Le blog du quartier

De la discussion jaillit la lumière (Boileau)

 

Donnez, s'il vous plait, votre avis sur les questions abordées ici.

 

Ces discussions sont accessibles depuis le Blog que vous parcourez actuellement.

Elles sont aussi visibles, en totalité en fonction des thèmes qui y sont abordés dans un sous-menu correspondant (exemple : Stationnement),ou en partie depuis la page d'accueil de ce site si elles sont accompagnées du mot clé Actualités.

 

En fonction de l’intérêt qu'elles présentent, ces discussions peuvent former la base d'un des articles de la Gazette des Chalets. En y participant vous enrichirez aussi la collection de ce journal de quartier.

 

Elles pourront également être répercutées sur Facebook ( ).

 

 Vous pouvez aussi demander l'ouverture de nouvelles discussions à propos de la vie du quartier, des propositions de l'association, des initiatives des élus quels qu'ils soient, des travaux commencés (le plus souvent sans demander l'avis des usagers) ou de l'absence de travaux (malgré nos demandes parfois anciennes).

 

Les messages sont modérés, c'est-à-dire relus avant publication.

Ce blog est encore en mise au point ; signalez, svp, les anomalies que vous rencontrez.

 

 

jeu.

19

sept.

2019

Circulation de transit : trafic moyen par jour ouvré

Ce n'est pas un sujet qui avait été oublié par les habitants, toujours agressés par cette circulation incompatible avec la vie d'un quartier. La Mairie avait oublié nos demandes de 2015 et 2016. L'interview de J-M Lattes dans Actu-Toulouse a été l'occasion de réveiller les riverains. Voici un article publié dans la Gazette n°99 (automne 2019) :

 

 

Transit : réunion au Capitole
Compte-rendu de la réunion avec Monsieur Jean-Michel Lattes, 1er adjoint au Maire, chargé des
déplacements et de la circulation, deux membres de Toulouse-métropole et Madame Jacqueline
Winnepenninckx-Keiser, maire de quartier.
En réponse à la lettre adressée par Bertrand Verdier, président de l’association (voir Gazette n°98 - extrait ci-dessous), rendez-vous a eu lieu mercredi 11 septembre [2019]. Nous avons exposé à M. Lattes et à son équipe les dispositifs simples et peu onéreux auxquels nous avons pensé, propres à mieux faire respecter la limitation de vitesse et à diminuer de façon significative une circulation
de transit incompatible avec la vie de quartier. Dans l’attente de la mise en œuvre du schéma directeur de J. Busquets recommandant une circulation en boucle (ou marguerite) dans le quartier, qui  supprimerait définitivement le shunt «Honoré Serres- Boulevards-Canal ».
Ces dispositifs s’appliqueraient donc sur l’axe Godolin-Mérimée-Ingres-Printemps- St-Papoul.
- Rue Godolin : passage piétons très surélevé au niveau du jardin du Verrier (comme devant toutes les écoles)
- Rue Mérimée : il s’agirait de créer une rupture et un ralentissement des automobilistes qui prennent le virage Balance-Mérimée, en changeant le stationnement de côté, en accord avec les habitants de la
rue.
- Rue Ingres : ralentir et complexifier le parcours en mettant en place un stationnement en quinconce pour casser l’effet rectiligne de la rue longue de 220 mètres.
Stationnement à droite d’abord, puis sans changement jusqu’au n°19, et à nouveau à droite du 20 au 22 avant l’école Billières.
- Rue du Printemps où l’on stationne des deux côtés de la rue, une vraie surélévation du carrefour avec la rue Saint-Hilaire, le maintien du feu au bout de la rue avec l’obligation de tourner à gauche vers le canal, puis d’emprunter les rues Franc ou Volta pour les automobilistes désirant rejoindre
la rue Matabiau vers le pont Matabiau ou Jeanne d’Arc.
-Enfin ces dispositifs seraient complétés de marquages au sol 30, de ralentisseurs plus efficaces et d’un radar pédagogique.
Nous avons été écoutés avec attention, M. Lattes nous a assurés que les études vont être lancées, mais la mise en œuvre ne pourra intervenir qu’après les élections municipales de mars 2020 pour éviter tout soupçon de favoritisme :
- Dans un 1er temps, un nouveau comptage du trafic et des mesures de vitesse seront réalisés (les derniers datant d’avril 2016 et ne rendant plus compte de la réalité augmentée par les applications de guidage type Wase sur smartphones).
- Les ingénieurs des services techniques de la métropole détermineront ensuite quelles solutions pourraient être les meilleures.
- Commencera alors une phase de présentation des mesures et de consultation des habitants du quartier, la Mairie voulant s’assurer du consensus le plus large.
Nous pensions que ces dispositifs pouvaient raisonnablement s’appliquer rapidement, notre attente est à cet égard un peu déçue. Il nous faudra rester en contact avec Toulouse-métropole pour manifester
notre détermination et procéder de notre côté à des rencontres avec les habitants du quartier concernés. Avec les mesures préconisées on peut espérer une baisse du trafic d’au moins 20% et des vitesses plus compatibles avec une vie de quartier.
N’hésitez pas à nous contacter en écrivant à la Gazette ou sur chalets-roquelaine.fr


