Le blog du quartier

De la discussion jaillit la lumière (Boileau)

 

Donnez, s'il vous plait, votre avis sur les questions abordées ici.

 

Ces discussions sont accessibles depuis le Blog que vous parcourez actuellement.

Elles sont aussi visibles, en totalité en fonction des thèmes qui y sont abordés dans un sous-menu correspondant (exemple : Stationnement),ou en partie depuis la page d'accueil de ce site si elles sont accompagnées du mot clé Actualités.

 

En fonction de l’intérêt qu'elles présentent, ces discussions peuvent former la base d'un des articles de la Gazette des Chalets. En y participant vous enrichirez aussi la collection de ce journal de quartier.

 

Elles pourront également être répercutées sur Facebook ( ).

 

 Vous pouvez aussi demander l'ouverture de nouvelles discussions à propos de la vie du quartier, des propositions de l'association, des initiatives des élus quels qu'ils soient, des travaux commencés (le plus souvent sans demander l'avis des usagers) ou de l'absence de travaux (malgré nos demandes parfois anciennes).

 

Les messages sont modérés, c'est-à-dire relus avant publication.

Ce blog est encore en mise au point ; signalez, svp, les anomalies que vous rencontrez.

 

 

ven.

28

avril

2017

2017, l'année des tigres ?

2016, ils sont arrivés après un hiver doux et un début de printemps encore plus doux.

 

Plus petits que les moustiques habituels, ils ne font pratiquement pas de bruit, ils ont un air fragile, rien à voir avec des tigres sinon leurs pattes et le dessous du ventre rayés blanc sur noir et qu'on ne distingue pas très bien.

 

Il m'a fallu l'avis d'un copain spécialiste de démoustication pour y croire : ce sont bien des moustiques tigres, potentiellement porteurs de maladies embêtantes, qui ont envahi Toulouse. Et ils piquaient encore dans la douceur du mois de décembre, les revoila au mois d'avril...

 

Laissons les spécialistes en parler :

http://moustique-tigre.info
http://moustique-tigre.info

Aire de répartition en France :

Détectée en Italie dans les années 90, l’espèce est surveillée en France métropolitaine depuis les années 2000 avec pour principal outil de surveillance entomologique le piège pondoir. Ce piège constitué d’un seau noir contenant de l’eau (attractif) et d’un morceau de polystyrène flottant (support de ponte) permet de proposer un site de ponte attractif pour l’espèce. Un larvicide est également ajouté pour éviter toute production de moustiques. Cette surveillance est principalement mise en place dans les grandes agglomérations et le long des axes de communication car les œufs et adultes peuvent être déplacés passivement par l’homme.

 

Initialement, les zones surveillées étaient des sociétés importatrices de pneus usagés depuis des zones où Ae. albopictus était présent, ainsi que la frontière franco-italienne. Parallèlement à des introductions, détectées puis contrôlées, chez certains importateurs de pneus dans le nord de la France, l’implantation d’une population d’Ae albopictus a été mise en évidence dans le Sud-Est de la France en 2004 à Menton. La surveillance s’est ensuite amplifiée (13 pièges pondoirs en 2002, 2 600 pièges en 2012) et a permis de suivre sa progression.

 

En 2014, l’espèce a colonisé la quasi-totalité des départements des Alpes-Maritimes, du Var, des Bouches-du-Rhône, de la Haute-Corse et de la Corse-du-Sud. L’espèce est également implantée dans des communes des Alpes-de-Haute-Provence, du Vaucluse, de l’Hérault du Gard, de l’Aude, des Pyrénées-Orientales, de la Haute-Garonne, du Lot-et-Garonne, de l’Ardèche, de la Drôme, de l’Isère, de la Gironde, de la Saone-et-Loire, de la Savoie et du Rhône.

En 2015, Aedes albopictus s'est implanté dans l'Ain, le Bas-Rhin, le Dordogne, les Landes, le Lot, Les Pyrénées-Atlantique, le Tarn-et-Garonne, le Tarn, le Val-de-Marne ainsi qu'en Vendée (cf. carte ci-dessous).

 

Ainsi, à ce jour, l'espèce est implantée dans des communes de 30 départements de France métropolitaine.

 (Extrait de  http://www.signalement-moustique.fr/sinformer)

 

http://www.albopictus30.org/index.php/les-cartes-actualisees-de-limplantation
http://www.albopictus30.org/index.php/les-cartes-actualisees-de-limplantation

On trouve aussi sur wikipedia plein de conseils pour essayer de s'en débarrasser, le plus simple étant de supprimer les zones où l'eau peut stagner, l'eau étant indispensable à la vie des larves. Pour éclore et donner une larve, un œuf a besoin d'une montée du niveau de l'eau dans le réceptacle (récipient, gouttière encombrée ou simplement feuille sèche en forme de creux) où il a été pondu.

 

 

Si vous ne pouvez pas supprimer toutes les zones d'eau stagnante, vous pouvez au moins les masquer au moyen de tissus, de papier journal ou, pour les soucoupes qui servent de réserves d'eau aux pots de fleur, les remplir de sable.

 

Suppression des zones humides dans les cours et sur les balcons : à gauche = moustiques, à droite = plus de moustiques !
Suppression des zones humides dans les cours et sur les balcons : à gauche = moustiques, à droite = plus de moustiques !

Attention, réchauffement oblige, il est probable que la fin de l'hiver et le printemps 2017 soit aussi doux qu'en 2016. Ne vous laissez pas surprendre, agissez dès maintenant : récupérez du sable pour en remplir vos soucoupes aussitôt que possible. Des œufs sont déjà pondus, ils ne demandent qu'à éclore dès que les conditions de température et d'humidité leur seront favorables.

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ven.

07

avril

2017

Toulouse vue de l'espace par Thomas Pesquet avec les stations actuelles et futures du métro toulousain

Le Collectif Citoyen pour une troisième ligne de métro a superposé sur une image vue de l'espace par notre astronome toulousain

  • les stations de métro actuelles (en bleu lignes A et B)
  • celles projetées par Tisséo (en jaune sur la première image),
  • celle préconisées par le Collectif (en vert sur la deuxième image).

On voit que la proposition Tisséo n'apporte pas de solution à la congestion urbaine et à l'enclavement de zones denses centrales, contrairement à la proposition du Collectif.

(Cliquez pour agrandir)

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sam.

25

févr.

2017

Pollution de l'air

(Dossier préparé par Alain Roy)

Mise à jour le 18/04/17 à 11h20

_________________________

 

 

Jeudi 26 janvier 2017 :

le seuil d'alerte est dépassé pour la première fois...

 

 

Actu.cotétoulouse.fr
Actu.cotétoulouse.fr

1 - L'air que nous respirons

 

Ce début d'année 2017 est particulièrement agressif pour nos bronches, plus généralement pour notre santé. L'anticyclone qui souvent stationne sur la France et en particulier sur la région fait office de couvercle au-dessus de nos émissions polluantes.

 

Dans notre région, c'est l'ORAMIP -Observatoire Régional de l'Air en Midi-Pyrénées- (maintenant ATMO-Occitanie) qui est chargé de la surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé et sur l’environnement.

L'ORAMIP

  • Surveille en continu la pollution
  • Informe au quotidien et en cas d'alerte
  • Analyse pour mieux anticiper".

 

Les principaux polluants de l'air dans la métropole

Trois sortes sont particulièrement préoccupantes dans la région :

  • Les particules fines (PM)

Les particules en suspension peuvent être d'origine naturelle (érosion des sols, pollens ...) ou anthropique (liées à l'activité humaine).
Dans ce cas, elles sont issues majoritairement de la combustion incomplète des combustibles fossiles (surtout transports et chauffage résidentiel, mais aussi sidérurgie, cimenteries, incinération de déchets, manutention de produits pondéraux, minerais et matériaux, centrale thermique ...) et de l'usure des matériaux.

On distingue généralement les PM10 dont la taille est inférieure à 10µ des PM2,5 quatre fois plus petites au plus et nettement plus dangereuses pour l'organisme.

