Le blog du quartier

De la discussion jaillit la lumière (Boileau)

 

Donnez, s'il vous plait, votre avis sur les questions abordées ici.

 

Ces discussions sont accessibles depuis le Blog que vous parcourez actuellement.

Elles sont aussi visibles, en totalité en fonction des thèmes qui y sont abordés dans un sous-menu correspondant (exemple : Stationnement),ou en partie depuis la page d'accueil de ce site si elles sont accompagnées du mot clé Actualités.

 

En fonction de l’intérêt qu'elles présentent, ces discussions peuvent former la base d'un des articles de la Gazette des Chalets. En y participant vous enrichirez aussi la collection de ce journal de quartier.

 

Elles pourront également être répercutées sur Facebook ( ).

 

 Vous pouvez aussi demander l'ouverture de nouvelles discussions à propos de la vie du quartier, des propositions de l'association, des initiatives des élus quels qu'ils soient, des travaux commencés (le plus souvent sans demander l'avis des usagers) ou de l'absence de travaux (malgré nos demandes parfois anciennes).

 

Les messages sont modérés, c'est-à-dire relus avant publication.

Ce blog est encore en mise au point ; signalez, svp, les anomalies que vous rencontrez.

 

 

Dark kitchens

Interpellation des candidats aux élections législatives juin 2022

Devant l'absence de législation concernant les dark kitchens, l'Association a décidé de demander aux candidats à la députation quelle serait leur attitude s'ils étaient élus à l'assemblée nationale.

 

Ci-dessous la lettre de l'Asso et les réponses des candidats à notre message envoyé le 14 mai. Celles-ci sont arrivées rapidement, le 15 mai pour la première (Rocca) au 25 mai pour l'avant dernière (Bapt). Le candidat Baudis n'a pas encore répondu à notre demande. On peut rappeler qu'il est soutenu par J-L Moudenc, qui lui même s'est montré favorable à l'implantation des DK.

 

 

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Lettre de l'Asso aux candidats - envoyée le 14 mai 2022
interpellation-MLI.pdf
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Réponse de Jacque Rocca (centriste assimilé) reçue le 15 mai
J.Rocca-DK.pdf
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Réponse de H. Clouet (NUPES) reçue le 17 mai
H.Clouet-DK.pdf
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Réponse de P-N Bapt (PRG) reçue le 25 mai
PN.Bapt-DK.pdf
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Résumé des réponses aux questions de l'Asso.

On conseille aux lecteurs de se reporter aux textes originaux (?)

Extrait de la Gazette 110.

Article écrit après la visite du site de Popafood.

 

 

 

Pas de réponse du Conseil départemental à la lettre que nous lui avons envoyée début août.

 

Relancés, les conseillers départementaux du quartier ont indiqué « qu’ils ne pouvaient qu'avoir des réticences pour ce type de projet. » C’est maigre...

L'entrevue que nous avons eue avec Madame Anne Boyer le 3 mai nous a incités à envisager des actions communes (article ci-dessus)

 

Dommage que les élections soient passées !

 

 

_______________________________________________________

Lettre au Président du Conseil Départemental

 

 

 

Association du quartier Chalets-Roquelaine

7 bd Matabiau – 31000 TOULOUSE

Toulouse le 4 août 2021

 

 

 

 

Monsieur Méric, president@cd31.fr

Président du Conseil Départemental

 

 

                          Copie

Madame Anne Boyer, anne.boyer@elus.cd31.fr

Conseillère Départementale

 

Monsieur Gabrieli, alain.gabrieli@elus.cd31.fr

Conseiller Départemental

 

 

 

Objet : Installation de 12 « dark kitchens » 32 bis avenue Honoré Serres / rue Cabanel, à proximité immédiate du Collège Les Chalets et du Conseil du Département

 

 

Monsieur le Président,

  

L’association du quartier Chalets-Roquelaine a été alertée par les riverains d’un projet de création en 2021 de 12 « cuisines fantômes » 32 bis, avenue Honoré Serres/rue Cabanel, dans un local de 400 m², ancien restaurant abandonné il y a quelques années suite à la protestation du voisinage contre les désordres nocturnes. Créée en 1990, l’Association (loi de 1901) du Quartier Chalets-Roquelaine s’est fixé comme principal objectif « la défense des intérêts collectifs des résidents » et « la sauvegarde de l’environnement et du cadre de vie du quartier ».

 

Le système des dark kitchens

 

Le Huffington post du 12 juillet raconte la vie d’un quartier résidentiel de Seine Saint-Denis confronté depuis 3 ans à l’exploitation de dark kitchens :

 

« Il s’agit d’un type de restauration un peu particulier : sans salle et uniquement destiné à la livraison. Ici un fonds d’investissement a acheté un bâtiment de 400 m² et a construit une trentaine de cuisines. Elles sont louées à des marques de la restauration auprès desquels des clients, via les applications Deliveroo et Uber Eat, peuvent commander. Ce sont ensuite des livreurs ubérisés qui viennent chercher les commandes.

 

Pour la dark kitchen l’affaire est lucrative: aux heures de pointe, c’est au moins cinq scooters par minute qui quittent l’établissement un paquet à la main. » (Cf revue de presse listée ci-dessous).

 

 

L’environnement du projet

 

Le projet est situé à 85 m du Collège, à 115 environ du Conseil Départemental et de sa crèche.

 

La Mairie de Toulouse, alertée par les riverains et la presse, a indiqué qu’elle ne s’opposera pas au projet, d’abord parce qu’elle n’a aucun moyen juridique de le faire, ensuite parce qu’elle ne souhaite pas s’opposer à un projet d’activités économiques, qui, d’après elle, ne devrait pas présenter de nuisances s’il est bien encadré.

 

Dans la revue de presse jointe, tous les exemples rapportés indiquent que le quotidien est devenu invivable dans l’environnement immédiat des dark kitchens en exploitation, que ce soit à Saint-Ouen, à Boulogne Billancourt, à Nantes, à Londres, à Bruxelles, Madrid ou à Barcelone... Il n’y a aucune raison pour que la situation soit différente à Toulouse si ces 12 cuisines sont implantées aux Chalets, quartier déjà noyé par une pollution hors normes au NO2 et aux particules, particulièrement aux heures de pointe qui sont également les heures de repas, donc de leur livraison.

 

L’association du quartier Chalets-Roquelaine fait appel au Président du Conseil Départemental responsable du Collège pour qu’une étude d’impact soit réalisée avant de laisser ces 12 cuisines s’installer à proximité.

 

Il faut, pour le moins, connaître le modèle économique utilisé avec le volume des intrants (les produits à transformer en nourriture), le volume et le nombre des repas à livrer par jour, le nombre des livreurs et leur moyen de locomotion, le volume des déchets et celui des émanations (oxydes d’azote, particules, odeurs). L’absence de vent laissera ces émanations s’étaler sur le Collège, les crèches et les habitations voisines, les vents dominants d’ouest-NO vers les écoles du quartier (Saint-Hilaire, école du Nord et, au-delà, lycées Ozenne et Saint-Sernin...), le vent d’autan les poussera vers les bâtiments du Conseil Départemental.

 

La livraison des repas pousse les habitants à rester chez eux au lieu de favoriser une vie sociale faite d’échanges. Avec une TVA à 5% au lieu de 20, quelle retombées économiques une telle implantation aura-t-elle sur la douzaine de restaurants voisins ?

 

Organisation et financement

 

Nous espérons ardemment que le Conseil Départemental saura organiser et financer, avant l’ouverture des cuisines, l’étude d’impact indispensable pour évaluer les conséquences sur la vie des collégiens et de tous les habitants du quartier. Il sera nécessaire ensuite de décider si le projet peut continuer sous sa définition initiale ou s’il lui faut rechercher un autre lieu d’implantation apte à gérer les nuisances.

 

Dans cette attente, nous restons à votre disposition pour tout éclaircissement et vous prions d’agréer, Monsieur le Président du Conseil départemental, nos salutations respectueuses, etc.

 

 

Situation géographique

 

85 mètres du Collège, 115 m du CD31 :

 

Situation géographique : 85 mètres du Collège Les Chalets, 100 m du Conseil départemental
Situation géographique : 85 mètres du Collège Les Chalets, 100 m du Conseil départemental
On ne donne pas cher de la piste cyclable sur l'avenue Honoré Serres...
On ne donne pas cher de la piste cyclable sur l'avenue Honoré Serres...

 

 

 

Revue de presse

 

 

 

Site Web de la société qui souhaite implanter les 12 cuisines :

 

http://www.popafood.pro

 

 

Site Web de la vraie société derrière ce projet:

 

 https://www.docdoku.com/

 

 

Articles annonçant leur implantation sur le quartier des Chalets :

 

 

https://www.neorestauration.com/article/popafood-ouvre-12-cuisines-dediees-a-la-commande-digitale-a-toulouse,58553

 

 

https://www.ladepeche.fr/2021/06/22/toulouse-popafood-va-ouvrir-la-plus-grande-dark-kitchen-9622758.php

 

 

https://toulouse.latribune.fr/entreprises/business/2021-06-07/avec-popafood-une-entreprise-du-numerique-s-apprete-a-lancer-12-dark-kitchens-a-toulouse-886260.html

 

 

Articles parlant des actions du collectif anti-dark-kitchens :

 

 

https://www.ladepeche.fr/2021/06/23/louverture-de-la-plus-grande-dark-kitchen-de-toulouse-inquiete-le-voisinage-9625859.php

 

 

https://toulouse.latribune.fr/entreprises/2021-06-25/en-construction-la-plus-grosse-dark-kitchen-de-toulouse-suscite-des-inquietudes-887624.html

 

 

Guide juridique des dark kitchens :

 

 

https://www.village-justice.com/articles/guide-juridique-complet-des-dark-kitchen-restaurants-virtuels,38094.html

 

 

Articles traitant des problèmes et nuisances du phénomène des dark kitchens :

 

 

Article de presse sur Le Parisien,

 

https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/scooters-de-livraison-bruit-pollution-comment-endiguer-les-nuisances-en-ile-de-france-12-04-2021-SDZ4K5EGZ5GDHJSCOJVRKHVLQU.php

 

L'article est payant, vous trouverez ci-joint le PDF avec le contenu de l'article.

 

 

https://www.logicites.fr/2021/03/08/reglementons-les-dark-kitchen/

 

Article intéressant sur la règlementation des dark kitchen. On peut y noter : 

 

"Les premières dark kitchen situées près de Paris sont mal acceptées par les riverains. Grand nombre de scooters, bruit… Nous sommes très loin de modèles vertueux sur le plan environnemental. Du fait des plaintes des riverains, certaines villes comme Nantes sont amenées à réglementer les pratiques locales."

 

 

Nantes 700 scooters, livreurs Uber eats et autres, la mairie règlemente

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/nantes-la-fin-des-scooters-de-livraison-dans-les-rues-pietonnes-1943131.html

 

 

L'humanité, intéressant article, mais c'est surtout la fin.

 

https://www.humanite.fr/deliveroo-des-dark-kitchens-au-coeur-des-villes-684655

 

"Des élus écologistes notamment les accusent d’entraîner la fermeture de restaurants traditionnels, et des nuisances pour les riverains, à cause de l’afflux de livreurs aux heures de pointe. Pi. M."

