Le blog du quartier

De la discussion jaillit la lumière (Boileau)

 

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Ces discussions sont accessibles depuis le Blog que vous parcourez actuellement.

Elles sont aussi visibles, en totalité en fonction des thèmes qui y sont abordés dans un sous-menu correspondant (exemple : Stationnement),ou en partie depuis la page d'accueil de ce site si elles sont accompagnées du mot clé Actualités.

 

En fonction de l’intérêt qu'elles présentent, ces discussions peuvent former la base d'un des articles de la Gazette des Chalets. En y participant vous enrichirez aussi la collection de ce journal de quartier.

 

Elles pourront également être répercutées sur Facebook ( ).

 

 Vous pouvez aussi demander l'ouverture de nouvelles discussions à propos de la vie du quartier, des propositions de l'association, des initiatives des élus quels qu'ils soient, des travaux commencés (le plus souvent sans demander l'avis des usagers) ou de l'absence de travaux (malgré nos demandes parfois anciennes).

 

Les messages sont modérés, c'est-à-dire relus avant publication.

Ce blog est encore en mise au point ; signalez, svp, les anomalies que vous rencontrez.

 

 

ven.

24

juil.

2020

L'Etat condanné pour n'avoir pas lutté contre la pollution à Toulouse

ATMO Occitanie - Indice de qualité de l'air

(Dossier préparé par Alain Roy)

Mise à jour le 24/07/2020 à 10h

 

L’État français a été condamné par deux fois pour non respect de la législation sur la qualité de l'air:

- une première fois en octobre 2018 par le Cour Européenne de Justice,
- une seconde fois en juillet 2020 par le Conseil d’État avec une amende record de 10 millions d'euros par semestre jusqu'à respect de la législation, l'amende pouvant potentiellement s'aggraver si ce non respect perdurait.
Toulouse fait partie des zones polluées incriminée pour la pollution au NO2 qui est due à 80% au trafic autoroutier sur l'agglomération toulousaine.
la décision du Conseil d’État condamnant le Gouvernement

 

l’analyse juridique de cette décision

https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/analyse/2020-07-10/428409


 

 

_________________________

 

 

Jeudi 26 janvier 2017 :

le seuil d'alerte est dépassé pour la première fois...

 

 

Actu.cotétoulouse.fr
Actu.cotétoulouse.fr

Sommaire

A- L'air que nous respirons

Principaux polluants

Suivi en temps réel

Information et alerte

Prévision à long terme

B- Les risques

Valeurs recommandées

Risques encourus

Espérance de vie

C- Actions à entreprendre

1- Redonner la priorité à la qualité de l'air dans le PDU

2- Revoir le tracé de la 3ème ligne de métro

3- Protéger les populations fragiles

4- Diminuer la circulation de transit

D- Quelques règles d'hygiène

 

 

A - L'air que nous respirons

 

Ce début d'année 2017 est particulièrement agressif pour nos bronches, plus généralement pour notre santé. L'anticyclone qui souvent stationne sur la France et en particulier sur la région fait office de couvercle au-dessus de nos émissions polluantes.

 

Dans notre région, c'était l'ORAMIP -Observatoire Régional de l'Air en Midi-Pyrénées- devenu maintenant ATMO-Occitanie après la fusion des régions - qui est chargé de la surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé et sur l’environnement.

L'ORAMIP

  • Surveille en continu la pollution
  • Informe au quotidien et en cas d'alerte
  • Analyse pour mieux anticiper".

Les principaux polluants de l'air dans la métropole

 Trois sortes sont particulièrement préoccupantes dans la région :

  • Les particules fines (PM)

Les particules en suspension peuvent être d'origine naturelle (érosion des sols, pollens ...) ou anthropique (liées à l'activité humaine).
Dans ce cas, elles sont issues majoritairement de la combustion incomplète des combustibles fossiles (surtout transports et chauffage résidentiel, mais aussi sidérurgie, cimenteries, incinération de déchets, manutention de produits pondéraux, minerais et matériaux, centrale thermique ...) et de l'usure des matériaux.

On distingue généralement les PM10 dont la taille est inférieure à 10µ des PM2,5 quatre fois plus petites au plus et nettement plus dangereuses pour l'organisme.

le Monde 14 mars 2019

  • Le dioxyde d'azote (NO2)

Les sources principales sont les véhicules : près de 60% en Midi-Pyrénées et plus de 70% sur l'agglomération toulousaine et les installations de combustion (centrales thermiques, chauffages...).
Le pot catalytique a permis, depuis 1993, une diminution des émissions des véhicules à essence. Néanmoins, l'effet reste encore peu perceptible compte tenu de l'augmentation forte du trafic automobile et de l'âge moyen des véhicules.

  • L'ozone

L'ozone provient de la réaction photochimique de certains polluants primaires en présence de rayonnement solaire et d'une température élevée. Il provoque toux, altérations pulmonaires, irritations oculaires.

Suivi en temps réel

On a pu constater au cours du mois de janvier 2017 des dépassements importants en ce qui concerne les oxydes d'azote et les particules fines PM10. On peut sélectionner les courbes de suivi correspondant aux emplacements les plus proches du quartier, ici Les Mazades et la route d'Albi.

 

Tous polluants aux Mazades 25-27 février 2017

 

Samedi ordinaire aux Minimes :  l'ozone grimpe de 10 à 17heures, les autres polluants prennent le relais vers 19 h avec dépassements de seuils pour NO2, PM10 et PM2,5. Dimanche à 9h la situation se calme un peu avant une nouvelle ascension...
Samedi ordinaire aux Minimes : l'ozone grimpe de 10 à 17heures, les autres polluants prennent le relais vers 19 h avec dépassements de seuils pour NO2, PM10 et PM2,5. Dimanche à 9h la situation se calme un peu avant une nouvelle ascension...
Semaine du 18 au 24 janvier 2017 : les mesures de PM10 indiquent des dépassements réguliers jusqu'à 3 fois la valeur limite annuelle (120 µg/m3 au lieu de 40). La procédure d'information a été déclenchée du 20 au 25 (sauf 22) et la procédured'alerte le 26
Semaine du 18 au 24 janvier 2017 : les mesures de PM10 indiquent des dépassements réguliers jusqu'à 3 fois la valeur limite annuelle (120 µg/m3 au lieu de 40). La procédure d'information a été déclenchée du 20 au 25 (sauf 22) et la procédured'alerte le 26

Procédure d'information et procédure d'alerte

 

La procédure d'information consiste à prévenir les catégories fragiles de la population (établissements sensibles).

En cas de dépassement important et/ou prolongé il appartient aux préfets de prendre les mesures pour protéger la population après avoir décidé de la procédure d'alerte. Celle-ci entraine une baisse des limites de vitesse des véhicules de 20 km/h.

 

Document Atmo Occitanie. Mise à jour prochaine
Document Atmo Occitanie. Mise à jour prochaine

Cartes de moyennes annuelles dressées en fonction des polluants. Ici oxyde d'azote en 2012

(Les cartes les plus récentes ne sont pas disponibles).

Au centre on distingue bien la double ceinture du canal et des boulevards, avec un degré de pollution particulièrement préoccupant le long du canal de Brienne, des Ponts-Jumeaux à Héraclès.

L'Oramip dresse aussi des cartes de prévison.

Celle ci a déclenché l'alerte à la pollution aux PM10, la première pour la région.

Les limitations de vitesse ont été réduites de 20km/h le 26 janvier 2017. Peu d'automobilistes les ont respectées, pas plus à Toulouse que sur les autoroutes voisines.

La baisse effective des vitesses induit une baisse des NOx rejetés de 20% mais de seulement 3 à 5% des particules fines généralement responsables de la procédure d'alerte (PM).


Prévisions à plus long terme

Citées par le maître d'ouvrage du projet de 3ème ligne de métro, et figurant aussi dans le Projet Mobilités, les cartes ci-dessus montrent une quasi disparition du dioxyde d'azote en 2030, justifiant ainsi implicitement l'absence de prise en compte de la pollution de l'air dans le projet de métro. Les descriptifs de ces projets ne parlent pas des autres polluants.

 

Les prévisions à moyen et long terme dépendent essentiellement de celles de production des véhicules légers et de leur motorisation.

Les prévisions de vente en 2030 (ci-dessous, citées par The Economist) indiquent une baisse de 20 à 30% du nombre des véhicules à motorisation conventionnelle thermique, les plus polluants. Si on tient compte de la durée moyenne du parc installé (7 à 8 ans), la situation réelle du parc en 2030 sera celle des véhicules vendus 7 ans plus tôt, 2023, donc -on le voit ci-dessous- sans baisse importante du nombre de véhicules à motorisation thermique et de la pollution qu'ils induisent.

Mais il faudra y ajouter la pollution produite par les 30% supplémentaires de nouveaux véhicules à motorisation moins polluante (hybride, électrique, hydrogène...) sans NO2 mais toujours source d'émission de particules (freins, pneumatiques, bitume...)

 

D'autre part, les mesures effectuées dans des conditions réelles d'utilisation montrent que les véhicules diesel homologués aux normes euro6, en vigueur depuis 2014, relâchent dans l'atmosphère plus de 6 fois plus d'oxydes d'azote qu'autorisé ( le monde 27/04/17 : Les moteurs diesel dernière génération polluent bien plus qu’annoncé ).

 

Bref, il faut vraiment être optimiste pour affirmer avec l'ORAMIP qu'en 2030 la pollution de l'air aura pratiquement disparu du ciel de la Métropole toulousaine.

 

B - Les risques

Les risques sont variables en fonction de la nature des polluants ingérés mais aussi de leur quantité.

 

L'Organisme Mondial de la Santé (OMS) préconise des valeurs limites pour les moyennes annuelles, et parfois pour des valeurs journalières en ce qui concerne les expositions concernant :

  • les matières particulaires (PM);
  • l’ozone (O3);
  • le dioxyde d’azote (NO2); et
  • le dioxyde de soufre (SO2)
Valeurs recommandées OMS

 

PM2.5
10 μg/m3 moyenne annuelle
25 μg/m3 moyenne sur 24 heures
PM10
20 μg/m3 moyenne annuelle
50 μg/m3 moyenne sur 24 heures

O3
100 μg/m3 moyenne sur 8 heures

NO2
40 μg/m3 moyenne annuelle
200 μg/m3 moyenne horaire

SO2
20 μg/m3 moyenne sur 24 heures
500 μg/m3 moyenne sur 10 minutes

 

Tableau détaillé Prév'air

L'OMS recommande, pour les moyennes annuelles, un seuil de 40µg/m3 pour le NO2, mais seulement de 20µg/m3 pour les PM10 (10µg/m3 pour les PM2,5) alors que l'ORAMIP en indique le double sur son site (valeur européenne).

Risques encourus

Particules fines : voir le dessin ci-dessous.

Ozone :

problèmes respiratoires, déclenchement de crises d'asthme, diminution de la fonction pulmonaire et apparition de maladies respiratoires.

Oxydes d'azote :

les symptômes bronchitiques chez l'enfant asthmatique augmentent avec une exposition de longue durée au NO2. On associe également une diminution de la fonction pulmonaire.

Dioxyde de soufre : altération du fonctionnement des poumons. Il provoque aussi des irritations oculaires. L'inflammation de l'appareil respiratoire entraîne de la toux, une production de mucus, une exacerbation de l'asthme, des bronchites chroniques et une sensibilisation aux infections respiratoires.

Le nombre des admissions à l'hôpital pour des cardiopathies et la mortalité augmentent les jours de fortes concentrations en SO2.

La réaction avec l'eau produit de l'acide sulfurique, principal composant des pluies acides à l'origine de phénomènes de déforestation.


Des conséquences nombreuses et coûteuses sur la santé. Les particules les plus fines sont les plus nocives.
Des conséquences nombreuses et coûteuses sur la santé. Les particules les plus fines sont les plus nocives.

Lemonde.fr 23/05/17

Selon les dernières données publiées en 2016 par Santé Publique France (l’ex-Institut de veille sanitaire), si la France respectait le plafond de l’OMS des 10 μg/m3 d’exposition annuelle aux PM2,5, le bénéfice en termes de santé publique serait de « 17 700 décès évités chaque année et d’un gain moyen de 7 mois d’espérance de vie à 30 ans dans les villes de plus de 100 000 habitants ».

