Pollution de l'air

(Dossier préparé par Alain Roy)

Mise à jour le 18/04/17 à 11h20

_________________________

 

 

Jeudi 26 janvier 2017 :

le seuil d'alerte est dépassé pour la première fois...

 

 

Actu.cotétoulouse.fr
Actu.cotétoulouse.fr

1 - L'air que nous respirons

 

Ce début d'année 2017 est particulièrement agressif pour nos bronches, plus généralement pour notre santé. L'anticyclone qui souvent stationne sur la France et en particulier sur la région fait office de couvercle au-dessus de nos émissions polluantes.

 

Dans notre région, c'est l'ORAMIP -Observatoire Régional de l'Air en Midi-Pyrénées- (maintenant ATMO-Occitanie) qui est chargé de la surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé et sur l’environnement.

L'ORAMIP

  • Surveille en continu la pollution
  • Informe au quotidien et en cas d'alerte
  • Analyse pour mieux anticiper".

 

Les principaux polluants de l'air dans la métropole

Trois sortes sont particulièrement préoccupantes dans la région :

  • Les particules fines (PM)

Les particules en suspension peuvent être d'origine naturelle (érosion des sols, pollens ...) ou anthropique (liées à l'activité humaine).
Dans ce cas, elles sont issues majoritairement de la combustion incomplète des combustibles fossiles (surtout transports et chauffage résidentiel, mais aussi sidérurgie, cimenteries, incinération de déchets, manutention de produits pondéraux, minerais et matériaux, centrale thermique ...) et de l'usure des matériaux.

On distingue généralement les PM10 dont la taille est inférieure à 10µ des PM2,5 quatre fois plus petites au plus et nettement plus dangereuses pour l'organisme.

  • Le dioxyde d'azote (NO2)

Les sources principales sont les véhicules : près de 60% en Midi-Pyrénées et plus de 70% sur l'agglomération toulousaine et les installations de combustion (centrales thermiques, chauffages...).
Le pot catalytique a permis, depuis 1993, une diminution des émissions des véhicules à essence. Néanmoins, l'effet reste encore peu perceptible compte tenu de l'augmentation forte du trafic automobile et de l'âge moyen des véhicules.

  • L'ozone

L'ozone provient de la réaction photochimique de certains polluants primaires en présence de rayonnement solaire et d'une température élevée. Il provoque toux, altérations pulmonaires, irritations oculaires.

 

Suivi en temps réel

On a pu constater au cours du mois de janvier des dépassements importants en ce qui concerne les oxydes d'azote et les particules fines PM10. On peut sélectionner les courbes de suivi correspondant aux emplacements les plus proches du quartier, ici Les Mazades et la route d'Albi.

 

Tous polluants aux Mazades 25-27 février 2017

 

Samedi ordinaire aux Minimes :  l'ozone grimpe de 10 à 17heures, les autres polluants prennent le relais vers 19 h avec dépassements de seuils pour NO2, PM10 et PM2,5. Dimanche à 9h la situation se calme un peu avant une nouvelle ascension...
Samedi ordinaire aux Minimes : l'ozone grimpe de 10 à 17heures, les autres polluants prennent le relais vers 19 h avec dépassements de seuils pour NO2, PM10 et PM2,5. Dimanche à 9h la situation se calme un peu avant une nouvelle ascension...
Semaine du 18 au 24 janvier 2017 : les mesures de PM10 indiquent des dépassements réguliers jusqu'à 3 fois la valeur limite annuelle (120 µg/m3 au lieu de 40). La procédure d'information a été déclenchée du 20 au 25 (sauf 22) et la procédured'alerte le 26
Semaine du 18 au 24 janvier 2017 : les mesures de PM10 indiquent des dépassements réguliers jusqu'à 3 fois la valeur limite annuelle (120 µg/m3 au lieu de 40). La procédure d'information a été déclenchée du 20 au 25 (sauf 22) et la procédured'alerte le 26

 

Procédure d'information et procédure d'alerte

 

La procédure d'information consiste à prévenir les catégories fragiles de la population (établissements sensibles).

En cas de dépassement important et/ou prolongé il appartient aux préfets de prendre les mesures pour protéger la population après avoir décidé de la procédure d'alerte. Celle-ci entraine une baisse des limites de vitesse des véhicules de 20 km/h.

 

Cartes de moyennes annuelles dressées en fonction des polluants. Ici oxyde d'azote en 2012

(Les cartes les plus récentes ne sont pas disponibles).

Au centre on distingue bien la double ceinture du canal et des boulevards, avec un degré de pollution particulièrement préoccupant le long du canal de Brienne, des Ponts-Jumeaux à Héraclès.