 

 

En anglais,

 

A Bruxelles, fermeture d'une dark kitchen suite aux plaintes du voisinage.

 

https://www.brusselstimes.com/belgium/166503/exki-shuts-down-dark-kitchen-after-complaints-from-neighbours-marolles-bussels-permit/

 

 

 

Il y a aussi beaucoup d'articles en anglais, la culture anglaise faisant que le service est plus utilisé qu'à Toulouse.

 

 

Sur Londres. La photo est intéressante et montre que les dark kitchen doivent être implantées au bon endroit, pas dans des zones résidentielles. Ici sur un ancien parking.

 

https://www.theguardian.com/business/2017/oct/28/deliveroo-dark-kitchens-pop-up-feeding-the-city-london

 

 

Autre article à Londres, où la mairie de quartier attaque en justice Deliveroo a cause des dark kitchen trop bruyantes, bien qu'implantees en zone industrielle.

 

https://www.theguardian.com/business/2017/oct/08/deliveroo-battles-councils-over-pop-up-takeaway-food-kitchens

 

 

Autre dark kitchen a Londres, ou les voisins se plaignent

 

http://islingtontribune.com/article/neighbours-rage-over-deliveroos-dark-kitchen

 

 

Un chiffre intéressant pour un exemple de dark kitchen:

 

200 passages de livreurs par heure

 

http://camdennewjournal.com/article/nine-more-months-for-deliveroos-dark-kitchens-in-swiss-cottage

 

 

Frichti est un service de livraison de courses, à Boulogne Billancourt, avec des nuisances similaires en terme du nombre de livreurs. Cela peut être intéressant de se rapprocher d'eux pour connaitre les demarches qu'ils ont pu faire.

 

https://twitter.com/Frichticasuffit/media

 

 

à Madrid et à Barcelone, menaces sur les écoles

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/07/16/en-espagne-les-riverains-protestent-contre-les-cuisines-fantomes_6088389_3210.html

 

 

à Saint-Ouen en Seine

 

Saint-Denis

 

https://www.msn.com/fr-fr/finance/other/dark-kitchen-la-fin-des-restos-o-c3-b9-on-trinque-et-des-citoyens-qui-en-trinquent/ar-AAM3Qr0

 

 

Paris 13 avril 22

 

https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75012/paris-rupture-du-froid-menage-defaillant-une-dark-kitchen-fermee-par-les-services-dhygiene-13-04-2022-6UTJMZMPYVEXHMYVNBG7OKJVNI.php

 

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TESO, enquête publique, concertation chaotique et nouveau contre-projet des associations riveraines

 

 

Le point sur la concertation TESO, l'avis de l'association Chalets-Roquelaine et la participation à l'enquête publique : 3172 pages de dossier TESO et la tour Occitanie.

Le nouveau projet "Nòu Matabiau" proposé par les associations riveraines

Le Journal Toulousain, mercredi 17 juin 2020

Un nouveau projet en lieu et place du Grand Matabiau Quai d’Oc

Plusieurs associations de quartiers limitrophes de la gare Matabiau ont publié un manifeste invitant les candidats métropolitains à réorienter le projet Grand Matabiau Quais d’Oc, ex-Teso. Ce dernier n’ayant plus, pour les signataires, sa place, tel quel, face aux bouleversements climatiques et économiques annoncés.

Matabiau
©BAU

Nòu Matabiau serait son nom. La concertation serait son maître mot. L’écologie serait son étendard. Et l’innovation urbaine, ses fondations. Il s’agit d’un nouveau projet qui prendrait place sur le socle historique de la gare de Toulouse. Élaboré collectivement par les associations de quartiers proches de Matabiau, ses contours ont été publiés dans un manifeste, soumis aux candidats métropolitains encore en lice pour le second tour des municipales.
« Sous des airs de modernité, le projet de réaménagement de la gare Matabiau, initié par Jean-Luc Moudenc, nous ramène aux années 1970 », déplorent les signataires, qui dénoncent « un quartier d’affaires froid et sans âme ». Eux demandent, comme ils l’ont déjà mentionné lors des différentes concertations lancées dans le cadre des enquêtes publiques, un quartier à visage humain, convivial, dont l’identité urbaine et architecturale serait ancrée dans la ville.

L’écologie au cœur de Nòu Matabiau

« Pour nous, l’aménagement de cette immense zone urbaine doit être le laboratoire de ce qu’il faudrait réaliser en matière de mobilités décroissantes, d’urbanisme écologique, de démocratie locale, de culture, de mixité sociale et inter générationnel, d’économie solidaire créatrice d’emplois », affirment les associations. Elles appellent de leurs vœux un réaménagement plus proche de la nature, respectueux de la santé et de la qualité de vie des habitants.
Les sept associations signataires*, soutenues par les Amis de la Terre, attendent ainsi davantage d’engagements des élus pour l’intérêt général face aux intérêts extérieurs. Et que ces garanties ne changent pas. En revanche, les positions prises par un maître d’ouvrage devront, elles, pouvoir être revues à la marge avec l’accord des habitants, mais ne pourront pas être remises en cause sans concertation.
Mais il est une promesse que les riverains souhaiteraient immuable : celle d’un quartier résolument tourné vers la nature. D’abord, en trouvant des solutions viables pour diminuer la pollution atmosphérique et donc, en remettant en question la place de la voiture. Pour cela, « la gare doit devenir un pôle multimodal exemplaire », lancent-ils. Ensuite, en incluant dans le projet un véritable urbanisme agricole et une réelle biodiversité.

Une réorientation concrète

Des orientations auxquelles les associations de riverains accolent des propositions concrètes comme celle de l’abandon de la tour Occitanie : « Ce projet irresponsable et probablement infaisable en l’état, restera s’il se réalise – et nous ferons tout pour qu’il ne se réalise pas – la marque indélébile du péché d’orgueil du maire sortant, imposé sans concertation, hors d’échelle et dont la végétalisation, de ses jardins suspendus – non accessibles aux résidents – semble improbable », expliquent les signataires du manifeste.
Ces derniers interpellent également la SNCF, partenaire privilégiée du projet. « À notre connaissance, elle vendrait, directement au privé, la parcelle de l’ancien tri postal où un projet démesuré risque de voir le jour. À la suite du Grenelle de l’environnement, l’État avait pourtant sommé la SNCF de libérer du foncier pour le mettre au service du bien commun, afin de construire des logements sociaux », assurent les associations. Elles demandent donc aux élus d’exiger de la SNCF qu’elle se recentrent sur les intérêts communs du projet et des habitants.
Des intérêts communs qui pourraient être élargis si les quatre futurs parvis desservant la gare étaient entièrement dédiés à la rencontre et au dialogue des différents usagers. L’idée serait de consacrer le parvis du canal à la promotion des terroirs, des grands sites et des productions agricoles et viticoles d’Occitanie. Le Conseil régional serait chargé de son animation. Le parvis Marengo, au pied du siège de Toulouse métropole, pourrait devenir celui de la culture avec l’implantation de cinéma ou de théâtres, ou plus facilement de guinguettes, bistrots ou animations éphémères. Quant au parvis de l’avenue de Lyon, il serait proposé au Conseil départemental pour la valorisation de ses politiques en matière d’agriculture durable. Pour finir, le parvis Michelet-Périole resterait à disposition des associations au travers d’un Fablab favorisant la créativité et l’intelligence collective.
Mais ces propositions, énoncées dans le manifeste, nécessitent un croisement d’expertises et de savoirs-faire dans plusieurs domaines pour devenir concrètes. « Tout repose ainsi sur la complémentarité entre le savoir théorique et l’expérience des usagers », estiment les associations de quartiers. C’est pour cela qu’elles suggèrent aujourd’hui aux candidats aux municipales, la création d’une Université populaire de l’innovation urbaine.

 

* AS Lapujade, Michel-Ange, Chalets-Roquelaine, Marengo-Bonnefoy, Bien Vivre à St-Aubin, Non au Gratte-Ciel de Toulouse – Collectif pour un urbanisme citoyen et Cheminots-Saint Laurent.

 

 

 

 

 

ENQUÊTE PUBLIQUE

 

 

 

97% des projets soumis à enquête publique en France sont acceptés avec ou sans réserves.

 

 

 

TESO n'a pas fait exception à cette règle implicite : la Commission d'enquête (CE) a accepté l'ensemble des 5 projets qui lui étaient soumis.

 

La participation a été forte. Il faut dire que les métiers de la construction ont sollicité largement leurs adhérents, quel que soit leur lieu de vie, afin qu'ils donnent un avis positif aux projets dont ils espèrent tirer bénéfice. Ainsi un maçon charentais a compté autant qu'un riverain de l'avenue de Lyon qui en sera chassé.

 

Tous les arguments avancés par les contributeurs n'ont pas fait l'objet d'une égale attention des commissaires. Le volet mobilités et ses conséquences sur la pollution a été totalement sous-estimé pour TESO dont les développement futurs (bureaux, logements, commerces) sont tout à fait incompatibles avec la voirie actuelle ou prévue. Pour compenser sans doute, la Commission préconise d’implanter les établissements accueillant des populations sensibles à l’écart des boulevards à fort trafic et d’étudier les différents moyens envisageables pour améliorer la qualité de l’air dans le secteur.

 

Nous n'aurons ainsi que nos yeux pour pleurer. Et prendre connaissance des statistiques de morbidité due à la pollution...

 

 

 

TOUR OCCITANIE

 

Malgré le peu d'enthousiasme manifesté par la CE dans son rapport en ce qui concerne les dépenses énergétiques et l'empreinte carbone (les tours ne font plus partie du modèle de sobriété énergétique du futur), elle passe outre aux dangers représentés par le manque d'expérience en ce qui concerne les tours arborées. Le rapport ne mentionne même pas les conditions de vent extrêmes déjà relevées à Toulouse, et se contente d'une citation en guise de remède aux « collisions mortelles contre les vitres [qui] constituent l’un des plus grands problèmes de protection des oiseaux de notre monde civilisé ».

 

A la lecture du rapport on ne peut que se rappeler que la présidente de la Commission d'enquête est la même personne qui a préconisé en 2016 la modification du PLU pour permettre, à l'emplacement du tri postal, une construction d'une hauteur de 150 mètres. Et s'interroger sur la nature des relations entre le président du tribunal administratif, qui nomme les commissions d'enquête, et le Maire qui promeut les promoteurs immobiliers.

 

Rapports de la commission d'enquête :
http://www.haute-garonne.gouv.fr/content/download/30786/205939/file/1%20Rapport%20TESO.pdf

 

http://www.haute-garonne.gouv.fr/content/download/30787/205943/file/2%20Conclusions%20TESO.pdf

 

 

 

 

  date de création 10 mars 2019

Rappel de l'historique du projet et des positions défendues par l'association Chalets-Roquelaine.

 

L'enquête publique est close depuis le 30 avril.

Plus de 1300 contributions ont été déposées sur les registres d'après la Dépêche du 3 mai. C'est bien pour la démocratie, bien que la participation de certains ait été largement téléguidée par des incitations du promoteur qui a même distribué dans le quartier des tracts erronés que La Dépêche a étrangement relayé dans ses colonnes.