  • Le dioxyde d'azote (NO2)

Les sources principales sont les véhicules : près de 60% en Midi-Pyrénées et plus de 70% sur l'agglomération toulousaine et les installations de combustion (centrales thermiques, chauffages...).
Le pot catalytique a permis, depuis 1993, une diminution des émissions des véhicules à essence. Néanmoins, l'effet reste encore peu perceptible compte tenu de l'augmentation forte du trafic automobile et de l'âge moyen des véhicules.

  • L'ozone

L'ozone provient de la réaction photochimique de certains polluants primaires en présence de rayonnement solaire et d'une température élevée. Il provoque toux, altérations pulmonaires, irritations oculaires.

 

Suivi en temps réel

On a pu constater au cours du mois de janvier des dépassements importants en ce qui concerne les oxydes d'azote et les particules fines PM10. On peut sélectionner les courbes de suivi correspondant aux emplacements les plus proches du quartier, ici Les Mazades et la route d'Albi.

 

Tous polluants aux Mazades 25-27 février 2017

 

Samedi ordinaire aux Minimes :  l'ozone grimpe de 10 à 17heures, les autres polluants prennent le relais vers 19 h avec dépassements de seuils pour NO2, PM10 et PM2,5. Dimanche à 9h la situation se calme un peu avant une nouvelle ascension...
Samedi ordinaire aux Minimes : l'ozone grimpe de 10 à 17heures, les autres polluants prennent le relais vers 19 h avec dépassements de seuils pour NO2, PM10 et PM2,5. Dimanche à 9h la situation se calme un peu avant une nouvelle ascension...
Semaine du 18 au 24 janvier 2017 : les mesures de PM10 indiquent des dépassements réguliers jusqu'à 3 fois la valeur limite annuelle (120 µg/m3 au lieu de 40). La procédure d'information a été déclenchée du 20 au 25 (sauf 22) et la procédured'alerte le 26
Semaine du 18 au 24 janvier 2017 : les mesures de PM10 indiquent des dépassements réguliers jusqu'à 3 fois la valeur limite annuelle (120 µg/m3 au lieu de 40). La procédure d'information a été déclenchée du 20 au 25 (sauf 22) et la procédured'alerte le 26

 

Procédure d'information et procédure d'alerte

 

La procédure d'information consiste à prévenir les catégories fragiles de la population (établissements sensibles).

En cas de dépassement important et/ou prolongé il appartient aux préfets de prendre les mesures pour protéger la population après avoir décidé de la procédure d'alerte. Celle-ci entraine une baisse des limites de vitesse des véhicules de 20 km/h.

 

Cartes de moyennes annuelles dressées en fonction des polluants. Ici oxyde d'azote en 2012

(Les cartes les plus récentes ne sont pas disponibles).

Au centre on distingue bien la double ceinture du canal et des boulevards, avec un degré de pollution particulièrement préoccupant le long du canal de Brienne, des Ponts-Jumeaux à Héraclès.

L'Oramip dresse aussi des cartes de prévison.

Celle ci a déclenché l'alerte à la pollution aux PM10, la première pour la région.

Les limitations de vitesse ont été réduites de 20km/h le 26 janvier 2017. Peu d'automobilistes les ont respectées, pas plus à Toulouse que sur les autoroutes voisines.

La baisse effective des vitesses induit une baisse des NOx rejetés de 20% mais de seulement 3 à 5% des particules fines généralement responsables de la procédure d'alerte (PM).


Prévisions à plus long terme

Citées par le maître d'ouvrage du projet de 3ème ligne, et figurant aussi dans le Projet Mobilités, les cartes ci-dessus montrent une quasi disparition du dioxyde d'azote en 2030, justifiant ainsi implicitement l'absence de prise en compte de la pollution de l'air dans le projet de métro. Les descriptifs de ces projets ne parlent pas des autres polluants.

 

Les prévisions à moyen et long terme dépendent essentiellement de celles de production des véhicules légers et de leur motorisation.

Les prévisions de vente en 2030 (ci-dessous, citées par The Economist) indiquent une baisse de 20 à 30% du nombre des véhicules à motorisation conventionnelle thermique, les plus polluants. Si on tient compte de la durée moyenne du parc installé (7 à 8 ans), la situation réelle du parc en 2030 sera celle des véhicules vendus 7 ans plus tôt, 2023, donc -on le voit ci-dessous- sans baisse importante du nombre de véhicules à motorisation thermique et de la pollution qu'ils induisent.

Mais il faudra y ajouter la pollution produite par les 30% supplémentaires de nouveaux véhicules à motorisation moins polluante (hybride, électrique, hydrogène...) sans NO2 mais toujours source d'émission de particules (freins, pneumatiques, bitume...)

 

D'autre part, les mesures effectuées dans des conditions réelles d'utilisation montrent que les véhicules diesel homologués aux normes euro6, en vigueur depuis 2014, relâchent dans l'atmosphère plus de 6 fois plus d'oxydes d'azote qu'autorisé ( le monde 27/04/17 : Les moteurs diesel dernière génération polluent bien plus qu’annoncé ).

 

Bref, il faut vraiment être optimiste pour affirmer avec l'ORAMIP qu'en 2030 la pollution de l'air aura pratiquement disparu du ciel de la Métropole toulousaine.

 

2 - Que risquons-nous ?

Les risques sont variables en fonction de la nature des polluants ingérés mais aussi de leur quantité.

 

L'Organisme Mondial de la Santé (OMS) préconise des valeurs limites pour les moyennes annuelles, et parfois pour des valeurs journalières en ce qui concerne les expositions concernant :

  • les matières particulaires (PM);
  • l’ozone (O3);
  • le dioxyde d’azote (NO2); et
  • le dioxyde de soufre (SO2)
Valeurs recommandées OMS

 

PM2.5
10 μg/m3 moyenne annuelle
25 μg/m3 moyenne sur 24 heures
PM10
20 μg/m3 moyenne annuelle
50 μg/m3 moyenne sur 24 heures

O3
100 μg/m3 moyenne sur 8 heures

NO2
40 μg/m3 moyenne annuelle
200 μg/m3 moyenne horaire

SO2
20 μg/m3 moyenne sur 24 heures
500 μg/m3 moyenne sur 10 minutes

 

Tableau détaillé Prév'air

L'OMS recommande, pour les moyennes annuelles, un seuil de 40µg/m3 pour le NO2, mais seulement de 20µg/m3 pour les PM10 (10µg/m3 pour les PM2,5) alors que l'ORAMIP en indique le double sur son site (valeur européenne).

Risques encourus

Particules fines : voir le dessin ci-dessous.

Ozone :

problèmes respiratoires, déclenchement de crises d'asthme, diminution de la fonction pulmonaire et apparition de maladies respiratoires.

Oxydes d'azote :

les symptômes bronchitiques chez l'enfant asthmatique augmentent avec une exposition de longue durée au NO2. On associe également une diminution de la fonction pulmonaire.

Dioxyde de soufre : altération du fonctionnement des poumons. Il provoque aussi des irritations oculaires. L'inflammation de l'appareil respiratoire entraîne de la toux, une production de mucus, une exacerbation de l'asthme, des bronchites chroniques et une sensibilisation aux infections respiratoires.

Le nombre des admissions à l'hôpital pour des cardiopathies et la mortalité augmentent les jours de fortes concentrations en SO2.

La réaction avec l'eau produit de l'acide sulfurique, principal composant des pluies acides à l'origine de phénomènes de déforestation.


Des conséquences nombreuses et coûteuses sur la santé. Les particules les plus fines sont les plus nocives.
Des conséquences nombreuses et coûteuses sur la santé. Les particules les plus fines sont les plus nocives.

 

Toulouse offre des niveaux de pollution de l'air proches de ceux observés dans d'autres villes de taille comparable mais, la ville étant située dans un couloir de circulation atmosphérique entre Atlantique et Méditerranée, ces pollutions sont chassées par les vents forts (Autan ou Tramontane). Ainsi les moyennes annuelles sont moins défavorables et les limites sont généralement respectées (sauf NO2 en 2015).