Joachim Colberg, Claude Lalanne, Julio Navarro, Alain Roy.

 

 

Extrait de la Gazette n°98 (printemps 2019) :

 

Complément extrait de la Gazette n°88 (27 novembre) :

 

Pose de ralentisseurs supplémentaires sur les trajets de transit des voitures de l’avenue H. Serres  vers le pont Matabiau. Au vu des vitesses excessives relevées en fin d’été, on a proposé à la Mairie de compléter le dispositif par des coussins posés en début de rue pour éviter que les automobilistes pressés profitent de cette zone généralement libre pour accélérer et passer ainsi toute la rue à plus de 40 km/h, vitesse qui efface le cahot ressenti par la plupart des véhicules. La mairie a accepté à condition de mettre, pendant une période de test de 6 mois, des coussins rouges dits berlinois. Ces coussins présentent beaucoup de défauts (bruit, revêtement glissant, esthétique douteuse...) mais pourraient suffire pour évaluer les diminutions de vitesse possibles.
D’autres demandes de mise en sécurité (plateau ralentisseur devant l’école Billières ou devant le jardin du Verrier n’ont, pour l’instant, pas reçu d’avis favorable.
Les coussins seront placés en 2017.

Le plan ci-dessus présente les résultats des comptages de trafic et vitesse des véhicules effectués par les services techniques de la métropole du 8 au 14 avril 2016.

Nous vous invitons à réfléchir et à proposer des actions pour améliorer la vie des habitants.


Grâce aux chiffres posés sur la carte, on distingue nettement :
les voie de desserte locale (St-Hilaire, Escudié, Roziers et Balance) à trafic largement inférieur à 1000 par jour ouvrable et une vitesse <=30km/h.
les voies de transit en couleur sur le plan. Ces voies sont chargées entre 1500 et 4000 véhicules par jour ouvrables -3900 pour Falguière en arrivant place Roquelaine- et une vitesse d’environ 40 km/h -44 km/h au milieu de la rue Ingres.
On peut en déduire :

  • Que la zone 30 est satisfaisante quand il s’agit d’assurer la desserte du quartier.
  • Qu’elle est insuffisante dès qu’il s’agit de conducteurs en transit -probablement plus de la moitié sont en infraction.

Les dispositifs mis en place pour limiter la vitesse ne rendent pas le service attendu dans le cas du transit.

On souhaite une amélioration de la situation des rues subissant le transit avec :

  • le remplacement des coussins ralentisseurs actuels par des dispositifs réellement efficaces, y compris pour les camionnettes de livraison.
  • la mise en place de plateaux aux carrefours les plus chargés, c’est à dire aux endroits où les flux de transit se croisent (Falguière-St-Papoul et Mérimée-Ingres, voire Concorde-Pauilhac), ainsi que devant les écoles (Billères et jardin du Verrier).
  • un marquage au sol régulier pour rappeler la zone 30.
  • un suivi conjoint habitants des mesures mises en place pour vérifier leur efficacité, assorti si besoin de radars-PV pour arrêter les excès de vitesse.

