Circulation de transit : enfin les mesures du trafic, assorties d'une nouvelle promesse

6 juin 2020

Mme Arribagé, maire de quartier, nous a fait parvenir, après une nouvelle demande de l'Association, les résultats des mesures de trafic effectuées entre janvier et mars 2020.

 

...
Dans la continuité de vos échanges avec Jean-Michel Lattes au sujet de la circulation dans votre quartier, je tiens à vous communiquer les résultats des études conduites par les services techniques (que vous trouverez dans le document pdf associé à cet envoi).

 

Au vu de ces résultats, il convient de prévoir des aménagements permettant de contenir l’augmentation du trafic observé sur l’itinéraire des rues Mérimée, Ingres, Printemps.

 

Les services travaillent d’ores et déjà à la mise en place de chicanes, dont la mise en œuvre s’envisagera dans un premier temps.

 

D’autres actions seront à engager à plus long terme.

 

Pour l’ensemble de ces projets, je reviendrai vers vous afin que les services vous présentent leurs propositions d’amélioration...

 

Ces résultats incluent une comparaison entre 2016 et 2020.
Ils sont joints ci-dessous.

 

Nous espérons que les "services" travailleront plus rapidement et que les chicanes seront installées bientôt ainsi que nous l'avons réclamé en septembre 2019.

 

Comptages routiers et relevés des vitesses mai 2020
Direction Mobilité Gestion Réseaux de Toulouse Métropole
Domaine Déplacements Stationnement Expertise
mesures-trafic-arribagé-1.3_Chalets.pdf
Document Adobe Acrobat 1.2 MB

Une campagne de mesures cahotante

2 avril 2020

Pendant le confinement, l'association prépare la suite.

 

Après les propos de J-M Lattes en septembre qui nous promettait une étude avant les élections, nous avons relancé les services pour avoir les chiffres de la mesure du trafic dans le quartier.

Puis nous avons tenu une réunion avec la nouvelle Maire du quartier, et encore une avec l'adjoint chargé de la pollution.

Les mesures début janvier (photos ci-dessous) ont été complétées dans la première quinzaine de mars . Nous espérons que les ratés précédemment constatés ont été corrigés mais nous ne pouvons que nous en remettre aux élus pour récupérer les résultats.

Toujours en espérant améliorer la qualité des échanges entre les habitants et les élus municipaux...

 

 

 

 

Toujours raté !

 

Nouvelle lettre à J-M Lattes le 22/01/2020 :

 

Après la réunion du 11 septembre 2019 avec M. Lattes, Mme Winnepenninckx et les services techniques, les dispositifs habituels pour compter les véhicules et mesurer leur vitesse ont été installés le 13 janvier 2020 dans les rues du quartier.

Ces dispositifs ont été démontés le lundi 20 janvier dans la matinée.

Deux remarques qui motivent notre interrogation quant à l’efficacité de ces mesures :

- 1     Positionnement des dispositifs mis en place
- certains de ces dispositifs ont été installés trop près des ralentisseurs et donc la mesure de vitesse est, pour un nombre important de véhicules, minorée par le coup de frein qui précède souvent la découverte du ralentisseur. Il aurait été plus pertinent de fixer ces tuyaux au milieu de la longueur des rues concernées (photos 4, 7) .
- même remarque pour ces mesures si elles sont faites juste avant un carrefour (photos n°1, 3 , 4)
- les tuyaux en caoutchouc déclenchant les mesures devraient être solidement fixés et non flottants comme constaté dans les rues de la Concorde et Roquelaine (photos n° 5, 6)
- 2      Vandalisme d’une partie des dispositifs
- ces tuyaux ont été arrachés dès la soirée du 14 janvier dans les rues Ingres et Falguière, limitant ainsi la durée de mesure à un peu plus de 24 heures, alors qu’il était intéressant de mesurer les périodes de pointes qui sont surtout significatives les mardis et jeudis, et non les lundis-mercredis-vendredis et w-e.(photos 2 et 5)

Nous avons nous-mêmes signalé cette situation en réunion au Capitole le mercredi 15 janvier à la Maire de quartier Madame Arribagé accompagnée de Mme T. Lorin, puis à Allo-Toulouse par téléphone le 16 janvier.

Nous nous interrogeons sur la validité de mesures effectuées par des dispositifs n’ayant, pour certains, fonctionné que pendant 24 heures ou moins et demandons qu’une nouvelle campagne de mesures soit effectuée pendant une semaine. Nous cherchons à asseoir les propositions d’aménagement concernant le trafic de transit à travers le quartier, et voudrions connaître, heure par heure, le nombre et la vitesse des véhicules y ayant circulé.