 

 

Toulouse offre des niveaux de pollution de l'air proches de ceux observés dans d'autres villes de taille comparable mais, la ville étant située dans un couloir de circulation atmosphérique entre Atlantique et Méditerranée, ces pollutions sont chassées par les vents forts (Autan ou Tramontane). Ainsi les moyennes annuelles sont moins défavorables et les limites sont généralement respectées (sauf NO2 en 2015).

 

En ce début d'année 2017 il semble que la situation se dégrade fortement.

C - Les actions à entreprendre

 

Une obligation réglementaire


En France, la gestion de la qualité de l’air est régie par la loi sur l'Air et l'utilisation rationnelle de
l'énergie du 30 décembre 1996 (Laure) qui reconnaît l’existence d’un impact sanitaire de la pollution
atmosphérique et le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Cette loi (intégrée depuis dans le Code de l'Environnement) rend obligatoire la surveillance de la qualité de l'air, la définition d'objectifs de qualité et l'information du public. Elle prévoit la mise en place de Plans régionaux pour la qualité de l'air (PRQA) qui fixent des orientations visant à prévenir, réduire ou atténuer les effets de la pollution atmosphérique...

 

Les objectifs de qualité sont déclinés dans différents plans ou schémas (Plan de protection de l'atmosphère (PPA), des Plans Climat énergie territoriaux...) dont un Plan de déplacements urbains (PDU).

Tous, selon la loi, doivent donner la priorité à la qualité de l'air.

 

Planche de présentation du CERTU (2012), devenu depuis CEREMA (Centre d'Etudes et d'expertise sur les Risques, l'Environnement, la Mobilité et l'Aménagement)
Planche de présentation du CERTU (2012), devenu depuis CEREMA (Centre d'Etudes et d'expertise sur les Risques, l'Environnement, la Mobilité et l'Aménagement)

1 - Redonner la priorité à la qualité de l'air dans le Plan de Déplacement Urbain (PDU)

Le PDU de 2012,

toujours en vigueur, affirme, au premier rang de ses objectifs déclinés en 10 points :

  • Limiter les nuisances et pollutions ...

Le plan Mobilité 2020-2025-2030 valant PDU

En 2016 -approbation prévue en 2017- la métropole détermine, concurremment à la troisième ligne de métro, un Plan Mobilités qui décline un plan d'action avec trois leviers, chacun regroupant entre 8 et 20 actions (39 en tout) :

  • La première action est de faire la troisième ligne de métro TAE                  ...
  • la 35ème action est RÉDUIRE les nuisances sonores et atmosphériques générées par les infrastructures de transport routier

 Ainsi l'objectif limiter les nuisances et pollutions est passé, en quatre ans, de la priorité numéro 1 à la priorité 35 (sur 39). Et cela ne concerne qu'un plan de réduction de vitesse sur certains axes.

L'équilibre entre les besoins d'accès et de mobilité et la protection de l'environnement et de la santé (planche CERTU ci-dessus) n'est plus du tout respecté.

Si le plan Mobilité vaut PDU, il doit se conformer à la réglementation concernant les PDU et avoir comme priorité la limitation des nuisances et des pollutions.

La version donnée à l'enquête publique évoque des synergies avec :

  • le Plan Régional Santé Environnement
  • le Schéma Régional Climat Air Énergie Territorial
  • le Plan de Protection de l'Atmosphère...

On cherche vainement les modalités pratiques de ces synergies dans la suite du document qui occulte complètement que le meilleur moyen pour limiter les nuisances et les pollutions est de mettre un maximum de passagers dans les transports en commun dont la troisième ligne de métro.

 

On pourrait comprendre si la première action (faire la troisième ligne)  prenait en compte l'objectif de réduction des nuisances atmosphériques.

Il n'en est rien : dans le dossier SMTC-Tisséo décrivant, pour le Débat public, le projet de 3ème ligne, la préoccupation concernant l'environnement arrive à la page 58 (sur 90), bien après la définition du tracé. Tisséo affirme une amélioration de la qualité de l'air permise par l'ensemble du projet mobilités, en réalité l'impact estimé n'est que de 5 à 7% en 2030 (dont 3% pour la 3ème ligne). 

 

Il est nécessaire de revoir d'abord le Plan Mobilités valant PDU en respectant l'impératif de diminution de la pollution de l'air et, ensuite, revoir la méthode de définition de la troisième ligne de métro.

 

2 - Revoir le tracé de la troisième ligne en prenant en compte le critère de (dé)pollution

 

Une seule façon de diminuer la pollution due aux véhicules : mettre les automobilistes dans les transports en commun.

Le métro est le moyen le plus adapté pour transporter chaque jour le plus grand nombre de personnes (4 fois plus qu'un tram qui lui-même transporte 2,5 fois plus de personnes qu'un bus).

Encore faut-il que ce métro réponde le mieux possible aux besoins de la population, il doit donc donc passer

  • au plus proche des logements
  • au plus proche des emplois, commerces et loisirs.

En évoquant un développement urbain -improbable avant plusieurs décennies- le projet Tisséo décrit un invraisemblable coude jusqu'à La Vache (déjà desservi par la ligne B et le chemin de fer).

Pour dépolluer plus efficacement, ce tracé doit être revu pour les 3 raisons suivantes :

 

 

1 - Le passage au nord (en vert) se fait au travers de zones de 2 à 5 fois moins peuplées que le passage au centre (en bleu). La station Fondeyre a été abandonnée par Tisséo.
1 - Le passage au nord (en vert) se fait au travers de zones de 2 à 5 fois moins peuplées que le passage au centre (en bleu). La station Fondeyre a été abandonnée par Tisséo.
2 - Le passage au nord dessert 5 fois moins d'emplois / commerces / loisirs que le passage au centre
2 - Le passage au nord dessert 5 fois moins d'emplois / commerces / loisirs que le passage au centre

 

3 - Le tracé nord semble éviter soigneusement les couloirs de pollution, alors qu'il serait nécessaire de les côtoyer pour avoir une chance de récupérer les conducteurs des véhicules qui polluent (ci-contre).

 

Un tracé au centre longe  les canaux (du Midi et/ou de Brienne) et recoupe les boulevards également pollués.

En orange, le tracé Tisséo, en bleu le tracé optimisé soutenu par le collectif citoyen en faveur de la 3ème ligne de métro.

 

 

 

3 - Protéger des populations fragiles

Etablissements petite enfance (rose) et d'enseignement (orange) souvent à proximité immédiate de zones très polluées. (Le point blanc au centre est posé sur le carrefour Arnaud Bernard)
Etablissements petite enfance (rose) et d'enseignement (orange) souvent à proximité immédiate de zones très polluées. (Le point blanc au centre est posé sur le carrefour Arnaud Bernard)

 

Dans le quartier des Chalets (à droite du point blanc central), l'école du Nord bd d'Arcole, les écoles Bayard et peut-être Matabiau rue Matabiau, la crèche La Courte-échelle mais surtout le collège des Chalets très proches du canal sont très exposés aux polluants mesurés par l'Oramip. Ils abritent plus d'un millier d'enfants à protéger en priorité.

 

Nous devons faire évoluer nos pratiques.

Il semble raisonnable :

  • que les enseignants soient informés des dangers de pollution et qu'ils disposent de procédures à suivre pour en éviter les effets nocifs sur leurs élèves.
  • que des appareils de mesure soient disposés au plus près des établissements concernés afin de prévenir au plus vite les enseignants, enfants et parents afin qu'ils puissent prendre les mesures de sauvegarde appropriées (éviter certaines activités physiques à l'extérieur, garder les enfants à l’intérieur en cas de pic de pollution, alerter les parents sur les précautions à prendre sur le trajet école-domicile...)

 

 

Les enfants

 

Le zoom sur la carte de pollution de l'ORAMIP (NO2 en 2012) montre que les limites sont fréquemment atteintes le long du canal, l'avenue Honoré Serres et les boulevards.

Deux zones sont particulièrement préoccupantes, Le canal de Brienne depuis les Ponts-Jumeaux jusqu'à Héraclès et le carrefour canal du Midi-Honoré Serres.

Plusieurs milliers d'enfants sont très exposés à la pollution. Qualifiés de personnes sensibles ils sont donc à protéger en premier lieu, même si les prévisions indiquent une quasi absence de pollution atmosphérique en 2030, ce dont, assurément, nous ne prenons pas le chemin.

 


4 - Diminuer la circulation de transit

Bien que les itinéraires de raccourcis fassent souvent gagner du temps aux automobilistes qui les empruntent, ils sont globalement nocifs pour le flux de l'ensemble des véhicules concernés, en terme de vitesse d'écoulement et de quantité de polluants émis.

En effet le passage d'un carrefour peut se décrire par une phase de ralentissement, puis un temps d’arrêt suivi d'une accélération pour remettre le véhicule à la vitesse qu'il avait avant le carrefour.

La multiplication des itinéraires pour un même trajet multiplie le nombre de carrefours, donc le nombre de freinages et d'accélérations qui constituent les plus grosses causes de pollution (gaz moteurs, freins, embrayage, pneus, bitume).

A ce raisonnement on peut ajouter le paradoxe du mathématicien allemand Dietrich Braess qui estime jusqu'à 45% la perte globale d'efficacité du réseau viaire dans le cas de multiplication du nombre de voies pour aller d'un point à un autre. La perte est due à la spéculation des conducteurs qui cherchent à aller le plus vite possible et dérèglent ainsi un écoulement régulier du flux de circulation en adoptant un comportement erratique.

 

Nous demandons depuis longtemps aux services municipaux de faire en sorte que la vitesse des véhicules en transit soit diminuée (grâce, entre autres, à la pose de ralentisseurs), en espérant que l'allongement des temps de transit dissuadera les conducteurs.

Constitué d'îlots d'habitation, le quartier des Chalets (ci-dessus) conserve la pollution plus longtemps que les axes importants plus ventilés. C'est ainsi qu'on s'y réveille souvent en sentant la pollution (odeur désagréable, âcreté, irritation de la gorge, secrétions nasales), alors que les mesures en direct de l'Oramip montrent que les voies importantes où sont situés les appareils de mesures ont bénéficié d'améliorations depuis plusieurs heures.

 

Le plan de circulation envisagé par J. Busquets dans son schéma directeur prévoit des dispositions pour empêcher la circulation de transit (en mettant en pratique les schémas de circulation en marguerite).

 

 

D - Quelques règles d'hygiène en période de pollution élevée


En l'absence de sites spécialisés, on ne peut que donner des conseils de bon sens que chacun pourra compléter.

En particulier en consultant le site de la préfecture :

http://www.haute-garonne.gouv.fr/Actualites/Episode-de-pollution-de-l-air-en-Haute-Garonne-vendredi-22-et-samedi-23-fevrier-2019

 

  • Éviter la fumée de cigarette
  • Choisir le moment pour aérer les logements : consulter si possible le site de l'Oramip et/ou humer l'air. Avec un peu d'habitude on sent facilement un niveau élevé d'oxyde d'azote, mais c'est moins facile pour les particules.
  • Éviter d'aller faire les courses en période de forte pollution. Le niveau baisse généralement l'après-midi en semaine (mais ce n'est qu'une demi-vérité).
  • à pied ou en vélo, empruntez de préférence les petites rues plutôt que les voies importantes avec une forte circulation (boulevards, avenue H. Serres, rue Matabiau).
  • Surtout évitez d'utiliser votre voiture dès que le niveau dépasse la moyenne annuelle autorisée. Un cycliste et un piéton sont moins exposés à la pollution de l'air qu'un automobiliste (voir histogramme ci-dessus à droite).
  • En cas de difficulté pour respirer, n'hésitez pas à consulter un médecin.
    Comme la fumée du tabac, l'ozone, les oxydes d'azote et les particules fines -principaux composants de la pollution atmosphérique- sont souvent à l'origine de crises d'asthme, qui est une maladie grave.
  • Se laver régulièrement l'intérieur du nez. On trouve en pharmacie des flacons à base d'eau de mer, c'est efficace pour retrouver une bonne ventilation.
    Laver également les yeux qui "piquent" facilement en présence d'oxyde d'azote.
  • Pour les enfants, éviter les jeux par terre, déconseiller les relations main‐bouche…, mettre en garde contre la respiration par la bouche (court‐circuitant ainsi la barrière filtrante nasale).
  • etc.

 

 

Collectif contre la pollution de l'air

 

 

 

La Commission Européenne a assigné la France le 17 mai 2018 devant la Cour de Justice pour des manquements dans la lutte contre la pollution :

 

  • dépassement des valeurs limites de qualité de l'air

  • manquement à l'obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement.