G.B. & A.R.

 

Complément en date du 17 juillet 2016 :

 

L'INSEE a fourni fin juin des nombres sur les moyens de transport des Français et sur leur lieu de travail.

L'image ci-dessous en présente une synthèse pour Toulouse (la mise en graphique est personnelle).

Quelques remarques :

  • un peu plus de la moitié des personnes (55%) qui se déplacent pour aller/revenir du travail le font en véhicule particulier.
  • Les travailleurs restants le font en modes doux : 9% à pied, 9% en 2 roues, 27% en transport en commun.
  • Un tiers des véhicules particuliers sortent de (ou rentrent dans) Toulouse au cours d'un trajet-travail.

Pour obtenir le nombre de trajet-travail par jour ouvré il faut multiplier les chiffres par 2 (matin + soir)

Ça ne se voit pas dans le tableau simplifié ci-dessous mais les femmes font preuve de plus d'éco-responsabilité que les hommes en marchant et en utilisant les transports en commun plus régulièrement que les hommes.

 

Complément octobre 2016

 

La mairie a proposé de disposer des nouveaux coussins ralentisseurs dans les rues les plus dangereuses.

... à suivre

 

Moyens de transport utilisés et lieu de travail des Toulousains
Moyens de transport utilisés et lieu de travail des Toulousains
4 commentaires

sam.

14

sept.

2019

TESO, enquête publique complexe et concertation chaotique

 

ENQUÊTE PUBLIQUE

 

 

 

97% des projets soumis à enquête publique en France sont acceptés avec ou sans réserves.

 

 

 

TESO n'a pas fait exception à cette règle implicite : la Commission d'enquête (CE) a accepté l'ensemble des 5 projets qui lui étaient soumis.

 

La participation a été forte. Il faut dire que les métiers de la construction ont sollicité largement leurs adhérents, quelle que soit leur lieu de vie, afin qu'ils donnent un avis positif aux projets dont ils espèrent tirer bénéfice. Ainsi un maçon charentais a compté autant qu'un riverain de l'avenue de Lyon qui en sera chassé.

 

Tous les arguments avancés par les contributeurs n'ont pas fait l'objet d'une égale attention des commissaires. Le volet mobilités et ses conséquences sur la pollution a été totalement sous-estimés pour TESO dont les développement futurs (bureaux, logements, commerces) sont tout à fait incompatibles avec la voirie actuelle ou prévue. Pour compenser sans doute, la Commission préconise d’implanter les établissements accueillant des populations sensibles à l’écart des boulevards à fort trafic et d’étudier les différents moyens envisageables pour améliorer la qualité de l’air dans le secteur.

 

Nous n'aurons ainsi que nos yeux pour pleurer. Et prendre connaissance des statistiques de morbidité due à la pollution...

 

 

 

TOUR OCCITANIE

 

Malgré le peu d'enthousiasme manifesté par la CE dans son rapport en ce qui concerne les dépenses énergétiques et l'empreinte carbone (les tours ne font plus partie du modèle de sobriété énergétique du futur), elle passe outre aux dangers représentés par le manque d'expérience en ce qui concerne les tours arborées. Le rapport ne mentionne même pas les conditions de vent extrêmes déjà relevées à Toulouse, et se contente d'une citation en guise de remède aux « collisions mortelles contre les vitres [qui] constituent l’un des plus grands problèmes de protection des oiseaux de notre monde civilisé ».

 

A la lecture du rapport on ne peut que se rappeler que la présidente de la Commission d'enquête est la même personne qui a préconisé en 2016 la modification du PLU pour permettre, à l'emplacement du tri postal, une construction d'une hauteur de 150 mètres. Et s'interroger sur la nature des relations entre le préfet, qui nomme les commissions d'enquête, et le Maire qui promeut les promoteurs immobiliers.