Nous espérons ainsi pouvoir enfin trouver, avec les services compétents, une (des) solution(s) aux problèmes de cohabitation et pollution induits par cet important transit automobile qui s’accroit d’année en année et n’a trouvé depuis 2016, en dehors des récentes peintures sur la chaussée, aucun début d’action corrective.

Pour le président et la commission de circulation,
les vice-présidents Jean-Louis Ducassé et Alain Roy


Pièces  jointes :
    photos prises les 13 ou 14 janvier
    graphique comparant les niveaux de pollution aux particules fines du 6 au 8/12/19 rue Ingres et avenue des Mazades.(voir plus bas)

 

 

Encore raté !

 

On lit dans La Dépêche du 10 janvier 20 :

À la mairie, Sylvie Rouillon-Valdiguié et Jacqueline Winnepenninckx-Kieser ont démissionné de leurs délégations. Celles-ci ont été réattribuées à d’autres élus, notamment Laurence Arribagé pour la mairie de quartier Chalets-Bayard et Jean-Claude Dardelet pour le développement touristique.

 

Voila un changement dans l'organisation de la municipalité qui ne peut que retarder les mesures de vitesse promises, sans préjuger de l'action de Laurence Arribagé. Nous espérons que le personnel du secrétariat tiendra la distance qui nous sépare des élections.
Depuis 2016, année des précédentes mesures qui devaient être suivies d'actions correctives, l'efficacité de la municipalité dans ce domaine ressemble à un fiasco complet en ce qui concerne le quartier Chalets-Roquelaine.

 

 

Enfin des nouvelles de la Municipalité !

 

Mme Winnepenninckx-Kieser nous fait parvenir ce courriel daté du 16 décembre

 

...

Je tiens à revenir vers vous suite à votre sollicitation du 6 décembre dernier.
Vous souhaitiez obtenir des éléments de suivi, en lien avec notre rencontre avec Jean-Michel Lattes et les services techniques, le 11 septembre.
La Direction Mobilité Gestion Réseaux m’informe que de nouveaux comptages seront réalisés fin janvier, sur les mêmes sites qu'en 2016.

En suivant, une analyse sur un éventuel changement de plan de circulation sera faite.

...

 

et revient pour nous l'éternelle question : 

l’ANALYSE et l’EVENTUEL changement de plan de circulation, vous les ferez seuls ou avec l’Association du quartier ?

 

 

Transit et pollution

dernière mise à jour : 15/12/19

Nous avons voulu mesurer l'influence de la circulation de transit à travers le quartier sur le niveau de pollution aux particules fines.

A cette fin, nous comparons le niveau relevé par Atmo-Occitanie avenue des Mazades distant de 1100m à celui observé rue Ingres (capteur Foobot installé sur un balcon au premier étage, protégé de la pluie). Les deux séries de mesures montrent des dépassements conséquents du seuil préconisé par l'OMS.

 

Après la condamnation de l'état par la Cours Européenne de Justice pour dépassement persistant des valeurs limites de NO2 dans différentes grandes villes françaises dont Toulouse, on peut réfléchir au dépassement persistant des valeurs limites des particules fines et aux moyens d'y remédier. Nous avons proposé des mesures simples à prendre pour freiner le trafic de transit. Faut-il envisager des actions plus radicales pour être effectivement entendus ?

 

En attendant nous travaillons avec le CAPAT (collectif Anti Pollution de l'Agglomération Toulousaine) pour contrôler aussi les niveaux de NO2.
Pour en savoir plus sur les polluants et leurs effets

 

Pollution due aux particules fines av. des Mazades par Atmo-Occitanie et rue Ingres. Déc 2019
Pollution due aux particules fines av. des Mazades par Atmo-Occitanie et rue Ingres. Déc 2019

Fin de période de pollution aux particules fines sur Toulouse (alerte lancée pour le 6 décembre).

 

Les mesures sont très comparables d'un site à l'autre. Cependant, durant les période de pointe de circulation, le niveau mesuré des particules fines grimpe rue Ingres (bleu) jusqu'à atteindre 2 fois et demie le niveau mesuré par Atmo-Occitanie (rouge) aux Mazades (vendredi soir vers 22 heures).
Le lendemain samedi où la circulation est plus rare, dépassement moindre de 8 à 10h, puis de 17 à 23 heures. Passage poubelle vers 5 heures.
Dimanche, il a plu, la pollution est faible dans l'après-midi : entre 6 et 10µg/m3 aux Mazades, de 10 à 15 rue Ingres et montre, comme tous les jours, une bosse en fin d'après-midi.
Le dernier bâton vertical bleu n'est là que pour signaler la limite recommandée par l'OMS (25µg/m3 sur 24h).