 

 

Sous l'impulsion du comité de quartier Rangueil, continuellement submergé de dioxyde d'azote et de particules fines issus de la circulation sur la rocade, une quinzaine d'associations toulousaines se regroupent avec comme objectifs :

 

  • informer la population et la sensibiliser sur ce risque pour la santé,

  • agir pour faire réduire la pollution à la source.

 

 

Afin de balayer l'ensemble de cette problématique, quatre groupes ont été créés

 

  • Capteurs et mesures

  • Information et communication

  • Effets sur la santé

  • Aspects juridiques.

 

 

Ainsi armé, le collectif, qui envisage de se transformer en association pour pouvoir agir juridiquement, espère obliger les autorités à améliorer la situation qui s'aggrave et s'étend de façon continue depuis de nombreuses années.

 

 

à suivre -
Laissez un message si vous désirez participer

 

Message de Mathieu Villion

Le passage d'un ralentisseur peut se décrire par une phase de ralentissement, puis un
temps d’arrêt suivi d'une accélération pour remettre le véhicule à la vitesse qu'il
avait avant le ralentisseur. La multiplication des ralentisseurs augmente la
pollution. Les usagers ont tendance à choisir des crossovers plus lourds qui
supportent mieux les ralentisseurs mais nécessitent plus d'énergie pour les
accélérations. Ralentir les véhicules en excès de vitesse est souhaitable mais le ralentisseur n'est
pas souhaitable pour diminuer la pollution. Cordialement, Mathieu Villion

Réponse :
Merci de votre message.

C'est vrai, mais en partie seulement : nombreux sont les automobilistes
qui se sont aperçus que le passage des ralentisseurs était plus confortable
à 50km/h qu'à 30.
Ce qui explique que les mesures de vitesse rue Ingres indiquaient, en 2016,
que plus de 300 conducteurs en 24 h. roulaient à plus de 44 km/h.
Les services de la métropole semblaient d'accord pour mettre des ralentisseurs
en début de rue avant que les véhicules aient eu le temps d'accélérer...
espérant ainsi les contraindre à rester à 30 km/h.
Nous attendons les travaux correspondants, à suivre par des nouvelles mesures.

Bien cordialement,
Alain Roy


Message: Bonjour, Pour peu que l'on reste un peu tard au travail et que l'on rentre en voiture,
sur les 40 minutes de trajets, on peut passer facilement 5 bonnes minutes à
tourner en rond jusqu'à trouver une place de stationnement. La diminution
constante du nombre de places disponibles n'est pas bon pour la pollution. Ceux qui disent que diminuer le nombre de places poussent les usagers vers
les transports en commun ne doivent pas les utiliser souvent. Depuis les
Chalets vers Blagnac/Colomiers, il n'y a que 3 ponts au nord de Toulouse. https://www.öpnvkarte.de/#1.4334;43.6003;14 La ligne 63 par exemple est bondée, lente coincée dans les bouchons. Seul le métro pourrait être efficace et en attendant ne pas supprimer de
places de stationnement pour préserver nos poumons! Merci Cordialement, Mathieu Villion

Réponse
Je crois, hélas, que vous avez raison, et que les cinq minutes à tourner avant
de trouver une place sont largement insuffisantes après 19h30.
Depuis plus de 20 ans l'association cherche à faire en sorte que le nombre de
places de stationnement disponibles dans le quartier soit mis en regard des
besoins des habitants. Cela n'a jamais intéressé les services
ni les élus : les services techniques de la Mairie -maintenant de la métropole-
continuent à faire leur petite tambouille sans consulter les habitants.
Les élus assistent, impuissants semble-t-il, à ces travaux souvent peu utiles.
Que faire ?

Alain Roy
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0 commentaires

mer.

08

juil.

2020

Paysandisia Archon, le papillon tueur de palmiers

mise à jour le 8/07/20

 

Comme tous les ans à la même époque le revoilà, capturé vivant au petit jour posé sur le laurier.

Venait-il de naitre dans mon palmier, ou y revenait-il pour pondre ses œufs dont les larves dévorent les cœurs des palmiers du quartier ?

C'était l'occasion pour pulvériser une deuxième fois un peu de xylophène mélangé à de l'eau (voir ci-dessous).

Si c'est vraiment efficace ? Un des palmiers du voisin est complètement mort, le mien pas encore, mais des feuilles ont encore été mangées et j'ai encore trouvé, au pied de l'arbre, deux restes de chrysalide.

 

 

Mise à jour 17 mai 2020 (A.R.)

 

 Le feuilleton continue :

Après le traitement aux nématodes en début d'été 2019, le palmier semblait un peu moins malade. Cette année, au printemps, des palmes plus ou moins croquées sont sorties mais la floraison a été lamentable.

Une nouvelle recherche sur internet m'a permis de trouver une nouvelle piste.

Citation :

J'ai deux palmiers palmetto gravement infectés par le ver du palmier. Après avoir dépensé une fortune en nématodes non efficaces, un jardinier du coin m'a conseillé de traiter avec du xylophène. Un litre de xylophène pour 5 litres d'eau. Verser au cœur du palmier lentement pour bien imprégner la base des feuilles. Traiter au printemps quand le papillon pond et quand les larves éclosent.

Quelques autres posts confirment de bons résultats après utilisation de ce produit vendu en droguerie pour éradiquer vrillettes et autres brouteurs de meubles en bois.

Pour mon palmier dont la tête est très abimée (à gauche), j'ai mis 100ml de xylophène dans mon pulvérisateur, puis ajouté 5 fois plus d'eau. Et j'ai traité le sommet du stipe, sans réaction apparente 8 jours plus tard (pas de brûlure ou autre dégradation des pousses des palmes).

Il faut maintenant attendre l'arrivée des papillons pour vérifier que l'odeur du xylo les repousse, ou le printemps prochain pour observer l'état des nouvelles palmes.

Par précaution, j'ai planté un autre palmier à côté afin de remplacer le malade si la "réanimation" n'a pas donné le résultat attendu...

 

Attention, le xylophène est toxique,

et cette utilisation n'est sûrement pas approuvée par la réglementation.

Photo JLD - Mai 2019
Photo JLD - Mai 2019

Date de création 15/07/2018

 

Aujourd'hui 23 juin 13h15, je viens de voir un gros papillon s'envoler depuis le palmier qui se trouve dans ma cour. Peu de doute sur l'identité, il ressemblait à un Paysandisia. Était-il parasité par un des nématodes sorti du pulvérisateur il y a quelques semaines ? 

Le temps que je sorte avec une tapette à mouche il était passé par dessus le mur. Si vous en voyez un, n'hésitez pas à sévir. Mieux qu'une tapette, une raquette de badminton ou autre devrait être efficace. L'asso du quartier offre une récompense, à valoir lors du prochain repas de quartier, conservez les cadavres pour servir de preuve !

A.R.

 

_______________

 

La plupart des palmiers  sont attaqués par les larves d’un papillon arrivé d’Argentine il y a quelques années. On reconnaît la maladie aux palmes dont l’extrémité est mangée ou dont les feuilles sont simplement percées. Une chenille les a dévorées avant leur déploiement.
Sans réaction de la part des habitants, le quartier va perdre sa physionomie à laquelle la plupart d’entre nous sont attachés. Les insecticides chimiques sont très toxiques, en particulier pour les abeilles qui n’ont pas besoin de ça. Mais il existe des bestioles microscopiques (des nématodes) capables d’infecter les larves et les papillons et de les dévorer de l’intérieur.
L’application se fait au moyen d’un pulvérisateur. Deux fabricants pour ce type de produit, assez cher et livré en conditionnement pour 3 ou 5 arbres, ou plus encore. Cherchez nematodes palmier et ne choisissez pas le produit le plus cher...
Si vous n’avez qu’un arbre chez vous, profitez-en pour dire bonjour à vos voisin(e)s et partager votre achat (conservation au frigo). Il vaut mieux faire plusieurs pulvérisations dans l’année, avant d’arriver au stade terminal qui nécessite des moyens importants pour l'enlèvement...


https://papillon-du-palmier.com/traitements.htm

(Extrait de la Gazette 98)

Bonjour,

J'habite rue de la Concorde. 
Dans notre mini jardin, nous avons depuis deux jours un couple de gros
papillons qui semble avoir trouvé un coin adéquat pour s'accoupler. Ma compagne et moi trouvions ça joli, et puis après photos et identifications,
il s'avère qu'il s'agit de paysandisia archon, le fameux tueur de palmiers.
Nous avons précisément un palmier chanvre sur lequel ils viennent s'agiter... Le mâle se livrait ce matin (07/07) à un ménage avec ses pattes,
en parcourant une feuille de la pointe vers la tige.

Ce qu'il faisait est décrit ici : (Hérault Tribune) La Dépêche du Midi en a déjà fait état, la Gazette des Chalets aussi : n°91, page 8.

Bien que très jolis, il faut malheureusement se débarrasser de ces papillons
(avant que la femelle ne ponde, et c'est pour bientôt!)
N'étant pas fan des produits chimiques, j'ai opté pour la raquette de badminton
mais ils sont coriaces !.
En espérant qu'ensuite un arrosage copieux dissipe les phéromones laissées. Sauvons nos palmiers! Yves
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mer.

17

juin

2020

TESO, enquête publique, concertation chaotique et nouveau projet des associations riveraines

 

 

Le point sur la concertation TESO, l'avis de l'association Chalets-Roquelaine et la participation à l'enquête publique : 3172 pages de dossier TESO et la tour Occitanie.

Le nouveau projet "Nòu Matabiau" proposé par les associations riveraines

Le Journal Toulousain, mercredi 17 juin 2020

Un nouveau projet en lieu et place du Grand Matabiau Quai d’Oc

Plusieurs associations de quartiers limitrophes de la gare Matabiau ont publié un manifeste invitant les candidats métropolitains à réorienter le projet Grand Matabiau Quais d’Oc, ex-Teso. Ce dernier n’ayant plus, pour les signataires, sa place, tel quel, face aux bouleversements climatiques et économiques annoncés.

Matabiau
©BAU

Nòu Matabiau serait son nom. La concertation serait son maître mot. L’écologie serait son étendard. Et l’innovation urbaine, ses fondations. Il s’agit d’un nouveau projet qui prendrait place sur le socle historique de la gare de Toulouse. Élaboré collectivement par les associations de quartiers proches de Matabiau, ses contours ont été publiés dans un manifeste, soumis aux candidats métropolitains encore en lice pour le second tour des municipales.
« Sous des airs de modernité, le projet de réaménagement de la gare Matabiau, initié par Jean-Luc Moudenc, nous ramène aux années 1970 », déplorent les signataires, qui dénoncent « un quartier d’affaires froid et sans âme ». Eux demandent, comme ils l’ont déjà mentionné lors des différentes concertations lancées dans le cadre des enquêtes publiques, un quartier à visage humain, convivial, dont l’identité urbaine et architecturale serait ancrée dans la ville.

L’écologie au cœur de Nòu Matabiau

« Pour nous, l’aménagement de cette immense zone urbaine doit être le laboratoire de ce qu’il faudrait réaliser en matière de mobilités décroissantes, d’urbanisme écologique, de démocratie locale, de culture, de mixité sociale et inter générationnel, d’économie solidaire créatrice d’emplois », affirment les associations. Elles appellent de leurs vœux un réaménagement plus proche de la nature, respectueux de la santé et de la qualité de vie des habitants.
Les sept associations signataires*, soutenues par les Amis de la Terre, attendent ainsi davantage d’engagements des élus pour l’intérêt général face aux intérêts extérieurs. Et que ces garanties ne changent pas. En revanche, les positions prises par un maître d’ouvrage devront, elles, pouvoir être revues à la marge avec l’accord des habitants, mais ne pourront pas être remises en cause sans concertation.
Mais il est une promesse que les riverains souhaiteraient immuable : celle d’un quartier résolument tourné vers la nature. D’abord, en trouvant des solutions viables pour diminuer la pollution atmosphérique et donc, en remettant en question la place de la voiture. Pour cela, « la gare doit devenir un pôle multimodal exemplaire », lancent-ils. Ensuite, en incluant dans le projet un véritable urbanisme agricole et une réelle biodiversité.