L'Oramip dresse aussi des cartes de prévison.

Celle ci a déclenché l'alerte à la pollution aux PM10, la première pour la région.

Les limitations de vitesse ont été réduites de 20km/h le 26 janvier 2017. Peu d'automobilistes les ont respectées, pas plus à Toulouse que sur les autoroutes voisines.

La baisse effective des vitesses induit une baisse des NOx rejetés de 20% mais de seulement 3 à 5% des particules fines généralement responsables de la procédure d'alerte (PM).


Prévisions à plus long terme

Citées par le maître d'ouvrage du projet de 3ème ligne, et figurant aussi dans le Projet Mobilités, les cartes ci-dessus montrent une quasi disparition du dioxyde d'azote en 2030, justifiant ainsi implicitement l'absence de prise en compte de la pollution de l'air dans le projet de métro. Les descriptifs de ces projets ne parlent pas des autres polluants.

 

Les prévisions à moyen et long terme dépendent essentiellement de celles de production des véhicules légers et de leur motorisation.

Les prévisions de vente en 2030 (ci-dessous, citées par The Economist) indiquent une baisse de 20 à 30% du nombre des véhicules à motorisation conventionnelle thermique, les plus polluants. Si on tient compte de la durée moyenne du parc installé (7 à 8 ans), la situation réelle du parc en 2030 sera celle des véhicules vendus 7 ans plus tôt, 2023, donc -on le voit ci-dessous- sans baisse importante du nombre de véhicules à motorisation thermique et de la pollution qu'ils induisent.

Mais il faudra y ajouter la pollution produite par les 30% supplémentaires de nouveaux véhicules à motorisation moins polluante (hybride, électrique, hydrogène...) sans NO2 mais toujours source d'émission de particules (freins, pneumatiques, bitume...)

 

D'autre part, les mesures effectuées dans des conditions réelles d'utilisation montrent que les véhicules diesel homologués aux normes euro6, en vigueur depuis 2014, relâchent dans l'atmosphère plus de 6 fois plus d'oxydes d'azote qu'autorisé ( le monde 27/04/17 : Les moteurs diesel dernière génération polluent bien plus qu’annoncé ).

 

Bref, il faut vraiment être optimiste pour affirmer avec l'ORAMIP qu'en 2030 la pollution de l'air aura pratiquement disparu du ciel de la Métropole toulousaine.

 

2 - Que risquons-nous ?

Les risques sont variables en fonction de la nature des polluants ingérés mais aussi de leur quantité.

 

L'Organisme Mondial de la Santé (OMS) préconise des valeurs limites pour les moyennes annuelles, et parfois pour des valeurs journalières en ce qui concerne les expositions concernant :

  • les matières particulaires (PM);
  • l’ozone (O3);
  • le dioxyde d’azote (NO2); et
  • le dioxyde de soufre (SO2)
Valeurs recommandées OMS

 

PM2.5
10 μg/m3 moyenne annuelle
25 μg/m3 moyenne sur 24 heures
PM10
20 μg/m3 moyenne annuelle
50 μg/m3 moyenne sur 24 heures

O3
100 μg/m3 moyenne sur 8 heures

NO2
40 μg/m3 moyenne annuelle
200 μg/m3 moyenne horaire

SO2
20 μg/m3 moyenne sur 24 heures
500 μg/m3 moyenne sur 10 minutes

 

Tableau détaillé Prév'air

L'OMS recommande, pour les moyennes annuelles, un seuil de 40µg/m3 pour le NO2, mais seulement de 20µg/m3 pour les PM10 (10µg/m3 pour les PM2,5) alors que l'ORAMIP en indique le double sur son site (valeur européenne).

Risques encourus

Particules fines : voir le dessin ci-dessous.

Ozone :

problèmes respiratoires, déclenchement de crises d'asthme, diminution de la fonction pulmonaire et apparition de maladies respiratoires.

Oxydes d'azote :

les symptômes bronchitiques chez l'enfant asthmatique augmentent avec une exposition de longue durée au NO2. On associe également une diminution de la fonction pulmonaire.

Dioxyde de soufre : altération du fonctionnement des poumons. Il provoque aussi des irritations oculaires. L'inflammation de l'appareil respiratoire entraîne de la toux, une production de mucus, une exacerbation de l'asthme, des bronchites chroniques et une sensibilisation aux infections respiratoires.

Le nombre des admissions à l'hôpital pour des cardiopathies et la mortalité augmentent les jours de fortes concentrations en SO2.