 

 

 

WAZE, un coupable facile qui ne doit pas exonérer la municipalité des carences constatées.

 

Bien que la plupart des journalistes n'aient pas encore intégré les dangers de la pollution découlant d'une circulation pléthorique, la thrombose finit par lasser comme le montre cette liste récente obtenue en recherchant le mot "wase" sur le site de La Dépêche, logiciel de navigation sur les téléphones portables qui incite les automobilistes à utiliser les petites rues pour atteindre plus rapidement des quartiers éloignés.

 

Simple recherche du mot "waze" sur le site de La Dépêche
Simple recherche du mot "waze" sur le site de La Dépêche

Des démarches oubliées par la Mairie

En toute logique, on préfèrerait que des mesures de vitesse soient effectuées avant d'installer un dispositif ralentisseur, et après pour en mesurer l'efficacité.

 

Quand on ne recherche pas l'efficacité d'un aménagement, les citoyens peuvent se demander s'ils ne sont pas témoins d'une nouvelle opération de communication.

 

Voir ci-dessous les lettres au premier adjoint et le compte rendu de la réunion au Capitole.

Depuis 2016, nous réclamons des aménagements  efficaces pour ralentir le flux de voitures.

 

Alors que nous avons demandé au premier adjoint et à la Maire de quartier la mise en place de ralentisseurs efficaces et du stationnement à côtés alternés pour couper les trop longues lignes droites, la métropole continue à faire peindre le bitume : le sigle 30 est maintenant collé sur la plupart des rues du quartier, parfois juste devant les ralentisseurs qui signifient eux-mêmes vitesse limitée à 30 (à gauche rue Ingres le 28/10/2019)

Ça peut paraitre bizarre : si des conducteurs passent volontairement trop vite au-dessus de ralentisseurs bossus, comment espérer les ralentir par un sigle collé à plat sur le bitume ?

 

C'est encore plus bizarre quand ce même sigle est collé sur les rues où jamais personne n'a constaté d'excès de vitesse (rue de Coulmiers, à gauche, qui se termine en impasse).

 

 

Rue Ingres (5/10/19)
Rue Ingres (5/10/19)

 

Autres pistes de réflexion :

  • Quel temps gagné en utilisant les raccourcis ?
    Le paradoxe de Braess énonce que l'ajout d'une nouvelle route dans un  réseau routier peut réduire la performance globale, lorsque les entités se déplaçant choisissent leur route individuellement.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Braess
  • Que gagne la communauté urbaine dans son ensemble à laisser les automobilistes utiliser des raccourcis à travers les quartiers si la somme des temps de trajets et pollutions augmente en proportion du nombre de rues utilisées ?

 

 

 


La sortie du jardin du Verrier

 

Nous avions aussi demandé que soit aménagé, pour la rue Godolin, un passage piétons très surélevé au niveau du jardin du Verrier (comme devant toutes les écoles). Et nous avons eu la surprise de voir des travaux tracer, au droit de la rue Perbosc, un passage piétons habituel.

L'Association a donc écrit au Maire et aux adjoints concernés :

 

Monsieur le Maire,
Monsieur le Maire premier adjoint
Madame le Maire du Quartier,
Les services municipaux ont entrepris ces derniers jours la mise en place d’une signalétique d’un « passage piétons protégés » au niveau de la rue Godolin.
Dans un premier temps nous avons pensé que cela répondait à la demande de l’association du quartier Chalets-Roquelaine, mais ....
Nous nous permettons de vous rappeler que cette association vieille de XX années a permis ses buts principaux le bien être des habitants du quartier et que la sécurité fait partie de cette notion de bien-être. De plus, vous n’ignorez pas que la concertation entre tous les acteurs d’un objectif est le mode principal d’action des membres et du conseil d’administration de notre Association.
C’est pourquoi nous avons plusieurs fois attiré votre attention sur la problématique de l’insécurité dans la rue Godolin au droit de la sortie du Jardin du Verrier qui est le seul espace vert du quartier et où se rendent de nombreuses personnes dont des enfants et que le risque est important en sortant du Jardin de ne pas avoir de passage protégé pour traverser la rue. Nous avons demandé vu le nombre d’enfants qui s’y amusent et qui peuvent sortir intempestivement que sur le modèle des sorties d’écoles élémentaires un passage protégé surélevé y soit installé. Les membres du CA de l’association ont exprimé ce besoin à de nombreuses reprises auprès de Madame le Maire du Quartier et de ses services, auprès de Monsieur le premier adjoint lors d’une réunion le 11 septembre en son bureau au Capitole et jusqu’aux membres de l’association Pour Toulouse lors d’une rencontre impromptue. Et le résultat est ... un passage standard dans la rue mais loin de la sortie du Jardin (cf. PJ 1 photographies). Outre le non aboutissement de la demande initiale et donc selon nous son inefficacité concernant la sécurité des enfants sortant du Jardin, cette réalisation génère la suppression de 2 places de stationnement qu’une réalisation dans l’axe de la porte n’aurait pas engendrée ; ceci aggravant le désagrément pour les riverains. Elle traduit également, mais nous commençons à en avoir l’habitude, la non concertation avec l’association du quartier pour la concrétisation d’un projet demandé par elle.
En synthèse, une réalisation sans concertation avec une association de quartier demanderesse et une réalisation inefficace en terme de sécurité au vu de l’objectif initial de notre demande ... on ne peut pas être satisfait !
[...]

