Circulation de transit : on avance !

 

Nous essayons, depuis 2014 au moins, de faire en sorte que cette plaie ouverte en travers du quartier soit, sinon refermée, au moins soignée pour que les riverains des rues concernées puissent à nouveau respirer.

 

* L'article ci-dessous, paru dans la Gazette des Chalets de décembre 2020, a relancé le débat en faisant état des propositions que nous avons adressées à la maire de quartier pour réduire la circulation de transit.

 

* plusieurs messages reçus sur notre site ont exprimé un désaccord sur les effets possiblement induits par nos propositions. Nous les publions ci-après.

 

* pour compléter les éléments de réflexion avec des données chiffrées , nous avons estimé les conséquences de l'utilisation des raccourcis en temps gagné (ou perdu), et en distance parcourue. Ceci pour :

 

* depuis la publication de notre article dans la Gazette , s'est tenue une réunion le 15 décembre 2020  avec Mme Adoue-Bielsa, maire de quartier, des représentants de l'association du quartier et des habitants alertés par l'article et agissant séparément auprès des autorités municipales qu'ils connaissent. Les services municipaux nous ont exposé leurs projets de dispositifs ralentisseurs.

 

Résumé des épisodes précédents

 

Extrait de la Gazette 104
Extrait de la Gazette 104

Messages reçus en réaction à l'article

 

Une habitante de la rue St-Henri

 le 5/12

Bonjour,

 

Je viens vers vous car je suis une habitante du quartier Concorde (rue Saint Henri) et j’ai du mal à comprendre votre article concernant la circulation au sein des quartiers des chalets/concorde/roquelaine dans la gazette de cet hiver.

 

Les bords du canal et le boulevard de Strasbourg sont saturés en permanence et le seul moyen pour les habitants du quartier est de passer par les petites rues afin de ne pas rester bloqués sur ces axes pour seulement rentrer chez soi. Je comprends que la pollution soit un problème majeur en centre ville mais en tant qu’habitante de ce quartier il me semble nécessaire d’avoir une voiture. En effet, déjà que le stationnement est compliqué, si on ne peut même plus circuler dans le quartier je ne vois pas comment on va pouvoir faire …

 En effet, vous suggérez d’interdire de tourner à gauche de l’avenue Honoré Serres vers la rue Godolin ce qui permet de gagner un temps fou pour rentrer chez soi ; et également d’interdire de tourner à droite à la fin de la rue du Printemps (au niveau de la rue de la Concorde) ce qui permet à ceux habitant rue Saint Henri (dont moi personnellement) d’arriver dans cette rue sans faire tout un détour pour ressortir rue Matabiau puis revenir par la place Roquelaine.

 Je comprends bien qu’aujourd’hui de nombreuses personnes connaissent ce raccourci afin d’éviter les bouchons du centre ville et du canal, mais je trouve que cela pénalise d’autant plus les résidents du quartier. Je vous avoue que cette hostilité permanente à la voiture me donne vraiment envie de quitter le quartier et le centre ville mais étant à l’Université du Capitole je ne peux pas me le permettre.

 Il me semble que lorsque vous souhaitez « l’allongement de la durée du trajet » cela concerne les personnes ne résidant pas dans la quartier mais empruntant seulement les rues mais encore une fois cela impacte premièrement les habitants directement.

 Je ne sais pas si mon message comptera pour beaucoup mais je l’espère en tout cas …

 

Très respectueusement,

 

A. M.

 

 

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 le 6/12

 Un habitant de la rue Douvillé

 

 

Bonsoir,

Je me permet de réagir à l'article publié dans la dernière gazette.

Votre proposition n°1 me parait une fausse bonne idée: Habitant rue Douvillé il m'arrive très souvent lorsque le boulevard est embouteillé d'emprunter la rue du Canon d'Arcole puis faire un tourne à gauche depuis l'Avenue Honoré Serres pour prendre la rue Godolin. L'interdiction que vous préconisez m'obligerait à patienter de longues minutes en faisant tourner mon moteur avant de prendre l'Avenue Honoré Serres au rond point Arnaud Bernard ou pire de continuer sur le boulevard avant d'arriver au niveau de la rue des Chalets.. du temps perdu et un surplus de pollution engendrée , mais bien sur la pollution ne sera pas dans "ma" rue elle sera à quelques centaines de mètres. Quelle différence!