 

En ce début d'année 2017 il semble que la situation se dégrade fortement.

3 - Actions à entreprendre

 

Une obligation réglementaire


En France, la gestion de la qualité de l’air est régie par la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de
l'énergie du 30 décembre 1996 (Laure) qui reconnaît l’existence d’un impact sanitaire de la pollution
atmosphérique et le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Cette loi (intégrée depuis dans le Code de l'Environnement) rend obligatoire la surveillance de la qualité de l'air, la définition d'objectifs de qualité et l'information du public. Elle prévoit la mise en place de Plans régionaux pour la qualité de l'air (PRQA) qui fixent des orientations visant à prévenir, réduire ou atténuer les effets de la pollution atmosphérique...

 

Les objectifs de qualité sont déclinés dans un Plan de protection de l'atmosphère (PPA), des Plans Climat énergie territoriaux et aussi un Plan de déplacements urbains (PDU).

Tous, selon la loi, doivent donner la priorité à la qualité de l'air.

 

 

 

Retrouver la priorité de la qualité de l'air dans le Plan de Déplacement Urbain (PDU)

Le PDU de 2012,

toujours en vigueur, affirmait, au premier rang de ses objectifs déclinés en 10 points :

  • Limiter les nuisances et pollutions ...

 En 2016 -approbation prévue en 2017- la métropole détermine, concurremment à la troisième ligne de métro, un Plan Mobilités 2020-2025-2030 valant PDU qui décline un plan d'action avec trois leviers, chacun regroupant entre 8 et 20 actions (39 en tout) :

  • La première action est de faire la troisième ligne de métro TAE                  ...
  • la 35ème action est RÉDUIRE les nuisances sonores et atmosphériques générées par les infrastructures de transport routier.

 Ainsi l'objectif limiter les nuisances et pollutions est passé, en quatre ans, de la priorité numéro 1 à la priorité 35 (sur 39).

 

On pourrait comprendre si la première action (faire la troisième ligne)  prenait en compte l'objectif de réduction des nuisances atmosphériques.

Il n'en est rien : dans le dossier SMTC-Tisséo décrivant, pour le Débat public, le projet de 3ème ligne, la préoccupation concernant l'environnement arrive à la page 58 (sur 90), bien après la définition du tracé. Tisséo affirme une amélioration de la qualité de l'air permise par l'ensemble du projet mobilités, en réalité l'impact estimé n'est que de 5 à 7% en 2030 (3% pour la 3ème ligne). 

 

Il est nécessaire de revoir d'abord le Plan Mobilités valant PDU en respectant l'impératif de diminution de la pollution de l'air et, ensuite, revoir la méthode de définition de la troisième ligne de métro.

 

Revoir le tracé de la troisième ligne en prenant en compte le critère de (dé)pollution

 

Une seule façon de diminuer la pollution due aux véhicules : mettre les automobilistes dans les transports en commun.

Le métro est le moyen le plus adapté pour transporter chaque jour le plus grand nombre de personnes (4 fois plus qu'un tram qui lui-même transporte 2,5 fois plus de personnes qu'un bus).

Encore faut-il que ce métro réponde le mieux possible aux besoins de la population, il doit donc donc passer

  • au plus proche des logements
  • au plus proche des emplois, commerces et loisirs.

En tablant sur un développement urbain -improbable avant plusieurs décennies- le projet Tisséo décrit un invraisemblable coude jusqu'à La Vache (déjà desservi par la ligne B et le chemin de fer).

Pour dépolluer plus efficacement, ce tracé doit être revu pour les 3 raisons suivantes :

 

 

1 - Le passage au nord (en vert) se fait au travers de zones de 2 à 5 fois moins peuplées que le passage au centre (en bleu)
1 - Le passage au nord (en vert) se fait au travers de zones de 2 à 5 fois moins peuplées que le passage au centre (en bleu)
2 - Le passage au nord dessert 5 fois moins d'emplois / commerces / loisirs que le passage au centre
2 - Le passage au nord dessert 5 fois moins d'emplois / commerces / loisirs que le passage au centre

 

3 - Le tracé nord semble éviter soigneusement les couloirs de pollution, alors qu'il serait nécessaire de les côtoyer pour avoir une chance de récupérer les conducteurs des véhicules qui polluent (ci-contre).

 

Un tracé au centre longe  les canaux (du Midi et/ou de Brienne) et recoupe les boulevards également pollués.

En orange, le tracé Tisséo, en bleu le tracé optimisé soutenu par le collectif citoyen en faveur de la 3ème ligne de métro.

 

 

 

Autres mesures envisagées pour diminuer les conséquences de la pollution de l'air dans le quartier

Etablissements petite enfance (rose) et d'enseignement (orange) souvent à proximité immédiate de zones très polluées. (Le point blanc au centre est posé sur le carrefour Arnaud Bernard)
Etablissements petite enfance (rose) et d'enseignement (orange) souvent à proximité immédiate de zones très polluées. (Le point blanc au centre est posé sur le carrefour Arnaud Bernard)

 

Dans le quartier des Chalets (à droite du point blanc central), l'école du Nord bd d'Arcole, les écoles Bayard et peut-être Matabiau rue Matabiau, la crèche mais surtout le collège des Chalets très proches du canal sont très exposés aux polluants mesurés par l'Oramip. Ils abritent plus d'un millier d'enfants à protéger en priorité.

 

Nous devons faire évoluer nos pratiques.

Il semble raisonnable :

  • que les enseignants soient informés des dangers de pollution et qu'ils disposent de procédures à suivre pour en éviter les effets nocifs sur leurs élèves.
  • que des appareils de mesure soient disposés au plus près des établissements concernés afin de prévenir au plus vite les enseignants-enfants et parents afin qu'ils puissent prendre les mesures de sauvegarde appropriées (éviter certaines activités physiques à l'extérieur, garder les enfants à l’intérieur en cas de pic de pollution, alerter les parents sur les précautions à prendre sur le trajet école-domicile...)

 

 

 

Protéger les enfants

 

Le zoom sur la carte de pollution de l'ORAMIP (NO2 en 2012) montre que les limites sont fréquemment atteintes le long du canal, l'avenue Honoré Serres et les boulevards.

Deux zones sont particulièrement préoccupantes, Le canal de Brienne depuis les Ponts-Jumeaux jusqu'à Héraclès et le carrefour canal du Midi-Honoré Serres.

Plusieurs milliers d'enfants sont très exposés à la pollution. Qualifiés de personnes sensibles ils sont donc à protéger en premier lieu, même si les prévisions indiquent une quasi absence de pollution atmosphérique en 2030, ce dont, assurément, nous ne prenons pas le chemin.

 


Circulation de transit

Bien que les itinéraires de raccourcis fassent souvent gagner du temps aux automobilistes qui les empruntent, ils sont globalement nocifs pour le flux de l'ensemble des véhicules concernés, en terme de vitesse d'écoulement et de quantité de polluants émis.

En effet le passage d'un carrefour peut se décrire par une phase de ralentissement, puis un temps d’arrêt suivi d'une accélération pour remettre le véhicule à la vitesse qu'il avait avant le carrefour.

La multiplication des itinéraires pour un même trajet multiplie le nombre de carrefours, donc le nombre de freinages et d'accélérations qui constituent les plus grosses causes de pollution (gaz moteurs, freins, embrayage, pneus, bitume).

Nous demandons depuis longtemps aux services municipaux de faire en sorte que la vitesse des véhicules en transit soit diminuée (grâce, entre autres, à la pose de ralentisseurs), en espérant que l'allongement des temps de transit dissuadera les conducteurs.

Constitué d'îlots d'habitation, le quartier des Chalets (ci-dessus) conserve la pollution plus longtemps que les axes importants plus ventilés. C'est ainsi qu'on s'y réveille souvent en sentant la pollution (odeur désagréable, âcreté, irritation de la gorge, secrétions nasales), alors que les mesures en direct de l'Oramip montrent que les voies importantes où sont situés les appareils de mesures ont bénéficié d'améliorations depuis plusieurs heures.