Ces participations, souvent anonymes et laconiques, ne le sont pas toutes. En googolant certains noms de dépositaires on trouve facilement des gens appartenant au monde de la construction et n'habitant pas forcément à Toulouse : entrepreneur de maçonnerie de Ruffec (Charente), ou une autre de Saint-Girons... Un publicitaire de Neuilly/Seine ("conseil pour les affaires" d'après l'INSEE) vante le projet TESO et "l'architecture exceptionnelle de la tour"...vue du pont de Puteaux sans doute ?

Beaucoup plus moderne, et responsable, est la démarche suivie à Strasbourg avec la tour Elithis même si la hauteur commence à faire beaucoup...

 

 

 

Concertation chaotique

 

Après la réunion bronca du 13 mars 2018 à l'Espace Vanel, il avait été convenu avec le Maire que le plan guide 2016, défini grâce à la première concertation, qui a eu lieu de 2013 à 2016, constitue la base des discussions en 2019.

Après une relance tardive de la « concertation », un premier atelier (le 5 mars 2019) a permis de découvrir de nouveaux éléments, déjà évoqués en juin dernier mais n'ayant jamais fait l'objet de  discussion préalable : les hauteurs prévues pour les immeubles de Raynal (24 m dans le plan-guide, 60 m maintenant) et Cheminots - Saint-Laurent - Périole (12m dans le plan-guide de 2016, 35 m maintenant), la tour Occitanie (50 m en 2016, 150 m maintenant) et l’emprise au sol qui n’est plus réglementée (100% de surface constructible).

Les concertés, se sentant un peu escroqués, ont créé un collectif réunissant 11 associations, dont Chalets-Roquelaine. Il proteste, pacifiquement mais fermement, contre l'imposition de telles dispositions qui vont à l’encontre des accords précédents.
Il réclame simplement un retour au plan guide négocié de 2016.

Chacune des associations de quartier a participé à la rédaction de deux documents sur TESO et la tour. Ce sont : Cheminots-Saint Laurent, Lapujade, Michel-Ange, Chalets-Roquelaine, Etoile de Belfort, Marengo-Bonnefoy, AQMJC, Bien Vivre à St-Aubin, Non au Gratte-Ciel de Toulouse – Collectif pour un urbanisme citoyen.

Les documents sont téléchargeables ci-dessous.

 

Nos arguments sont exposés juste après (Circulation et pollution et paragraphes suivants)

 

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Participation des association de quartier à l'enquête publique TESO, partie 1
TESO - Part 1.pdf
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Participation des association de quartier à l'enquête publique TESO, partie 2
TOUR - Part 2.pdf
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Circulation et pollution

 

Sur les 40ha de la ZAC, le projet comporte d'importantes surfaces de bureaux et de logements.

 

Sur ce périmètre, et indirectement sur le périmètre du projet urbain, la circulation augmentera en proportion du nombre d'employés, de riverains et des nouveaux échanges commerciaux nécessaires à la vie de ces quartiers. Les ambitions de TESO indiquent : 300 000 m² de bureaux, 2 500 logements, 50 000 m² de commerces. Ce qui correspond à des prévisions de 20 000 employés de bureau (15 m²/employé), 5 500 habitants (2,2 hab. / logement) et 12 500 employés de commerce (4m² / employé), environ 45 000 personnes avec les visiteurs, dont on ne peut déduire qu'une faible partie habitant et travaillant sur place. Si on y ajoute le projet de tour (13000 m² de bureaux, 126 logements, 1 hôtel + 2 restaurants, de nombreux commerces) on trouve près de 50 000 personnes.

 

A raison d'un aller-retour travail par jour pour la moitié d'entre eux (objectif 2030 du PDU mobilités : 54% des Toulousains circuleront avec leur voiture, contre 73% en 2013), cela met plus de 50 000 personnes par jour sur les bords du Canal, unique ou presque voie d'accès, plus du double du flux actuel (40 000 v/j d'après l'avis de l'Autorité environnementale). Ces 50 000 mouvements semblent avoir été effacés des bords du Canal par le SGDD (?) évoqué à plusieurs reprises dans les documents joints à l'EP. On croit comprendre qu'il s'agit du Système de Gestion Globale des Déplacements -SGGD- qui doit avoir été utilisé en oubliant des éléments importants à l'entrée du modèle ou avec un paramétrage défectueux.

 

 La nouvelle rue Raynal, plutôt orientée nord-sud, ne peut pas beaucoup décharger la circulation le long du canal. Sa présence ne pourrait, au contraire, que ramener au centre, à travers les échangeurs de Croix Daurade et des Izards, les véhicules du périphérique saturé et ceux des boulevards Silvio Trentin et Pierre Curie qui ne le sont pas moins. Complétée par la rue de Périole et le boulevard des Crêtes elle pourrait même constituer une section propice à la création d'une dérivation catastrophique pour la santé entre différents échangeurs nord / ouest et sud-est (ci-dessous à gauche).

 

Une voie Raynal qui pourrait compléter un "shunt" vers le sud-est pour les véhicules en provenance du nord ou de l'ouest
Une voie Raynal qui pourrait compléter un "shunt" vers le sud-est pour les véhicules en provenance du nord ou de l'ouest

Souvent évoquée comme étant la solution de tous ces maux, la 3ème ligne de métro se disqualifie avant de naître en privilégiant un trajet desservant des quartiers à urbaniser ultérieurement ou déjà desservis (Jean Maga, Sept Deniers stade, Fondeyre, La Vache, Toulouse-Lautrec...) et pas les quartiers les plus peuplés (Purpan, Sept Deniers centre, Ponts Jumeaux, Brouardel, Héraclès, J. d'Arc, Chalets). Ces boucles du trajet de référence -inutiles sinon pour des développements immobiliers futurs- décourageront beaucoup d'automobilistes d'abandonner leur volant (ci-dessous).

Tisseo a choisi un tracé au nord dans des "zones en devenir" au lieu d'un trajet centre beaucoup plus peuplé
Tisseo a choisi un tracé au nord dans des "zones en devenir" au lieu d'un trajet centre beaucoup plus peuplé

Dioxyde d'azote et particules fines

Ce surplus de flux automobile entrainera le doublement des excès de dioxyde d'azote NO2 et de particules fines, toxiques à la fois pour le système respiratoire et le système cardio-vasculaire, déjà largement hors normes à l’heure actuelle.

Voir le Monde 12 mars 2019 : La pollution de l'air tue deux fois plus que ce qui était estimé

La Charte de l'environnement précise qu'il est du devoir de chaque citoyen de protéger son environnement. Les statuts de l’Association précisent également son objet, dont la sauvegarde de l'environnement et du cadre de vie des résidents du quartier.

Il est donc du devoir de chacun d'entre nous de donner un avis négatif sur le développement de TESO tant que le plan de circulation qui devrait l'accompagner n'a pas été communiqué ni concerté sincèrement, jusqu'à ce qu'il soit satisfaisant pour la santé des riverains.

 

Carte extraite du PLUiH 2017 -( 3C5 Risques et nuisances). Les zones mauves indiquent les excès de NO2, les traits roses définissent l'exposition aux bruits, il manque les zones de dépassement pour les particules fines, surtout PM2,5 peu mesurées.
Carte extraite du PLUiH 2017 -( 3C5 Risques et nuisances). Les zones mauves indiquent les excès de NO2, les traits roses définissent l'exposition aux bruits, il manque les zones de dépassement pour les particules fines, surtout PM2,5 peu mesurées.

Circulation de transit

 

Argument supplémentaire, la saturation des boulevards et du Canal incite les automobilistes à emprunter les petites rues traversant le quartier des Chalets, développant une importante circulation de transit incompatible avec le réseau viaire et une vie de quartier. Dès aujourd'hui, ces milliers de voitures se pressant aux heures de pointe dans un quartier où la ventilation naturelle est bien moindre que sur les grands axes, ont pour conséquence une accumulation des polluants insupportable pour les habitants. Surtout ceux qui ne peuvent aérer leur logement qu'en ouvrant côté rue quand ils ne bénéficient pas d'un logement ayant des ouvertures côté jardins.

 

Extrait du dossier d'enquête publique mars-avril 2019 (quartier des Chalets en haut à gauche)
Extrait du dossier d'enquête publique mars-avril 2019 (quartier des Chalets en haut à gauche)

Les déplacements en modes doux nécessitent des aménagements pour prendre le relais des autres modes

 

On peut imaginer répartir à égalité dans une première approche ces 50 000 trajets/jour supplémentaires sur les moyens mis à disposition des usagers :

  • métro ligne A, qui semble pouvoir absorber effectivement 10 000 mouvements de plus à Marengo
  • métro 3ème ligne TAE, à la condition que son trajet desserve effectivement les stations les plus peuplées actuellement non desservies (voir paragraphe ci-dessus)
  • Lignes SNCF, si, comme nos l'espérons, l'étoile ferroviaire se développe, et les bus (4 actuellement plus 2 linéo)
  • modes doux, à la condition que les pistes piétons/cycles soient effectivement utilisables, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui
  • véhicules particuliers, en espérant que les normes antipollution satisfassent aux conditions sanitaires (disparition du NO2 dû aux moteurs, diminution des particules fines) donc que le parc ait été renouvelé en véhicules électriques.

 

Ces déplacements à vélo et à pied constituent aujourd’hui la seule alternative réelle à l’excès de pollution. A défaut de l’imposer, il faut inclure leur facilitation dans tous les projets urbains. En particulier, il est nécessaire de travailler sérieusement les points suivants avant le commencement des développements immobiliers :

 

  • La peinture verte sur le boulevard Matabiau est censée protéger les cyclistes, mais ceux-ci, effrayés par une circulation auto débridée, préfèrent slalomer entre des voitures garées sur le trottoir côté immeubles. Pour encourager les futurs usagers de TESO, il faut aménager une vraie piste cyclistes/piétons comme celle réalisée sur l'autre rive.

 

  • Une passerelle Concorde-Raisin semblait acquise dans le projet TESO. Elle ne figure pas dans l'avis d'enquête publique, son absence ne peut qu'encourager les usagers à conserver leur voiture incompatible avec la santé publique. Cette passerelle, étudiée par l'équipe de Joan Busquets, est pourtant le bon moyen pour drainer une grosse partie des usagers du futur TESO en direction du centre et des lycées et facultés.

 

  • Il est également nécessaire de réaménager la rue Matabiau et l'avenue de Lyon, dont les trottoirs étroits et pollués sont actuellement dissuasifs pour les déplacements piétons et vélos.

 

  • Enfin, la réorganisation du carrefour rues Merly/Concorde/boulevard d’Arcole/Chalets est également une priorité dans la sécurisation des déplacements des piétons et cyclistes qui doivent pouvoir traverser les boulevards en sécurité pour atteindre leurs destinations.

L'absence de planification de la mise en place des liaisons mode doux est une raison supplémentaire pour donner un avis négatif au premier objet de l'enquête publique.

 

Une passerelle confortable mais oubliée dans le dossier pour les piétons et les cyclistes entre Concorde et Raisin (étude BAU - J. Busquets). Piétons et cyclistes n'émettent aucune pollution.
Une passerelle confortable mais oubliée dans le dossier pour les piétons et les cyclistes entre Concorde et Raisin (étude BAU - J. Busquets). Piétons et cyclistes n'émettent aucune pollution.