Pour le Conseil d’Administration
JLD
vice président de l’Association

 

 

La réponse du maire est arrivée, elle est loin de nous satisfaire...

On peut même dire qu'elle confirme que la promesse des travaux prévus en 2016 n'a pas été tenue.

Elle nous recommande de nous rapprocher de la Maire de quartier qui a depuis disparu de la liste choisie par le Maire pour les élections municipales :

 

DUCASSE-JLM- 19 065 185.pdf
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Une demande claire de la part des habitants

_________________________________________________

 

Ce n'est pas un sujet qui avait été oublié par les habitants, toujours agressés par cette circulation incompatible avec la vie d'un quartier. La Mairie avait oublié nos demandes de 2015 et 2016. L'interview de J-M Lattes dans Actu-Toulouse a été l'occasion de réveiller les riverains.

 

 

Transit : réunion au Capitole (11 septembre 19)


Compte-rendu de la réunion avec Monsieur Jean-Michel Lattes, 1er adjoint au Maire, chargé des
déplacements et de la circulation, deux membres de Toulouse-métropole et Madame Jacqueline
Winnepenninckx-Keiser, maire de quartier.
En réponse à la lettre adressée par Bertrand Verdier, président de l’association (voir Gazette n°98 - extrait ci-dessous), rendez-vous a eu lieu mercredi 11 septembre [2019]. Nous avons exposé à M. Lattes et à son équipe les dispositifs simples et peu onéreux auxquels nous avons pensé, propres à mieux faire respecter la limitation de vitesse et à diminuer de façon significative une circulation
de transit incompatible avec la vie de quartier. Dans l’attente de la mise en œuvre du schéma directeur de J. Busquets recommandant une circulation en boucle (ou marguerite) dans le quartier, qui  supprimerait définitivement le shunt «Honoré Serres- Boulevards-Canal ».
Ces dispositifs s’appliqueraient donc sur l’axe Godolin-Mérimée-Ingres-Printemps- St-Papoul.
- Rue Godolin : passage piétons très surélevé au niveau du jardin du Verrier (comme devant toutes les écoles)
- Rue Mérimée : il s’agirait de créer une rupture et un ralentissement des automobilistes qui prennent le virage Balance-Mérimée, en changeant le stationnement de côté, en accord avec les habitants de la
rue.
- Rue Ingres : ralentir et complexifier le parcours en mettant en place un stationnement en quinconce pour casser l’effet rectiligne de la rue longue de 220 mètres.
Stationnement à droite d’abord, puis sans changement jusqu’au n°19, et à nouveau à droite du 20 au 22 avant l’école Billières.
- Rue du Printemps où l’on stationne des deux côtés de la rue, une vraie surélévation du carrefour avec la rue Saint-Hilaire, le maintien du feu au bout de la rue avec l’obligation de tourner à gauche vers le canal, puis d’emprunter les rues Franc ou Volta pour les automobilistes désirant rejoindre
la rue Matabiau vers le pont Matabiau ou Jeanne d’Arc.
-Enfin ces dispositifs seraient complétés de marquages au sol 30, de ralentisseurs plus efficaces et d’un radar pédagogique.
Nous avons été écoutés avec attention, M. Lattes nous a assurés que les études vont être lancées, mais la mise en œuvre ne pourra intervenir qu’après les élections municipales de mars 2020 pour éviter tout soupçon de favoritisme :
- Dans un 1er temps, un nouveau comptage du trafic et des mesures de vitesse seront réalisés (les derniers datant d’avril 2016 et ne rendant plus compte de la réalité augmentée par les applications de guidage type Wase sur smartphones).
- Les ingénieurs des services techniques de la métropole détermineront ensuite quelles solutions pourraient être les meilleures.
- Commencera alors une phase de présentation des mesures et de consultation des habitants du quartier, la Mairie voulant s’assurer du consensus le plus large.
Nous pensions que ces dispositifs pouvaient raisonnablement s’appliquer rapidement, notre attente est à cet égard un peu déçue. Il nous faudra rester en contact avec Toulouse-métropole pour manifester
notre détermination et procéder de notre côté à des rencontres avec les habitants du quartier concernés. Avec les mesures préconisées on peut espérer une baisse du trafic d’au moins 20% et des vitesses plus compatibles avec une vie de quartier.
N’hésitez pas à nous contacter en écrivant à la Gazette ou sur chalets-roquelaine.fr


Joachim Colberg, Claude Lalanne, Julio Navarro, Alain Roy.