 

Rapports de la commission d'enquête :
http://www.haute-garonne.gouv.fr/content/download/30786/205939/file/1%20Rapport%20TESO.pdf

 

http://www.haute-garonne.gouv.fr/content/download/30787/205943/file/2%20Conclusions%20TESO.pdf

 

 

 

 

 

  date de création 10 mars 2019

Rappel de l'historique du projet et des positions défendues par l'association Chalets-Roquelaine.

 

L'enquête publique est close depuis le 30 avril.

Plus de 1300 contributions ont été déposées sur les registres d'après la Dépêche du 3 mai. C'est bien pour la démocratie, bien que la participation de certains ait été largement téléguidée par des incitations du promoteur qui a même distribué dans le quartier des tracts erronés que La Dépêche a étrangement relayé dans ses colonnes.

Ces participations, souvent anonymes et laconiques, ne le sont pas toutes. En googolant certains noms de dépositaires on trouve facilement des gens appartenant au monde de la construction et n'habitant pas forcément à Toulouse : entrepreneur de maçonnerie de Ruffec (Charente), ou une autre de Saint-Girons... Un publicitaire de Neuilly/Seine ("conseil pour les affaires" d'après l'INSEE) vante le projet TESO et "l'architecture exceptionnelle de la tour"...vue du pont de Puteaux sans doute ?

Beaucoup plus moderne, et responsable, est la démarche suivie à Strasbourg avec la tour Elithis même si la hauteur commence à faire beaucoup...

 

 

 

Concertation chaotique

 

Après la réunion bronca du 13 mars 2018 à l'Espace Vanel, il avait été convenu avec le Maire que le plan guide 2016, défini grâce à la première concertation, qui a eu lieu de 2013 à 2016, constitue la base des discussions en 2019.

Après une relance tardive de la « concertation », un premier atelier (le 5 mars 2019) a permis de découvrir de nouveaux éléments, déjà évoqués en juin dernier mais n'ayant jamais fait l'objet de  discussion préalable : les hauteurs prévues pour les immeubles de Raynal (24 m dans le plan-guide, 60 m maintenant) et Cheminots - Saint-Laurent - Périole (12m dans le plan-guide de 2016, 35 m maintenant), la tour Occitanie (50 m en 2016, 150 m maintenant) et l’emprise au sol qui n’est plus réglementée (100% de surface constructible).

Les concertés, se sentant un peu escroqués, ont créé un collectif réunissant 11 associations, dont Chalets-Roquelaine. Il proteste, pacifiquement mais fermement, contre l'imposition de telles dispositions qui vont à l’encontre des accords précédents.
Il réclame simplement un retour au plan guide négocié de 2016.

Chacune des associations de quartier a participé à la rédaction de deux documents sur TESO et la tour. Ce sont : Cheminots-Saint Laurent, Lapujade, Michel-Ange, Chalets-Roquelaine, Etoile de Belfort, Marengo-Bonnefoy, AQMJC, Bien Vivre à St-Aubin, Non au Gratte-Ciel de Toulouse – Collectif pour un urbanisme citoyen.

Les documents sont téléchargeables ci-dessous.

 

Nos arguments sont exposés juste après (Circulation et pollution et paragraphes suivants)

 

Participation des association de quartier à l'enquête publique TESO, partie 1
TESO - Part 1.pdf
Document Adobe Acrobat 962.3 KB
Participation des association de quartier à l'enquête publique TESO, partie 2
TOUR - Part 2.pdf
Document Adobe Acrobat 2.3 MB

Circulation et pollution

 

Sur les 40ha de la ZAC, le projet comporte d'importantes surfaces de bureaux et de logements.

 

Sur ce périmètre, et indirectement sur le périmètre du projet urbain, la circulation augmentera en proportion du nombre d'employés, de riverains et des nouveaux échanges commerciaux nécessaires à la vie de ces quartiers. Les ambitions de TESO indiquent : 300 000 m² de bureaux, 2 500 logements, 50 000 m² de commerces. Ce qui correspond à des prévisions de 20 000 employés de bureau (15 m²/employé), 5 500 habitants (2,2 hab. / logement) et 12 500 employés de commerce (4m² / employé), environ 45 000 personnes avec les visiteurs, dont on ne peut déduire qu'une faible partie habitant et travaillant sur place. Si on y ajoute le projet de tour (13000 m² de bureaux, 126 logements, 1 hôtel + 2 restaurants, de nombreux commerces) on trouve près de 50 000 personnes.