 

Le plan de circulation envisagé par J. Busquets dans son schéma directeur prévoit des dispositions pour empêcher la circulation de transit (schéma de circulation en marguerite).

 

 

Quelques règles d'hygiène en période de pollution élevée
En l'absence de sites spécialisés, on ne peut que donner des conseils de bon sens que chacun pourra compléter.

 

  • Éviter la fumée de cigarette
  • Choisir le moment pour aérer les logements : consulter si possible le site de l'Oramip et/ou humer l'air. Avec un peu d'habitude on sent facilement un niveau élevé d'oxyde d'azote, mais c'est moins facile pour les particules.
  • Éviter d'aller faire les courses en période de forte pollution. Le niveau baisse généralement l'après-midi en semaine (mais ce n'est qu'une demi-vérité).
  • à pied ou en vélo, empruntez de préférence les petites rues plutôt que les voies importantes avec une forte circulation (boulevards, avenue H. Serres, rue Matabiau).
  • Surtout évitez d'utiliser votre voiture dès que le niveau dépasse la moyenne annuelle autorisée. Un cycliste et un piéton sont moins exposés à la pollution de l'air qu'un automobiliste (voir histogramme ci-dessus à droite).
  • En cas de difficulté pour respirer, n'hésitez pas à consulter un médecin.
    Comme la fumée du tabac, l'ozone, les oxydes d'azote et les particules fines -principaux composants de la pollution atmosphérique- sont souvent à l'origine de crises d'asthme, qui est une maladie grave.
  • Se laver régulièrement l'intérieur du nez. On trouve en pharmacie des flacons à base d'eau de mer, c'est efficace pour retrouver une bonne ventilation.
    Laver également les yeux qui "piquent" facilement en présence d'oxyde d'azote.
  • Pour les enfants, éviter les jeux par terre, déconseiller les relations main‐bouche…, mettre en garde contre la respiration par la bouche (court‐circuitant ainsi la barrière filtrante nasale).

  • etc.

 

Message de Mathieu Villion

Le passage d'un ralentisseur peut se décrire par une phase de ralentissement, puis un
temps d’arrêt suivi d'une accélération pour remettre le véhicule à la vitesse qu'il
avait avant le ralentisseur. La multiplication des ralentisseurs augmente la
pollution. Les usagers ont tendance à choisir des crossovers plus lourds qui
supportent mieux les ralentisseurs mais nécessitent plus d'énergie pour les
accélérations. Ralentir les véhicules en excès de vitesse est souhaitable mais le ralentisseur n'est
pas souhaitable pour diminuer la pollution. Cordialement, Mathieu Villion

Réponse :
Merci de votre message.

C'est vrai, mais en partie seulement : nombreux sont les automobilistes
qui se sont aperçus que le passage des ralentisseurs était plus confortable
à 50km/h qu'à 30.
Ce qui explique que les mesures de vitesse rue Ingres indiquaient, en 2016,
que plus de 300 conducteurs en 24 h. roulaient à plus de 44 km/h.
Les services de la métropole semblaient d'accord pour mettre des ralentisseurs
en début de rue avant que les véhicules aient eu le temps d'accélérer...
espérant ainsi les contraindre à rester à 30 km/h.
Nous attendons les travaux correspondants, à suivre par des nouvelles mesures.

Bien cordialement,
Alain Roy


Message: Bonjour, Pour peu que l'on reste un peu tard au travail et que l'on rentre en voiture,
sur les 40 minutes de trajets, on peut passer facilement 5 bonnes minutes à
tourner en rond jusqu'à trouver une place de stationnement. La diminution
constante du nombre de places disponibles n'est pas bon pour la pollution. Ceux qui disent que diminuer le nombre de places poussent les usagers vers
les transports en commun ne doivent pas les utiliser souvent. Depuis les
Chalets vers Blagnac/Colomiers, il n'y a que 3 ponts au nord de Toulouse. https://www.öpnvkarte.de/#1.4334;43.6003;14 La ligne 63 par exemple est bondée, lente coincée dans les bouchons. Seul le métro pourrait être efficace et en attendant ne pas supprimer de
places de stationnement pour préserver nos poumons! Merci Cordialement, Mathieu Villion

Réponse
Je crois, hélas, que vous avez raison, et que les cinq minutes à tourner avant
de trouver une place sont largement insuffisantes après 19h30.
Depuis plus de 20 ans l'association cherche à faire en sorte que le nombre de
places de stationnement disponibles dans le quartier soit mis en regard des
besoins des habitants. Cela n'a jamais intéressé les services
ni les élus : les services techniques de la Mairie -maintenant de la métropole-
continuent à faire leur petite tambouille sans consulter les habitants.
Les élus assistent, impuissants semble-t-il, à ces travaux souvent peu utiles.
Que faire ?
Cordialement,

Alain Roy
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Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

mar.

27

déc.

2016

3ème ligne de métro : elle peut aussi desservir le quartier

métro troisième ligne Chalets Raisin
Station Chalets-Raisin : de la place de la Concorde à Raynal, de la résidence la Comtale à Négreneys (cercle jaune=500m de rayon)

 

Voila un gros dossier qui suscite un débat très actif.

 

La mise à jour de cette page est fréquente (29 décembre 2016).
L'essentiel de l'actualité se trouve sur le site de la CNDP.

 

Les thèmes abordés ci-dessous :

  • un méthode de travail confuse chez le maître d'ouvrage
  • la CNDP : un arbitre temporaire mais un pouvoir limité
  • un projet pour améliorer le projet officiel
  • le choix : au nord ou au centre
  • la CNDP organise un débat incontournable
  • une opportunité pour le quartier des Chalets

 

Il existe aussi un site pour l'optimisation de la troisième ligne de métro,

et une pétition en ligne.

 

Une méthode de travail confuse

Malgré des documents nombreux et de qualité, le citoyen peine à comprendre la démarche ayant conduit à cette proposition de troisième ligne par Tisséo.

 

Le tracé de la future troisième ligne, dévoilé en décembre 2015, a été fait par Tisseo avant même que le Plan de déplacement urbain soit réalisé. Ce PDU -en cours de définition sous le nom Projet Mobilités 2020-2030- devra définir les besoins auxquels auraient dû répondre cette 3ème ligne, et non l'inverse.

Alors que la loi prévoit un ordre logique ( PADD -> SCOT -> PDU [-> PLU] -> Troisième ligne) pour fixer les objectifs avant de définir des projets de cette ampleur, tout évolue en même temps dans la Métropole, souvent grâce aux mêmes intervenants, favorisant ainsi la confusion entre les objectifs et les justifications de choix énigmatiques.

Voir aussi le dossier des CODEV (Conseils de développement).

 

 

Comment dégager une logique dans ces démarches superposées ? (extrait du dossier Tisseo)
Comment dégager une logique dans ces démarches superposées ? (extrait du dossier Tisseo)

La CNDP, un arbitre mais un pouvoir limité

 

La Commission Nationale des Débats publics (CNDP)

Saisie à la demande du SMTC, la CNDP, indépendante, organise une consultation objective pour que les administrés puissent donner leurs avis sur le projet annoncé par Tisseo.

Les autorités ne sont toutefois pas tenues de suivre les avis transmis par la Commission.

Rappelons que le président de Tisséo est J-M. Lattes, premier adjoint du maire J-L. Moudenc, lui-même président de la métropole.

Le débat organisé par la CNDP dure trois mois, tout le monde peut intervenir dans ce dossier conséquent mais bien organisé sur le site internet de la CNDP.

 

 

Expertise complémentaire

Dans sa séance du 26 octobre 2016, la Commission nationale du débat public (CNDP) avait décidé la réalisation d’une étude complémentaire sur les caractéristiques du modèle de trafic utilisé, sur les hypothèses retenues pour générer ces données de trafic, et sur la sensibilité des trafics à une variation de ces hypothèses. Cette expertise complémentaire, a été effectuée par un groupe d’experts indépendants.