Une réorientation concrète

Des orientations auxquelles les associations de riverains accolent des propositions concrètes comme celle de l’abandon de la tour Occitanie : « Ce projet irresponsable et probablement infaisable en l’état, restera s’il se réalise – et nous ferons tout pour qu’il ne se réalise pas – la marque indélébile du péché d’orgueil du maire sortant, imposé sans concertation, hors d’échelle et dont la végétalisation, de ses jardins suspendus – non accessibles aux résidents – semble improbable », expliquent les signataires du manifeste.
Ces derniers interpellent également la SNCF, partenaire privilégiée du projet. « À notre connaissance, elle vendrait, directement au privé, la parcelle de l’ancien tri postal où un projet démesuré risque de voir le jour. À la suite du Grenelle de l’environnement, l’État avait pourtant sommé la SNCF de libérer du foncier pour le mettre au service du bien commun, afin de construire des logements sociaux », assurent les associations. Elles demandent donc aux élus d’exiger de la SNCF qu’elle se recentrent sur les intérêts communs du projet et des habitants.
Des intérêts communs qui pourraient être élargis si les quatre futurs parvis desservant la gare étaient entièrement dédiés à la rencontre et au dialogue des différents usagers. L’idée serait de consacrer le parvis du canal à la promotion des terroirs, des grands sites et des productions agricoles et viticoles d’Occitanie. Le Conseil régional serait chargé de son animation. Le parvis Marengo, au pied du siège de Toulouse métropole, pourrait devenir celui de la culture avec l’implantation de cinéma ou de théâtres, ou plus facilement de guinguettes, bistrots ou animations éphémères. Quant au parvis de l’avenue de Lyon, il serait proposé au Conseil départemental pour la valorisation de ses politiques en matière d’agriculture durable. Pour finir, le parvis Michelet-Périole resterait à disposition des associations au travers d’un Fablab favorisant la créativité et l’intelligence collective.
Mais ces propositions, énoncées dans le manifeste, nécessitent un croisement d’expertises et de savoirs-faire dans plusieurs domaines pour devenir concrètes. « Tout repose ainsi sur la complémentarité entre le savoir théorique et l’expérience des usagers », estiment les associations de quartiers. C’est pour cela qu’elles suggèrent aujourd’hui aux candidats aux municipales, la création d’une Université populaire de l’innovation urbaine.

 

* AS Lapujade, Michel-Ange, Chalets-Roquelaine, Marengo-Bonnefoy, Bien Vivre à St-Aubin, Non au Gratte-Ciel de Toulouse – Collectif pour un urbanisme citoyen et Cheminots-Saint Laurent.

 

 

 

 

 

ENQUÊTE PUBLIQUE

 

 

 

97% des projets soumis à enquête publique en France sont acceptés avec ou sans réserves.

 

 

 

TESO n'a pas fait exception à cette règle implicite : la Commission d'enquête (CE) a accepté l'ensemble des 5 projets qui lui étaient soumis.

 

La participation a été forte. Il faut dire que les métiers de la construction ont sollicité largement leurs adhérents, quel que soit leur lieu de vie, afin qu'ils donnent un avis positif aux projets dont ils espèrent tirer bénéfice. Ainsi un maçon charentais a compté autant qu'un riverain de l'avenue de Lyon qui en sera chassé.

 

Tous les arguments avancés par les contributeurs n'ont pas fait l'objet d'une égale attention des commissaires. Le volet mobilités et ses conséquences sur la pollution a été totalement sous-estimé pour TESO dont les développement futurs (bureaux, logements, commerces) sont tout à fait incompatibles avec la voirie actuelle ou prévue. Pour compenser sans doute, la Commission préconise d’implanter les établissements accueillant des populations sensibles à l’écart des boulevards à fort trafic et d’étudier les différents moyens envisageables pour améliorer la qualité de l’air dans le secteur.

 

Nous n'aurons ainsi que nos yeux pour pleurer. Et prendre connaissance des statistiques de morbidité due à la pollution...

 

 

 

TOUR OCCITANIE

 

Malgré le peu d'enthousiasme manifesté par la CE dans son rapport en ce qui concerne les dépenses énergétiques et l'empreinte carbone (les tours ne font plus partie du modèle de sobriété énergétique du futur), elle passe outre aux dangers représentés par le manque d'expérience en ce qui concerne les tours arborées. Le rapport ne mentionne même pas les conditions de vent extrêmes déjà relevées à Toulouse, et se contente d'une citation en guise de remède aux « collisions mortelles contre les vitres [qui] constituent l’un des plus grands problèmes de protection des oiseaux de notre monde civilisé ».

 

A la lecture du rapport on ne peut que se rappeler que la présidente de la Commission d'enquête est la même personne qui a préconisé en 2016 la modification du PLU pour permettre, à l'emplacement du tri postal, une construction d'une hauteur de 150 mètres. Et s'interroger sur la nature des relations entre le président du tribunal administratif, qui nomme les commissions d'enquête, et le Maire qui promeut les promoteurs immobiliers.

 

Rapports de la commission d'enquête :
http://www.haute-garonne.gouv.fr/content/download/30786/205939/file/1%20Rapport%20TESO.pdf

 

http://www.haute-garonne.gouv.fr/content/download/30787/205943/file/2%20Conclusions%20TESO.pdf

 

 

 

 

 

  date de création 10 mars 2019

Rappel de l'historique du projet et des positions défendues par l'association Chalets-Roquelaine.

 

L'enquête publique est close depuis le 30 avril.

Plus de 1300 contributions ont été déposées sur les registres d'après la Dépêche du 3 mai. C'est bien pour la démocratie, bien que la participation de certains ait été largement téléguidée par des incitations du promoteur qui a même distribué dans le quartier des tracts erronés que La Dépêche a étrangement relayé dans ses colonnes.

Ces participations, souvent anonymes et laconiques, ne le sont pas toutes. En googolant certains noms de dépositaires on trouve facilement des gens appartenant au monde de la construction et n'habitant pas forcément à Toulouse : entrepreneur de maçonnerie de Ruffec (Charente), ou une autre de Saint-Girons... Un publicitaire de Neuilly/Seine ("conseil pour les affaires" d'après l'INSEE) vante le projet TESO et "l'architecture exceptionnelle de la tour"...vue du pont de Puteaux sans doute ?

Beaucoup plus moderne, et responsable, est la démarche suivie à Strasbourg avec la tour Elithis même si la hauteur commence à faire beaucoup...

 

 

 

Concertation chaotique

 

Après la réunion bronca du 13 mars 2018 à l'Espace Vanel, il avait été convenu avec le Maire que le plan guide 2016, défini grâce à la première concertation, qui a eu lieu de 2013 à 2016, constitue la base des discussions en 2019.

Après une relance tardive de la « concertation », un premier atelier (le 5 mars 2019) a permis de découvrir de nouveaux éléments, déjà évoqués en juin dernier mais n'ayant jamais fait l'objet de  discussion préalable : les hauteurs prévues pour les immeubles de Raynal (24 m dans le plan-guide, 60 m maintenant) et Cheminots - Saint-Laurent - Périole (12m dans le plan-guide de 2016, 35 m maintenant), la tour Occitanie (50 m en 2016, 150 m maintenant) et l’emprise au sol qui n’est plus réglementée (100% de surface constructible).

Les concertés, se sentant un peu escroqués, ont créé un collectif réunissant 11 associations, dont Chalets-Roquelaine. Il proteste, pacifiquement mais fermement, contre l'imposition de telles dispositions qui vont à l’encontre des accords précédents.
Il réclame simplement un retour au plan guide négocié de 2016.

Chacune des associations de quartier a participé à la rédaction de deux documents sur TESO et la tour. Ce sont : Cheminots-Saint Laurent, Lapujade, Michel-Ange, Chalets-Roquelaine, Etoile de Belfort, Marengo-Bonnefoy, AQMJC, Bien Vivre à St-Aubin, Non au Gratte-Ciel de Toulouse – Collectif pour un urbanisme citoyen.

Les documents sont téléchargeables ci-dessous.

 

Nos arguments sont exposés juste après (Circulation et pollution et paragraphes suivants)

 

Participation des association de quartier à l'enquête publique TESO, partie 1
TESO - Part 1.pdf
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Participation des association de quartier à l'enquête publique TESO, partie 2
TOUR - Part 2.pdf
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Circulation et pollution

 

Sur les 40ha de la ZAC, le projet comporte d'importantes surfaces de bureaux et de logements.

 

Sur ce périmètre, et indirectement sur le périmètre du projet urbain, la circulation augmentera en proportion du nombre d'employés, de riverains et des nouveaux échanges commerciaux nécessaires à la vie de ces quartiers. Les ambitions de TESO indiquent : 300 000 m² de bureaux, 2 500 logements, 50 000 m² de commerces. Ce qui correspond à des prévisions de 20 000 employés de bureau (15 m²/employé), 5 500 habitants (2,2 hab. / logement) et 12 500 employés de commerce (4m² / employé), environ 45 000 personnes avec les visiteurs, dont on ne peut déduire qu'une faible partie habitant et travaillant sur place. Si on y ajoute le projet de tour (13000 m² de bureaux, 126 logements, 1 hôtel + 2 restaurants, de nombreux commerces) on trouve près de 50 000 personnes.

 

A raison d'un aller-retour travail par jour pour la moitié d'entre eux (objectif 2030 du PDU mobilités : 54% des Toulousains circuleront avec leur voiture, contre 73% en 2013), cela met plus de 50 000 personnes par jour sur les bords du Canal, unique ou presque voie d'accès, plus du double du flux actuel (40 000 v/j d'après l'avis de l'Autorité environnementale). Ces 50 000 mouvements semblent avoir été effacés des bords du Canal par le SGDD (?) évoqué à plusieurs reprises dans les documents joints à l'EP. On croit comprendre qu'il s'agit du Système de Gestion Globale des Déplacements -SGGD- qui doit avoir été utilisé en oubliant des éléments importants à l'entrée du modèle ou avec un paramétrage défectueux.

 

 La nouvelle rue Raynal, plutôt orientée nord-sud, ne peut pas beaucoup décharger la circulation le long du canal. Sa présence ne pourrait, au contraire, que ramener au centre, à travers les échangeurs de Croix Daurade et des Izards, les véhicules du périphérique saturé et ceux des boulevards Silvio Trentin et Pierre Curie qui ne le sont pas moins. Complétée par la rue de Périole et le boulevard des Crêtes elle pourrait même constituer une section propice à la création d'une dérivation catastrophique pour la santé entre différents échangeurs nord / ouest et sud-est (ci-dessous à gauche).

 

Une voie Raynal qui pourrait compléter un "shunt" vers le sud-est pour les véhicules en provenance du nord ou de l'ouest
Une voie Raynal qui pourrait compléter un "shunt" vers le sud-est pour les véhicules en provenance du nord ou de l'ouest

Souvent évoquée comme étant la solution de tous ces maux, la 3ème ligne de métro se disqualifie avant de naître en privilégiant un trajet desservant des quartiers à urbaniser ultérieurement ou déjà desservis (Jean Maga, Sept Deniers stade, Fondeyre, La Vache, Toulouse-Lautrec...) et pas les quartiers les plus peuplés (Purpan, Sept Deniers centre, Ponts Jumeaux, Brouardel, Héraclès, J. d'Arc, Chalets). Ces boucles du trajet de référence -inutiles sinon pour des développements immobiliers futurs- décourageront beaucoup d'automobilistes d'abandonner leur volant (ci-dessous).

Tisseo a choisi un tracé au nord dans des "zones en devenir" au lieu d'un trajet centre beaucoup plus peuplé
Tisseo a choisi un tracé au nord dans des "zones en devenir" au lieu d'un trajet centre beaucoup plus peuplé

Dioxyde d'azote et particules fines

Ce surplus de flux automobile entrainera le doublement des excès de dioxyde d'azote NO2 et de particules fines, toxiques à la fois pour le système respiratoire et le système cardio-vasculaire, déjà largement hors normes à l’heure actuelle.

Voir le Monde 12 mars 2019 : La pollution de l'air tue deux fois plus que ce qui était estimé

La Charte de l'environnement précise qu'il est du devoir de chaque citoyen de protéger son environnement. Les statuts de l’Association précisent également son objet, dont la sauvegarde de l'environnement et du cadre de vie des résidents du quartier.

Il est donc du devoir de chacun d'entre nous de donner un avis négatif sur le développement de TESO tant que le plan de circulation qui devrait l'accompagner n'a pas été communiqué ni concerté sincèrement, jusqu'à ce qu'il soit satisfaisant pour la santé des riverains.