Équipements collectifs

 

Génération après génération, les élèves du collège des Chalets passent beaucoup du temps alloué à l’éducation physique et sportive dans des autobus coincés dans les embouteillages.
Le projet TESO comporte la création d'une crèche publique et d'un gymnase. Ces équipements sont réclamés par notre quartier depuis plus de 20 ans. Il faut que leur dimensionnement tienne compte des besoins des deux quartiers Chalets-Roquelaine ET Raisin-Raynal, voire des besoins des quartiers limitrophes souvent aussi démunis.

En l'absence de précision, les habitants des Chalets ne peuvent que donner un avis négatif.

 

Tour Occitanie

 1 - La tour symbole

Aucune raison sérieuse n'a encore été avancée pour en justifier l'existence.

Sa première caractéristique est la hauteur de 150 mètres, plus de deux fois plus que les immeubles environnants. Le souhait de ses partisans est qu'elle soit vue de partout, de tous les Toulousains et visiteurs.

Si elle doit être vue de tous les Toulousains, il faut que tous puissent se prononcer sur l'opportunité de la construire, et pas seulement un faible nombre de concitoyens contraints-et disponibles- de lire -et comprendre- les 3372 pages du dossier de l'enquête publique. Pour faciliter leur choix, il est nécessaire d'installer pour quelques jours un gabarit composés de ballons à l'endroit prévu pour la construction de cette tour. Chacun pourra alors vérifier si les images perspectives fournies dans le dossier (PC_6) sont réalistes (deux sur quatre indiquent, au moment de l'enquête, des points de prise de vue erronés).

 

Le deuxième argument le plus utilisé est que cette tour constitue un Symbole, un signal fort...
De quoi, de qui ?

Le discours officiel nous rebat les oreilles en cherchant une légitimité du côté :

  • de la LGV, dont les hoquets renvoient maintenant une possibilité de financement après 2027
  • du Canal et de ses platanes -souvent atteints mortellement du chancre coloré- Plutôt que d'en revendiquer un parrainage il vaudrait mieux œuvrer pour les remplacer.
  • des tours des Capitouls (et pas les "campaniles" indiqués dans le dossier, bâtis pour héberger des cloches) qui servent à abriter, depuis le 16ème siècle, l'escalier de desserte des bâtiments attenants et culminent généralement à 25 mètres et pas à 155 (exceptionnellement 26,50 pour l'hôtel de Bernuy). Mais, probable point commun, la plupart ont été construites par des propriétaires soucieux de se montrer plus forts que les voisins.

En étant plus réaliste (mais moins poète) on peut évoquer les principaux points négatifs suivants :

  • Symbole d'un autre âge, celui d'un capitalisme triomphant né au 19ème siècle, et perpétué au 20ème dans les monarchies pétrolières et les dictatures asiatiques. Sans oublier la tour Trump sur la 5ème avenue new-yorkaise dont on n'a plus besoin de vanter les mérites du constructeur-propriétaire.
  • Signal de l'abandon d'une LGV trop coûteuse et d'un A380 non rentable.
  • Signal de la ségrégation entre riches et pauvres due au refus délibéré d'accueillir des logements sociaux.
  • Signal du refus de dialogue avec les habitants pour en justifier la nécessité, qui ne réside plus que dans la conséquence d'une proximité trop grande des politiques avec le monde de la promotion immobilière.
  • Signe d'une consommation excessive d'énergie pour le chauffage, la climatisation, la construction de la tour répondant aux normes RT 2012 d'il y a 7 ans, oubliant les normes RT2020 qui doivent entrer en vigueur dès l'an prochain et obligent à une autosuffisance énergétique (ce qu'on ne sait pas encore faire pour des bâtiments hauts de plus de 60m).
  • Signe de la création d'ilots de chaleur urbaine, ayant 3 origines incontournables : la dispersion des calories nécessaires au chauffage et à la climatisation, la réflexion des rayons solaires qui réchauffent les matériaux alentour qui restituent ensuite les calories accumulées, ceci d'autant plus que les bâtiments élevés freinent le vent et le refroidissement nocturne qui en résulte (voir schéma plus bas).
  • Signe de l'imposition d'une ombre envahissant les quartiers environnants, environ 10 000 personnes seraient concernées autour de cette tour. La perte d'ensoleillement sur les rues proches pourrait alors dépasser 200 heures annuellement (225 au carrefour rues Bayard et Lafon) et plus d'un millier sur le parvis Canal (3 heures/jour d'octobre à mars).

  • Signe d'une menace permanente pour l'avifaune qui ne manquera pas de heurter les immenses surfaces vitrées promises, de surcroit en partie traitreusement habillées par les plantes. https://abonnes.lemonde.fr/big-browser/article/2019/04/08/chaque-annee-des-millions-d-oiseaux-migrateurs-se-tuent-contre-les-vitres-des-gratte-ciel_5447497_4832693.html?xtref=https://www.lemonde.fr/

  • Signe encore de la végétation cache-misère du combiné ferraille-béton-verre anti écolo. «Le plus grand bouquet de fleurs que j'ai jamais fait» avoue Nicolas Gilsoul, architecte et paysagiste-alibi et metteur en scène.
    Quand un bouquet est fané, on le jette. Avant 10 années, les containers à plantes seront saturés par les racines, comment et qui changera les plants et la terre là-haut quand le promoteur aura quitté Toulouse ? Et, en attendant, quelle
    consommation d'eau potable pour l'arrosage de cette végétation ?

  • Signe de vent tempétueux
    - Dans les notices décrivant le terrain (PC-4) les rédacteurs se montrent optimistes : "certains [vents] peuvent provoquer des bourrasques jusqu'à 110 km/h ...[auxquelles] il faut ajouter des effets de vortex..."
    - Mais, dans l'évaluation environnementale dont les sources proviennent de la Météo nationale, on lit "le nombre de jours moyens où des rafales de vent d’une vitesse supérieure à 16 m/s sont observées est de 51. Il s’agit généralement du vent d’autan ..." (pièces B_4 du dossier d'enquête). C'est aussi la vitesse du vent à partir de laquelle la plupart des jardins publics sont fermés à Toulouse. Selon le site wind-data.ch (Office fédéral de l'énergie helvétique), à une bourrasque de 16m/s au sol (57km/h) correspond, à 150m, un ouragan de 113 km/h. (Les marins diraient force 12). Inversement, la vitesse de 60 km/h à 150 m correspond à une vitesse au sol d'environ 30 km/h, ce qui est beaucoup plus fréquent et constituerait le signal de fermeture du jardin-terrasse prévu aux niveaux supérieurs.
    - Si on se montre encore moins optimiste, on peut reprendre les relevés effectués au cours de l'orage du 7 août 1989  : 144 km/h à Blagnac (40m/s), ce qui promettrait 282,6 km/h au sommet de la tour ... en admettant que le sommet culmine encore à 150m après un tel cyclone.
    Référence un peu plus proche, la tempête Lothar a dévasté
    , dans la journée du 26 décembre 1999, les forêts de France, de Suisse, d'Allemagne et du Danemark, causant des dommages sans précédent avec des vents au sol jusqu'à 259 km/h. Qu'en aurait-il été au sommet d'une tour de 150 m ?

    Ce souvenir n'efface-t-il pas toute référence aux tours des capitouls ou aux arbres du Canal ?

 

à gauche derniers épisodes de vent dans la région (pièce B-4 état initial) - à droite profil vertical du vent de 10 à 150m de hauteur
à gauche derniers épisodes de vent dans la région (pièce B-4 état initial) - à droite profil vertical du vent de 10 à 150m de hauteur
Source origine USEPA (U.S. Environmental Protection Agency)
Source origine USEPA (U.S. Environmental Protection Agency)

 

Il nous faut revenir à des valeurs exemplaires et pérennes, en phase avec les exigences d’aujourd’hui, ne rejetant pas grossièrement l’apport, déterminant pour les transports collectifs, de la gare du 19ème siècle et du Canal du 17ème, deux monuments historiques dont on devrait être respectueux et préserver les richesses patrimoniales.

Là encore, un avis négatif semble s'imposer pour la tour (objet 4 de l'enquête publique) dont l'utilité, loin d'avoir été prouvée, n'est justifiée que par des motifs immatures ou mercantiles.

 

2 - Pour un projet urbain cohérent et convivial

Le saucissonnage proposé pour le développement du projet TESO (chaque parcelle devant faire l'objet d'un appel d'offre spécifique) fait craindre une incohérence globale. Déjà, poser une tour fréquentée par plus de 3000 personnes entre les deux parvis les plus importants de la gare est contraire à la nécessité de désenclavement, réalisé grâce à la mise en place de quatre parvis au lieu d'un. Cette tour serait un abcès dans la circulation autour du projet.
Il faut revenir à un plan d'ensemble en osant une architecture à échelle humaine respectueuse de l'environnement et des habitants, leur permettant d'échanger et dialoguer en se regardant autrement que par Internet et réseaux sociaux.

Les plus de 2 millions de signataires de l'Affaire du siècle devraient inspirer le commanditaire et sa maîtrise d’œuvre en faveur de la création d'un quartier autosuffisant en énergie.

Les promoteurs veulent nous imposer une vie "à l'américaine" ou "à l'Abou Dhabi" dans des immeubles démesurés. Pourtant, de nombreux Toulousains contents et fiers de l'être, veulent continuer à vivre "à la Toulousaine". Cette vie semble enviée par beaucoup de Français qui cherchent à s'implanter dans la région, ce qui n'est surtout pas une raison pour vouloir faire un urbanisme démesuré pour "densifier".
Le quartier des Chalets est un des plus denses de Toulouse, nous y vivons bien et nous souhaitons y rester.

 

 

L'enquête publique

Un seul avis sur le boulevard pour l'enquête publique : souci d'économie ou de discrétion ?
Un seul avis sur le boulevard pour l'enquête publique : souci d'économie ou de discrétion ?

 

Une affiche au métro Jeanne d'Arc annonce l'enquête publique préalable

 

- à la délivrance du permis de construire de la tour Occitanie
- à la déclaration d'utilité publique des travaux nécessaires à la réalisation des opérations structurantes de Toulouse EuroSudOuest
- à la détermination des parcelles à déclarer cessibles
- à la mise en compatibilité du plan local d'urbanisme de Toulouse Métropole, commune de Toulouse, et du plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat, en cours d'approbation
- au classement/déclassement des voiries.

 

Nous ne pouvons que vous encourager à donner vos avis, quels qu'ils soient, lors de cette enquête.

 

Voir aussi Actu-Toulouse 12 mars 2019

 

 

Extraits de l'affiche (recollés)
Extraits de l'affiche (recollés)

 

En ce qui nous concerne, cette enquête qui couvre des objets multiples apparait comme un moyen de noyer plusieurs poissons du même coup :

- une tour de 150m,
- la restructuration du secteur av. de Lyon,
- les expropriations,
- la modification du PLU (mise en compatibilité*),
- la voirie du secteur.

