet-travail.

Pour obtenir le nombre de trajet-travail par jour ouvré il faut multiplier les chiffres par 2 (matin + soir)

Ça ne se voit pas dans le tableau simplifié ci-dessous mais les femmes font preuve de plus d'éco-responsabilité que les hommes en marchant et en utilisant les transports en commun plus régulièrement que les hommes.

 

Complément octobre 2016

 

La mairie a proposé de disposer des nouveaux coussins ralentisseurs dans les rues le plus dangereuses.

... à suivre

 

Moyens de transport utilisés et lieu de travail des Toulousains
Moyens de transport utilisés et lieu de travail des Toulousains
Commentaires : 4
  • #4

    Claire de la rue Roquelaine (vendredi, 24 juin 2016 14:55)

    Bonjour,

    Même si je mets le doigt sur l'ambivalence de la Gazette, j'apprécie beaucoup votre travail.
    Pour être honnête, j'imagine bien que le but de la Mairie en retirant ces quelques places ne s'inscrit dans aucun projet d'envergure de piétonnisation (hélas).
    Vous posez la question du stationnement des voitures des riverains de St Sernin : c'est certain, les habitants vont chercher des places ailleurs et notre quartier étant juste à côté, c'est là que j'irais à leur place.
    Mais peut-on raisonnablement laisser des parkings géants en plein centre ville ?
    Sur la place de la Daurade qui vient d'être refaite, des panneaux montre le parking qui était là jusque dans les années 90. Maintenant, on se dit que c'était de la folie, et dans 20 ans, on se dira la même chose pour St Sernin. À l'époque, les résidents de la Daurade et des quartiers alentours ont du pester contre l'abandon de "leurs" places de parking. Ils ont du galérer des mois pour se garer. Puis, quelques années plus tard, ils ont trouvé une solution pour se passer de voitures ou ont déménagé vers des Cieux-automobiles plus cléments (Colomiers par exemple, cette magnifique bourgade où chaque habitant dispose de 5 places de parking, le faste !). Et n'importe quel nouvel habitant du quartier, n'aurait plus idée d'avoir un véhicule sans avoir de parking privé.
    En résumé, pour qu'il n'y ait quasiment plus de voitures dans un centre ville, il faut obligatoirement passer par une phase "violente". Puis les habitants s'organisent autrement. Et finalement, tout le monde y trouve son compte.
    Car la circulation de transit, ceux sont des riverains du centre qui rentrent du travail et vont se garer dans le centre (nous le voyons bien rue Roquelaine : entre 7h00 et 9h00 et 17h00-21h énormément de véhicules, puis plus rien la nuit et la journée). Donc plus de circulation de transit = plus de possibilité de stationnement (facile) dans le centre (dans tous les quartiers y compris les Chalets car qui nous dit qu'un véhicule rejoignant notre quartier, ne transite pas par Saint Aubin en collant les vélos et klaxonnant les piétons ?)
    Par ailleurs, si les voitures ne transitent plus par notre quartier, ils passent pas les boulevards, mais les habitants donnant sur les boulevards, qu'en pensent-ils ?
    On ne peut pas penser aux Chalets comme un ilot de tranquillité à préserver au milieu d'une jungle de voitures, ça ne peut pas marcher et c'est injuste ?
    Vous donnez l'exemple de votre situation personnelle (trajet à Labège), je la comprends, mais je pense qu'elle est minoritaire. La preuve dans une étude (de l'agence d'urbanisme et d'aménagement du territoire Toulouse aire urbaine) :
    "40 % des déplacements dans Toulouse se font ainsi en voiture alors qu'un sur cinq se fait en transports collectifs et un sur trois en marchant."
    Mais un petit espoir :
    "Pour la première fois depuis 30 ans, la part des ménages sans voiture (un sur cinq dans l'agglomération, un sur quatre en Métropole, plus de la moitié à Compans, Capitole ou Empalot) progresse." Enfin, comme la population augmente aussi, nous ne sommes pas près de vivre dans une ville "apaisée" comme le proclame l'auto-promotion de la Mairie.





  • #3

    ALain Roy (jeudi, 23 juin 2016 08:30)