 

A raison d'un aller-retour travail par jour pour la moitié d'entre eux (objectif 2030 du PDU mobilités : 54% des Toulousains circuleront avec leur voiture, contre 73% en 2013), cela met plus de 50 000 personnes par jour sur les bords du Canal, unique ou presque voie d'accès, plus du double du flux actuel (40 000 v/j d'après l'avis de l'Autorité environnementale). Ces 50 000 mouvements semblent avoir été effacés des bords du Canal par le SGDD (?) évoqué à plusieurs reprises dans les documents joints à l'EP. On croit comprendre qu'il s'agit du Système de Gestion Globale des Déplacements -SGGD- qui doit avoir été utilisé en oubliant des éléments importants à l'entrée du modèle ou avec un paramétrage défectueux.

 

 La nouvelle rue Raynal, plutôt orientée nord-sud, ne peut pas beaucoup décharger la circulation le long du canal. Sa présence ne pourrait, au contraire, que ramener au centre, à travers les échangeurs de Croix Daurade et des Izards, les véhicules du périphérique saturé et ceux des boulevards Silvio Trentin et Pierre Curie qui ne le sont pas moins. Complétée par la rue de Périole et le boulevard des Crêtes elle pourrait même constituer une section propice à la création d'une dérivation catastrophique pour la santé entre différents échangeurs nord / ouest et sud-est (ci-dessous à gauche).

 

Une voie Raynal qui pourrait compléter un "shunt" vers le sud-est pour les véhicules en provenance du nord ou de l'ouest
Une voie Raynal qui pourrait compléter un "shunt" vers le sud-est pour les véhicules en provenance du nord ou de l'ouest

Souvent évoquée comme étant la solution de tous ces maux, la 3ème ligne de métro se disqualifie avant de naître en privilégiant un trajet desservant des quartiers à urbaniser ultérieurement ou déjà desservis (Jean Maga, Sept Deniers stade, Fondeyre, La Vache, Toulouse-Lautrec...) et pas les quartiers les plus peuplés (Purpan, Sept Deniers centre, Ponts Jumeaux, Brouardel, Héraclès, J. d'Arc, Chalets). Ces boucles du trajet de référence -inutiles sinon pour des développements immobiliers futurs- décourageront beaucoup d'automobilistes d'abandonner leur volant (ci-dessous).

Tisseo a choisi un tracé au nord dans des "zones en devenir" au lieu d'un trajet centre beaucoup plus peuplé
Tisseo a choisi un tracé au nord dans des "zones en devenir" au lieu d'un trajet centre beaucoup plus peuplé

Dioxyde d'azote et particules fines

Ce surplus de flux automobile entrainera le doublement des excès de dioxyde d'azote NO2 et de particules fines, toxiques à la fois pour le système respiratoire et le système cardio-vasculaire, déjà largement hors normes à l’heure actuelle.

Voir le Monde 12 mars 2019 : La pollution de l'air tue deux fois plus que ce qui était estimé

La Charte de l'environnement précise qu'il est du devoir de chaque citoyen de protéger son environnement. Les statuts de l’Association précisent également son objet, dont la sauvegarde de l'environnement et du cadre de vie des résidents du quartier.

Il est donc du devoir de chacun d'entre nous de donner un avis négatif sur le développement de TESO tant que le plan de circulation qui devrait l'accompagner n'a pas été communiqué ni concerté sincèrement, jusqu'à ce qu'il soit satisfaisant pour la santé des riverains.

 

Carte extraite du PLUiH 2017 -( 3C5 Risques et nuisances). Les zones mauves indiquent les excès de NO2, les traits roses définissent l'exposition aux bruits, il manque les zones de dépassement pour les particules fines, surtout PM2,5 peu mesurées.
Carte extraite du PLUiH 2017 -( 3C5 Risques et nuisances). Les zones mauves indiquent les excès de NO2, les traits roses définissent l'exposition aux bruits, il manque les zones de dépassement pour les particules fines, surtout PM2,5 peu mesurées.