Toutes méritent mieux qu'une enquête de 45 jours pour engager définitivement des générations de Toulousains et de visiteurs.
Il faut un vrai débat démocratique permettant de déterminer un vrai plan d'urbanisme (et d'urbaniste), et arrêter les modifications à la sauvette même si elles sont appuyées sur ... 3372 pages de dossier.

 

L'AVIS NÉGATIF JUSTIFIÉ PRÉCÉDEMMENT CONCERNANT LE PREMIER OBJET DE L'ENQUÊTE PUBLIQUE NE PEUT QU'ENTRAINER DES AVIS NÉGATIFS POUR LES OBJETS 2,3 ET 5 QUI DÉCOULENT DU PRÉCÉDENT.
ON A VU QUE LA TOUR NE PRÉSENTAIT AUCUNE JUSTIFICATION SÉRIEUSE POUR SON EXISTENCE MAIS BEAUCOUP DE CONTRE-INDICATIONS POUR L'ENVIRONNEMENT ET LA DÉMOCRATIE. NOUS Y APPORTERONS DONC UN CINQUIÈME AVIS NÉGATIF.

 

*La mise en compatibilité est là pour permettre des opérations immobilières qui ne peuvent qu'apparaître, ainsi que le déclarait l'ancien directeur d'Europolia, comme étant "de bonnes affaires".

La procédure de mise en compatibilité du PLU - qui permet d'aller plus vite qu'une révision en brûlant certaines étapes, (ainsi aucun rapport de concertation n'est requis) suppose que le projet soit d'intérêt général (ou reconnu d'utilité publique). Ce n'est, aujourd'hui, le cas d'aucun des objets de cette enquête.

 

 

 

Comment répondre à l'enquête publique ? (EP)

Les enquêtes publiques précédentes ont montré que les partisans des gratte-ciel étaient bien organisés pour répondre en réclamant toujours plus de béton. La commissaire enquêtrice a elle-même fait preuve d'une partialité inattendue lors de l'EP de modification du PLU de juin 2017:« La CE considère qu’il n’est pas souhaitable de supprimer toute limitation de hauteur pour ce projet et préconise de déterminer une hauteur maximale permettant de réaliser un véritable élément signal en matière architecturale se distinguant nettement des immeubles voisins : une hauteur maximale de 150 m nous semble raisonnable en l’espèce ».

 

Il faut qu'un maximum d'habitants se mobilisent pour donner leur(s) point(s) de vue en se connectant du 14 mars au 30 avril inclus http://www.haute-garonne.gouv.fr/Publications/Declarations-d-intention-enquetes-publiques-et-avis-de-l-autorite-environnementale/Operations-d-amenagement-et-infrastructures-de-transport/Enquetes-publiques-en-cours-ou-programmees/Projet-Toulouse-EuroSudOuest-TESO

 

 

Attention : dans la rédaction des avis il vaut mieux exprimer un avis personnel, en particulier en relevant les gênes apportées de façon factuelle par le gratte-ciel et les bâtiments énergivores, la pollution automobile, l'ombrage, les destructions patrimoniales…) sans faire trop de copier-coller, mal vus par les commissaires enquêteurs.

 

 

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Assemblée Générale 2022

 

L’Assemblée Générale de notre association s’est tenue le 31 mars dernier, devant un public fourni d’adhérents de toutes générations, attentifs et participatifs.
La Présidente, Marie-Laure Ichanjou, a introduit la présentation du rapport moral de 2021 en annonçant son intention de travailler en groupes-projets par dossiers, et a proposé à l’auditoire de s’inscrire sur les divers sujets.

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Arnaques en tous genres

 

 

 

Cette rubrique n'est pas destinée à créer une psychose anti-arnaque dans le quartier, ni à donner des idées aux apprentis arnaqueurs.

Il semble, tout bêtement, que certaines personnes ont choisi de mettre à profit certains savoir-faire au détriment des habitants de nos rues. Nous croyons qu'il est souhaitable de les prévenir pour leur mettre la puce à l'oreille avant d'en être victimes.

 

N'hésitez pas à raconter vos expériences, vous rendrez ainsi service aux voisins.

Ticket de stationnement et carte bancaire

La Dépêche du 23 octobre 2019 raconte l'aventure d'une dame du quartier qui s'est fait piquer sa carte en croyant aider un automobiliste prétendant que le distributeur de tickets de stationnement refusait sa pièce de 2€. Croyant lui rendre service, elle a accepté de payer avec sa carte bancaire. L'automobiliste a repéré le code et s'est enfui en arrachant la carte. Bien entrainé, il a réussi à tirer 1000€ avant que la dame ait eu le temps de faire opposition et porté plainte. C'est obligatoire si on veut espérer être remboursé.

 

En août 2018 déjà, les policiers de la sûreté départementale avaient lancé une alerte autour de ces vols aux horodateurs. Ils décrivaient deux scénarios. Soit des gens se présentent et demandent des explications pour comprendre comment ils doivent payer. Ils réclament une démonstration et parviennent toujours à ce qu'elle se produise avec la carte bancaire de la victime. Soit, disponibles et prêts à rendre service, ces individus peu scrupuleux aident de préférence des personnes âgées à se débrouiller avec l'horodateur.

 

Au mois de septembre 2018, les enquêteurs avaient recensé quarantaine de victimes et interpellé une équipe de suspects. Le préjudice s'élevait à 30 000 €. (Claire Lagadic)

 

 

 

La même aventure m'est arrivée l'an passé :

  • une première fois devant l'horodateur au coin des rues Godolin/Balance. J'ai failli obtempérer et sortir ma carte. Et, finalement, ayant comme un sentiment de bizarrerie, j'ai prétexté un oubli de ladite carte. Ce mensonge m'a donné quand même un peu mauvaise conscience.
  • La deuxième fois c'était au même carrefour Mérimée/Chalets décrit par la dame citée par La Dépêche. Deux fois presque au même endroit ? L'argument du jour : Je payais le stationnement à l'année et je ne savais pas comment fonctionnait cet horodateur. Sans mauvaise conscience cette fois-ci.
  • La troisième fois, au même carrefour, j'ai raconté qu'on m'avait déjà fait le coup deux fois et que ça commençait à suffire. Ils étaient deux, assez jeunes, et sont repartis avec leur voiture en m'insultant copieusement. Plutôt que d'en sourire bêtement j'aurais mieux fait, moi aussi, de relever le numéro d'immatriculation de la voiture...

La répétition du scénario rappelle un fond de commerce ou d'industrie : même lieu, même méthode, même discours...

 

A.R.

 

 

Extrait de La Gazette des Chalets n°99, octobre 2019
Extrait de La Gazette des Chalets n°99, octobre 2019
Courrier reçu après distribution du numéro 99 :
Bonsoir,
J’ai lu avec intérêt (malheureusement) l’histoire des « Travaux dans les règles de l’art », comme il y a juste deux ans, j’ai vécu le même scénario. Malheureusement, abordée à un moment où je n’ai pas réfléchi, et étant mal conseillée, j’ai accepté l’offre… De fil en aiguille, le toit a été refait par ce charlatan (à l’époque inscrit au Registre du commerce sous l’étiquette « Arts du spectacle vivant »!), mais heureusement pour moi correctement, sauf la zinguerie.
Le toit chez moi n’est pas facilement accessible (du moins par moi…), et de toute façon, je n’aurais pas pu dire si oui ou non, le travail avait été bien fait. Néanmoins, j’ai fini par comprendre que la zinguerie, en principe refaite et en tout cas payée, n’avait pas été refaite. En outre, la garantie décennale était fausse. Le service juridique de l'assurance ne pouvait rien faire dans l’absence de dégâts; je me suis tournée alors vers Que Choisir : lettres recommandées, etc, restées sans réponse.
Au printemps, dégâts des eaux, avec prise en charge par l'assurance. Puis la semaine dernière, "la carte de visite » de « Nessie » tombe dans la boîte aux lettres, et hier, je lis votre histoire… Bien entendu, j’ai recontacté le Service juridique de l'assurance, dans l’espoir où, cette fois-ci, il pourrait intervenir pour rattraper cette personne, et essayer de faire cesser son démarchage. 
...
à suivre ?

Cambriolages en série

Extrait de la Gazette n°95, octobre 2018
Extrait de la Gazette n°95, octobre 2018

Voitures : un pillage organisé

Quand on se promène, nez vers le bas -et c'est conseillé si on veut éviter les crottes laissées par des chiens négligés par leur maître- on voit très régulièrement des petits tas de verre brisé. Ils sont le sous-produit des spécialistes du vol à la roulotte : la nuit, marteau en poche entouré d'un tissu pour amortir le bruit d'un choc, ils longent la file de voiture stationnées le long du trottoir et brise une vitre d'un coup sec. Ploc ! Il ne reste plus qu'à passer la main pour finir d'ouvrir la voiture et fouiller l'intérieur en retournant le contenu des vide-poches et les objets oubliés sous les sièges.

La plupart du temps il n'y a rien qui soit facilement monnayable (mais n'y oubliez pas vos GPS ni appareils photos).

Reste le prix de la casse pour l'infortuné propriétaire : 200€ pour une petite vitre à l'avant, avec une franchise de 80€ pour l'assurance. Assurance qui fait la tête si, comme pour moi, ce type de sinistre arrive trop souvent : mai et août 2018. Depuis je mets une pancarte sur le siège du conducteur. Ça a l'air de fonctionner, pour l'instant... (ci-dessous)


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L'Etat condanné pour n'avoir pas lutté contre la pollution à Toulouse

(Dossier préparé par Alain Roy)

Mise à jour le 24/07/2020 à 10h

 

L’État français a été condamné par deux fois pour non respect de la législation sur la qualité de l'air:

- une première fois en octobre 2018 par le Cour Européenne de Justice,
- une seconde fois en juillet 2020 par le Conseil d’État avec une amende record de 10 millions d'euros par semestre jusqu'à respect de la législation, l'amende pouvant potentiellement s'aggraver si ce non respect perdurait.
Toulouse fait partie des zones polluées incriminée pour la pollution au NO2 qui est due à 80% au trafic autoroutier sur l'agglomération toulousaine.
la décision du Conseil d’État condamnant le Gouvernement

 

l’analyse juridique de cette décision

https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/analyse/2020-07-10/428409


 

 

_________________________

 

 

Jeudi 26 janvier 2017 :

le seuil d'alerte est dépassé pour la première fois...

 

 

Actu.cotétoulouse.fr
Actu.cotétoulouse.fr

Sommaire

A- L'air que nous respirons

Principaux polluants

Suivi en temps réel

Information et alerte

Prévision à long terme

B- Les risques

Valeurs recommandées

Risques encourus

Espérance de vie

C- Actions à entreprendre

1- Redonner la priorité à la qualité de l'air dans le PDU

2- Revoir le tracé de la 3ème ligne de métro

3- Protéger les populations fragiles

4- Diminuer la circulation de transit

D- Quelques règles d'hygiène

 

 

A - L'air que nous respirons

 

Ce début d'année 2017 est particulièrement agressif pour nos bronches, plus généralement pour notre santé. L'anticyclone qui souvent stationne sur la France et en particulier sur la région fait office de couvercle au-dessus de nos émissions polluantes.

 

Dans notre région, c'était l'ORAMIP -Observatoire Régional de l'Air en Midi-Pyrénées- devenu maintenant ATMO-Occitanie après la fusion des régions - qui est chargé de la surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé et sur l’environnement.