 

Carte extraite du PLUiH 2017 -( 3C5 Risques et nuisances). Les zones mauves indiquent les excès de NO2, les traits roses définissent l'exposition aux bruits, il manque les zones de dépassement pour les particules fines, surtout PM2,5 peu mesurées.
Carte extraite du PLUiH 2017 -( 3C5 Risques et nuisances). Les zones mauves indiquent les excès de NO2, les traits roses définissent l'exposition aux bruits, il manque les zones de dépassement pour les particules fines, surtout PM2,5 peu mesurées.

Circulation de transit

 

Argument supplémentaire, la saturation des boulevards et du Canal incite les automobilistes à emprunter les petites rues traversant le quartier des Chalets, développant une importante circulation de transit incompatible avec le réseau viaire et une vie de quartier. Dès aujourd'hui, ces milliers de voitures se pressant aux heures de pointe dans un quartier où la ventilation naturelle est bien moindre que sur les grands axes, ont pour conséquence une accumulation des polluants insupportable pour les habitants. Surtout ceux qui ne peuvent aérer leur logement qu'en ouvrant côté rue quand ils ne bénéficient pas d'un logement ayant des ouvertures côté jardins.

 

Extrait du dossier d'enquête publique mars-avril 2019 (quartier des Chalets en haut à gauche)
Extrait du dossier d'enquête publique mars-avril 2019 (quartier des Chalets en haut à gauche)

Les déplacements en modes doux nécessitent des aménagements pour prendre le relais des autres modes

 

On peut imaginer répartir à égalité dans une première approche ces 50 000 trajets/jour supplémentaires sur les moyens mis à disposition des usagers :

  • métro ligne A, qui semble pouvoir absorber effectivement 10 000 mouvements de plus à Marengo
  • métro 3ème ligne TAE, à la condition que son trajet desserve effectivement les stations les plus peuplées actuellement non desservies (voir paragraphe ci-dessus)
  • Lignes SNCF, si, comme nos l'espérons, l'étoile ferroviaire se développe, et les bus (4 actuellement plus 2 linéo)
  • modes doux, à la condition que les pistes piétons/cycles soient effectivement utilisables, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui
  • véhicules particuliers, en espérant que les normes antipollution satisfassent aux conditions sanitaires (disparition du NO2 dû aux moteurs, diminution des particules fines) donc que le parc ait été renouvelé en véhicules électriques.

 

Ces déplacements à vélo et à pied constituent aujourd’hui la seule alternative réelle à l’excès de pollution. A défaut de l’imposer, il faut inclure leur facilitation dans tous les projets urbains. En particulier, il est nécessaire de travailler sérieusement les points suivants avant le commencement des développements immobiliers :

 

  • La peinture verte sur le boulevard Matabiau est censée protéger les cyclistes, mais ceux-ci, effrayés par une circulation auto débridée, préfèrent slalomer entre des voitures garées sur le trottoir côté immeubles. Pour encourager les futurs usagers de TESO, il faut aménager une vraie piste cyclistes/piétons comme celle réalisée sur l'autre rive.

 

  • Une passerelle Concorde-Raisin semblait acquise dans le projet TESO. Elle ne figure pas dans l'avis d'enquête publique, son absence ne peut qu'encourager les usagers à conserver leur voiture incompatible avec la santé publique. Cette passerelle, étudiée par l'équipe de Joan Busquets, est pourtant le bon moyen pour drainer une grosse partie des usagers du futur TESO en direction du centre et des lycées et facultés.

 

  • Il est également nécessaire de réaménager la rue Matabiau et l'avenue de Lyon, dont les trottoirs étroits et pollués sont actuellement dissuasifs pour les déplacements piétons et vélos.

 

  • Enfin, la réorganisation du carrefour rues Merly/Concorde/boulevard d’Arcole/Chalets est également une priorité dans la sécurisation des déplacements des piétons et cyclistes qui doivent pouvoir traverser les boulevards en sécurité pour atteindre leurs destinations.

L'absence de planification de la mise en place des liaisons mode doux est une raison supplémentaire pour donner un avis négatif au premier objet de l'enquête publique.

 

Une passerelle confortable mais oubliée dans le dossier pour les piétons et les cyclistes entre Concorde et Raisin (étude BAU - J. Busquets). Piétons et cyclistes n'émettent aucune pollution.
Une passerelle confortable mais oubliée dans le dossier pour les piétons et les cyclistes entre Concorde et Raisin (étude BAU - J. Busquets). Piétons et cyclistes n'émettent aucune pollution.

Équipements collectifs

 

Génération après génération, les élèves du collège des Chalets passent beaucoup du temps alloué à l’éducation physique et sportive dans des autobus coincés dans les embouteillages.
Le projet TESO comporte la création d'une crèche publique et d'un gymnase. Ces équipements sont réclamés par notre quartier depuis plus de 20 ans. Il faut que leur dimensionnement tienne compte des besoins des deux quartiers Chalets-Roquelaine ET Raisin-Raynal, voire des besoins des quartiers limitrophes souvent aussi démunis.

En l'absence de précision, les habitants des Chalets ne peuvent que donner un avis négatif.

 

Tour Occitanie

 1 - La tour symbole

Aucune raison sérieuse n'a encore été avancée pour en justifier l'existence.

Sa première caractéristique est la hauteur de 150 mètres, plus de deux fois plus que les immeubles environnants. Le souhait de ses partisans est qu'elle soit vue de partout, de tous les Toulousains et visiteurs.

Si elle doit être vue de tous les Toulousains, il faut que tous puissent se prononcer sur l'opportunité de la construire, et pas seulement un faible nombre de concitoyens contraints-et disponibles- de lire -et comprendre- les 3372 pages du dossier de l'enquête publique. Pour faciliter leur choix, il est nécessaire d'installer pour quelques jours un gabarit composés de ballons à l'endroit prévu pour la construction de cette tour. Chacun pourra alors vérifier si les images perspectives fournies dans le dossier (PC_6) sont réalistes (deux sur quatre indiquent, au moment de l'enquête, des points de prise de vue erronés).

 

Le deuxième argument le plus utilisé est que cette tour constitue un Symbole, un signal fort...
De quoi, de qui ?

Le discours officiel nous rebat les oreilles en cherchant une légitimité du côté :

  • de la LGV, dont les hoquets renvoient maintenant une possibilité de financement après 2027
  • du Canal et de ses platanes -souvent atteints mortellement du chancre coloré- Plutôt que d'en revendiquer un parrainage il vaudrait mieux œuvrer pour les remplacer.
  • des tours des Capitouls (et pas les "campaniles" indiqués dans le dossier, bâtis pour héberger des cloches) qui servent à abriter, depuis le 16ème siècle, l'escalier de desserte des bâtiments attenants et culminent généralement à 25 mètres et pas à 155 (exceptionnellement 26,50 pour l'hôtel de Bernuy). Mais, probable point commun, la plupart ont été construites par des propriétaires soucieux de se montrer plus forts que les voisins.

En étant plus réaliste (mais moins poète) on peut évoquer les principaux points négatifs suivants :

  • Symbole d'un autre âge, celui d'un capitalisme triomphant né au 19ème siècle, et perpétué au 20ème dans les monarchies pétrolières et les dictatures asiatiques. Sans oublier la tour Trump sur la 5ème avenue new-yorkaise dont on n'a plus besoin de vanter les mérites du constructeur-propriétaire.
  • Signal de l'abandon d'une LGV trop coûteuse et d'un A380 non rentable.
  • Signal de la ségrégation entre riches et pauvres due au refus délibéré d'accueillir des logements sociaux.
  • Signal du refus de dialogue avec les habitants pour en justifier la nécessité, qui ne réside plus que dans la conséquence d'une proximité trop grande des politiques avec le monde de la promotion immobilière.
  • Signe d'une consommation excessive d'énergie pour le chauffage, la climatisation, la construction de la tour répondant aux normes RT 2012 d'il y a 7 ans, oubliant les normes RT2020 qui doivent entrer en vigueur dès l'an prochain et obligent à une autosuffisance énergétique (ce qu'on ne sait pas encore faire pour des bâtiments hauts de plus de 60m).
  • Signe de la création d'ilots de chaleur urbaine, ayant 3 origines incontournables : la dispersion des calories nécessaires au chauffage et à la climatisation, la réflexion des rayons solaires qui réchauffent les matériaux alentour qui restituent ensuite les calories accumulées, ceci d'autant plus que les bâtiments élevés freinent le vent et le refroidissement nocturne qui en résulte (voir schéma plus bas).
  • Signe de l'imposition d'une ombre envahissant les quartiers environnants, environ 10 000 personnes seraient concernées autour de cette tour. La perte d'ensoleillement sur les rues proches pourrait alors dépasser 200 heures annuellement (225 au carrefour rues Bayard et Lafon) et plus d'un millier sur le parvis Canal (3 heures/jour d'octobre à mars).

  • Signe d'une menace permanente pour l'avifaune qui ne manquera pas de heurter les immenses surfaces vitrées promises, de surcroit en partie traitreusement habillées par les plantes. https://abonnes.lemonde.fr/big-browser/article/2019/04/08/chaque-annee-des-millions-d-oiseaux-migrateurs-se-tuent-contre-les-vitres-des-gratte-ciel_5447497_4832693.html?xtref=https://www.lemonde.fr/

  • Signe encore de la végétation cache-misère du combiné ferraille-béton-verre anti écolo. «Le plus grand bouquet de fleurs que j'ai jamais fait» avoue Nicolas Gilsoul, architecte et paysagiste-alibi et metteur en scène.
    Quand un bouquet est fané, on le jette. Avant 10 années, les containers à plantes seront saturés par les racines, comment et qui changera les plants et la terre là-haut quand le promoteur aura quitté Toulouse ? Et, en attendant, quelle
    consommation d'eau potable pour l'arrosage de cette végétation ?

  • Signe de vent tempétueux
    - Dans les notices décrivant le terrain (PC-4) les rédacteurs se montrent optimistes : "certains [vents] peuvent provoquer des bourrasques jusqu'à 110 km/h ...[auxquelles] il faut ajouter des effets de vortex..."
    - Mais, dans l'évaluation environnementale dont les sources proviennent de la Météo nationale, on lit "le nombre de jours moyens où des rafales de vent d’une vitesse supérieure à 16 m/s sont observées est de 51. Il s’agit généralement du vent d’autan ..." (pièces B_4 du dossier d'enquête). C'est aussi la vitesse du vent à partir de laquelle la plupart des jardins publics sont fermés à Toulouse. Selon le site wind-data.ch (Office fédéral de l'énergie helvétique), à une bourrasque de 16m/s au sol (57km/h) correspond, à 150m, un ouragan de 113 km/h. (Les marins diraient force 12). Inversement, la vitesse de 60 km/h à 150 m correspond à une vitesse au sol d'environ 30 km/h, ce qui est beaucoup plus fréquent et constituerait le signal de fermeture du jardin-terrasse prévu aux niveaux supérieurs.
    - Si on se montre encore moins optimiste, on peut reprendre les relevés effectués au cours de l'orage du 7 août 1989  : 144 km/h à Blagnac (40m/s), ce qui promettrait 282,6 km/h au sommet de la tour ... en admettant que le sommet culmine encore à 150m après un tel cyclone.
    Référence un peu plus proche, la tempête Lothar a dévasté
    , dans la journée du 26 décembre 1999, les forêts de France, de Suisse, d'Allemagne et du Danemark, causant des dommages sans précédent avec des vents au sol jusqu'à 259 km/h. Qu'en aurait-il été au sommet d'une tour de 150 m ?

    Ce souvenir n'efface-t-il pas toute référence aux tours des capitouls ou aux arbres du Canal ?

 

à gauche derniers épisodes de vent dans la région (pièce B-4 état initial) - à droite profil vertical du vent de 10 à 150m de hauteur
à gauche derniers épisodes de vent dans la région (pièce B-4 état initial) - à droite profil vertical du vent de 10 à 150m de hauteur
Source origine USEPA (U.S. Environmental Protection Agency)
Source origine USEPA (U.S. Environmental Protection Agency)

 

Il nous faut revenir à des valeurs exemplaires et pérennes, en phase avec les exigences d’aujourd’hui, ne rejetant pas grossièrement l’apport, déterminant pour les transports collectifs, de la gare du 19ème siècle et du Canal du 17ème, deux monuments historiques dont on devrait être respectueux et préserver les richesses patrimoniales.

Là encore, un avis négatif semble s'imposer pour la tour (objet 4 de l'enquête publique) dont l'utilité, loin d'avoir été prouvée, n'est justifiée que par des motifs immatures ou mercantiles.