Circulation de transit

 

Argument supplémentaire, la saturation des boulevards et du Canal incite les automobilistes à emprunter les petites rues traversant le quartier des Chalets, développant une importante circulation de transit incompatible avec le réseau viaire et une vie de quartier. Dès aujourd'hui, ces milliers de voitures se pressant aux heures de pointe dans un quartier où la ventilation naturelle est bien moindre que sur les grands axes, ont pour conséquence une accumulation des polluants insupportable pour les habitants. Surtout ceux qui ne peuvent aérer leur logement qu'en ouvrant côté rue quand ils ne bénéficient pas d'un logement ayant des ouvertures côté jardins.

 

Extrait du dossier d'enquête publique mars-avril 2019 (quartier des Chalets en haut à gauche)
Extrait du dossier d'enquête publique mars-avril 2019 (quartier des Chalets en haut à gauche)

Les déplacements en modes doux nécessitent des aménagements pour prendre le relais des autres modes

 

On peut imaginer répartir à égalité dans une première approche ces 50 000 trajets/jour supplémentaires sur les moyens mis à disposition des usagers :

  • métro ligne A, qui semble pouvoir absorber effectivement 10 000 mouvements de plus à Marengo
  • métro 3ème ligne TAE, à la condition que son trajet desserve effectivement les stations les plus peuplées actuellement non desservies (voir paragraphe ci-dessus)
  • Lignes SNCF, si, comme nos l'espérons, l'étoile ferroviaire se développe, et les bus (4 actuellement plus 2 linéo)
  • modes doux, à la condition que les pistes piétons/cycles soient effectivement utilisables, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui
  • véhicules particuliers, en espérant que les normes antipollution satisfassent aux conditions sanitaires (disparition du NO2 dû aux moteurs, diminution des particules fines) donc que le parc ait été renouvelé en véhicules électriques.

 

Ces déplacements à vélo et à pied constituent aujourd’hui la seule alternative réelle à l’excès de pollution. A défaut de l’imposer, il faut inclure leur facilitation dans tous les projets urbains. En particulier, il est nécessaire de travailler sérieusement les points suivants avant le commencement des développements immobiliers :

 

  • La peinture verte sur le boulevard Matabiau est censée protéger les cyclistes, mais ceux-ci, effrayés par une circulation auto débridée, préfèrent slalomer entre des voitures garées sur le trottoir côté immeubles. Pour encourager les futurs usagers de TESO, il faut aménager une vraie piste cyclistes/piétons comme celle réalisée sur l'autre rive.

 

  • Une passerelle Concorde-Raisin semblait acquise dans le projet TESO. Elle ne figure pas dans l'avis d'enquête publique, son absence ne peut qu'encourager les usagers à conserver leur voiture incompatible avec la santé publique. Cette passerelle, étudiée par l'équipe de Joan Busquets, est pourtant le bon moyen pour drainer une grosse partie des usagers du futur TESO en direction du centre et des lycées et facultés.

 

  • Il est également nécessaire de réaménager la rue Matabiau et l'avenue de Lyon, dont les trottoirs étroits et pollués sont actuellement dissuasifs pour les déplacements piétons et vélos.

 

  • Enfin, la réorganisation du carrefour rues Merly/Concorde/boulevard d’Arcole/Chalets est également une priorité dans la sécurisation des déplacements des piétons et cyclistes qui doivent pouvoir traverser les boulevards en sécurité pour atteindre leurs destinations.

L'absence de planification de la mise en place des liaisons mode doux est une raison supplémentaire pour donner un avis négatif au premier objet de l'enquête publique.

 

Une passerelle confortable mais oubliée dans le dossier pour les piétons et les cyclistes entre Concorde et Raisin (étude BAU - J. Busquets). Piétons et cyclistes n'émettent aucune pollution.
Une passerelle confortable mais oubliée dans le dossier pour les piétons et les cyclistes entre Concorde et Raisin (étude BAU - J. Busquets). Piétons et cyclistes n'émettent aucune pollution.