 

 

Suite à l'article publié par Actu-Toulouse

https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-veut-empecher-automobilistes-prendre-raccourcis-dans-quartiers_22944326.html

nous avons écrit à J-M Lattes, premier adjoint chargé des déplacements.

Extrait de la Gazette n°98 (printemps 2019) :

 

 

Complément extrait de la Gazette n°88 (27 novembre 2016) :

 

Pose de ralentisseurs supplémentaires sur les trajets de transit des voitures de l’avenue H. Serres  vers le pont Matabiau. Au vu des vitesses excessives relevées en fin d’été, on a proposé à la Mairie de compléter le dispositif par des coussins posés en début de rue pour éviter que les automobilistes pressés profitent de cette zone généralement libre pour accélérer et passer ainsi toute la rue à plus de 40 km/h, vitesse qui efface le cahot ressenti par la plupart des véhicules. La mairie a accepté à condition de mettre, pendant une période de test de 6 mois, des coussins rouges dits berlinois. Ces coussins présentent beaucoup de défauts (bruit, revêtement glissant, esthétique douteuse...) mais pourraient suffire pour évaluer les diminutions de vitesse possibles.
D’autres demandes de mise en sécurité (plateau ralentisseur devant l’école Billières ou devant le jardin du Verrier n’ont, pour l’instant, pas reçu d’avis favorable.
Les coussins seront placés en 2017.

 

Les dernières mesures datent du printemps 2016

Le plan ci-dessus présente les résultats des comptages de trafic et vitesse des véhicules effectués par les services techniques de la métropole du 8 au 14 avril 2016.

Nous vous invitons à réfléchir et à proposer des actions pour améliorer la vie des habitants.


Grâce aux chiffres posés sur la carte, on distingue nettement :
les voie de desserte locale (St-Hilaire, Escudié, Roziers et Balance) à trafic largement inférieur à 1000 par jour ouvrable et une vitesse <=30km/h.
les voies de transit en couleur sur le plan. Ces voies sont chargées entre 1500 et 4000 véhicules par jour ouvrables -3900 pour Falguière en arrivant place Roquelaine- et une vitesse d’environ 40 km/h -44 km/h au milieu de la rue Ingres.
On peut en déduire :

  • Que la zone 30 est satisfaisante quand il s’agit d’assurer la desserte du quartier.
  • Qu’elle est insuffisante dès qu’il s’agit de conducteurs en transit -probablement plus de la moitié sont en infraction.

Les dispositifs mis en place pour limiter la vitesse ne rendent pas le service attendu dans le cas du transit.

On souhaite une amélioration de la situation des rues subissant le transit avec :

  • le remplacement des coussins ralentisseurs actuels par des dispositifs réellement efficaces, y compris pour les camionnettes de livraison.
  • la mise en place de plateaux aux carrefours les plus chargés, c’est à dire aux endroits où les flux de transit se croisent (Falguière-St-Papoul et Mérimée-Ingres, voire Concorde-Pauilhac), ainsi que devant les écoles (Billères et jardin du Verrier).
  • un marquage au sol régulier pour rappeler la zone 30.
  • un suivi conjoint habitants des mesures mises en place pour vérifier leur efficacité, assorti si besoin de radars-PV pour arrêter les excès de vitesse.

G.B. & A.R.

 

Complément en date du 17 juillet 2016 :

 

L'INSEE a fourni fin juin des nombres sur les moyens de transport des Français et sur leur lieu de travail.

L'image ci-dessous en présente une synthèse pour Toulouse (la mise en graphique est personnelle).

Quelques remarques :

  • un peu plus de la moitié des personnes (55%) qui se déplacent pour aller/revenir du travail le font en véhicule particulier.
  • Les travailleurs restants le font en modes doux : 9% à pied, 9% en 2 roues, 27% en transport en commun.
  • Un tiers des véhicules particuliers sortent de (ou rentrent dans) Toulouse au cours d'un trajet-travail.

Pour obtenir le nombre de trajet-travail par jour ouvré il faut multiplier les chiffres par 2 (matin + soir)

Ça ne se voit pas dans le tableau simplifié ci-dessous mais les femmes font preuve de plus d'éco-responsabilité que les hommes en marchant et en utilisant les transports en commun plus régulièrement que les hommes.