 

2 - Pour un projet urbain cohérent et convivial

Le saucissonnage proposé pour le développement du projet TESO (chaque parcelle devant faire l'objet d'un appel d'offre spécifique) fait craindre une incohérence globale. Déjà, poser une tour fréquentée par plus de 3000 personnes entre les deux parvis les plus importants de la gare est contraire à la nécessité de désenclavement, réalisé grâce à la mise en place de quatre parvis au lieu d'un. Cette tour serait un abcès dans la circulation autour du projet.
Il faut revenir à un plan d'ensemble en osant une architecture à échelle humaine respectueuse de l'environnement et des habitants, leur permettant d'échanger et dialoguer en se regardant autrement que par Internet et réseaux sociaux.

Les plus de 2 millions de signataires de l'Affaire du siècle devraient inspirer le commanditaire et sa maîtrise d’œuvre en faveur de la création d'un quartier autosuffisant en énergie.

Les promoteurs veulent nous imposer une vie "à l'américaine" ou "à l'Abou Dhabi" dans des immeubles démesurés. Pourtant, de nombreux Toulousains contents et fiers de l'être, veulent continuer à vivre "à la Toulousaine". Cette vie semble enviée par beaucoup de Français qui cherchent à s'implanter dans la région, ce qui n'est surtout pas une raison pour vouloir faire un urbanisme démesuré pour "densifier".
Le quartier des Chalets est un des plus denses de Toulouse, nous y vivons bien et nous souhaitons y rester.

 

 

L'enquête publique

Un seul avis sur le boulevard pour l'enquête publique : souci d'économie ou de discrétion ?
Un seul avis sur le boulevard pour l'enquête publique : souci d'économie ou de discrétion ?

 

Une affiche au métro Jeanne d'Arc annonce l'enquête publique préalable

 

- à la délivrance du permis de construire de la tour Occitanie
- à la déclaration d'utilité publique des travaux nécessaires à la réalisation des opérations structurantes de Toulouse EuroSudOuest
- à la détermination des parcelles à déclarer cessibles
- à la mise en compatibilité du plan local d'urbanisme de Toulouse Métropole, commune de Toulouse, et du plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat, en cours d'approbation
- au classement/déclassement des voiries.

 

Nous ne pouvons que vous encourager à donner vos avis, quels qu'ils soient, lors de cette enquête.

 

Voir aussi Actu-Toulouse 12 mars 2019

 

 

Extraits de l'affiche (recollés)
Extraits de l'affiche (recollés)

 

En ce qui nous concerne, cette enquête qui couvre des objets multiples apparait comme un moyen de noyer plusieurs poissons du même coup :

- une tour de 150m,
- la restructuration du secteur av. de Lyon,
- les expropriations,
- la modification du PLU (mise en compatibilité*),
- la voirie du secteur.

Toutes méritent mieux qu'une enquête de 45 jours pour engager définitivement des générations de Toulousains et de visiteurs.
Il faut un vrai débat démocratique permettant de déterminer un vrai plan d'urbanisme (et d'urbaniste), et arrêter les modifications à la sauvette même si elles sont appuyées sur ... 3372 pages de dossier.

 

L'AVIS NÉGATIF JUSTIFIÉ PRÉCÉDEMMENT CONCERNANT LE PREMIER OBJET DE L'ENQUÊTE PUBLIQUE NE PEUT QU'ENTRAINER DES AVIS NÉGATIFS POUR LES OBJETS 2,3 ET 5 QUI DÉCOULENT DU PRÉCÉDENT.
ON A VU QUE LA TOUR NE PRÉSENTAIT AUCUNE JUSTIFICATION SÉRIEUSE POUR SON EXISTENCE MAIS BEAUCOUP DE CONTRE-INDICATIONS POUR L'ENVIRONNEMENT ET LA DÉMOCRATIE. NOUS Y APPORTERONS DONC UN CINQUIÈME AVIS NÉGATIF.

 

*La mise en compatibilité est là pour permettre des opérations immobilières qui ne peuvent qu'apparaître, ainsi que le déclarait l'ancien directeur d'Europolia, comme étant "de bonnes affaires".

La procédure de mise en compatibilité du PLU - qui permet d'aller plus vite qu'une révision en brûlant certaines étapes, (ainsi aucun rapport de concertation n'est requis) suppose que le projet soit d'intérêt général (ou reconnu d'utilité publique). Ce n'est, aujourd'hui, le cas d'aucun des objets de cette enquête.

 

 

 

Comment répondre à l'enquête publique ? (EP)

Les enquêtes publiques précédentes ont montré que les partisans des gratte-ciel étaient bien organisés pour répondre en réclamant toujours plus de béton. La commissaire enquêtrice a elle-même fait preuve d'une partialité inattendue lors de l'EP de modification du PLU de juin 2017:« La CE considère qu’il n’est pas souhaitable de supprimer toute limitation de hauteur pour ce projet et préconise de déterminer une hauteur maximale permettant de réaliser un véritable élément signal en matière architecturale se distinguant nettement des immeubles voisins : une hauteur maximale de 150 m nous semble raisonnable en l’espèce ».

 

Il faut qu'un maximum d'habitants se mobilisent pour donner leur(s) point(s) de vue en se connectant du 14 mars au 30 avril inclus http://www.haute-garonne.gouv.fr/Publications/Declarations-d-intention-enquetes-publiques-et-avis-de-l-autorite-environnementale/Operations-d-amenagement-et-infrastructures-de-transport/Enquetes-publiques-en-cours-ou-programmees/Projet-Toulouse-EuroSudOuest-TESO

 

 

Attention : dans la rédaction des avis il vaut mieux exprimer un avis personnel, en particulier en relevant les gênes apportées de façon factuelle par le gratte-ciel et les bâtiments énergivores, la pollution automobile, l'ombrage, les destructions patrimoniales…) sans faire trop de copier-coller, mal vus par les commissaires enquêteurs.

 

 

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dim.

07

juin

2020

Circulation de transit : enfin les mesures du trafic, assorties d'une nouvelle promesse

Rue Ingres (3/11/20- 9h)
Rue Ingres (3/11/20- 9h)

6 juin 2020

Mme Arribagé, maire de quartier, nous a fait parvenir, après une nouvelle demande de l'Association, les résultats des mesures de trafic effectuées entre janvier et mars 2020.

 

...
Dans la continuité de vos échanges avec Jean-Michel Lattes au sujet de la circulation dans votre quartier, je tiens à vous communiquer les résultats des études conduites par les services techniques (que vous trouverez dans le document pdf associé à cet envoi).

 

Au vu de ces résultats, il convient de prévoir des aménagements permettant de contenir l’augmentation du trafic observé sur l’itinéraire des rues Mérimée, Ingres, Printemps.

 

Les services travaillent d’ores et déjà à la mise en place de chicanes, dont la mise en œuvre s’envisagera dans un premier temps.

 

D’autres actions seront à engager à plus long terme.

 

Pour l’ensemble de ces projets, je reviendrai vers vous afin que les services vous présentent leurs propositions d’amélioration...

 

Ces résultats incluent une comparaison entre 2016 et 2020.
Ils sont joints ci-dessous.

 

Nous espérons que les "services" travailleront plus rapidement et que les chicanes seront installées bientôt ainsi que nous l'avons réclamé en septembre 2019.

Comptages routiers et relevés des vitesses mai 2020
Direction Mobilité Gestion Réseaux de Toulouse Métropole
Domaine Déplacements Stationnement Expertise
mesures-trafic-arribagé-1.3_Chalets.pdf
Document Adobe Acrobat 1.2 MB

Une campagne de mesures cahotante

2 avril 2020

Pendant le confinement, l'association prépare la suite.

 

Après les propos de J-M Lattes en septembre qui nous promettait une étude avant les élections, nous avons relancé les services pour avoir les chiffres de la mesure du trafic dans le quartier.

Puis nous avons tenu une réunion avec la nouvelle Maire du quartier, et encore une avec l'adjoint chargé de la pollution.

Les mesures début janvier (photos ci-dessous) ont été complétées dans la première quinzaine de mars . Nous espérons que les ratés précédemment constatés ont été corrigés mais nous ne pouvons que nous en remettre aux élus pour récupérer les résultats.

Toujours en espérant améliorer la qualité des échanges entre les habitants et les élus municipaux...

 

 

 

 

Toujours raté !

 

Nouvelle lettre à J-M Lattes le 22/01/2020 :

 

Après la réunion du 11 septembre 2019 avec M. Lattes, Mme Winnepenninckx et les services techniques, les dispositifs habituels pour compter les véhicules et mesurer leur vitesse ont été installés le 13 janvier 2020 dans les rues du quartier.

Ces dispositifs ont été démontés le lundi 20 janvier dans la matinée.

Deux remarques qui motivent notre interrogation quant à l’efficacité de ces mesures :

- 1     Positionnement des dispositifs mis en place
- certains de ces dispositifs ont été installés trop près des ralentisseurs et donc la mesure de vitesse est, pour un nombre important de véhicules, minorée par le coup de frein qui précède souvent la découverte du ralentisseur. Il aurait été plus pertinent de fixer ces tuyaux au milieu de la longueur des rues concernées (photos 4, 7) .
- même remarque pour ces mesures si elles sont faites juste avant un carrefour (photos n°1, 3 , 4)
- les tuyaux en caoutchouc déclenchant les mesures devraient être solidement fixés et non flottants comme constaté dans les rues de la Concorde et Roquelaine (photos n° 5, 6)
- 2      Vandalisme d’une partie des dispositifs
- ces tuyaux ont été arrachés dès la soirée du 14 janvier dans les rues Ingres et Falguière, limitant ainsi la durée de mesure à un peu plus de 24 heures, alors qu’il était intéressant de mesurer les périodes de pointes qui sont surtout significatives les mardis et jeudis, et non les lundis-mercredis-vendredis et w-e.(photos 2 et 5)

Nous avons nous-mêmes signalé cette situation en réunion au Capitole le mercredi 15 janvier à la Maire de quartier Madame Arribagé accompagnée de Mme T. Lorin, puis à Allo-Toulouse par téléphone le 16 janvier.

Nous nous interrogeons sur la validité de mesures effectuées par des dispositifs n’ayant, pour certains, fonctionné que pendant 24 heures ou moins et demandons qu’une nouvelle campagne de mesures soit effectuée pendant une semaine. Nous cherchons à asseoir les propositions d’aménagement concernant le trafic de transit à travers le quartier, et voudrions connaître, heure par heure, le nombre et la vitesse des véhicules y ayant circulé.

Nous espérons ainsi pouvoir enfin trouver, avec les services compétents, une (des) solution(s) aux problèmes de cohabitation et pollution induits par cet important transit automobile qui s’accroit d’année en année et n’a trouvé depuis 2016, en dehors des récentes peintures sur la chaussée, aucun début d’action corrective.

Pour le président et la commission de circulation,
les vice-présidents Jean-Louis Ducassé et Alain Roy


Pièces  jointes :
    photos prises les 13 ou 14 janvier
    graphique comparant les niveaux de pollution aux particules fines du 6 au 8/12/19 rue Ingres et avenue des Mazades.(voir plus bas)

 

 

Encore raté !

 

On lit dans La Dépêche du 10 janvier 20 :

À la mairie, Sylvie Rouillon-Valdiguié et Jacqueline Winnepenninckx-Kieser ont démissionné de leurs délégations. Celles-ci ont été réattribuées à d’autres élus, notamment Laurence Arribagé pour la mairie de quartier Chalets-Bayard et Jean-Claude Dardelet pour le développement touristique.

 

Voila un changement dans l'organisation de la municipalité qui ne peut que retarder les mesures de vitesse promises, sans préjuger de l'action de Laurence Arribagé. Nous espérons que le personnel du secrétariat tiendra la distance qui nous sépare des élections.
Depuis 2016, année des précédentes mesures qui devaient être suivies d'actions correctives, l'efficacité de la municipalité dans ce domaine ressemble à un fiasco complet en ce qui concerne le quartier Chalets-Roquelaine.

 

 

Enfin des nouvelles de la Municipalité !

 

Mme Winnepenninckx-Kieser nous fait parvenir ce courriel daté du 16 décembre

 

...

Je tiens à revenir vers vous suite à votre sollicitation du 6 décembre dernier.
Vous souhaitiez obtenir des éléments de suivi, en lien avec notre rencontre avec Jean-Michel Lattes et les services techniques, le 11 septembre.
La Direction Mobilité Gestion Réseaux m’informe que de nouveaux comptages seront réalisés fin janvier, sur les mêmes sites qu'en 2016.