Équipements collectifs

 

Génération après génération, les élèves du collège des Chalets passent beaucoup du temps alloué à l’éducation physique et sportive dans des autobus coincés dans les embouteillages.
Le projet TESO comporte la création d'une crèche publique et d'un gymnase. Ces équipements sont réclamés par notre quartier depuis plus de 20 ans. Il faut que leur dimensionnement tienne compte des besoins des deux quartiers Chalets-Roquelaine ET Raisin-Raynal, voire des besoins des quartiers limitrophes souvent aussi démunis.

En l'absence de précision, les habitants des Chalets ne peuvent que donner un avis négatif.

 

Tour Occitanie

 1 - La tour symbole

Aucune raison sérieuse n'a encore été avancée pour en justifier l'existence.

Sa première caractéristique est la hauteur de 150 mètres, plus de deux fois plus que les immeubles environnants. Le souhait de ses partisans est qu'elle soit vue de partout, de tous les Toulousains et visiteurs.

Si elle doit être vue de tous les Toulousains, il faut que tous puissent se prononcer sur l'opportunité de la construire, et pas seulement un faible nombre de concitoyens contraints-et disponibles- de lire -et comprendre- les 3372 pages du dossier de l'enquête publique. Pour faciliter leur choix, il est nécessaire d'installer pour quelques jours un gabarit composés de ballons à l'endroit prévu pour la construction de cette tour. Chacun pourra alors vérifier si les images perspectives fournies dans le dossier (PC_6) sont réalistes (deux sur quatre indiquent, au moment de l'enquête, des points de prise de vue erronés).

 

Le deuxième argument le plus utilisé est que cette tour constitue un Symbole, un signal fort...
De quoi, de qui ?

Le discours officiel nous rebat les oreilles en cherchant une légitimité du côté :

  • de la LGV, dont les hoquets renvoient maintenant une possibilité de financement après 2027
  • du Canal et de ses platanes -souvent atteints mortellement du chancre coloré- Plutôt que d'en revendiquer un parrainage il vaudrait mieux œuvrer pour les remplacer.
  • des tours des Capitouls (et pas les "campaniles" indiqués dans le dossier, bâtis pour héberger des cloches) qui servent à abriter, depuis le 16ème siècle, l'escalier de desserte des bâtiments attenants et culminent généralement à 25 mètres et pas à 155 (exceptionnellement 26,50 pour l'hôtel de Bernuy). Mais, probable point commun, la plupart ont été construites par des propriétaires soucieux de se montrer plus forts que les voisins.

En étant plus réaliste (mais moins poète) on peut évoquer les principaux points négatifs suivants :

  • Symbole d'un autre âge, celui d'un capitalisme triomphant né au 19ème siècle, et perpétué au 20ème dans les monarchies pétrolières et les dictatures asiatiques. Sans oublier la tour Trump sur la 5ème avenue new-yorkaise dont on n'a plus besoin de vanter les mérites du constructeur-propriétaire.
  • Signal de l'abandon d'une LGV trop coûteuse et d'un A380 non rentable.
  • Signal de la ségrégation entre riches et pauvres due au refus délibéré d'accueillir des logements sociaux.
  • Signal du refus de dialogue avec les habitants pour en justifier la nécessité, qui ne réside plus que dans la conséquence d'une proximité trop grande des politiques avec le monde de la promotion immobilière.
  • Signe d'une consommation excessive d'énergie pour le chauffage, la climatisation, la construction de la tour répondant aux normes RT 2012 d'il y a 7 ans, oubliant les normes RT2020 qui doivent entrer en vigueur dès l'an prochain et obligent à une autosuffisance énergétique (ce qu'on ne sait pas encore faire pour des bâtiments hauts de plus de 60m).
  • Signe de la création d'ilots de chaleur urbaine, ayant 3 origines incontournables : la dispersion des calories nécessaires au chauffage et à la climatisation, la réflexion des rayons solaires qui réchauffent les matériaux alentour qui restituent ensuite les calories accumulées, ceci d'autant plus que les bâtiments élevés freinent le vent et le refroidissement nocturne qui en résulte (voir schéma plus bas).
  • Signe de l'imposition d'une ombre envahissant les quartiers environnants, environ 10 000 personnes seraient concernées autour de cette tour. La perte d'ensoleillement sur les rues proches pourrait alors dépasser 200 heures annuellement (225 au carrefour rues Bayard et Lafon) et plus d'un millier sur le parvis Canal (3 heures/jour d'octobre à mars).