La réaction avec l'eau produit de l'acide sulfurique, principal composant des pluies acides à l'origine de phénomènes de déforestation.


Des conséquences nombreuses et coûteuses sur la santé. Les particules les plus fines sont les plus nocives.
Des conséquences nombreuses et coûteuses sur la santé. Les particules les plus fines sont les plus nocives.

 

Toulouse offre des niveaux de pollution de l'air proches de ceux observés dans d'autres villes de taille comparable mais, la ville étant située dans un couloir de circulation atmosphérique entre Atlantique et Méditerranée, ces pollutions sont chassées par les vents forts (Autan ou Tramontane). Ainsi les moyennes annuelles sont moins défavorables et les limites sont généralement respectées (sauf NO2 en 2015).

 

En ce début d'année 2017 il semble que la situation se dégrade fortement.

3 - Actions à entreprendre

 

Une obligation réglementaire


En France, la gestion de la qualité de l’air est régie par la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de
l'énergie du 30 décembre 1996 (Laure) qui reconnaît l’existence d’un impact sanitaire de la pollution
atmosphérique et le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Cette loi (intégrée depuis dans le Code de l'Environnement) rend obligatoire la surveillance de la qualité de l'air, la définition d'objectifs de qualité et l'information du public. Elle prévoit la mise en place de Plans régionaux pour la qualité de l'air (PRQA) qui fixent des orientations visant à prévenir, réduire ou atténuer les effets de la pollution atmosphérique...

 

Les objectifs de qualité sont déclinés dans un Plan de protection de l'atmosphère (PPA), des Plans Climat énergie territoriaux et aussi un Plan de déplacements urbains (PDU).

Tous, selon la loi, doivent donner la priorité à la qualité de l'air.

 

 

 

Retrouver la priorité de la qualité de l'air dans le Plan de Déplacement Urbain (PDU)

Le PDU de 2012,

toujours en vigueur, affirmait, au premier rang de ses objectifs déclinés en 10 points :

  • Limiter les nuisances et pollutions ...

 En 2016 -approbation prévue en 2017- la métropole détermine, concurremment à la troisième ligne de métro, un Plan Mobilités 2020-2025-2030 valant PDU qui décline un plan d'action avec trois leviers, chacun regroupant entre 8 et 20 actions (39 en tout) :

  • La première action est de faire la troisième ligne de métro TAE                  ...
  • la 35ème action est RÉDUIRE les nuisances sonores et atmosphériques générées par les infrastructures de transport routier.

 Ainsi l'objectif limiter les nuisances et pollutions est passé, en quatre ans, de la priorité numéro 1 à la priorité 35 (sur 39).

 

On pourrait comprendre si la première action (faire la troisième ligne)  prenait en compte l'objectif de réduction des nuisances atmosphériques.

Il n'en est rien : dans le dossier SMTC-Tisséo décrivant, pour le Débat public, le projet de 3ème ligne, la préoccupation concernant l'environnement arrive à la page 58 (sur 90), bien après la définition du tracé. Tisséo affirme une amélioration de la qualité de l'air permise par l'ensemble du projet mobilités, en réalité l'impact estimé n'est que de 5 à 7% en 2030 (3% pour la 3ème ligne). 

 

Il est nécessaire de revoir d'abord le Plan Mobilités valant PDU en respectant l'impératif de diminution de la pollution de l'air et, ensuite, revoir la méthode de définition de la troisième ligne de métro.

 

Revoir le tracé de la troisième ligne en prenant en compte le critère de (dé)pollution

 

Une seule façon de diminuer la pollution due aux véhicules : mettre les automobilistes dans les transports en commun.

Le métro est le moyen le plus adapté pour transporter chaque jour le plus grand nombre de personnes (4 fois plus qu'un tram qui lui-même transporte 2,5 fois plus de personnes qu'un bus).

Encore faut-il que ce métro réponde le mieux possible aux besoins de la population, il doit donc donc passer

  • au plus proche des logements
  • au plus proche des emplois, commerces et loisirs.

En tablant sur un développement urbain -improbable avant plusieurs décennies- le projet Tisséo décrit un invraisemblable coude jusqu'à La Vache (déjà desservi par la ligne B et le chemin de fer).