En suivant, une analyse sur un éventuel changement de plan de circulation sera faite.

...

 

et revient pour nous l'éternelle question : 

l’ANALYSE et l’EVENTUEL changement de plan de circulation, vous les ferez seuls ou avec l’Association du quartier ?

 

 

Transit et pollution

dernière mise à jour : 15/12/19

Nous avons voulu mesurer l'influence de la circulation de transit à travers le quartier sur le niveau de pollution aux particules fines.

A cette fin, nous comparons le niveau relevé par Atmo-Occitanie avenue des Mazades distant de 1100m à celui observé rue Ingres (capteur Foobot installé sur un balcon au premier étage, protégé de la pluie). Les deux séries de mesures montrent des dépassements conséquents du seuil préconisé par l'OMS.

 

Après la condamnation de l'état par la Cours Européenne de Justice pour dépassement persistant des valeurs limites de NO2 dans différentes grandes villes françaises dont Toulouse, on peut réfléchir au dépassement persistant des valeurs limites des particules fines et aux moyens d'y remédier. Nous avons proposé des mesures simples à prendre pour freiner le trafic de transit. Faut-il envisager des actions plus radicales pour être effectivement entendus ?

 

En attendant nous travaillons avec le CAPAT (collectif Anti Pollution de l'Agglomération Toulousaine) pour contrôler aussi les niveaux de NO2.
Pour en savoir plus sur les polluants et leurs effets

 

Pollution due aux particules fines av. des Mazades par Atmo-Occitanie et rue Ingres. Déc 2019
Pollution due aux particules fines av. des Mazades par Atmo-Occitanie et rue Ingres. Déc 2019

Fin de période de pollution aux particules fines sur Toulouse (alerte lancée pour le 6 décembre).

 

Les mesures sont très comparables d'un site à l'autre. Cependant, durant les période de pointe de circulation, le niveau mesuré des particules fines grimpe rue Ingres (bleu) jusqu'à atteindre 2 fois et demie le niveau mesuré par Atmo-Occitanie (rouge) aux Mazades (vendredi soir vers 22 heures).
Le lendemain samedi où la circulation est plus rare, dépassement moindre de 8 à 10h, puis de 17 à 23 heures. Passage poubelle vers 5 heures.
Dimanche, il a plu, la pollution est faible dans l'après-midi : entre 6 et 10µg/m3 aux Mazades, de 10 à 15 rue Ingres et montre, comme tous les jours, une bosse en fin d'après-midi.
Le dernier bâton vertical bleu n'est là que pour signaler la limite recommandée par l'OMS (25µg/m3 sur 24h).

 

 

 

WAZE, un coupable facile qui ne doit pas exonérer la municipalité des carences constatées.

 

Bien que la plupart des journalistes n'aient pas encore intégré les dangers de la pollution découlant d'une circulation pléthorique, la thrombose finit par lasser comme le montre cette liste récente obtenue en recherchant le mot "wase" sur le site de La Dépêche, logiciel de navigation sur les téléphones portables qui incite les automobilistes à utiliser les petites rues pour atteindre plus rapidement des quartiers éloignés.

 

Simple recherche du mot "waze" sur le site de La Dépêche
Simple recherche du mot "waze" sur le site de La Dépêche

Des démarches oubliées par la Mairie

En toute logique, on préfèrerait que des mesures de vitesse soient effectuées avant d'installer un dispositif ralentisseur, et après pour en mesurer l'efficacité.

 

Quand on ne recherche pas l'efficacité d'un aménagement, les citoyens peuvent se demander s'ils ne sont pas témoins d'une nouvelle opération de communication.

 

Voir ci-dessous les lettres au premier adjoint et le compte rendu de la réunion au Capitole.

Depuis 2016, nous réclamons des aménagements  efficaces pour ralentir le flux de voitures.

 

Alors que nous avons demandé au premier adjoint et à la Maire de quartier la mise en place de ralentisseurs efficaces et du stationnement à côtés alternés pour couper les trop longues lignes droites, la métropole continue à faire peindre le bitume : le sigle 30 est maintenant collé sur la plupart des rues du quartier, parfois juste devant les ralentisseurs qui signifient eux-mêmes vitesse limitée à 30 (à gauche rue Ingres le 28/10/2019)

Ça peut paraitre bizarre : si des conducteurs passent volontairement trop vite au-dessus de ralentisseurs bossus, comment espérer les ralentir par un sigle collé à plat sur le bitume ?

 

C'est encore plus bizarre quand ce même sigle est collé sur les rues où jamais personne n'a constaté d'excès de vitesse (rue de Coulmiers, à gauche, qui se termine en impasse).

 

 

Rue Ingres (5/10/19)
Rue Ingres (5/10/19)

 

Autres pistes de réflexion :

  • Quel temps gagné en utilisant les raccourcis ?
    Le paradoxe de Braess énonce que l'ajout d'une nouvelle route dans un  réseau routier peut réduire la performance globale, lorsque les entités se déplaçant choisissent leur route individuellement.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Braess
  • Que gagne la communauté urbaine dans son ensemble à laisser les automobilistes utiliser des raccourcis à travers les quartiers si la somme des temps de trajets et pollutions augmente en proportion du nombre de rues utilisées ?

 

 

 


La sortie du jardin du Verrier

 

Nous avions aussi demandé que soit aménagé, pour la rue Godolin, un passage piétons très surélevé au niveau du jardin du Verrier (comme devant toutes les écoles). Et nous avons eu la surprise de voir des travaux tracer, au droit de la rue Perbosc, un passage piétons habituel.

L'Association a donc écrit au Maire et aux adjoints concernés :

 

Monsieur le Maire,
Monsieur le Maire premier adjoint
Madame le Maire du Quartier,
Les services municipaux ont entrepris ces derniers jours la mise en place d’une signalétique d’un « passage piétons protégés » au niveau de la rue Godolin.
Dans un premier temps nous avons pensé que cela répondait à la demande de l’association du quartier Chalets-Roquelaine, mais ....
Nous nous permettons de vous rappeler que cette association vieille de XX années a permis ses buts principaux le bien être des habitants du quartier et que la sécurité fait partie de cette notion de bien-être. De plus, vous n’ignorez pas que la concertation entre tous les acteurs d’un objectif est le mode principal d’action des membres et du conseil d’administration de notre Association.
C’est pourquoi nous avons plusieurs fois attiré votre attention sur la problématique de l’insécurité dans la rue Godolin au droit de la sortie du Jardin du Verrier qui est le seul espace vert du quartier et où se rendent de nombreuses personnes dont des enfants et que le risque est important en sortant du Jardin de ne pas avoir de passage protégé pour traverser la rue. Nous avons demandé vu le nombre d’enfants qui s’y amusent et qui peuvent sortir intempestivement que sur le modèle des sorties d’écoles élémentaires un passage protégé surélevé y soit installé. Les membres du CA de l’association ont exprimé ce besoin à de nombreuses reprises auprès de Madame le Maire du Quartier et de ses services, auprès de Monsieur le premier adjoint lors d’une réunion le 11 septembre en son bureau au Capitole et jusqu’aux membres de l’association Pour Toulouse lors d’une rencontre impromptue. Et le résultat est ... un passage standard dans la rue mais loin de la sortie du Jardin (cf. PJ 1 photographies). Outre le non aboutissement de la demande initiale et donc selon nous son inefficacité concernant la sécurité des enfants sortant du Jardin, cette réalisation génère la suppression de 2 places de stationnement qu’une réalisation dans l’axe de la porte n’aurait pas engendrée ; ceci aggravant le désagrément pour les riverains. Elle traduit également, mais nous commençons à en avoir l’habitude, la non concertation avec l’association du quartier pour la concrétisation d’un projet demandé par elle.
En synthèse, une réalisation sans concertation avec une association de quartier demanderesse et une réalisation inefficace en terme de sécurité au vu de l’objectif initial de notre demande ... on ne peut pas être satisfait !
[...]

Pour le Conseil d’Administration
JLD
vice président de l’Association

 

 

La réponse du maire est arrivée, elle est loin de nous satisfaire...

On peut même dire qu'elle confirme que la promesse des travaux prévus en 2016 n'a pas été tenue.

Elle nous recommande de nous rapprocher de la Maire de quartier qui a depuis disparu de la liste choisie par le Maire pour les élections municipales :

 

DUCASSE-JLM- 19 065 185.pdf
Document Adobe Acrobat 528.5 KB

Une demande claire de la part des habitants

_________________________________________________

 

Ce n'est pas un sujet qui avait été oublié par les habitants, toujours agressés par cette circulation incompatible avec la vie d'un quartier. La Mairie avait oublié nos demandes de 2015 et 2016. L'interview de J-M Lattes dans Actu-Toulouse a été l'occasion de réveiller les riverains.

 

 

Transit : réunion au Capitole (11 septembre 19)


Compte-rendu de la réunion avec Monsieur Jean-Michel Lattes, 1er adjoint au Maire, chargé des
déplacements et de la circulation, deux membres de Toulouse-métropole et Madame Jacqueline
Winnepenninckx-Keiser, maire de quartier.
En réponse à la lettre adressée par Bertrand Verdier, président de l’association (voir Gazette n°98 - extrait ci-dessous), rendez-vous a eu lieu mercredi 11 septembre [2019]. Nous avons exposé à M. Lattes et à son équipe les dispositifs simples et peu onéreux auxquels nous avons pensé, propres à mieux faire respecter la limitation de vitesse et à diminuer de façon significative une circulation
de transit incompatible avec la vie de quartier. Dans l’attente de la mise en œuvre du schéma directeur de J. Busquets recommandant une circulation en boucle (ou marguerite) dans le quartier, qui  supprimerait définitivement le shunt «Honoré Serres- Boulevards-Canal ».
Ces dispositifs s’appliqueraient donc sur l’axe Godolin-Mérimée-Ingres-Printemps- St-Papoul.
- Rue Godolin : passage piétons très surélevé au niveau du jardin du Verrier (comme devant toutes les écoles)
- Rue Mérimée : il s’agirait de créer une rupture et un ralentissement des automobilistes qui prennent le virage Balance-Mérimée, en changeant le stationnement de côté, en accord avec les habitants de la
rue.
- Rue Ingres : ralentir et complexifier le parcours en mettant en place un stationnement en quinconce pour casser l’effet rectiligne de la rue longue de 220 mètres.
Stationnement à droite d’abord, puis sans changement jusqu’au n°19, et à nouveau à droite du 20 au 22 avant l’école Billières.
- Rue du Printemps où l’on stationne des deux côtés de la rue, une vraie surélévation du carrefour avec la rue Saint-Hilaire, le maintien du feu au bout de la rue avec l’obligation de tourner à gauche vers le canal, puis d’emprunter les rues Franc ou Volta pour les automobilistes désirant rejoindre
la rue Matabiau vers le pont Matabiau ou Jeanne d’Arc.
-Enfin ces dispositifs seraient complétés de marquages au sol 30, de ralentisseurs plus efficaces et d’un radar pédagogique.
Nous avons été écoutés avec attention, M. Lattes nous a assurés que les études vont être lancées, mais la mise en œuvre ne pourra intervenir qu’après les élections municipales de mars 2020 pour éviter tout soupçon de favoritisme :
- Dans un 1er temps, un nouveau comptage du trafic et des mesures de vitesse seront réalisés (les derniers datant d’avril 2016 et ne rendant plus compte de la réalité augmentée par les applications de guidage type Wase sur smartphones).
- Les ingénieurs des services techniques de la métropole détermineront ensuite quelles solutions pourraient être les meilleures.
- Commencera alors une phase de présentation des mesures et de consultation des habitants du quartier, la Mairie voulant s’assurer du consensus le plus large.
Nous pensions que ces dispositifs pouvaient raisonnablement s’appliquer rapidement, notre attente est à cet égard un peu déçue. Il nous faudra rester en contact avec Toulouse-métropole pour manifester
notre détermination et procéder de notre côté à des rencontres avec les habitants du quartier concernés. Avec les mesures préconisées on peut espérer une baisse du trafic d’au moins 20% et des vitesses plus compatibles avec une vie de quartier.
N’hésitez pas à nous contacter en écrivant à la Gazette ou sur chalets-roquelaine.fr


Joachim Colberg, Claude Lalanne, Julio Navarro, Alain Roy.

 

 

Suite à l'article publié par Actu-Toulouse

https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-veut-empecher-automobilistes-prendre-raccourcis-dans-quartiers_22944326.html

nous avons écrit à J-M Lattes, premier adjoint chargé des déplacements.