- Consulter la synthèse de l'expertise complémentaire

 

Le compte rendu, le bilan et les suites du débat

La réunion de clôture du débat a eu lieu le 15 décembre au palais des congrès (photo ci-dessous).

http://www.dailymotion.com/video/x55s3v4_quelles-conclusions-quelles-suites-jacques-archimbaud_news

 

Restituer les points de vue exprimés au cours du débat

Dans les deux mois qui suivent la clôture du débat, donc avant le 17 février 2017, la commission établira un compte rendu qui consignera et rapportera fidèlement l'ensemble des expressions recueillies au cours du débat (au cours des rencontres publiques,  en débat mobile, sur le site Internet, lors des focus group, etc.)

dossier

 

Les suites du projet

Au plus tard trois mois après la publication du compte rendu et du bilan du débat public, prévue avant le 17 février 2017, le SMTC Tisséo fera connaître sa décision quant aux suites qu'il entend donner à son projet : sa poursuite, éventuellement avec des modifications, ou son abandon.
S'il décide de le poursuivre, il doit indiquer de quelle manière il entend assurer l'information et la participation du public tout au long de la réalisation du projet. Il doit également préciser les mesures qu'il prévoit pour répondre aux enseignements du débat.

 

Le bilan du débat public est sorti officiellement le 16 février 2017

Il est accompagné d'un compte rendu

et d'un communiqué de presse

 

Réunion de clôture au palais des congrès le 15 décembre 2016
Réunion de clôture au palais des congrès le 15 décembre 2016

Un projet pour améliorer le projet officiel

Dès le mois de septembre notre association a reçu la première contribution au débat intitulée Pour une troisième ligne de métro optimisée, signée d'un collectif citoyen. Le morceau de carte* ci-dessous concernait aussi le quartier des Chalets, ce qui nous a encouragé à comprendre l’intérêt de la troisième ligne.

*(publiée dans la Gazette des Chalets n°87 d'octobre 2016)

Deux tracés concurrents : en rose saumon le tracé Tisseo, en bleu le tracé alternatif qui desservirait les Chalets et beaucoup plus d'habitants que le précédent.
Deux tracés concurrents : en rose saumon le tracé Tisseo, en bleu le tracé alternatif qui desservirait les Chalets et beaucoup plus d'habitants que le précédent.

Des quartiers nord déjà servis

Parmi les objections avancées au projet de Tisseo, une des principales concerne la desserte des quartiers Nord "en devenir" (c'est à dire en voie de densification) déjà bénéficiaires de la ligne B et des voies du chemin de fer aboutissant à Matabiau (le trajet entre la gare de la Vache et celle de Matabiau dure 3 minutes...)

 

Un tracé alternatif fondé sur la recherche d'une fréquentation maximum

Proposée par un "Collectif citoyen" (dont plusieurs spécialistes reconnus des transports en commun), la principale variante au tracé du futur parcours concerne directement notre quartier des Chalets : après Colomiers,... , les Sept Deniers, au lieu de monter vers le nord et de passer par le bd de Suisse, Fondeyre, La Vache, Toulouse-Lautrec et Raynal (tracé saumon sur la carte), il s'inclinerait au contraire vers le sud aux Ponts-Jumeaux et desservirait les quartiers beaucoup plus peuplés des Ponts-Jumeaux, des Amidonniers, de l'Arsenal, Jeanne d'Arc, les Chalets-Matabiau (place Roquelaine ou Concorde-Raisin), puis pourrait rejoindre le trajet actuel Tisseo au niveau de la gare Raynal ou de Bonnefoy (tracé bleu).

 

 

 

 

Le choix pour un métro : au nord ou au centre ?

 

La population desservie dans chaque cas

(source SCOT rev 2016, INSEE densité de population 2013, carte ci-dessous)

  • Sur le trajet référent de Tisséo, la boucle au nord par le bd de Suisse, Fondeyre, La Vache, Toulouse-Lautrec desservirait aujourd'hui en 2016 20000 habitants environ, dont une bonne partie bénéficie déjà de la ligne B - station La Vache- et de la halte SNCF à 300m.
  • La variante sud du tracé (troisième ligne optimisée) passant par les Ponts-Jumeaux, les Amidonniers, l'université Toulouse1, Jeanne d'Arc, les Chalets desservirait environ 45000 habitants (plus 20000 étudiants et enseignants).
    Soit une différence de 25000 habitants.

La population attendue

  • Tisséo justifie la boucle au nord par un développement des quartiers traversés qui accueilleraient alors les nouveaux arrivants.
  • Il faudrait donc que les zones nord desservies par le projet Tisséo accueillent 25000 habitants, soit 12500 logements, pour atteindre la même densité et que TAE rende ainsi une même quantité de service aux Toulousains. Avec la cadence actuelle de construction il faudrait plus de 25 années. (3000 logements/an, et en réservant le sixième aux environs de Fondeyre).

Quel est le meilleur tracé ?

Dans cette optique, la troisième ligne optimisée répond seule à l’intérêt général alors que le passage au nord n’est justifié que par des densifications immobilières hypothétiques et lointaines.

 

 

 

Même appelé Toulouse Aérospace Express un métro doit d'abord servir les habitants

Un tel parcours sud permettrait un remplissage du métro une bonne partie de la journée (et en fin de semaine), en dehors des créneaux d'entrées-sorties des industries aérospatiales (ou autres). De plus, il mettrait l'aéroport à 22 minutes de Jeanne d'Arc contre 45 actuellement par la ligne B et le tram au Palais de Justice. D'autres améliorations sont également préconisées (desserte de Purpan -33000 emplois-, de Saint-Aubin...)

 

Ce tracé alternatif est solidement étayé ici par leurs auteurs.

D'autres améliorations sont souhaitables (desserte de Purpan, Colomiers ville, Labège...)

Consultez le dossier sur le site de la CNDP.

 

 

 

La CNDP organise un débat incontournable

 

L'association vous encourage fortement à prendre connaissance des dossiers, celui de Tisseo et ceux des demandeurs d'améliorations afin de servir au mieux les intérêts de la communauté.

Pour vous aider à y voir clair, le questionnaire proposé en page d'accueil reproduite ci-dessus permet de cerner les points importants : 5 questions si vous n'avez que 3 minutes, 12 questions si vous en avez 5. Allez-y, vous verrez qu'on y prend goût !

 

 

 

Après le lancement officiel du débat public le mardi 13 septembre, d'autres réunions, séances de travail et des ateliers cartographiques, etc. ont eu lieu.

 

Au fur et à mesure de l'avancement du débat, les connaissances des intervenants s'affirment.

En parcourant le site de la CNDP, chacun peut mesurer la complexité des choix à effectuer, dont le premier :

  • faut-il réellement une 3ème ligne de métro ?
  • ne vaudrait-il pas mieux compléter le réseau existant par des moyens de transport moins couteux ?

Malgré cette complexité, il y a beaucoup d'intervenants, la plupart des questions sont intéressantes (et parfois pointues).

 

Il y a aussi quelques projets concurrents (certains sont contre un métro)

  • Collectif citoyen évoqué plus haut (pour la troisième ligne optimisée),
  • projet de l'AUTATE -association d'usagers (pour : RER SNCF, tram circulaire ouest, prolongation métro A et B et des tram T1 T2, et BHNS, le tout en surface)
  • contribution d'EELV (pour un maillage en surface, BHNS et modes doux avant de réaliser la troisième ligne de métro)
  • ...

 

 Le 27 décembre on comptait sur le site

  • 256 avis,
  • 299 questions à Tisséo qui a répondu  (le plus souvent par des réponses extraites de son dossier initial)
  • 82 contributions.