Pour dépolluer plus efficacement, ce tracé doit être revu pour les 3 raisons suivantes :

 

 

1 - Le passage au nord (en vert) se fait au travers de zones de 2 à 5 fois moins peuplées que le passage au centre (en bleu)
1 - Le passage au nord (en vert) se fait au travers de zones de 2 à 5 fois moins peuplées que le passage au centre (en bleu)
2 - Le passage au nord dessert 5 fois moins d'emplois / commerces / loisirs que le passage au centre
2 - Le passage au nord dessert 5 fois moins d'emplois / commerces / loisirs que le passage au centre

 

3 - Le tracé nord semble éviter soigneusement les couloirs de pollution, alors qu'il serait nécessaire de les côtoyer pour avoir une chance de récupérer les conducteurs des véhicules qui polluent (ci-contre).

 

Un tracé au centre longe  les canaux (du Midi et/ou de Brienne) et recoupe les boulevards également pollués.

En orange, le tracé Tisséo, en bleu le tracé optimisé soutenu par le collectif citoyen en faveur de la 3ème ligne de métro.

 

 

 

Autres mesures envisagées pour diminuer les conséquences de la pollution de l'air dans le quartier

Etablissements petite enfance (rose) et d'enseignement (orange) souvent à proximité immédiate de zones très polluées. (Le point blanc au centre est posé sur le carrefour Arnaud Bernard)
Etablissements petite enfance (rose) et d'enseignement (orange) souvent à proximité immédiate de zones très polluées. (Le point blanc au centre est posé sur le carrefour Arnaud Bernard)

 

Dans le quartier des Chalets (à droite du point blanc central), l'école du Nord bd d'Arcole, les écoles Bayard et peut-être Matabiau rue Matabiau, la crèche mais surtout le collège des Chalets très proches du canal sont très exposés aux polluants mesurés par l'Oramip. Ils abritent plus d'un millier d'enfants à protéger en priorité.

 

Nous devons faire évoluer nos pratiques.

Il semble raisonnable :

  • que les enseignants soient informés des dangers de pollution et qu'ils disposent de procédures à suivre pour en éviter les effets nocifs sur leurs élèves.
  • que des appareils de mesure soient disposés au plus près des établissements concernés afin de prévenir au plus vite les enseignants-enfants et parents afin qu'ils puissent prendre les mesures de sauvegarde appropriées (éviter certaines activités physiques à l'extérieur, garder les enfants à l’intérieur en cas de pic de pollution, alerter les parents sur les précautions à prendre sur le trajet école-domicile...)

 

 

 

Protéger les enfants

 

Le zoom sur la carte de pollution de l'ORAMIP (NO2 en 2012) montre que les limites sont fréquemment atteintes le long du canal, l'avenue Honoré Serres et les boulevards.

Deux zones sont particulièrement préoccupantes, Le canal de Brienne depuis les Ponts-Jumeaux jusqu'à Héraclès et le carrefour canal du Midi-Honoré Serres.

Plusieurs milliers d'enfants sont très exposés à la pollution. Qualifiés de personnes sensibles ils sont donc à protéger en premier lieu, même si les prévisions indiquent une quasi absence de pollution atmosphérique en 2030, ce dont, assurément, nous ne prenons pas le chemin.

 


Circulation de transit

Bien que les itinéraires de raccourcis fassent souvent gagner du temps aux automobilistes qui les empruntent, ils sont globalement nocifs pour le flux de l'ensemble des véhicules concernés, en terme de vitesse d'écoulement et de quantité de polluants émis.

En effet le passage d'un carrefour peut se décrire par une phase de ralentissement, puis un temps d’arrêt suivi d'une accélération pour remettre le véhicule à la vitesse qu'il avait avant le carrefour.

La multiplication des itinéraires pour un même trajet multiplie le nombre de carrefours, donc le nombre de freinages et d'accélérations qui constituent les plus grosses causes de pollution (gaz moteurs, freins, embrayage, pneus, bitume).

Nous demandons depuis longtemps aux services municipaux de faire en sorte que la vitesse des véhicules en transit soit diminuée (grâce, entre autres, à la pose de ralentisseurs), en espérant que l'allongement des temps de transit dissuadera les conducteurs.

Constitué d'îlots d'habitation, le quartier des Chalets (ci-dessus) conserve la pollution plus longtemps que les axes importants plus ventilés. C'est ainsi qu'on s'y réveille souvent en sentant la pollution (odeur désagréable, âcreté, irritation de la gorge, secrétions nasales), alors que les mesures en direct de l'Oramip montrent que les voies importantes où sont situés les appareils de mesures ont bénéficié d'améliorations depuis plusieurs heures.

 

Le plan de circulation envisagé par J. Busquets dans son schéma directeur prévoit des dispositions pour empêcher la circulation de transit (schéma de circulation en marguerite).

 

 

Quelques règles d'hygiène en période de pollution élevée
En l'absence de sites spécialisés, on ne peut que donner des conseils de bon sens que chacun pourra compléter.