Vous avez mesuré le trafic, certes, mais peut on différencier les véhicules en transit de ceux des habitants du quartier (car beaucoup ont une voiture) et quelle est la destination finale de ces véhicules en transit?

Comment faire lorsqu'on habite rue du Printemps ou rue St Hilaire....et qu'on arrive de la place Héraclès

Vous oubliez également le trafic de transit qui emprunte la rue des Chalets pour éviter les embouteillages d'Arnaud Bernard et de l'avenue Honoré Serres

 

Je vous concède, il n'y a pas de solution simple..Les chicanes et les ralentisseurs me semblent être une solution.

Car pour moi le principal problème réside dans la vitesse excessive et cela malgré les ralentisseurs et les panneaux de limitation peints sur la chaussée

 

Un autre point important à mon avis concerne les cyclistes. Certes ils ont la possibilité de rouler à contresens mais cela ne leur donne pas pour autant la priorité

 

Cordialement

 

Bruno Claret

 

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 le 8/12

 Un voisin de la rue Dulaurier

 

 

Bonjour à tous et à toutes,

 

Je me permets de profiter de votre proposition de participer à travers un mail à votre réflexion sur la modification du cheminement des automobilistes qui passent dans notre quartier.

 

Ils gagnent en effet du temps en évitant ainsi les embouteillages sur les artères alentours.

 

Je comprends et partage vos préoccupations, mais en ce qui concerne le passage rue Edouard Dulaurier par la rue de la Balance je ne pense pas que ce soit une bonne chose.

 

En effet, cette rue étroite ne bénéficie quasiment pas de trottoirs.

 Certains riverains malgré l'obligation de s'organiser pour rentrer leurs containers chez eux après le passage des services de prélèvements des ordures ménagères et malgré les relances de la municipalité ne semblent pas avoir d'autres choix que d'imposer leurs containers sur ces semblants de trottoirs quand il y en a !!.

 Les containers débordent sur la chaussée. Les chutes sont inévitables.

 Par ailleurs et c'est essentiel, compte tenu de la largeur des trottoirs, je ne pense pas que la sécurité des usagers soit satisfaisante avec un accroissement du trafic dans cette rue étroite.

 Le danger ne serait que plus grand tant pour les vélos que pour les piétons.

 A de nombreuses reprises, j'ai pu constater avec plaisir, la présence de mères de famille avec leurs jeunes enfants marchant tranquillement rue Dulaurier au milieu de la chaussée tout en poussant leur poussette.

 Elle n'ont pas d'autres choix car les trottoirs ne sont pas assez larges.

 Si le trafic d'automobilistes augmentait dans cette rue que pourraient-elles faire lorsqu'elles se trouveraient face à un automobiliste ? Que se passerait-il quand ce même automobiliste arriverait dans leur dos ?

 Et avec le développement de véhicules silencieux comme les voitures électriques, comment feraient-elles pour les entendre ?

 Les automobilistes de passage dans le quartier sont par ailleurs et par définition pressés.

 Ils conduisent avec un respect très relatif des piétons.

 Le danger n'est que plus important !

 J'ai pu constater que la rue Dulaurier participe à la qualité de vie de notre quartier.

 Elle fait partie de ces petites ruelles dans lesquelles les piétons et les vélos circulent en paix.

 Elles ne sont pas destinées à du trafic d'automobiles.

 Je pense par contre qu'il faut davantage réfléchir au développeurs des limitateurs de vitesse contraignants susceptibles de calmer les ardeurs de vitesses de certains.

 Quand à la rue Dulaurier, vous constaterez que celle-ci est traitée en rue semi piétonne par son aspect.