 

Le 16 février 2017 la CNDP a donné le résultat de ses travaux sous forme de trois documents

  • le bilan du débat public

 

 

 

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS du débat public


Le débat a été un évènement démocratique local : il a suscité un grand intérêt auprès du public. Si au début des échanges, ce furent les acteurs du territoire qui se sont manifestés en majorité, les efforts déployés par la commission particulière pour recueillir la parole des citoyens ont été couronnés de succès. L’implication des médias a participé à l’engouement de la population, d’autant plus que les problèmes de transport avaient été l’un des principaux thèmes des dernières campagnes électorales.
L’utilité du débat ne s’est pas limitée à informer le public sur les caractéristiques du projet, le débat a favorisé l’émergence d’une intelligence collective : des alternatives et de nouvelles expertises ont été présentées éclairant aussi bien le maître d’ouvrage que l’ensemble des participants. Le débat a permis de repenser l’aménagement du territoire à travers le projet de 3ème ligne de métro.
Les opposants se sont fait entendre, mais la majorité des participants a exprimé son adhésion de principe au projet. « Une approbation critique » selon la formule du président de la CPDP, conditionnée notamment à la modification de certains points du tracé, à un meilleur cadencement de l’existant, à une desserte du sud-ouest de la ville et au traitement des urgences.
Au terme de ce débat, la CPDP a formulé plusieurs recommandations auxquelles je souhaite m’associer.
Si le maître d’ouvrage décide la poursuite du projet, la question de la gouvernance se situera au centre des discussions à venir. Le maître d’ouvrage devra dépasser les clivages politiques traditionnels pour porter un projet soutenu par l’ensemble des élus. Pour en faciliter la lecture, la gouvernance doit être plus lisible, en favorisant par exemple un portage du projet mieux partagé. Une telle évolution exige un dialogue étroit entre les différents acteurs de la mise en œuvre du projet, en particulier entre le maître d’ouvrage, le conseil régional, le conseil départemental et l’État.
Il s’agira aussi de bien articuler les concertations à venir. En effet, et nous l’observons à chaque débat public, les participants ont été nombreux à regretter le cloisonnement et la segmentation des dispositifs de concertation.
Les prochaines concertations, en particulier celle sur le « Projet Mobilités 2020-2025-2030 », devront assurer la cohérence entre les différents projets en intégrant les observations formulées par les citoyens sur la 3ème ligne de métro et plus largement sur le projet de territoire dans son ensemble.
En particulier, les recommandations des experts indépendants méritent d’être prises en compte :
- l’approfondissement de la place du ferroviaire (notamment dans le Nord de l’agglomération, en lien
avec l’arrivée de la LGV), en questionnant l’implication de la SNCF et de la région dans ce plan global des déplacements ;
- une plus grande limitation de la place de la voiture dans l’espace public, et un développement de l’usage du vélo, bien faible dans une agglomération à la topographie pourtant favorable ;
- la nécessité d’une politique ambitieuse de parcs d’échange « P+R » en périphérie dans une agglomération où le périphérique urbain est peu dense (lotissement) ;
- mais aussi, et peut-être surtout, l’importance de mettre en place des outils opérationnels pour réussir les opérations de renouvellement urbain, et promouvoir des projets urbains de qualité, avec une fonction de maîtrise d’ouvrage forte assurée par la métropole : mobilisation d’aménageurs publics, outils de maîtrise du foncier, fiscalité et outils financiers permettant d’éviter la montée continue des prix fonciers autour de la future ligne de métro et de préserver la mixité sociale.
Le débat a été suivi, les citoyens attendent que la dynamique de participation soit prolongée à chaque
étape du projet. Nombreux sont les outils à disposition du maître d’ouvrage pour poursuivre cet exercice de démocratie participative, citons parmi eux les panels de citoyens, les ateliers de cartographie ou encore les nombreux outils numériques. Pour appuyer ce dispositif, il nous paraît souhaitable que le maître d’ouvrage demande à la CNDP de désigner un garant post-débat public avec lequel il pourrait étroitement collaborer.

Études de fréquentation et études urbaines par station, effets de la troisième ligne sur l’ensemble des modes de transport (réseau existant, voiture, modes doux), financement et coût du projet, impacts environnementaux, territoriaux et socio-économiques : sur ces sujets en particulier la mise à disposition de toutes les données disponibles, au fur et à mesure, semble indispensable. La transparence sur les études est un élément essentiel pour favoriser un climat de confiance entre citoyens et décideurs. À ce titre, les deux alternatives présentées respectivement par le Collectif Citoyen et par l’Autate devraient également faire l’objet d’une expertise. Elle pourrait être réalisée par le maître d’ouvrage en lien avec les conseils de développement sous l’égide d’un conseil scientifique garant d’indépendance et de neutralité.


Ce bilan sera rendu public avant la fin du délai de deux mois suivant la clôture du débat. Le maître d’ouvrage disposera alors de trois mois pour arrêter, expliciter et rendre publique sa décision quant au principe et aux conditions de la poursuite du projet.

 

 

En ce qui concerne l'association du quartier Chalets-Roquelaine

 

 

Notre association a décidé de s'investir dans ce débat compte tenu des orientations qui la fondent, entre autres, l'obtention d'équipements collectifs et le développement de la vie sociale et culturelle du quartier (statuts).

 

 

Nous proposons au débat un point de vue qui s'appuie sur l'hypothèse d'une troisième ligne optimisée décrite ci-avant, c'est à dire passant par le centre ville, point de vue découlant de la situation géographique du quartier Chalets-Roquelaine (carte ci-dessous).

 

carte de desserte des Chalets par le métro
Quartier des Chalets : plus de 50 personnes sur 100 sont mal desservies par la ligne B (carte A. Roy)

 

Le quartier des Chalets est inégalement desservi

Les zones proches des stations sont figurées en vert. La partie la plus peuplée (en rose) le long du canal est située à plus de 600 mètres de la station la plus proche (Jeanne d'Arc, Compans ou Canal du midi), ce qui est considéré comme rédhibitoire pour un usage quotidien qui nécessite une station à moins de 500 mètres, ce dont est privée la moitié de la population.

 

Un territoire voisin encore en devenir : Raisin - Raynal

L'autre rive du Canal est encore moins bien lotie car les habitants du Raisin n'ont le choix que de rejoindre Marengo-SNCF ou Claude Nougaro, aux Minimes, encore plus éloignée.

 

L'encart en bas à gauche du plan ci-dessus représente une maquette du projet Toulouse Euro Sud-ouest sur laquelle on distingue (dans le cercle -cliquez pour agrandir) les deux grands immeubles du quartier situés le long du canal, et, de l'autre côté, les grands bâtiments du quartier du Raisin. C'est le long du canal qu'est concentrée la majeure partie de la population du Raisin et de Négreneys (un peu plus loin sur la maquette, les taches oranges figurent des immeubles d'habitation envisagés, les immeubles de bureau étant en bleu).

Voir également la photo google-earth en haut de page.

 

Cette pénurie commune

nous incite à réclamer une station de métro partagée entre ces deux quartiers très peuplés, actuellement défavorisés sur le plan du transport*. "Chalets-Raisin" serait alors, avec Jeanne d'Arc, la station desservant la plus forte population de toute la ligne 3 - plus de 7000 habitants riverains -(carte ci-dessous).

Cette station ne verra le jour que si les habitants la réclament, le projet actuel privilégiant les zones situées au nord en vue de favoriser des densifications immobilières hypothétiques et lointaines.

 

Le quartier des Chalets se trouve dans le même dénuement que ceux déjà évoqués (Ponts-Jumeaux, Amidonniers, Arsenal), dénuement que le tracé bleu représenté plus haut pourrait effacer.

 

* Le passage, bd de Strasbourg-Arcole, du bus linéo 1 constitue, pour tous les riverains et ceux des Chalets en particulier, une réelle amélioration mais ne saurait suffire aux besoins d'ici quelques années.

Les bus semblables, dit BHNS (bus à haut niveau de services), seraient en revanche indiqués pour renforcer, le moment venu, la ligne B pour les parties des quartiers au nord mal desservies actuellement, parfois effectivement un peu éloignées des stations existantes.