 

  • Éviter la fumée de cigarette
  • Choisir le moment pour aérer les logements : consulter si possible le site de l'Oramip et/ou humer l'air. Avec un peu d'habitude on sent facilement un niveau élevé d'oxyde d'azote, mais c'est moins facile pour les particules.
  • Éviter d'aller faire les courses en période de forte pollution. Le niveau baisse généralement l'après-midi en semaine (mais ce n'est qu'une demi-vérité).
  • à pied ou en vélo, empruntez de préférence les petites rues plutôt que les voies importantes avec une forte circulation (boulevards, avenue H. Serres, rue Matabiau).
  • Surtout évitez d'utiliser votre voiture dès que le niveau dépasse la moyenne annuelle autorisée. Un cycliste et un piéton sont moins exposés à la pollution de l'air qu'un automobiliste (voir histogramme ci-dessus à droite).
  • En cas de difficulté pour respirer, n'hésitez pas à consulter un médecin.
    Comme la fumée du tabac, l'ozone, les oxydes d'azote et les particules fines -principaux composants de la pollution atmosphérique- sont souvent à l'origine de crises d'asthme, qui est une maladie grave.
  • Se laver régulièrement l'intérieur du nez. On trouve en pharmacie des flacons à base d'eau de mer, c'est efficace pour retrouver une bonne ventilation.
    Laver également les yeux qui "piquent" facilement en présence d'oxyde d'azote.
  • Pour les enfants, éviter les jeux par terre, déconseiller les relations main‐bouche…, mettre en garde contre la respiration par la bouche (court‐circuitant ainsi la barrière filtrante nasale).

  • etc.

 

Message de Mathieu Villion

Le passage d'un ralentisseur peut se décrire par une phase de ralentissement, puis un
temps d’arrêt suivi d'une accélération pour remettre le véhicule à la vitesse qu'il
avait avant le ralentisseur. La multiplication des ralentisseurs augmente la
pollution. Les usagers ont tendance à choisir des crossovers plus lourds qui
supportent mieux les ralentisseurs mais nécessitent plus d'énergie pour les
accélérations. Ralentir les véhicules en excès de vitesse est souhaitable mais le ralentisseur n'est
pas souhaitable pour diminuer la pollution. Cordialement, Mathieu Villion

Réponse :
Merci de votre message.

C'est vrai, mais en partie seulement : nombreux sont les automobilistes
qui se sont aperçus que le passage des ralentisseurs était plus confortable
à 50km/h qu'à 30.
Ce qui explique que les mesures de vitesse rue Ingres indiquaient, en 2016,
que plus de 300 conducteurs en 24 h. roulaient à plus de 44 km/h.
Les services de la métropole semblaient d'accord pour mettre des ralentisseurs
en début de rue avant que les véhicules aient eu le temps d'accélérer...
espérant ainsi les contraindre à rester à 30 km/h.
Nous attendons les travaux correspondants, à suivre par des nouvelles mesures.

Bien cordialement,
Alain Roy


Message: Bonjour, Pour peu que l'on reste un peu tard au travail et que l'on rentre en voiture,
sur les 40 minutes de trajets, on peut passer facilement 5 bonnes minutes à
tourner en rond jusqu'à trouver une place de stationnement. La diminution
constante du nombre de places disponibles n'est pas bon pour la pollution. Ceux qui disent que diminuer le nombre de places poussent les usagers vers
les transports en commun ne doivent pas les utiliser souvent. Depuis les
Chalets vers Blagnac/Colomiers, il n'y a que 3 ponts au nord de Toulouse. https://www.öpnvkarte.de/#1.4334;43.6003;14 La ligne 63 par exemple est bondée, lente coincée dans les bouchons. Seul le métro pourrait être efficace et en attendant ne pas supprimer de
places de stationnement pour préserver nos poumons! Merci Cordialement, Mathieu Villion

Réponse
Je crois, hélas, que vous avez raison, et que les cinq minutes à tourner avant
de trouver une place sont largement insuffisantes après 19h30.
Depuis plus de 20 ans l'association cherche à faire en sorte que le nombre de
places de stationnement disponibles dans le quartier soit mis en regard des
besoins des habitants. Cela n'a jamais intéressé les services
ni les élus : les services techniques de la Mairie -maintenant de la métropole-
continuent à faire leur petite tambouille sans consulter les habitants.
Les élus assistent, impuissants semble-t-il, à ces travaux souvent peu utiles.
Que faire ?
Cordialement,

Alain Roy
Veuillez entrer le code:

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.