La restituer en totalité aux piétons serait intéressant.

 

Je reste bien entendu à votre écoute.

 Très cordialement

 

Laurent

 

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 le 9/12

Une parente d'élève de l'école de la rue St-Hilaire

 

Bonjour,

 

Je lis votre article dans la gazette ce matin en prenant mon café et je suis surprise d’y lire une initiative visant à « allonger la durée de trajet ».

 

Car allonger la durée de trajet c’est avant tout allonger la durée de trajet pour les habitants des Chalets qui vont eux aussi travailler.

 De plus « allonger la durée du trajet » c’est allonger le temps passé à circuler dans les chalets, donc augmenter la pollution.

 Modifier les circuits de circulation c’est prendre le risque de nouveaux bouchons donc augmenter la pollution également.

 

De plus, je souhaiterais partager mon expérience puisque je prends moi-même ce trajet pour me rendre au travail : une voiture sur 2 qui prend le circuit Godolin/Mérimée/Ingres/Printemps entre 8h15 et 8h45 le fait pour aller déposer ses enfants à l’école Immaculée Conception rue St Hilaire. Ces personnes ne vivent pas aux Chalets mais leurs enfants y vont à l’école, changer la circulation ne changera rien à ça. Et les bouchons générés à eux seuls ont largement de quoi décourager les autres automobilistes. Une initiative de type pédibus pour ces élèves serait peut-être plus utile ?

 

Limiter l’entrée dans le quartier et limiter la vitesse me paraissent 2 initiatives suffisantes. Et couplées à l’augmentation du télétravail, elles peuvent peut-être suffire à régler ce problème de pollution dans notre quartier.

 

Je vous remercie pour votre dévouement à notre beau quartier et vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année.

 

Sandra Quoniam

 

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 le 17/12

Un utilisateur d'un garage rue Ingres

 

Bonjour,

Je viens de prendre connaissance de votre article sur la circulation.

Étant nouvel habitant du quartier, je me permets une remarque: je ne trouve pas judicieuse l'obligation de tourne à gauche de la rue du printemps.

Quand on a une sortie de garage rue Ingres, il est déjà très difficile de sortir du quartier quand on veut rejoindre le pont Matabiau sans avoir cette nouvelle contrainte.

Cordialement.

Jean-Louis LIGNON

 

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 le 17/12

Un habitant de la rue Franc

 

Madame, Monsieur,
Dans la dernière livraison de La Gazette des Chalets, vous exposez vos propositions concernant la
circulation de transit. Si je me réjouis de votre action en faveur de la limitation de la vitesse, je
découvre avec stupéfaction vos propositions concernant l’ouverture de nouveaux itinéraires soi-disant
pour allonger la durée du trajet pour les automobilistes de passage. En particulier vous proposez de
dévier la circulation de la rue Saint-Papoul vers les rues Franc et Volta.
Étendre les nuisances subies par une rue à des rues voisines – sans doute au nom d’une conception
bien particulière du partage – me paraît une méthode bien étrange et surtout très inefficace pour
réduire la pollution dans l’atmosphère du quartier et les dangers provoqués par la circulation. D’autant
que dans les rues visées sont installées des familles comptant de jeunes enfants et une crèche
privée.
Notez que ce projet est loin d’enchanter les voisins auxquels j’en ai parlé.
Cordiales salutations
Jacques Larrieu

 

Dans un second message en date du 3/01 :

... Il me semble que » la  solution » devrait reposer davantage sur du matériel ralentisseur (un feu d’une durée un peu plus longue rue du Printemps par ex.) que sur le transfert du trafic d’une rue à l’autre...

 

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 le 20/12

Un utilisateur de la rue Mérimée

 

Bonjour,

 

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt dans la dernière Gazette des Chalets votre article sur la circulation de transit. Si je partage votre diagnostic ainsi que l’objectif de réduction de circulation, je suis en total désaccord sur votre proposition d’inverser le sens de circulation de la rue Mérimée .