 

Complément octobre 2016

 

La mairie a proposé de disposer des nouveaux coussins ralentisseurs dans les rues les plus dangereuses.

... à suivre

 

Moyens de transport utilisés et lieu de travail des Toulousains
Moyens de transport utilisés et lieu de travail des Toulousains

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Commentaires: 5
  • #5

    Bouton (samedi, 17 décembre 2016)

    Enjeux, Responsabilités. Intérêt général et transports urbains
    Objet : Importance démocratique d'un réseau cible très argumenté dans une vision globale.



    Bonjour,


    A la lecture des contributions relatives à l'enquête publique sur le projet de ligne 3, il apparaît plusieurs variantes d'une part et sa mise en cause pure et simple d'autre part.
    Ceci montre que l'intérêt général n'a pas réussi à identifier et expliquer clairement le problème à résoudre. Chacun garde son problème.
    Or pour toutes les métropoles denses ou appelée à le devenir les habitants sont partout et veulent aller partout vite et bien.
    Dans le respect de chacun (sans attaque personnelle) il faut développer une argumentation qui conduise à une solution acceptable par une large majorité. Les citoyens apprécieront.
    Les enquêtes publiques, souffrent d'au moins deux travers :
    - Elles n'insistent pas sur le rôle primordial du réseau (aller partout),
    - La sinuosité de la ligne n'y est pas démontrée et comprise comme étant un défaut majeur (pas vite, pas bien),

    Le premier document joint (?) essaie d'être complet en restant accessible (c'est une boîte à outils).
    Une partie initie à une réflexion collective sur les fondamentaux des transports lourds.
    Planches : 1, 2, 4, 5, 6, 8, 10, 12, 13, 14, 15, 38, 40, 41, 46, 47, 48, 67.
    L'autre partie en est l'application pour le projet de métro du grand Paris Planches : 23, 24, 26, 43, 45, 56, 57, 58, 59, 67.
    Six planches spécifiques : 53 et 59 précisent déjà ce qu'il devrait en être pour le projet du métro du grand Toulouse.

    Le deuxième document joint traite du pôle d'échanges efficient.

    Le troisième montre à quel point nous, qui ici essayons d'être rationnels, sommes habités par la subjectivité. Je tiens ces 3 documents pdf à votre disposition.


    Bien cordialement
    Jeanny Bouton.


    Notes pour des mises en perspective :

    Pour le grand Paris, 6 milliards d'euros (de mauvais PIB, car il nuit à tous) seraient consacrés à
    - allonger les trajets et les temps de parcours,
    - augmenter les nuisances et les pollutions (directes et indirectes),
    - préparer des accidents par usure accélérée en courbe du système roue / rail,
    - sur-consommer des ressources, dont celles énergétiques… etc.
    Dès l'investissement 100 euros seraient déjà mal dépensés par chaque Français (e). Le remboursement des emprunts ne se ferait pas par les bénéfices sur recettes… Et au long des siècles, en pure perte, des impôts subventionneraient un service médiocre et un fonctionnement dégradé.

    Pour le grand Toulouse, plus qu'un affichage emblématique d'une chaîne modale de réseaux lourds pour une ville qui présente déjà une excellence en matière de transport, il est souhaitable que les voyageurs puissent joindre l'entrée de l'aérogare à la gare TGV en quasi ligne droite (l'intérêt est aussi national). Cette ligne participera à l'augmentation des vitesses de déplacements ''Est /Ouest''.
    La ligne aérogare – gare TGV respectera l'une des 3 directions du réseau qui coupe au court. En effet, la direction ''Nord-Est /Sud-Ouest'' de la ligne A s'impose : cette ligne existe et elle est presque quasi droite. Les 2 autres directions en découlent (à 60°). Le réseau cible est un contrat. Il indique l'emplacement des pôles d'échanges entre lignes.
    En utilisant moins de 10 kilomètres des 28 km du projet de la ligne 3, la ligne aérogare - TGV assurera des correspondances avec la ligne A, la ligne B et le tramway T1... Elle peut déjà préparer la construction d'autres correspondances dont 2 avec les 2 lignes (planche 54) de direction ''Sud-Est /Nord-Ouest''. Mais ceci ne concerne que la ligne 3 et non l'intérêt général de la métropôle du grand Toulouse

    En limitant les dépenses, ces 10 premiers kilomètres permettent dès 2020 de faire un bilan (efficience de la ligne, premiers gains de la partie du réseau ainsi obtenu,).

    Il reste à étudier en connaissance de cause, l'emplacement de toutes les autres lignes du réseau cible à finaliser sur la ville et sa première couronne (toutefois, 10 km de lignes coûtent de l'ordre d'1 Md€).