L'ORAMIP

  • Surveille en continu la pollution
  • Informe au quotidien et en cas d'alerte
  • Analyse pour mieux anticiper".

Les principaux polluants de l'air dans la métropole

 Trois sortes sont particulièrement préoccupantes dans la région :

  • Les particules fines (PM)

Les particules en suspension peuvent être d'origine naturelle (érosion des sols, pollens ...) ou anthropique (liées à l'activité humaine).
Dans ce cas, elles sont issues majoritairement de la combustion incomplète des combustibles fossiles (surtout transports et chauffage résidentiel, mais aussi sidérurgie, cimenteries, incinération de déchets, manutention de produits pondéraux, minerais et matériaux, centrale thermique ...) et de l'usure des matériaux.

On distingue généralement les PM10 dont la taille est inférieure à 10µ des PM2,5 quatre fois plus petites au plus et nettement plus dangereuses pour l'organisme.

le Monde 14 mars 2019

  • Le dioxyde d'azote (NO2)

Les sources principales sont les véhicules : près de 60% en Midi-Pyrénées et plus de 70% sur l'agglomération toulousaine et les installations de combustion (centrales thermiques, chauffages...).
Le pot catalytique a permis, depuis 1993, une diminution des émissions des véhicules à essence. Néanmoins, l'effet reste encore peu perceptible compte tenu de l'augmentation forte du trafic automobile et de l'âge moyen des véhicules.

  • L'ozone

L'ozone provient de la réaction photochimique de certains polluants primaires en présence de rayonnement solaire et d'une température élevée. Il provoque toux, altérations pulmonaires, irritations oculaires.

Suivi en temps réel

On a pu constater au cours du mois de janvier 2017 des dépassements importants en ce qui concerne les oxydes d'azote et les particules fines PM10. On peut sélectionner les courbes de suivi correspondant aux emplacements les plus proches du quartier, ici Les Mazades et la route d'Albi.

 

Tous polluants aux Mazades 25-27 février 2017

 

Samedi ordinaire aux Minimes :  l'ozone grimpe de 10 à 17heures, les autres polluants prennent le relais vers 19 h avec dépassements de seuils pour NO2, PM10 et PM2,5. Dimanche à 9h la situation se calme un peu avant une nouvelle ascension...
Samedi ordinaire aux Minimes : l'ozone grimpe de 10 à 17heures, les autres polluants prennent le relais vers 19 h avec dépassements de seuils pour NO2, PM10 et PM2,5. Dimanche à 9h la situation se calme un peu avant une nouvelle ascension...
Semaine du 18 au 24 janvier 2017 : les mesures de PM10 indiquent des dépassements réguliers jusqu'à 3 fois la valeur limite annuelle (120 µg/m3 au lieu de 40). La procédure d'information a été déclenchée du 20 au 25 (sauf 22) et la procédured'alerte le 26
Semaine du 18 au 24 janvier 2017 : les mesures de PM10 indiquent des dépassements réguliers jusqu'à 3 fois la valeur limite annuelle (120 µg/m3 au lieu de 40). La procédure d'information a été déclenchée du 20 au 25 (sauf 22) et la procédured'alerte le 26

Procédure d'information et procédure d'alerte

 

La procédure d'information consiste à prévenir les catégories fragiles de la population (établissements sensibles).

En cas de dépassement important et/ou prolongé il appartient aux préfets de prendre les mesures pour protéger la population après avoir décidé de la procédure d'alerte. Celle-ci entraine une baisse des limites de vitesse des véhicules de 20 km/h.

 

Document Atmo Occitanie. Mise à jour prochaine
Document Atmo Occitanie. Mise à jour prochaine

Cartes de moyennes annuelles dressées en fonction des polluants. Ici oxyde d'azote en 2012

(Les cartes les plus récentes ne sont pas disponibles).

Au centre on distingue bien la double ceinture du canal et des boulevards, avec un degré de pollution particulièrement préoccupant le long du canal de Brienne, des Ponts-Jumeaux à Héraclès.

L'Oramip dresse aussi des cartes de prévison.

Celle ci a déclenché l'alerte à la pollution aux PM10, la première pour la région.

Les limitations de vitesse ont été réduites de 20km/h le 26 janvier 2017. Peu d'automobilistes les ont respectées, pas plus à Toulouse que sur les autoroutes voisines.

La baisse effective des vitesses induit une baisse des NOx rejetés de 20% mais de seulement 3 à 5% des particules fines généralement responsables de la procédure d'alerte (PM).


Prévisions à plus long terme

Citées par le maître d'ouvrage du projet de 3ème ligne de métro, et figurant aussi dans le Projet Mobilités, les cartes ci-dessus montrent une quasi disparition du dioxyde d'azote en 2030, justifiant ainsi implicitement l'absence de prise en compte de la pollution de l'air dans le projet de métro. Les descriptifs de ces projets ne parlent pas des autres polluants.

 

Les prévisions à moyen et long terme dépendent essentiellement de celles de production des véhicules légers et de leur motorisation.

Les prévisions de vente en 2030 (ci-dessous, citées par The Economist) indiquent une baisse de 20 à 30% du nombre des véhicules à motorisation conventionnelle thermique, les plus polluants. Si on tient compte de la durée moyenne du parc installé (7 à 8 ans), la situation réelle du parc en 2030 sera celle des véhicules vendus 7 ans plus tôt, 2023, donc -on le voit ci-dessous- sans baisse importante du nombre de véhicules à motorisation thermique et de la pollution qu'ils induisent.

Mais il faudra y ajouter la pollution produite par les 30% supplémentaires de nouveaux véhicules à motorisation moins polluante (hybride, électrique, hydrogène...) sans NO2 mais toujours source d'émission de particules (freins, pneumatiques, bitume...)

 

D'autre part, les mesures effectuées dans des conditions réelles d'utilisation montrent que les véhicules diesel homologués aux normes euro6, en vigueur depuis 2014, relâchent dans l'atmosphère plus de 6 fois plus d'oxydes d'azote qu'autorisé ( le monde 27/04/17 : Les moteurs diesel dernière génération polluent bien plus qu’annoncé ).

 

Bref, il faut vraiment être optimiste pour affirmer avec l'ORAMIP qu'en 2030 la pollution de l'air aura pratiquement disparu du ciel de la Métropole toulousaine.

 

B - Les risques

Les risques sont variables en fonction de la nature des polluants ingérés mais aussi de leur quantité.

 

L'Organisme Mondial de la Santé (OMS) préconise des valeurs limites pour les moyennes annuelles, et parfois pour des valeurs journalières en ce qui concerne les expositions concernant :

  • les matières particulaires (PM);
  • l’ozone (O3);
  • le dioxyde d’azote (NO2); et
  • le dioxyde de soufre (SO2)
Valeurs recommandées OMS

 

PM2.5
10 μg/m3 moyenne annuelle
25 μg/m3 moyenne sur 24 heures
PM10
20 μg/m3 moyenne annuelle
50 μg/m3 moyenne sur 24 heures

O3
100 μg/m3 moyenne sur 8 heures

NO2
40 μg/m3 moyenne annuelle
200 μg/m3 moyenne horaire

SO2
20 μg/m3 moyenne sur 24 heures
500 μg/m3 moyenne sur 10 minutes

 

Tableau détaillé Prév'air

L'OMS recommande, pour les moyennes annuelles, un seuil de 40µg/m3 pour le NO2, mais seulement de 20µg/m3 pour les PM10 (10µg/m3 pour les PM2,5) alors que l'ORAMIP en indique le double sur son site (valeur européenne).

Risques encourus

Particules fines : voir le dessin ci-dessous.

Ozone :

problèmes respiratoires, déclenchement de crises d'asthme, diminution de la fonction pulmonaire et apparition de maladies respiratoires.

Oxydes d'azote :

les symptômes bronchitiques chez l'enfant asthmatique augmentent avec une exposition de longue durée au NO2. On associe également une diminution de la fonction pulmonaire.

Dioxyde de soufre : altération du fonctionnement des poumons. Il provoque aussi des irritations oculaires. L'inflammation de l'appareil respiratoire entraîne de la toux, une production de mucus, une exacerbation de l'asthme, des bronchites chroniques et une sensibilisation aux infections respiratoires.

Le nombre des admissions à l'hôpital pour des cardiopathies et la mortalité augmentent les jours de fortes concentrations en SO2.

La réaction avec l'eau produit de l'acide sulfurique, principal composant des pluies acides à l'origine de phénomènes de déforestation.


Des conséquences nombreuses et coûteuses sur la santé. Les particules les plus fines sont les plus nocives.
Des conséquences nombreuses et coûteuses sur la santé. Les particules les plus fines sont les plus nocives.

Lemonde.fr 23/05/17

Selon les dernières données publiées en 2016 par Santé Publique France (l’ex-Institut de veille sanitaire), si la France respectait le plafond de l’OMS des 10 μg/m3 d’exposition annuelle aux PM2,5, le bénéfice en termes de santé publique serait de « 17 700 décès évités chaque année et d’un gain moyen de 7 mois d’espérance de vie à 30 ans dans les villes de plus de 100 000 habitants ».

 

 

Toulouse offre des niveaux de pollution de l'air proches de ceux observés dans d'autres villes de taille comparable mais, la ville étant située dans un couloir de circulation atmosphérique entre Atlantique et Méditerranée, ces pollutions sont chassées par les vents forts (Autan ou Tramontane). Ainsi les moyennes annuelles sont moins défavorables et les limites sont généralement respectées (sauf NO2 en 2015).

 

En ce début d'année 2017 il semble que la situation se dégrade fortement.

C - Les actions à entreprendre

 

Une obligation réglementaire


En France, la gestion de la qualité de l’air est régie par la loi sur l'Air et l'utilisation rationnelle de
l'énergie du 30 décembre 1996 (Laure) qui reconnaît l’existence d’un impact sanitaire de la pollution
atmosphérique et le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Cette loi (intégrée depuis dans le Code de l'Environnement) rend obligatoire la surveillance de la qualité de l'air, la définition d'objectifs de qualité et l'information du public. Elle prévoit la mise en place de Plans régionaux pour la qualité de l'air (PRQA) qui fixent des orientations visant à prévenir, réduire ou atténuer les effets de la pollution atmosphérique...

 

Les objectifs de qualité sont déclinés dans différents plans ou schémas (Plan de protection de l'atmosphère (PPA), des Plans Climat énergie territoriaux...) dont un Plan de déplacements urbains (PDU).

Tous, selon la loi, doivent donner la priorité à la qualité de l'air.

 

Planche de présentation du CERTU (2012), devenu depuis CEREMA (Centre d'Etudes et d'expertise sur les Risques, l'Environnement, la Mobilité et l'Aménagement)
Planche de présentation du CERTU (2012), devenu depuis CEREMA (Centre d'Etudes et d'expertise sur les Risques, l'Environnement, la Mobilité et l'Aménagement)

1 - Redonner la priorité à la qualité de l'air dans le Plan de Déplacement Urbain (PDU)

Le PDU de 2012,

toujours en vigueur, affirme, au premier rang de ses objectifs déclinés en 10 points :

  • Limiter les nuisances et pollutions ...