Extrait de la Gazette n°98 (printemps 2019) :

 

 

Complément extrait de la Gazette n°88 (27 novembre 2016) :

 

Pose de ralentisseurs supplémentaires sur les trajets de transit des voitures de l’avenue H. Serres  vers le pont Matabiau. Au vu des vitesses excessives relevées en fin d’été, on a proposé à la Mairie de compléter le dispositif par des coussins posés en début de rue pour éviter que les automobilistes pressés profitent de cette zone généralement libre pour accélérer et passer ainsi toute la rue à plus de 40 km/h, vitesse qui efface le cahot ressenti par la plupart des véhicules. La mairie a accepté à condition de mettre, pendant une période de test de 6 mois, des coussins rouges dits berlinois. Ces coussins présentent beaucoup de défauts (bruit, revêtement glissant, esthétique douteuse...) mais pourraient suffire pour évaluer les diminutions de vitesse possibles.
D’autres demandes de mise en sécurité (plateau ralentisseur devant l’école Billières ou devant le jardin du Verrier n’ont, pour l’instant, pas reçu d’avis favorable.
Les coussins seront placés en 2017.

 

Les dernières mesures datent du printemps 2016

Le plan ci-dessus présente les résultats des comptages de trafic et vitesse des véhicules effectués par les services techniques de la métropole du 8 au 14 avril 2016.

Nous vous invitons à réfléchir et à proposer des actions pour améliorer la vie des habitants.


Grâce aux chiffres posés sur la carte, on distingue nettement :
les voie de desserte locale (St-Hilaire, Escudié, Roziers et Balance) à trafic largement inférieur à 1000 par jour ouvrable et une vitesse <=30km/h.
les voies de transit en couleur sur le plan. Ces voies sont chargées entre 1500 et 4000 véhicules par jour ouvrables -3900 pour Falguière en arrivant place Roquelaine- et une vitesse d’environ 40 km/h -44 km/h au milieu de la rue Ingres.
On peut en déduire :

  • Que la zone 30 est satisfaisante quand il s’agit d’assurer la desserte du quartier.
  • Qu’elle est insuffisante dès qu’il s’agit de conducteurs en transit -probablement plus de la moitié sont en infraction.

Les dispositifs mis en place pour limiter la vitesse ne rendent pas le service attendu dans le cas du transit.

On souhaite une amélioration de la situation des rues subissant le transit avec :

  • le remplacement des coussins ralentisseurs actuels par des dispositifs réellement efficaces, y compris pour les camionnettes de livraison.
  • la mise en place de plateaux aux carrefours les plus chargés, c’est à dire aux endroits où les flux de transit se croisent (Falguière-St-Papoul et Mérimée-Ingres, voire Concorde-Pauilhac), ainsi que devant les écoles (Billères et jardin du Verrier).
  • un marquage au sol régulier pour rappeler la zone 30.
  • un suivi conjoint habitants des mesures mises en place pour vérifier leur efficacité, assorti si besoin de radars-PV pour arrêter les excès de vitesse.

G.B. & A.R.

 

Complément en date du 17 juillet 2016 :

 

L'INSEE a fourni fin juin des nombres sur les moyens de transport des Français et sur leur lieu de travail.

L'image ci-dessous en présente une synthèse pour Toulouse (la mise en graphique est personnelle).

Quelques remarques :

  • un peu plus de la moitié des personnes (55%) qui se déplacent pour aller/revenir du travail le font en véhicule particulier.
  • Les travailleurs restants le font en modes doux : 9% à pied, 9% en 2 roues, 27% en transport en commun.
  • Un tiers des véhicules particuliers sortent de (ou rentrent dans) Toulouse au cours d'un trajet-travail.

Pour obtenir le nombre de trajet-travail par jour ouvré il faut multiplier les chiffres par 2 (matin + soir)

Ça ne se voit pas dans le tableau simplifié ci-dessous mais les femmes font preuve de plus d'éco-responsabilité que les hommes en marchant et en utilisant les transports en commun plus régulièrement que les hommes.

 

Complément octobre 2016

 

La mairie a proposé de disposer des nouveaux coussins ralentisseurs dans les rues les plus dangereuses.

... à suivre

 

Moyens de transport utilisés et lieu de travail des Toulousains
Moyens de transport utilisés et lieu de travail des Toulousains

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lun.

25

mai

2020

La vie dans le quartier avec (ou sans) le virus

On a trouvé intéressant de noter des petits faits qui pourraient esquisser des changements induits à plus long terme.

Bien sûr, beaucoup sont en contradiction avec les consignes de confinement. On espère que ces consignes seront respectées du mieux possible ET que nous n'oublierons pas de tirer parti de ces pratiques constatées dans cette période calamiteuse.

 

Les paragraphes retenus pour une présentation rapide peuvent être titrés ainsi :

  • Santé
  • Confinement
  • Réappropriation
  • Pollution
  • Nouveaux comportements
  • Solidarité
  • Sourires

 

Chacun connait des personnes atteintes par le virus. On espère leur guérison rapide bien que les messages échangés quotidiennement avec elles nous laissent une impression d'absence de maitrise ("3 paracétamol par jour...").
Absence de maîtrise déjà ressentie lors des discours officiels évoquant l'absence de masques et de réactifs pour les tests ou la nécessité du confinement.

 

Dans cette page on a toujours essayé de privilégier l'humour, souvent reçu dans des messages amicaux reproduits en italique. Il est parfois difficile d'en approuver la signification, par exemple :

 

Si on m'avait dit qu'un jour je devrais me signer un mot pour m'autoriser à sortir de chez moi * ...

 

Quiconque intéressé par la vie du quartier peut proposer des ajouts et/ou des modifications qu'il/elle jugera utiles.

* voir plus bas : Nouveaux comportements

 

Merci.

A.R.

Santé

 

Nous espérons du concret dans les annonces des processus de guérison.
Pour l'instant (26 mars), force est de constater qu'il vaut mieux miser sur les capacités de résistance de ces voisins malchanceux.

 

 

L’Université Johns Hopkins a envoyé cet excellent résumé pour éviter la contagion. Partagez-le car il est très clair :


* Le virus n’est pas un organisme vivant, mais une molécule de protéine (ADN) recouverte d’une couche protectrice de lipides (graisses) qui, lorsqu’elle est absorbée par les cellules des muqueuses oculaires, nasales ou buccales, modifie leur code génétique (mutation) et les convertit en cellules de multiplicateurs et d’agresseurs.

 

*Parce que le virus n’est pas un organisme vivant mais une molécule de protéine, il n’est pas tué, mais se décompose de lui-même. Le temps de désintégration dépend de la température, de l’humidité et du type de matériau dans lequel il se trouve.

 

* Le virus est très fragile ; la seule chose qui le protège est une fine couche de graisse extérieure. C’est pourquoi tout savon ou détergent est le meilleur remède, car la mousse CASSE LE GRAS (c’est pourquoi il faut frotter autant : pendant au moins 20 secondes ou plus, et faire beaucoup de mousse). En dissolvant la couche de graisse, la molécule de protéine se disperse et se décompose d’elle-même.

La chaleur dissout la graisse ; utilisez ensuite de l’eau à une température supérieure à 25 degrés pour vous laver les mains, les vêtements et tout le reste. De plus, l’eau chaude produit plus de mousse, ce qui la rend encore plus utile.

 

* L’alcool ou tout mélange avec de l’alcool à plus de 65% DISSOUT TOUTE GRAISSE, en particulier la couche lipidique externe du virus.


* Tout mélange avec 1 partie d’eau de javel et 5 parties d’eau dissout directement la protéine, la décomposant de l’intérieur.


* L’eau peroxyde aide beaucoup après le savon, l’alcool et le chlore, car le peroxyde dissout la protéine virale, mais il faut l’utiliser pure et elle fait mal à la peau.

PAS DE BACTÉRICIDES. Le virus n’est pas un organisme vivant comme les bactéries ; on ne peut pas tuer ce qui n’est pas vivant avec des antibiotiques, mais désintégrer rapidement sa structure avec tout ce qui a été dit.

 

* NE JAMAIS secouer les vêtements, draps ou draps usagés ou non utilisés. Bien que collé sur une surface poreuse, il est inerte et se désintègre en 3 heures (tissu et poreux), 4 heures (cuivre, car il est naturellement antiseptique ; et bois, car il élimine toute humidité), 24 heures (carton), 42 heures (métal) et 72 heures (plastique). Mais si vous le secouez ou utilisez un chiffon, les molécules du virus flottent dans l’air pendant 3 heures et peuvent se déposer dans votre nez.

Les molécules virales restent très stables dans le froid extérieur ou artificiel comme les climatiseurs des maisons et des voitures. Ils ont également besoin d’humidité pour rester stables et surtout de l’obscurité. Par conséquent, les environnements déshumidifiés , secs, chauds et lumineux le dégraderont plus rapidement.

 

* La lumière UV sur tout objet brisera la protéine du virus. Par exemple, pour désinfecter et réutiliser un masque c’est parfait.
Attention, il décompose également le collagène (qui est une protéine) de la peau, ce qui finit par provoquer des rides et le cancer de la peau…..(long terme).

 

* Le virus ne peut PAS passer à travers une peau saine.


* Le vinaigre n’est PAS utile car il ne décompose pas la couche protectrice de la graisse.

PAS D’ALCOOL ni de VODKA. La vodka la plus forte est à 40 % d’alcool et il vous en faut 65 %.

 

* LA LISTERINE (c’est un bain de bouche américain) fonctionne SI VOUS EN AVEZ BESOIN ! Il s’agit d’un alcool à 65 %.


* Plus l’espace est limité, plus la concentration du virus est importante. Plus ouvert ou ventilé naturellement sera l’espace, moins il sera concentré.


* Ceci étant dit, voilà pourquoi vous devez vous laver les mains avant et après avoir touché des muqueuses, de la nourriture, des serrures, des boutons, des interrupteurs , une télécommande, un téléphone portable, des montres, un ordinateur, des bureaux, une télévision, etc. Et quand on utilise les toilettes.

 

* Il faut aussi s’humidifier les mains, par exemple en les lavant beaucoup, car les molécules peuvent se cacher dans des micro rides ou les coupures. Plus l’hydratant est épais, mieux c’est.


* Gardez même les ONGLES COURTS pour que le virus ne s’y cache pas.

 

(cité par https://www.tribunejuive.info/2020/04/02/universite-johns-hopkins-pour-eviter-la-contagion/)

 

 

 

 

Lien reçu le 26 avril 2020

 

Et lavabunt manus...

 

Motet pour temps de confinement (Benoit Dumon)

 

 

 

 

Messages reçus :

 

  • Quand je pense à tous ces gens qui attendaient avec impatience leur rendez-vous qu'ils avaient pris  avec l'ophtalmo en 2015...

  • Le pire, c’est qu’après le confinement, ça sera plus simple d’aller chez l’ophtalmo que chez le coiffeur. »

 

  • J'ai essayé le rapport sexuel en respectant les consignes à 1,50m. Ben, je suis trop court.

 

 

 

 « Est-ce qu’il y a un moyen de faire quelque chose comme ça avec une injection à l’intérieur ou presque comme un nettoyage? » Dessin de Darío (Mexique)
« Est-ce qu’il y a un moyen de faire quelque chose comme ça avec une injection à l’intérieur ou presque comme un nettoyage? » Dessin de Darío (Mexique)

Confinement

Après les polémiques sur les traitements, celles sur les masques et leur utilité, celles sur les tests et leur disponibilité..., voici venu le temps du déconfinement, qui, finalement, n'en sera pas un.

Mais il sera une nouvelle occasion pour les scientifiques, les politiques et les journalistes, tous avides de scoop, de continuer à raconter n'importe quoi. Merci à Gorce de nous le rappeler.

Le Monde, 8 mai 2020.
Le Monde, 8 mai 2020.

 

 

 

 

Reçus...

 

 

d'un obsédé de cuisine :

  • Je ne sais pas si nous en sortirons plus grands, mais je suis sûr que nous en sortirons plus gros.
  • J'ai commencé à faire des lentilles farcies. C'est un peu long mais je n'ai plus que ça à faire.

 

d'un syndicaliste :

  • Les Français, quand il faut descendre dans la rue, y a personne, et quand faut pas y aller, ils y vont.

d'un voisin :

  • 3ème jour de confinement : ma femme me dit d'aller faire un tour et qu'elle paiera l'amende.


d'un canari :