    Les lignes (quasi) droites comme leur réseau à 3 directions coupent au court.
    C'est conforme à l'intérêt général.
    La logique qui sous-tend ces affirmations est à diffuser pour libérer l'intelligence collective. Le faire, c'est préparer un mode de décision démocratique gagnant / gagnant.

  • #4

    Claire de la rue Roquelaine (vendredi, 24 juin 2016 14:55)

    Bonjour,

    Même si je mets le doigt sur l'ambivalence de la Gazette, j'apprécie beaucoup votre travail.
    Pour être honnête, j'imagine bien que le but de la Mairie en retirant ces quelques places ne s'inscrit dans aucun projet d'envergure de piétonnisation (hélas).
    Vous posez la question du stationnement des voitures des riverains de St Sernin : c'est certain, les habitants vont chercher des places ailleurs et notre quartier étant juste à côté, c'est là que j'irais à leur place.
    Mais peut-on raisonnablement laisser des parkings géants en plein centre ville ?
    Sur la place de la Daurade qui vient d'être refaite, des panneaux montre le parking qui était là jusque dans les années 90. Maintenant, on se dit que c'était de la folie, et dans 20 ans, on se dira la même chose pour St Sernin. À l'époque, les résidents de la Daurade et des quartiers alentours ont du pester contre l'abandon de "leurs" places de parking. Ils ont du galérer des mois pour se garer. Puis, quelques années plus tard, ils ont trouvé une solution pour se passer de voitures ou ont déménagé vers des Cieux-automobiles plus cléments (Colomiers par exemple, cette magnifique bourgade où chaque habitant dispose de 5 places de parking, le faste !). Et n'importe quel nouvel habitant du quartier, n'aurait plus idée d'avoir un véhicule sans avoir de parking privé.
    En résumé, pour qu'il n'y ait quasiment plus de voitures dans un centre ville, il faut obligatoirement passer par une phase "violente". Puis les habitants s'organisent autrement. Et finalement, tout le monde y trouve son compte.
    Car la circulation de transit, ceux sont des riverains du centre qui rentrent du travail et vont se garer dans le centre (nous le voyons bien rue Roquelaine : entre 7h00 et 9h00 et 17h00-21h énormément de véhicules, puis plus rien la nuit et la journée). Donc plus de circulation de transit = plus de possibilité de stationnement (facile) dans le centre (dans tous les quartiers y compris les Chalets car qui nous dit qu'un véhicule rejoignant notre quartier, ne transite pas par Saint Aubin en collant les vélos et klaxonnant les piétons ?)
    Par ailleurs, si les voitures ne transitent plus par notre quartier, ils passent pas les boulevards, mais les habitants donnant sur les boulevards, qu'en pensent-ils ?
    On ne peut pas penser aux Chalets comme un ilot de tranquillité à préserver au milieu d'une jungle de voitures, ça ne peut pas marcher et c'est injuste ?
    Vous donnez l'exemple de votre situation personnelle (trajet à Labège), je la comprends, mais je pense qu'elle est minoritaire. La preuve dans une étude (de l'agence d'urbanisme et d'aménagement du territoire Toulouse aire urbaine) :
    "40 % des déplacements dans Toulouse se font ainsi en voiture alors qu'un sur cinq se fait en transports collectifs et un sur trois en marchant."
    Mais un petit espoir :
    "Pour la première fois depuis 30 ans, la part des ménages sans voiture (un sur cinq dans l'agglomération, un sur quatre en Métropole, plus de la moitié à Compans, Capitole ou Empalot) progresse." Enfin, comme la population augmente aussi, nous ne sommes pas près de vivre dans une ville "apaisée" comme le proclame l'auto-promotion de la Mairie.





  • #3

    ALain Roy (jeudi, 23 juin 2016 08:30)