Le plan Mobilité 2020-2025-2030 valant PDU

En 2016 -approbation prévue en 2017- la métropole détermine, concurremment à la troisième ligne de métro, un Plan Mobilités qui décline un plan d'action avec trois leviers, chacun regroupant entre 8 et 20 actions (39 en tout) :

  • La première action est de faire la troisième ligne de métro TAE                  ...
  • la 35ème action est RÉDUIRE les nuisances sonores et atmosphériques générées par les infrastructures de transport routier

 Ainsi l'objectif limiter les nuisances et pollutions est passé, en quatre ans, de la priorité numéro 1 à la priorité 35 (sur 39). Et cela ne concerne qu'un plan de réduction de vitesse sur certains axes.

L'équilibre entre les besoins d'accès et de mobilité et la protection de l'environnement et de la santé (planche CERTU ci-dessus) n'est plus du tout respecté.

Si le plan Mobilité vaut PDU, il doit se conformer à la réglementation concernant les PDU et avoir comme priorité la limitation des nuisances et des pollutions.

La version donnée à l'enquête publique évoque des synergies avec :

  • le Plan Régional Santé Environnement
  • le Schéma Régional Climat Air Énergie Territorial
  • le Plan de Protection de l'Atmosphère...

On cherche vainement les modalités pratiques de ces synergies dans la suite du document qui occulte complètement que le meilleur moyen pour limiter les nuisances et les pollutions est de mettre un maximum de passagers dans les transports en commun dont la troisième ligne de métro.

 

On pourrait comprendre si la première action (faire la troisième ligne)  prenait en compte l'objectif de réduction des nuisances atmosphériques.

Il n'en est rien : dans le dossier SMTC-Tisséo décrivant, pour le Débat public, le projet de 3ème ligne, la préoccupation concernant l'environnement arrive à la page 58 (sur 90), bien après la définition du tracé. Tisséo affirme une amélioration de la qualité de l'air permise par l'ensemble du projet mobilités, en réalité l'impact estimé n'est que de 5 à 7% en 2030 (dont 3% pour la 3ème ligne). 

 

Il est nécessaire de revoir d'abord le Plan Mobilités valant PDU en respectant l'impératif de diminution de la pollution de l'air et, ensuite, revoir la méthode de définition de la troisième ligne de métro.

 

2 - Revoir le tracé de la troisième ligne en prenant en compte le critère de (dé)pollution

 

Une seule façon de diminuer la pollution due aux véhicules : mettre les automobilistes dans les transports en commun.

Le métro est le moyen le plus adapté pour transporter chaque jour le plus grand nombre de personnes (4 fois plus qu'un tram qui lui-même transporte 2,5 fois plus de personnes qu'un bus).

Encore faut-il que ce métro réponde le mieux possible aux besoins de la population, il doit donc donc passer

  • au plus proche des logements
  • au plus proche des emplois, commerces et loisirs.

En évoquant un développement urbain -improbable avant plusieurs décennies- le projet Tisséo décrit un invraisemblable coude jusqu'à La Vache (déjà desservi par la ligne B et le chemin de fer).

Pour dépolluer plus efficacement, ce tracé doit être revu pour les 3 raisons suivantes :

 

 

1 - Le passage au nord (en vert) se fait au travers de zones de 2 à 5 fois moins peuplées que le passage au centre (en bleu). La station Fondeyre a été abandonnée par Tisséo.
1 - Le passage au nord (en vert) se fait au travers de zones de 2 à 5 fois moins peuplées que le passage au centre (en bleu). La station Fondeyre a été abandonnée par Tisséo.
2 - Le passage au nord dessert 5 fois moins d'emplois / commerces / loisirs que le passage au centre
2 - Le passage au nord dessert 5 fois moins d'emplois / commerces / loisirs que le passage au centre

 

3 - Le tracé nord semble éviter soigneusement les couloirs de pollution, alors qu'il serait nécessaire de les côtoyer pour avoir une chance de récupérer les conducteurs des véhicules qui polluent (ci-contre).

 

Un tracé au centre longe  les canaux (du Midi et/ou de Brienne) et recoupe les boulevards également pollués.

En orange, le tracé Tisséo, en bleu le tracé optimisé soutenu par le collectif citoyen en faveur de la 3ème ligne de métro.

 

 

 

3 - Protéger des populations fragiles

Etablissements petite enfance (rose) et d'enseignement (orange) souvent à proximité immédiate de zones très polluées. (Le point blanc au centre est posé sur le carrefour Arnaud Bernard)
Etablissements petite enfance (rose) et d'enseignement (orange) souvent à proximité immédiate de zones très polluées. (Le point blanc au centre est posé sur le carrefour Arnaud Bernard)

 

Dans le quartier des Chalets (à droite du point blanc central), l'école du Nord bd d'Arcole, les écoles Bayard et peut-être Matabiau rue Matabiau, la crèche La Courte-échelle mais surtout le collège des Chalets très proches du canal sont très exposés aux polluants mesurés par l'Oramip. Ils abritent plus d'un millier d'enfants à protéger en priorité.

 

Nous devons faire évoluer nos pratiques.

Il semble raisonnable :

  • que les enseignants soient informés des dangers de pollution et qu'ils disposent de procédures à suivre pour en éviter les effets nocifs sur leurs élèves.
  • que des appareils de mesure soient disposés au plus près des établissements concernés afin de prévenir au plus vite les enseignants, enfants et parents afin qu'ils puissent prendre les mesures de sauvegarde appropriées (éviter certaines activités physiques à l'extérieur, garder les enfants à l’intérieur en cas de pic de pollution, alerter les parents sur les précautions à prendre sur le trajet école-domicile...)

 

 

Les enfants

 

Le zoom sur la carte de pollution de l'ORAMIP (NO2 en 2012) montre que les limites sont fréquemment atteintes le long du canal, l'avenue Honoré Serres et les boulevards.

Deux zones sont particulièrement préoccupantes, Le canal de Brienne depuis les Ponts-Jumeaux jusqu'à Héraclès et le carrefour canal du Midi-Honoré Serres.

Plusieurs milliers d'enfants sont très exposés à la pollution. Qualifiés de personnes sensibles ils sont donc à protéger en premier lieu, même si les prévisions indiquent une quasi absence de pollution atmosphérique en 2030, ce dont, assurément, nous ne prenons pas le chemin.

 


4 - Diminuer la circulation de transit

Bien que les itinéraires de raccourcis fassent souvent gagner du temps aux automobilistes qui les empruntent, ils sont globalement nocifs pour le flux de l'ensemble des véhicules concernés, en terme de vitesse d'écoulement et de quantité de polluants émis.

En effet le passage d'un carrefour peut se décrire par une phase de ralentissement, puis un temps d’arrêt suivi d'une accélération pour remettre le véhicule à la vitesse qu'il avait avant le carrefour.

La multiplication des itinéraires pour un même trajet multiplie le nombre de carrefours, donc le nombre de freinages et d'accélérations qui constituent les plus grosses causes de pollution (gaz moteurs, freins, embrayage, pneus, bitume).

A ce raisonnement on peut ajouter le paradoxe du mathématicien allemand Dietrich Braess qui estime jusqu'à 45% la perte globale d'efficacité du réseau viaire dans le cas de multiplication du nombre de voies pour aller d'un point à un autre. La perte est due à la spéculation des conducteurs qui cherchent à aller le plus vite possible et dérèglent ainsi un écoulement régulier du flux de circulation en adoptant un comportement erratique.

 

Nous demandons depuis longtemps aux services municipaux de faire en sorte que la vitesse des véhicules en transit soit diminuée (grâce, entre autres, à la pose de ralentisseurs), en espérant que l'allongement des temps de transit dissuadera les conducteurs.

Constitué d'îlots d'habitation, le quartier des Chalets (ci-dessus) conserve la pollution plus longtemps que les axes importants plus ventilés. C'est ainsi qu'on s'y réveille souvent en sentant la pollution (odeur désagréable, âcreté, irritation de la gorge, secrétions nasales), alors que les mesures en direct de l'Oramip montrent que les voies importantes où sont situés les appareils de mesures ont bénéficié d'améliorations depuis plusieurs heures.

 

Le plan de circulation envisagé par J. Busquets dans son schéma directeur prévoit des dispositions pour empêcher la circulation de transit (en mettant en pratique les schémas de circulation en marguerite).

 

 

D - Quelques règles d'hygiène en période de pollution élevée


En l'absence de sites spécialisés, on ne peut que donner des conseils de bon sens que chacun pourra compléter.

En particulier en consultant le site de la préfecture :

http://www.haute-garonne.gouv.fr/Actualites/Episode-de-pollution-de-l-air-en-Haute-Garonne-vendredi-22-et-samedi-23-fevrier-2019

 

  • Éviter la fumée de cigarette
  • Choisir le moment pour aérer les logements : consulter si possible le site de l'Oramip et/ou humer l'air. Avec un peu d'habitude on sent facilement un niveau élevé d'oxyde d'azote, mais c'est moins facile pour les particules.
  • Éviter d'aller faire les courses en période de forte pollution. Le niveau baisse généralement l'après-midi en semaine (mais ce n'est qu'une demi-vérité).
  • à pied ou en vélo, empruntez de préférence les petites rues plutôt que les voies importantes avec une forte circulation (boulevards, avenue H. Serres, rue Matabiau).
  • Surtout évitez d'utiliser votre voiture dès que le niveau dépasse la moyenne annuelle autorisée. Un cycliste et un piéton sont moins exposés à la pollution de l'air qu'un automobiliste (voir histogramme ci-dessus à droite).
  • En cas de difficulté pour respirer, n'hésitez pas à consulter un médecin.
    Comme la fumée du tabac, l'ozone, les oxydes d'azote et les particules fines -principaux composants de la pollution atmosphérique- sont souvent à l'origine de crises d'asthme, qui est une maladie grave.
  • Se laver régulièrement l'intérieur du nez. On trouve en pharmacie des flacons à base d'eau de mer, c'est efficace pour retrouver une bonne ventilation.
    Laver également les yeux qui "piquent" facilement en présence d'oxyde d'azote.
  • Pour les enfants, éviter les jeux par terre, déconseiller les relations main‐bouche…, mettre en garde contre la respiration par la bouche (court‐circuitant ainsi la barrière filtrante nasale).
  • etc.

 

 

Collectif contre la pollution de l'air

 

 

 

La Commission Européenne a assigné la France le 17 mai 2018 devant la Cour de Justice pour des manquements dans la lutte contre la pollution :

 

  • dépassement des valeurs limites de qualité de l'air

  • manquement à l'obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement.

 

 

Sous l'impulsion du comité de quartier Rangueil, continuellement submergé de dioxyde d'azote et de particules fines issus de la circulation sur la rocade, une quinzaine d'associations toulousaines se regroupent avec comme objectifs :

 

  • informer la population et la sensibiliser sur ce risque pour la santé,

  • agir pour faire réduire la pollution à la source.

 

 

Afin de balayer l'ensemble de cette problématique, quatre groupes ont été créés

 

  • Capteurs et mesures

  • Information et communication

  • Effets sur la santé

  • Aspects juridiques.