 

 

 

Fond de carte : densité de population (INSEE 2012)- Tracé nord Tisséo (couleur verte) / tracé centre (bleu). Une station Chalets-Raisin (rouge, à cheval sous le canal) termine le passage au centre
Fond de carte : densité de population (INSEE 2012)- Tracé nord Tisséo (couleur verte) / tracé centre (bleu). Une station Chalets-Raisin (rouge, à cheval sous le canal) termine le passage au centre

 

 

N'oubliez pas de donner vos avis, les enjeux, considérables, concernent aussi vos enfants et sans doute leurs enfants, petits enfants et arrière petits enfants...

 

 

6 commentaires

dim.

27

nov.

2016

Circulation de transit : trafic moyen par jour ouvré

Complément extrait de la Gazette n°88 (27 novembre) :

 

Pose de ralentisseurs supplémentaires sur les trajets de transit des voitures de l’avenue H. Serres  vers le pont Matabiau. Au vu des vitesses excessives relevées en fin d’été, on a proposé à la Mairie de compléter le dispositif par des coussins posés en début de rue pour éviter que les automobilistes pressés profitent de cette zone généralement libre pour accélérer et passer ainsi toute la rue à plus de 40 km/h, vitesse qui efface le cahot ressenti par la plupart des véhicules. La mairie a accepté à condition de mettre, pendant une période de test de 6 mois, des coussins rouges dits berlinois. Ces coussins présentent beaucoup de défauts (bruit, revêtement glissant, esthétique douteuse...) mais pourraient suffire pour évaluer les diminutions de vitesse possibles.
D’autres demandes de mise en sécurité (plateau ralentisseur devant l’école Billières ou devant le jardin du Verrier n’ont, pour l’instant, pas reçu d’avis favorable.
Les coussins seront placés en 2017.

Le plan ci-dessous présente les résultats des comptages de trafic et vitesse des véhicules effectués par les services techniques de la métropole du 8 au 14 avril 2016.

Nous vous invitons à réfléchir et à proposer des actions pour améliorer la vie des habitants.


Grâce aux chiffres posés sur la carte, on distingue nettement :
les voie de desserte locale (St-Hilaire, Escudié, Roziers et Balance) à trafic largement inférieur à 1000 par jour ouvrable et une vitesse <=30km/h.
les voies de transit en couleur sur le plan. Ces voies sont chargées entre 1500 et 4000 véhicules par jour ouvrables -3900 pour Falguière en arrivant place Roquelaine- et une vitesse d’environ 40 km/h -44 km/h au milieu de la rue Ingres.
On peut en déduire :

  • Que la zone 30 est satisfaisante quand il s’agit d’assurer la desserte du quartier.
  • Qu’elle est insuffisante dès qu’il s’agit de conducteurs en transit -probablement plus de la moitié sont en infraction.

Les dispositifs mis en place pour limiter la vitesse ne rendent pas le service attendu dans le cas du transit.

On souhaite une amélioration de la situation des rues subissant le transit avec :

  • le remplacement des coussins ralentisseurs actuels par des dispositifs réellement efficaces, y compris pour les camionnettes de livraison.
  • la mise en place de plateaux aux carrefours les plus chargés, c’est à dire aux endroits où les flux de transit se croisent (Falguière-St-Papoul et Mérimée-Ingres, voire Concorde-Pauilhac), ainsi que devant les écoles (Billères et jardin du Verrier).
  • un marquage au sol régulier pour rappeler la zone 30.
  • un suivi conjoint habitants des mesures mises en place pour vérifier leur efficacité, assorti si besoin de radars-PV pour arrêter les excès de vitesse.

G.B. & A.R.

 

Complément en date du 17 juillet 2016 :

 

L'INSEE a fourni fin juin des nombres sur les moyens de transport des Français et sur leur lieu de travail.

L'image ci-dessous en présente une synthèse pour Toulouse (la mise en graphique est personnelle).

Quelques remarques :

  • un peu plus de la moitié des personnes (55%) qui se déplacent pour aller/revenir du travail le font en véhicule particulier.
  • Les travailleurs restants le font en modes doux : 9% à pied, 9% en 2 roues, 27% en transport en commun.
  • Un tiers des véhicules particuliers sortent de (ou rentrent dans) Toulouse au cours d'un trajet-travail.

Pour obtenir le nombre de trajet-travail par jour ouvré il faut multiplier les chiffres par 2 (matin + soir)

Ça ne se voit pas dans le tableau simplifié ci-dessous mais les femmes font preuve de plus d'éco-responsabilité que les hommes en marchant et en utilisant les transports en commun plus régulièrement que les hommes.

 

Complément octobre 2016

 

La mairie a proposé de disposer des nouveaux coussins ralentisseurs dans les rues le plus dangereuses.

... à suivre

 

Moyens de transport utilisés et lieu de travail des Toulousains
Moyens de transport utilisés et lieu de travail des Toulousains
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jeu.

06

oct.

2016

Cambriolages : attention aux monte-en-l'air

Dans la nuit du 4 au 5 mai, des cambrioleurs ont opéré dans le quartier.

 

Ayant pu pénétrer à l'intérieur d'un pâté de maisons par une porte mal fermée sur la rue, ils ont essayé d'ouvrir toutes les portes donnant côté cour ou côté jardin, sachant par expérience que les habitants négligent souvent de vérifier le verrouillage des portes et de fermer leurs contrevents ou leurs volets qui ne donnent pas sur la rue. Ces monte-en-l'air ne se contentent pas d'opérer en rez-de-jardin mais escaladent les façades en s'aidant du mobilier trouvé sur place, voire d'une échelle traînant sur un chantier ; ils passent d'un jardin à l'autre sans difficulté.

Ils opèrent sans bruit donc sans réveiller les dormeurs.

 

Bilan de l'opération : quelques centaines d'euros envolés (je venais de passer au distributeur), un appareil photo avec ses milliers de clichés stockés sur la carte mémoire, une demi-douzaine de dossiers à remplir pour remplacer les papiers d'identité (avant de les retrouver jetés par terre dans le jardin), des heures d'attente aux différents guichets : commissariat, mairie, préfecture, assurances diverses... Et à propos d'assurances, l'assurance vol ne joue que si une trace d'effraction est constatée.

Une chance, il n'y avait pas de bijoux accessibles.

 

Tout ça pour une porte mal fermée ?

Dorénavant je vérifie tous les soirs les fermetures, et vous engage à en faire autant.

A.R.

Le cambriolage d'un pâté de maisons c'est d'abord une porte d'immeuble mal fermée sur la rue qui ouvre l'accès, à travers les jardins, à des dizaines de logements eux aussi souvent mal fermés...
Le cambriolage d'un pâté de maisons c'est d'abord une porte d'immeuble mal fermée sur la rue qui ouvre l'accès, à travers les jardins, à des dizaines de logements eux aussi souvent mal fermés...
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mar.

14

juin

2016

Aménagement rue Matabiau

La Mairie nous a transmis le plan de réaménagement des abords de l'école Matabiau, actuellement dangereux. En augmentant la largeur des trottoirs et en réduisant la vitesse des véhicules on espère, comme ça a été le cas pour l'école Bayard en face de la place Roquelaine, une nette amélioration des entrées-sorties de l'établissement.

Les dates prévues pour le chantier : 18 juillet au 5 août
Les dates prévues pour le chantier : 18 juillet au 5 août
rue Matabiau, les travaux sont presque terminés le 31 août : trottoirs élargis, barrières multicolores et surélévation de la chaussée devant l'école. De gros progrès a priori, mais attendons l'avis des parents ...
rue Matabiau, les travaux sont presque terminés le 31 août : trottoirs élargis, barrières multicolores et surélévation de la chaussée devant l'école. De gros progrès a priori, mais attendons l'avis des parents ...