    Oui, le discours sur le site ou dans la Gazette est ambivalent : nous sommes plusieurs à discuter et écrire sur une situation confuse et évolutive, et donc nous ne sommes pas toujours d’accord. La réaction exprimée après ces suppressions de places de stationnement tient au fait qu’elles se font de façon totalement opaque : aucun objectif annoncé et justifié, pas même une annonce aux riverains.
    La Mairie va supprimer les places de stationnement autour de Saint-Sernin, c’est bien pour le cadre, les touristes et les habitants en général, mais où les voitures vont-elles se garer ? Dans les quartiers voisins, dont le notre, déjà saturé. Nous l’avions constaté lors de la mise en place du péage sur la place en 2003 (voir Gazette n°36). Donc, pour l’instant et après un vote du conseil d’administration, l’Association souhaite que le nombre de places de stationnement, insuffisant le soir, soit gelé, et que les promoteurs qui construisent des logements soient obligés de fournir également une place de parking par logement ; dans ce but, nous avons fait la demande de modification du PLU (résultat en automne).
    Avant de supprimer des places de parking, nous souhaitons que les aménagements de sécurité soient réalisés de façon à ce que le quartier permette encore une vie en commun et ne devienne pas aussi infernal que la rue Matabiau décrite par Claire. Oui, il faut ralentir le trafic de transit, dangereux et polluant. Les conducteurs du quartier ne le traversent pas puisqu’ils sont déjà chez eux ; ils ne cherchent pas à aller vite, ils ne pétaradent pas derrière un vélo pour l’intimider et l’inciter à se ranger près du trottoir s’il n’y a pas de place pour doubler, ils voudraient eux aussi pouvoir s’arrêter devant chez eux et décharger leur voiture sans se faire klaxonner…
    Un plan d’urbanisme est fait pour distinguer et faciliter les différentes fonctions dans une ville ; si tout sert à tout, rien ne va. L’urbaniste J. Busquets a proposé des principes de circulation, en particulier pour le transit, qui nous agréent, ils sont déjà exposés sur le site : http://www.chalets-roquelaine.fr/nos-projets/circulation-et-stationnement/
    Bien sûr, beaucoup souhaiteraient pouvoir se passer de leur voiture et du parking qui va avec. J’ai travaillé 15 ans à Labège avec des déplacements fréquents hors de Toulouse, la seule alternative à la voiture était la moto ou le scooter à condition de n’avoir pas de choses lourdes à transporter et que le temps ne soit pas trop mauvais.
    A voir les discussions de marchands de tapis sur la prolongation de la ligne B, je crains que rien ne change d’ici de nombreuses années et que les voitures perdurent encore un peu.

  • #2

    Claire de la rue Roquelaine (lundi, 20 juin 2016 21:20)

    Bonjour à tous,

    Votre discours est très ambivalent, vous pestez contre cette circulation de transit qui empoissonne les habitants du quartier et dans le même temps, vous écrivez dans la dernière gazette qu'il est inadmissible que la mairie supprime des places de stationnement dans le quartier (Article Balance-Perbosc, la colère gronde !).
    Mais qui sont ces personnes qui "transitent" dans le quartier ? Il y a d'une part les habitants des Chalets, logique, mais aussi les habitants d'autres quartiers (Matabiau, St Aubin etc.) qui rejoignent eux aussi leurs domiciles du plein centre ville devant lequel ils vont se garer.
    Alors peut-être faut-il se remettre un peu en question s'il on veut améliorer son confort de vie. On ne peut pas habiter en plein centre et bénéficier des même "avantages" que la banlieue ou la campagne.
    Vous dites : "il semble qu'il y ait une volonté de chasser les voitures de nos rues et, sans être des inconditionnels de l'automobile, les riverains ont dans certaines circonstances besoin d'utiliser leur véhicule (travail, accompagnement d'enfants, courses etc.)."
    Alors je pose une question simple, pourquoi moi, habitante du quartier, je dois supporter toutes ces voitures alors que moi-même je n'en possède pas ? Pourquoi dois-je les entendre la nuit de ma chambre, pourquoi dois-je les voir garer sous mes fenêtres, pourquoi dois-je attendre plus d'une minute sur le boulevard pour rejoindre le centre ville (avec 10 secondes pour traverser attention !) ? Est-ce normal ? Si je veux "faire une sortie hors de Toulouse le weekend", je loue une voiture sur Drivy, si je veux aller au travail, je prends le vélo et les transport en commun, les supermarchés, marchés et écoles sont dans le quartier, alors OUI, il faut supprimer toutes les places de stationnement et si les riverains décident de garder ce petit confort alors ils payent pour cela, ils louent une place de garage, ils prennent un abonnement dans un parking souterrain.

    La mairie va supprimer les parkings autour de St Sernin. Les riverains sont bien embêtés, mais qu'importe, ils habitent en pleins centre, devant un monument incroyable, alors pourquoi devrait-on continuer à voir de pauvres touristes se faire à moitié écraser rue St Bernard car ils veulent prendre une photo de la basilique ?

    Les habitants de la rue Matabiau sont en colère. Je les comprends. Cette rue est défigurée par la circulation. Quel dommage...

  • #1

    Agathe Moreau (mardi, 14 juin 2016 21:23)

    On voit tout de suite qu'il ya un probleme rue Ingres. Un nombre phénomène de voitures, et une vitesse très importante pour une rue étroite et résidentielle... D'ailleurs le carrefour avec la rue du printemps est très dangereux...