 

 

Ainsi armé, le collectif, qui envisage de se transformer en association pour pouvoir agir juridiquement, espère obliger les autorités à améliorer la situation qui s'aggrave et s'étend de façon continue depuis de nombreuses années.

 

 

à suivre -
Laissez un message si vous désirez participer

 

Message de Mathieu Villion

Le passage d'un ralentisseur peut se décrire par une phase de ralentissement, puis un
temps d’arrêt suivi d'une accélération pour remettre le véhicule à la vitesse qu'il
avait avant le ralentisseur. La multiplication des ralentisseurs augmente la
pollution. Les usagers ont tendance à choisir des crossovers plus lourds qui
supportent mieux les ralentisseurs mais nécessitent plus d'énergie pour les
accélérations. Ralentir les véhicules en excès de vitesse est souhaitable mais le ralentisseur n'est
pas souhaitable pour diminuer la pollution. Cordialement, Mathieu Villion

Réponse :
Merci de votre message.

C'est vrai, mais en partie seulement : nombreux sont les automobilistes
qui se sont aperçus que le passage des ralentisseurs était plus confortable
à 50km/h qu'à 30.
Ce qui explique que les mesures de vitesse rue Ingres indiquaient, en 2016,
que plus de 300 conducteurs en 24 h. roulaient à plus de 44 km/h.
Les services de la métropole semblaient d'accord pour mettre des ralentisseurs
en début de rue avant que les véhicules aient eu le temps d'accélérer...
espérant ainsi les contraindre à rester à 30 km/h.
Nous attendons les travaux correspondants, à suivre par des nouvelles mesures.

Bien cordialement,
Alain Roy


Message: Bonjour, Pour peu que l'on reste un peu tard au travail et que l'on rentre en voiture,
sur les 40 minutes de trajets, on peut passer facilement 5 bonnes minutes à
tourner en rond jusqu'à trouver une place de stationnement. La diminution
constante du nombre de places disponibles n'est pas bon pour la pollution. Ceux qui disent que diminuer le nombre de places poussent les usagers vers
les transports en commun ne doivent pas les utiliser souvent. Depuis les
Chalets vers Blagnac/Colomiers, il n'y a que 3 ponts au nord de Toulouse. https://www.öpnvkarte.de/#1.4334;43.6003;14 La ligne 63 par exemple est bondée, lente coincée dans les bouchons. Seul le métro pourrait être efficace et en attendant ne pas supprimer de
places de stationnement pour préserver nos poumons! Merci Cordialement, Mathieu Villion

Réponse
Je crois, hélas, que vous avez raison, et que les cinq minutes à tourner avant
de trouver une place sont largement insuffisantes après 19h30.
Depuis plus de 20 ans l'association cherche à faire en sorte que le nombre de
places de stationnement disponibles dans le quartier soit mis en regard des
besoins des habitants. Cela n'a jamais intéressé les services
ni les élus : les services techniques de la Mairie -maintenant de la métropole-
continuent à faire leur petite tambouille sans consulter les habitants.
Les élus assistent, impuissants semble-t-il, à ces travaux souvent peu utiles.
Que faire ?

Alain Roy
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0 commentaires

La vie dans le quartier avec (ou sans) le virus

On a trouvé intéressant de noter des petits faits qui pourraient esquisser des changements induits à plus long terme.

Bien sûr, beaucoup sont en contradiction avec les consignes de confinement. On espère que ces consignes seront respectées du mieux possible ET que nous n'oublierons pas de tirer parti de ces pratiques constatées dans cette période calamiteuse.

 

Les paragraphes retenus pour une présentation rapide peuvent être titrés ainsi :

  • Santé
  • Confinement
  • Réappropriation
  • Pollution
  • Nouveaux comportements
  • Solidarité
  • Sourires

 

Chacun connait des personnes atteintes par le virus. On espère leur guérison rapide bien que les messages échangés quotidiennement avec elles nous laissent une impression d'absence de maitrise ("3 paracétamol par jour...").
Absence de maîtrise déjà ressentie lors des discours officiels évoquant l'absence de masques et de réactifs pour les tests ou la nécessité du confinement.

 

Dans cette page on a toujours essayé de privilégier l'humour, souvent reçu dans des messages amicaux reproduits en italique. Il est parfois difficile d'en approuver la signification, par exemple :

 

Si on m'avait dit qu'un jour je devrais me signer un mot pour m'autoriser à sortir de chez moi * ...

 

Quiconque intéressé par la vie du quartier peut proposer des ajouts et/ou des modifications qu'il/elle jugera utiles.

* voir plus bas : Nouveaux comportements

 

Merci.

A.R.

Santé

 

Nous espérons du concret dans les annonces des processus de guérison.
Pour l'instant (26 mars), force est de constater qu'il vaut mieux miser sur les capacités de résistance de ces voisins malchanceux.

 

 

L’Université Johns Hopkins a envoyé cet excellent résumé pour éviter la contagion. Partagez-le car il est très clair :


* Le virus n’est pas un organisme vivant, mais une molécule de protéine (ADN) recouverte d’une couche protectrice de lipides (graisses) qui, lorsqu’elle est absorbée par les cellules des muqueuses oculaires, nasales ou buccales, modifie leur code génétique (mutation) et les convertit en cellules de multiplicateurs et d’agresseurs.

 

*Parce que le virus n’est pas un organisme vivant mais une molécule de protéine, il n’est pas tué, mais se décompose de lui-même. Le temps de désintégration dépend de la température, de l’humidité et du type de matériau dans lequel il se trouve.

 

* Le virus est très fragile ; la seule chose qui le protège est une fine couche de graisse extérieure. C’est pourquoi tout savon ou détergent est le meilleur remède, car la mousse CASSE LE GRAS (c’est pourquoi il faut frotter autant : pendant au moins 20 secondes ou plus, et faire beaucoup de mousse). En dissolvant la couche de graisse, la molécule de protéine se disperse et se décompose d’elle-même.

La chaleur dissout la graisse ; utilisez ensuite de l’eau à une température supérieure à 25 degrés pour vous laver les mains, les vêtements et tout le reste. De plus, l’eau chaude produit plus de mousse, ce qui la rend encore plus utile.

 

* L’alcool ou tout mélange avec de l’alcool à plus de 65% DISSOUT TOUTE GRAISSE, en particulier la couche lipidique externe du virus.


* Tout mélange avec 1 partie d’eau de javel et 5 parties d’eau dissout directement la protéine, la décomposant de l’intérieur.


* L’eau peroxyde aide beaucoup après le savon, l’alcool et le chlore, car le peroxyde dissout la protéine virale, mais il faut l’utiliser pure et elle fait mal à la peau.

PAS DE BACTÉRICIDES. Le virus n’est pas un organisme vivant comme les bactéries ; on ne peut pas tuer ce qui n’est pas vivant avec des antibiotiques, mais désintégrer rapidement sa structure avec tout ce qui a été dit.

 

* NE JAMAIS secouer les vêtements, draps ou draps usagés ou non utilisés. Bien que collé sur une surface poreuse, il est inerte et se désintègre en 3 heures (tissu et poreux), 4 heures (cuivre, car il est naturellement antiseptique ; et bois, car il élimine toute humidité), 24 heures (carton), 42 heures (métal) et 72 heures (plastique). Mais si vous le secouez ou utilisez un chiffon, les molécules du virus flottent dans l’air pendant 3 heures et peuvent se déposer dans votre nez.

Les molécules virales restent très stables dans le froid extérieur ou artificiel comme les climatiseurs des maisons et des voitures. Ils ont également besoin d’humidité pour rester stables et surtout de l’obscurité. Par conséquent, les environnements déshumidifiés , secs, chauds et lumineux le dégraderont plus rapidement.

 

* La lumière UV sur tout objet brisera la protéine du virus. Par exemple, pour désinfecter et réutiliser un masque c’est parfait.
Attention, il décompose également le collagène (qui est une protéine) de la peau, ce qui finit par provoquer des rides et le cancer de la peau…..(long terme).

 

* Le virus ne peut PAS passer à travers une peau saine.


* Le vinaigre n’est PAS utile car il ne décompose pas la couche protectrice de la graisse.

PAS D’ALCOOL ni de VODKA. La vodka la plus forte est à 40 % d’alcool et il vous en faut 65 %.

 

* LA LISTERINE (c’est un bain de bouche américain) fonctionne SI VOUS EN AVEZ BESOIN ! Il s’agit d’un alcool à 65 %.


* Plus l’espace est limité, plus la concentration du virus est importante. Plus ouvert ou ventilé naturellement sera l’espace, moins il sera concentré.


* Ceci étant dit, voilà pourquoi vous devez vous laver les mains avant et après avoir touché des muqueuses, de la nourriture, des serrures, des boutons, des interrupteurs , une télécommande, un téléphone portable, des montres, un ordinateur, des bureaux, une télévision, etc. Et quand on utilise les toilettes.

 

* Il faut aussi s’humidifier les mains, par exemple en les lavant beaucoup, car les molécules peuvent se cacher dans des micro rides ou les coupures. Plus l’hydratant est épais, mieux c’est.


* Gardez même les ONGLES COURTS pour que le virus ne s’y cache pas.

 

(cité par https://www.tribunejuive.info/2020/04/02/universite-johns-hopkins-pour-eviter-la-contagion/)

 

 

 

 

Lien reçu le 26 avril 2020

 

Et lavabunt manus...

 

Motet pour temps de confinement (Benoit Dumon)

 

 

 

 

Messages reçus :

 

  • Quand je pense à tous ces gens qui attendaient avec impatience leur rendez-vous qu'ils avaient pris  avec l'ophtalmo en 2015...

  • Le pire, c’est qu’après le confinement, ça sera plus simple d’aller chez l’ophtalmo que chez le coiffeur. »

 

  • J'ai essayé le rapport sexuel en respectant les consignes à 1,50m. Ben, je suis trop court.

 

 

 

 « Est-ce qu’il y a un moyen de faire quelque chose comme ça avec une injection à l’intérieur ou presque comme un nettoyage? » Dessin de Darío (Mexique)
« Est-ce qu’il y a un moyen de faire quelque chose comme ça avec une injection à l’intérieur ou presque comme un nettoyage? » Dessin de Darío (Mexique)

Confinement

Après les polémiques sur les traitements, celles sur les masques et leur utilité, celles sur les tests et leur disponibilité..., voici venu le temps du déconfinement, qui, finalement, n'en sera pas un.

Mais il sera une nouvelle occasion pour les scientifiques, les politiques et les journalistes, tous avides de scoop, de continuer à raconter n'importe quoi. Merci à Gorce de nous le rappeler.

Le Monde, 8 mai 2020.
Le Monde, 8 mai 2020.

 

 

 

 

Reçus...

 

 

d'un obsédé de cuisine :

  • Je ne sais pas si nous en sortirons plus grands, mais je suis sûr que nous en sortirons plus gros.
  • J'ai commencé à faire des lentilles farcies. C'est un peu long mais je n'ai plus que ça à faire.

 

d'un syndicaliste :

  • Les Français, quand il faut descendre dans la rue, y a personne, et quand faut pas y aller, ils y vont.

d'un voisin :

  • 3ème jour de confinement : ma femme me dit d'aller faire un tour et qu'elle paiera l'amende.


d'un canari :