 En effet si l’inversion était mise en place les habitants des rue Ingres, Printemps, Concorde,…….ne pourraient rentrer chez eux que par :

 - le bd d’Arcole puis la rue des Chalets ou de la Concorde et ce boulevard est déjà totalement saturé en journée….

 

- le bd des Minimes lui aussi saturé, le pont Matabiau et le boulevard Matabiau… Or vous préconisez de diminuer également la circulation sur ce boulevard.

 

Vous ne devez pas oublier que toute restriction de circulation s’appliquera aux automobilistes en transit mais aussi aux habitants du quartier qui ont besoin de rentrer chez eux.

 

Cordialement.

 

JP AUZEL.

 

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Conséquences de l'utilisation d'un "raccourci"

 

"Les bords du canal et le boulevard de Strasbourg sont saturés en permanence"

 

  • Ils le sont d'autant plus que le flux de circulation sur les boulevards doit laisser passer les quelques 2000 "malins" qui utilisent le raccourci, soit au feu de la place Jeanne d'Arc (70% environ), soit à ceux du pont Matabiau.
    Les plus âgés des lecteurs se rappelleront les problèmes de robinet enseignés à l'école primaire :
    pour vider plus vite un réservoir on met 2 robinets au lieu d'un.
    En permettant l'utilisation de raccourci(s), on multiplie les tuyaux mais on garde le même robinet qui doit servir tantôt pour un tuyau, tantôt pour l'autre. On perd alors le temps nécessaire au passage de l'un à l'autre.
    Si on revient à la circulation, on doit compter avec le temps de commutation des feux de signalisation et à la reprise des flux des véhicules quand le feu passe au vert.

 

  • Diminuer, voire supprimer le transit, permettrait d'accélérer le flux global (voir aussi le "paradoxe de Braess" sur wikipedia) et de diminuer la pollution (paragraphe ci-dessous "Et si on est en transit").

 

 

 

Essayons de nous mettre à la place des habitants du quartier qui nous ont écrit pour imaginer, sans polémiquer, les éléments qui déterminent le choix de leur parcours.

 

On a utilisé le navigateur de Google pour estimer distances et temps de parcours.

 

 

Si on habite rue St Henri

 

Pour aller à l'université Toulouse 1, l'itinéraire le plus rapide semble être celui du Canal (à droite en haut).

On gagnerait 400m mais en perdant une minute en traversant le quartier par les rues St-Honest et de la Balance.

La traversée d'Arnaud Bernard n'est plus possible sans autorisation.

 

Au retour, le plus court est de passer par les boulevards et la rue de la Concorde, si Jeanne d'Arc (cercle vert ou rouge) n'est pas embouteillé, ce qui est rare.

Passer au travers du quartier (canon d'Arcole, Godolin ...) allonge de 500m en majorant le temps de 2 minutes.

 

La distance à pied (ou vélo) entre domicile et lieu de travail est de 1,4 km (carte ci-dessous).

On peut aussi les parcourir à pied en 18 minutes ou à vélo en 9' environ.

Sans dépenser, alors, beaucoup en frais de voiture (600€ / an pour 5km par jour = 1100 km/an), et sans polluer (110 kg de CO2/an pour une voiture moyenne sur une telle distance). Il reste à évaluer précisément les émissions en NO2 et particules fines qui se révèlent, maintenant, beaucoup plus toxiques qu'il y a quelques années.


Si on veut rentrer chez soi, rue Douvillé

 

 

 

 

 

 

 

Deuxième exemple dans le courrier reçu :

Le retour au domicile depuis TBS (Caffarelli), en direct via le bd d'Arcole, ou par le raccourci Canon d'Arcole, Godolin, etc.

 

 

 

 

Si la place Jeanne d'Arc n'est pas embouteillée, il n'y a pas photo : 1,4 km en 5min par la rue des Chalets. Passer par Godolin coûte 2min et 700m de plus, soit 50%...


Et si on est en transit...

