2017, l'année des tigres ?

2016, ils sont arrivés après un hiver doux et un début de printemps encore plus doux.

 

Plus petits que les moustiques habituels, ils ne font pratiquement pas de bruit, ils ont un air fragile, rien à voir avec des tigres sinon leurs pattes et le dessous du ventre rayés blanc sur noir et qu'on ne distingue pas très bien.

 

Il m'a fallu l'avis d'un copain spécialiste de démoustication pour y croire : ce sont bien des moustiques tigres, potentiellement porteurs de maladies embêtantes, qui ont envahi Toulouse. Et ils piquaient encore dans la douceur du mois de décembre, les revoila au mois d'avril...

 

Laissons les spécialistes en parler :

http://moustique-tigre.info
http://moustique-tigre.info

Aire de répartition en France :

Détectée en Italie dans les années 90, l’espèce est surveillée en France métropolitaine depuis les années 2000 avec pour principal outil de surveillance entomologique le piège pondoir. Ce piège constitué d’un seau noir contenant de l’eau (attractif) et d’un morceau de polystyrène flottant (support de ponte) permet de proposer un site de ponte attractif pour l’espèce. Un larvicide est également ajouté pour éviter toute production de moustiques. Cette surveillance est principalement mise en place dans les grandes agglomérations et le long des axes de communication car les œufs et adultes peuvent être déplacés passivement par l’homme.

 

Initialement, les zones surveillées étaient des sociétés importatrices de pneus usagés depuis des zones où Ae. albopictus était présent, ainsi que la frontière franco-italienne. Parallèlement à des introductions, détectées puis contrôlées, chez certains importateurs de pneus dans le nord de la France, l’implantation d’une population d’Ae albopictus a été mise en évidence dans le Sud-Est de la France en 2004 à Menton. La surveillance s’est ensuite amplifiée (13 pièges pondoirs en 2002, 2 600 pièges en 2012) et a permis de suivre sa progression.

 

En 2014, l’espèce a colonisé la quasi-totalité des départements des Alpes-Maritimes, du Var, des Bouches-du-Rhône, de la Haute-Corse et de la Corse-du-Sud. L’espèce est également implantée dans des communes des Alpes-de-Haute-Provence, du Vaucluse, de l’Hérault du Gard, de l’Aude, des Pyrénées-Orientales, de la Haute-Garonne, du Lot-et-Garonne, de l’Ardèche, de la Drôme, de l’Isère, de la Gironde, de la Saone-et-Loire, de la Savoie et du Rhône.

En 2015, Aedes albopictus s'est implanté dans l'Ain, le Bas-Rhin, le Dordogne, les Landes, le Lot, Les Pyrénées-Atlantique, le Tarn-et-Garonne, le Tarn, le Val-de-Marne ainsi qu'en Vendée (cf. carte ci-dessous).

 

Ainsi, à ce jour, l'espèce est implantée dans des communes de 30 départements de France métropolitaine.

 (Extrait de  http://www.signalement-moustique.fr/sinformer)

 

La santé
 Selon des données de l'Agence Régionale de Santé (ARS), l'Occitanie est la deuxième région métropolitaine la plus colonisée par le moustique tigre, vecteur potentiel du chikungunya, de la dengue et du virus zika. En 2016, 288 cas suspects ont été signalés à l'ARS d'Occitanie et 141 ont été validés (30 cas de dengue, 5 de chikungunya et 106 de zika). Ils étaient tous « importés » c'est à dire tous contractés hors de la région. Ainsi, malgré la présence du moustique tigre aucun cas de transmission locale n’a été détecté. Espérons que l’année 2017 reste sur la même lignée.

 

http://www.albopictus30.org/index.php/les-cartes-actualisees-de-limplantation
http://www.albopictus30.org/index.php/les-cartes-actualisees-de-limplantation

On trouve aussi sur wikipedia plein de conseils pour essayer de s'en débarrasser, le plus simple étant de supprimer les zones où l'eau peut stagner, l'eau étant indispensable à la vie des larves. Pour éclore et donner une larve, un œuf a besoin d'une montée du niveau de l'eau dans le réceptacle (récipient, gouttière encombrée ou simplement feuille sèche en forme de creux) où il a été pondu.

 

 

Si vous ne pouvez pas supprimer toutes les zones d'eau stagnante, vous pouvez au moins les masquer au moyen de tissus, de papier journal ou, pour les soucoupes qui servent de réserves d'eau aux pots de fleur, les remplir de sable.

 

Suppression des zones humides dans les cours et sur les balcons : à gauche = moustiques, à droite = plus de moustiques !
Suppression des zones humides dans les cours et sur les balcons : à gauche = moustiques, à droite = plus de moustiques !

Attention, réchauffement oblige, il est probable que la fin de l'hiver et le printemps 2017 soit aussi doux qu'en 2016. Ne vous laissez pas surprendre, agissez dès maintenant : récupérez du sable pour en remplir vos soucoupes aussitôt que possible. Des œufs sont déjà pondus, ils ne demandent qu'à éclore dès que les conditions de température et d'humidité leur seront favorables.

Écrire commentaire

Commentaires : 0