    Oui, le discours sur le site ou dans la Gazette est ambivalent : nous sommes plusieurs à discuter et écrire sur une situation confuse et évolutive, et donc nous ne sommes pas toujours d’accord. La réaction exprimée après ces suppressions de places de stationnement tient au fait qu’elles se font de façon totalement opaque : aucun objectif annoncé et justifié, pas même une annonce aux riverains.
    La Mairie va supprimer les places de stationnement autour de Saint-Sernin, c’est bien pour le cadre, les touristes et les habitants en général, mais où les voitures vont-elles se garer ? Dans les quartiers voisins, dont le notre, déjà saturé. Nous l’avions constaté lors de la mise en place du péage sur la place en 2003 (voir Gazette n°36). Donc, pour l’instant et après un vote du conseil d’administration, l’Association souhaite que le nombre de places de stationnement, insuffisant le soir, soit gelé, et que les promoteurs qui construisent des logements soient obligés de fournir également une place de parking par logement ; dans ce but, nous avons fait la demande de modification du PLU (résultat en automne).
    Avant de supprimer des places de parking, nous souhaitons que les aménagements de sécurité soient réalisés de façon à ce que le quartier permette encore une vie en commun et ne devienne pas aussi infernal que la rue Matabiau décrite par Claire. Oui, il faut ralentir le trafic de transit, dangereux et polluant. Les conducteurs du quartier ne le traversent pas puisqu’ils sont déjà chez eux ; ils ne cherchent pas à aller vite, ils ne pétaradent pas derrière un vélo pour l’intimider et l’inciter à se ranger près du trottoir s’il n’y a pas de place pour doubler, ils voudraient eux aussi pouvoir s’arrêter devant chez eux et décharger leur voiture sans se faire klaxonner…
    Un plan d’urbanisme est fait pour distinguer et faciliter les différentes fonctions dans une ville ; si tout sert à tout, rien ne va. L’urbaniste J. Busquets a proposé des principes de circulation, en particulier pour le transit, qui nous agréent, ils sont déjà exposés sur le site : http://www.chalets-roquelaine.fr/nos-projets/circulation-et-stationnement/
    Bien sûr, beaucoup souhaiteraient pouvoir se passer de leur voiture et du parking qui va avec. J’ai travaillé 15 ans à Labège avec des déplacements fréquents hors de Toulouse, la seule alternative à la voiture était la moto ou le scooter à condition de n’avoir pas de choses lourdes à transporter et que le temps ne soit pas trop mauvais.
    A voir les discussions de marchands de tapis sur la prolongation de la ligne B, je crains que rien ne change d’ici de nombreuses années et que les voitures perdurent encore un peu.

  • #2

    Claire de la rue Roquelaine (lundi, 20 juin 2016 21:20)

    Bonjour à tous,

    Votre discours est très ambivalent, vous pestez contre cette circulation de transit qui empoissonne les habitants du quartier et dans le même temps, vous écrivez dans la dernière gazette qu'il est inadmissible que la mairie supprime des places de stationnement dans le quartier (Article Balance-Perbosc, la colère gronde !).
    Mais qui sont ces personnes qui "transitent" dans le quartier ? Il y a d'une part les habitants des Chalets, logique, mais aussi les habitants d'autres quartiers (Matabiau, St Aubin etc.) qui rejoignent eux aussi leurs domiciles du plein centre ville devant lequel ils vont se garer.
    Alors peut-être faut-il se remettre un peu en question s'il on veut améliorer son confort de vie. On ne peut pas habiter en plein centre et bénéficier des même "avantages" que la banlieue ou la campagne.
    Vous dites : "il semble qu'il y ait une volonté de chasser les voitures de nos rues et, sans être des inconditionnels de l'automobile, les riverains ont dans certaines circonstances besoin d'utiliser leur véhicule (travail, accompagnement d'enfants, courses etc.)."
    Alors je pose une question simple, pourquoi moi, habitante du quartier, je dois supporter toutes ces voitures alors que moi-même je n'en possède pas ? Pourquoi dois-je les entendre la nuit de ma chambre, pourquoi dois-je les voir garer sous mes fenêtres, pourquoi dois-je attendre plus d'une minute sur le boulevard pour rejoindre le centre ville (avec 10 secondes pour traverser attention !) ? Est-ce normal ? Si je veux "faire une sortie hors de Toulouse le weekend", je loue une voiture sur Drivy, si je veux aller au travail, je prends le vélo et les transport en commun, les supermarchés, marchés et écoles sont dans le quartier, alors OUI, il faut supprimer toutes les places de stationnement et si les riverains décident de garder ce petit confort alors ils payent pour cela, ils louent une place de garage, ils prennent un abonnement dans un parking souterrain.

    La mairie va supprimer les parkings autour de St Sernin. Les riverains sont bien embêtés, mais qu'importe, ils habitent en pleins centre, devant un monument incroyable, alors pourquoi devrait-on continuer à voir de pauvres touristes se faire à moitié écraser rue St Bernard car ils veulent prendre une photo de la basilique ?

    Les habitants de la rue Matabiau sont en colère. Je les comprends. Cette rue est défigurée par la circulation. Quel dommage...

  • #1

    Agathe Moreau (mardi, 14 juin 2016 21:23)

    On voit tout de suite qu'il ya un probleme rue Ingres. Un nombre phénomène de voitures, et une vitesse très importante pour une rue étroite et résidentielle... D'ailleurs le carrefour avec la rue du printemps est très dangereux...