Nous avons reçu le 30 mai le message qui suit, dont la portée est plus large que le seul aménagement décrit ci-dessus. Le plan guide urbain du projet TESO ne prévoit que l'aménagement de la rue Matabiau dans sa partie la plus proche de la gare (de la place Roquelaine au Canal).

L'évolution des flux automobiles le long de cet axe de pénétration dans Toulouse que constitue la rue Matabiau n'a pas, à notre connaissance, été abordée précisément lors des études préliminaires, et encore moins le dépérissement commercial de cette rue.

Les changements envisagés dans le secteur sont tellement nombreux qu'il est hasardeux de faire des pronostics, mais :

  • On peut supposer que la création des 3 nouveaux parvis modifiera, à terme (après 2020), l'ensemble des flux autour de la gare.
  • Le renforcement du réseau TER et la troisième ligne de métro devrait permettre également de diminuer la charge des transports en commun sur cet axe.
  • Les nouveaux parkings (Raynal et Jean-Jaures) devraient aussi contribuer à dissuader la circulation automobile, mais pas forcément celle du réseau bus vers Jeanne d'Arc.

 

La question mérite d'être posée lors de l'enquête en cours.

On peut (on doit ! ) consulter auparavant le site consacré au projet.

 

En ma qualité d'habitante/propriétaire d'un appartement rue MATABIAU, 
je me permets de vous solliciter car nous sommes plusieurs
riverains/citoyens/parents à nous mobiliser quant au sort actuel et à venir de la
rue MATABIAU. Bus, circulations, la rue suffoque et nos enfants aussi.
Nous constatons de réelles améliorations et nous en sommes heureux (BAYARD, LOIS)
mais notre rue est laissée à l'abandon par les autorités qui n'envisagent plus
les travaux d'amélioration (cf TESO de 2015). Nous avons besoin d'aide pour
sensibiliser la municipalité sur l'aberration de sa politique concernant cette rue. Nous sommes deux mamans mobilisées dans cette campagne de mobilisation
(nous allons bientôt déposer chez nos commerçants une pétition à cette fin
et nous sommes dans la réalisation d'une BD pour toucher avec humour).
Par ailleurs, en notre qualité de mamans d'enfants scolarisés à l'école
maternelle MATABIAU et pour ma part en ma qualité de parent élu, nous
craignons l'accident grave si les pouvoirs publics mènent à terme leur projet
de nouvelle ligne (bus LINEO) encore sur cette rue déjà agonisante. Nous sollicitons donc votre aide dans ce combat, combat dans l'intérêt de notre
ville, de notre quartier et des générations futures. La phase de concertation des
riverains se concluant le 28 juin, c'est maintenant qu'il nous faut agir.
...
Adeline

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ven.

20

mai

2016

Sortir de la rue du Printemps sur le boulevard Matabiau

L'horodateur placé entre les yeux d'un conducteur et le flux des véhicules arrivant bd Matabiau était très gênant et source de danger. Nous en avons une nouvelle fois fait la remarque aux services technique de la Mairie pendant la visite du quartier en février, et nous avons été entendus !

Bravo.

Déplacé de quelques mètres, l'horodateur n'entrave plus la visibilité des conducteurs à ce carrefour difficile
Déplacé de quelques mètres, l'horodateur n'entrave plus la visibilité des conducteurs à ce carrefour difficile
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ven.

06

mai

2016

Ô Toulouse - Maurice Saint-Paul & Carolis

Trouvé sur le web, en espérant donner des idées à la fanfare du quartier (et aux autres).

Éditions Maurice Saint-Paul, 56 rue du Printemps - Cliquez pour agrandir !

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mar.

03

mai

2016

Des travaux pour ou des travaux anti ?

En général on fait des travaux pour améliorer la vie des gens.

Les exemples ci-dessous font plutôt pencher vers le contraire. Qu'en pensez-vous ?

Plantation de pavés anti-dos sous la passerelle Négreneys.

Anti-dos ou anti-SDF ?

Des capuchons anti-fesses à Arnaud-Bernard.

Anti-fesses ou anti-beurs ?


Et au fait, combien ça coûte ?

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mar.

03

mai

2016

Peintures sur chaussée

Quelles surfaces doivent être neutralisées pour faciliter les entrées de garages?

Doit-on tenir compte de la taille de la voiture de l'usager du garage ?

Des marquages fixes pour chaque place.

C'est fait pour gagner des places de stationnement ou en perdre ?

Et, au fait, combien ça coûte ?

A l'usage : au moins 20% de places perdues.

8 mai : les riverains ont signé une demande de suppression des traits préjudiciables.

 


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mar.

03

mai

2016

Rosalie Blum, bande(s) dessinée(s)

Série de trois BD : Une impression de déjà vu, Haut les mains, peau de lapin !, Au hasard Balthazar !
Série de trois BD : Une impression de déjà vu, Haut les mains, peau de lapin !, Au hasard Balthazar !

J'avais raté le film quand il est passé le mois dernier, je me suis rattrapé avec le livre qui vient de sortir en regroupant les trois BD de Camille Jourdy (Acte Sud, 38€).

Le dessin aux couleurs d'aquarelles un peu passées est tout en finesse, l'histoire aussi. Trois histoires en réalité, qui s'emboitent à merveille. Les personnages entrent en scène à tour de rôle, ils sont tous un peu cabossés, le récit est tendre, les circonstances drôles. On tombe sous le charme rapidement.

Voici le synopsis du film (copié de Télérama) :

 

Vincent Machot mène une existence sans histoire dans une petite ville. Sa mère, envahissante, lui mène la vie dure. Il veut retrouver sa petite amie qu'il n'a pas vu depuis six mois. Son cousin lui dit de ne pas se faire d'illusion sur sa romance. Un jour, il se retrouve dans la supérette de Rosalie Blum. Il est sûr de l'avoir déjà vue. Intrigué par cette femme solitaire, il se met à la suivre. Pas très discrètement apparemment car Rosalie se rend vite compte de son manège. Elle demande à sa nièce, une artiste qui s'ignore, de suivre le jeune homme. Au cours de sa filature, elle tombe sous le charme de ce garçon un peu triste qui construit des cerfs-volants...

 

Ce résumé colle en tous points aux BD (il suffit de remplacer les cerfs-volants par des bateaux modèles réduits).

Trois jours après leur lecture, j'en souris encore, et vous ?

 

Avez-vous lu les BD, vu le film, tourné par Julien Rappeneau ?

A. R.

1 commentaires
Commentaires : 4
  • #4

    Claire R. (mercredi, 11 mai 2016 10:42)

    J'ai hâte de voir la série en tout cas !

    Mais à mon avis, une adaptation de "N'éteins pas la lumière" serait encore plus flippante...

  • #3

    alain (lundi, 09 mai 2016 18:03)

    J'ai dévoré "Glacé" avec un certain enthousiasme, j'ai dégusté "N'éteins pas la lumière" avec moins d'appétit, et j'ai un peu peiné avec "Le Cercle". On retrouve pourtant les personnages -tous un peu cabossés- avec plaisir mais l'intrigue est compliquée à loisir par un mode de narration alambiqué. C'est sans doute bien pour une série télévisée mais ça m'a plutôt agacé. Je suis quand même venu à bout des quelques 780 pages malgré la description un peu complaisante de certaines scènes assez dégeu, sans doute un peu aidé par la localisation d'une partie du récit tout près du quartier (Arnaud Bernard entre autres).

  • #2

    Véronique (lundi, 02 mai 2016 19:34)

    Je me souviens surtout de la neige et du froid qui envahit cette vallée isolée des Pyrénées. La découverte macabre de la carcasse est particulièrement marquante. Quant à "Une putain d'histoire" j'ai été déroutée au départ, une impression de film plutôt que de roman et puis je venais de lire Peter May qui est un maître dans l'art de décrire des tempêtes, alors j'ai trouvé le paysage de Minier un peu fadasse en comparaison. Je reconnais pourtant m'être laissée prendre au fur et à mesure de l'histoire.

  • #1

    claude (lundi, 02 mai 2016 16:27)

    Ah, enfin de quoi discuter