 

 

... Ça veut dire que le conducteur cherche à atteindre le plus rapidement possible une des extrémités à l'est du quartier : place Jeanne d'Arc ou pont Matabiau (revoir si besoin, en début de page, la carte publiée dans la Gazette).

 

Donc, toujours en s'aidant du navigateur de Google, qui n'est sûrement pas totalement fiable  mais permet de comparer 2 trajets contrairement à Waze (également propriété de Google), Claude a dressé des tableaux comparatifs réunissant distances et temps de trajet aux différentes heures de la journée pour estimer les gains potentiels si on utilise le fameux raccourci (cases en caractères rouges).

 

A - En provenance du pont des Catalans :

 

Pour atteindre le bd de Strasbourg, l'itinéraire de transit (Canon d'Arcole puis Godolin...) est plus long de 1,3 km. On compte 23 intersections sur l'itinéraire de transit, 7 seulement sur le boulevard. L'itinéraire de transit est parcouru largement plus lentement (9min quelle que soit l'heure) que l'itinéraire direct, sauf à 18h où les temps sont les mêmes (9min).

 

Pour atteindre le pont Matabiau, l'itinéraire par la rue de la Concorde puis Falguière est long de 1,4 km et il est parcouru en 7min quelle que soit l'heure. En passant par l'itinéraire de transit plus long de 500m, le conducteur mettra 8min de 8 heures à 21h.

 

Quant on vient du pont des Catalans, l'utilisation de l'itinéraire de transit ne rapporte rien en terme de temps, mais il coûte en terme de distance parcourue, ce qui augmente les frais et la pollution, plus importante lors de la traversée d'un des 23 carrefours, traversée précédée d'une phase de freinage suivie d'une phase d'accélération.

 

 

B - En provenance du pont des Minimes :

 

Pour atteindre le bd de Strasbourg, l'itinéraire de transit (Canon d'Arcole puis Godolin...) est plus long de 0,6 km et il est parcouru largement plus lentement (8min quelle que soit l'heure) que l'itinéraire direct (de 4 à 5min).

 

Pour atteindre le pont Matabiau, l'itinéraire par le boulevard des Minimes est long de 1,2 km et le conducteur atteindra le pont en un temps très variable selon l'heure, de 3 minutes à 15h ou 21h mais jusqu'à 9 min entre 18 et 19 h.

En passant par l'itinéraire de transit (Canon d'Arcole, Godolin etc.) plus long de 400m, le conducteur mettra 6min quelle que soit l'heure.

 

C'est le seul créneau -de 18 à 19h- où l'itinéraire de transit se montre intéressant pour gagner 3 minutes pour relier le pont des Minimes au pont Matabiau, au prix d'un détour long de 400m (cases jaunes du tableau).

En espérant qu'un livreur arrêté au milieu de la chaussée pour délivrer un colis ou un "avis de passage en cas d'absence" ne mange pas ces 3min gagnées... (en s'arrêtant en milieu de chaussée, ce qui n'arrive jamais bd des Minimes).


 

Conclusion

 

On peut dire que l'itinéraire de transit ne rapporte que le sentiment de se débarrasser des embouteillages et surtout pas les gains de temps espérés.

 

Les distances parcourues sont souvent largement majorées par rapport aux voies directes si on choisit de traverser le quartier (de 33 à 130%), accroissant ainsi les émissions de particules, de CO2 et d'oxyde d'azote.

 

 

On peut faire une estimation rapide et approximative du
coût en km supplémentaires induits par l'utilisation du raccourci.

Hypothèses :

  • distance supplémentaire parcourue à chaque utilisation du raccourci = 0,8km (moyenne entre 0,4 et 1,3km), 
  • 2000 trajets/jour, (400 passages/j sur les 2400 peuvent être attribués aux résidents du quartier)
  • 220 jours ouvrables /an,

calcul :

0,8*2000*220=

 

352 000 km/an parcourus, en pure perte

sauf pour la pollution induite, généreusement répartie sur les riverains (dont 45 tonnes de CO2 environ ; on n'a pas trouvé comment calculer les surplus des autres polluants).

 

23 000 heures de conduite, c'est le temps nécessaire pour parcourir 352 000 km  à 15 km/h (vitesse moyenne des voitures dans le quartier selon Google)

soit, environ, 15 années de travail d'une personne à 35h/semaine. Sans compter le temps perdu par les passagers, rares il est vrai, dans la plupart des voitures qui ne transportent que le conducteur.

 

15 années de temps d'une personne perdues annuellement à courir (rouler) après une illusion de gain de temps !

 

 

Pollution si vous êtes riverain du "raccourci" (ici rue Ingres)

Pollution due aux particules fines av. des Mazades par Atmo-Occitanie et rue Ingres. Déc 2019
Pollution due aux particules fines av. des Mazades par Atmo-Occitanie et rue Ingres. Déc 2019

Les particules fines sont particulièrement préjudiciables à la santé : poumons, cœur, cerveau sont affectés. Plus leur taille est petite (PM 2,5 et au-dessous), mieux elles pénètrent dans l'organisme. Les particules ultra-fines (PM 1,0 et au-dessous) traversent les tissus sans ingestion préalable, et sont promenées par le sang jusqu'au cerveau.

 

Ce graphique démontre que les niveaux de pollution aux particules fines sont comparables rue des Mazades (en rouge - capteur officiel d'Atmo-Occitanie) et rue Ingres (en bleu - capteur Foobot personnel posé sur un balcon à 3 mètres au-dessus de la chaussée).

Le niveau relevé rue Ingres est le double en période de pointe du soir de celui relevé rue des Mazades et dépasse, les vendredis et samedis soirs, largement la valeur limite. La dispersion des particules dure 4 heures environ après 21 heures, fin de la période de pointe.
Pour les comparer, il serait pertinent d'avoir les relevés correspondants bd des Minimes et bd d'Arcole.

 

Voir aussi https://www.chalets-roquelaine.fr/2016/06/12/trafic-moyen-par-jour-ouvr%C3%A9/

 

Si vous habitez rue Dulaurier

 

 

Pour Laurent, et aussi pour les habitants des Chalets.

 

Étroite, en zone 20 et presque campagnarde, cette rue mérite mieux en effet qu'un itinéraire de déviation.

 

On pourrait même imaginer une fête de la rue Dulaurier privée de voitures pour le temps d'un week-end ? Avec un concours des plus fleuries des façades et des dégustations de spécialités locales...

"Allonger la durée de trajet" n'est pas l'objectif de la démarche

La finalité de notre réflexion,

c'est rechercher l'efficacité globale dans les déplacements et diminuer la pollution.

 

Beaucoup de municipalités cherchent à éliminer les problèmes posés par la circulation de transit. Certaines sont arrivées à de bons résultats en couplant les mesures de flux en temps réel -souvent grâce au suivi anonyme des téléphones portables- avec leur système de régulation des feux.

 

Les exemples de parcours des habitants du quartier illustrés ci-dessus montrent que l'allongement de la longueur, donc de la durée du trajet, a peu d'effets sur leur comportement.

En revanche, les intérêts exprimés sont très personnels quand ils évoquent leurs craintes des modifications éventuelles de parcours ("Comment je vais faire si...").

 

Quand les conducteurs en transit seront informés qu'ils perdent du temps en passant au travers du quartier, ils se remettront -peut-être- dans les voies de liaison prévues à cet effet, plus courtes, plus larges et moins sensibles à la pollution (40 mètres séparent les façades derrière les platanes du boulevard d'Arcole, seulement 8 pour celles de la rue Ingres, sans platanes).

 

 

Le réglage des feux de l'avenue Honoré Serres et de celui de la rue du Printemps pourrait permettre d'améliorer la vie des habitants s'il limitait le nombre de passages par heure à un seuil tolérable pour le quotidien des riverains en ce qui concerne la pollution et le bruit.

 

Une démarche bien comprise doit rechercher l'efficacité globale dans les déplacements ainsi que la diminution de la pollution. Cette efficacité ne peut être atteinte que par la maîtrise de l'utilisation des itinéraires de transit dont les usagers, quand ils gagnent du temps, le font au détriment des conducteurs qui restent dans les voies prévues pour les liaisons inter-quartiers, et au détriment de l'efficacité globale des déplacements dans la communauté urbaine.

 

 

 

En indiquant à plus de 70% lors de notre enquête 2019 qu'ils étaient favorables à la diminution du trafic de transit, les habitants des Chalets ont montré leur désapprobation de cet envahissement automobile et leur volonté de s'en débarrasser (ci-dessous).

 

 

Voir aussi :

https://www.capital.fr/auto/le-grand-ras-le-bol-des-petites-villes-envahies-a-cause-de-waze-1347094

 

Êtes-vous favorable à la diminution du trafic de transit ? (enquête asso de quartier 3T 2019)
Êtes-vous favorable à la diminution du trafic de transit ? (enquête asso de quartier 3T 2019)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Réunion trafic de transit & carrefour Chalets-Vauban-Matabiau :            on avance !

Réunion de travail avec les responsables municipaux (15 déc 2020)

En cours de mise à jour (03/01/21)

 

 

 

Résumé de séance, complété après réception du CR de la Mairie (voir pdf paragraphe suivant) :

 

 

Après une heure d'échanges positifs, souvent étayés sur les tableaux des comptages comparés (ci-après), la Mairie propose de ne pas modifier, dans un premier temps, les cheminements de transit mais d'équiper les rues Mérimée et Ingres de chicanes en modifiant le côté du stationnement, et sans trop perdre de places (3 seulement rue Ingres, aucune rue Mérimée).

 

 

Ces chicanes seront complétées par des coussins ralentisseurs provisoires (berlinois en plastique rouge) rue Ingres et rue du Printemps afin d'en valider le positionnement avancé par l'Association. Il seront par la suite échangés pour des coussins en enrobé bicolore plus efficaces et moins bruyants.

 

 

Rue Godolin, à la demande de l'association du quartier, un dispositif de surélévation de la chaussée en face du Jardin du Verrier sera étudié pour en sécuriser les entrées-sorties.

 

 

Ces premières mesures seront mises en place rapidement (premier semestre 2021), et on en vérifiera l'efficacité par une campagne de mesure de passages/vitesses. Si les résultats sont insuffisants on étudiera la mise en place de dispositifs supplémentaires pour modification éventuelle des trajets composant l'itinéraire de transit surchargé.

 

 

La seconde partie de la réunion a été consacrée à l'aménagement du carrefour formé par l'intersection du bd Matabiau, de la rue des Chalets et de la rue Vauban. Cet aménagement indispensable doit prendre attentivement en compte la circulation des cyclistes et des piétons tout à fait négligés actuellement.

 

 

 

 

CRéunion du 15/12 et relevé de décisions après réunion du 15 déc 2020
1.3_Chalets_201215-CR-mairie.pdf
Document Adobe Acrobat 5.1 MB
Aménagement du carrefour Chalets-Vauban-bd Matabiau
LIAISON_CYCLE_MINIMES_CHALETS-EP.pdf
Document Adobe Acrobat 2.7 MB

Document de travail transmis par les services municipaux

La comparaison 2016-2020 montre des augmentations du trafic (en rouge)

  • de 140% le matin rue Mérimée, de 80% le soir
  • de 90% le matin rue Ingres
  • de 22% le matin rue St-Hilaire (seulement 30% de la rue Ingres), mais de 60% le soir. Pour l'école, un "pédibus" serait largement souhaitable, mais c'est aux parents d'élèves de le réclamer et à l'école de l'organiser.
  • de 120% rue des Rosiers le matin, conséquence certaine de l'utilisation du navigateur Waze qui tend à transformer cette rue, encore paisible il y a peu, en itinéraire bis de la rue Matabiau.

 

 

 

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

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