  • Signe d'une menace permanente pour l'avifaune qui ne manquera pas de heurter les immenses surfaces vitrées promises, de surcroit en partie traitreusement habillées par les plantes. https://abonnes.lemonde.fr/big-browser/article/2019/04/08/chaque-annee-des-millions-d-oiseaux-migrateurs-se-tuent-contre-les-vitres-des-gratte-ciel_5447497_4832693.html?xtref=https://www.lemonde.fr/

  • Signe encore de la végétation cache-misère du combiné ferraille-béton-verre anti écolo. «Le plus grand bouquet de fleurs que j'ai jamais fait» avoue Nicolas Gilsoul, architecte et paysagiste-alibi et metteur en scène.
    Quand un bouquet est fané, on le jette. Avant 10 années, les containers à plantes seront saturés par les racines, comment et qui changera les plants et la terre là-haut quand le promoteur aura quitté Toulouse ? Et, en attendant, quelle
    consommation d'eau potable pour l'arrosage de cette végétation ?

  • Signe de vent tempétueux
    - Dans les notices décrivant le terrain (PC-4) les rédacteurs se montrent optimistes : "certains [vents] peuvent provoquer des bourrasques jusqu'à 110 km/h ...[auxquelles] il faut ajouter des effets de vortex..."
    - Mais, dans l'évaluation environnementale dont les sources proviennent de la Météo nationale, on lit "le nombre de jours moyens où des rafales de vent d’une vitesse supérieure à 16 m/s sont observées est de 51. Il s’agit généralement du vent d’autan ..." (pièces B_4 du dossier d'enquête). C'est aussi la vitesse du vent à partir de laquelle la plupart des jardins publics sont fermés à Toulouse. Selon le site wind-data.ch (Office fédéral de l'énergie helvétique), à une bourrasque de 16m/s au sol (57km/h) correspond, à 150m, un ouragan de 113 km/h. (Les marins diraient force 12). Inversement, la vitesse de 60 km/h à 150 m correspond à une vitesse au sol d'environ 30 km/h, ce qui est beaucoup plus fréquent et constituerait le signal de fermeture du jardin-terrasse prévu aux niveaux supérieurs.
    - Si on se montre encore moins optimiste, on peut reprendre les relevés effectués au cours de l'orage du 7 août 1989  : 144 km/h à Blagnac (40m/s), ce qui promettrait 282,6 km/h au sommet de la tour ... en admettant que le sommet culmine encore à 150m après un tel cyclone.
    Référence un peu plus proche, la tempête Lothar a dévasté
    , dans la journée du 26 décembre 1999, les forêts de France, de Suisse, d'Allemagne et du Danemark, causant des dommages sans précédent avec des vents au sol jusqu'à 259 km/h. Qu'en aurait-il été au sommet d'une tour de 150 m ?

    Ce souvenir n'efface-t-il pas toute référence aux tours des capitouls ou aux arbres du Canal ?

 

à gauche derniers épisodes de vent dans la région (pièce B-4 état initial) - à droite profil vertical du vent de 10 à 150m de hauteur
à gauche derniers épisodes de vent dans la région (pièce B-4 état initial) - à droite profil vertical du vent de 10 à 150m de hauteur
Source origine USEPA (U.S. Environmental Protection Agency)
Source origine USEPA (U.S. Environmental Protection Agency)

 

Il nous faut revenir à des valeurs exemplaires et pérennes, en phase avec les exigences d’aujourd’hui, ne rejetant pas grossièrement l’apport, déterminant pour les transports collectifs, de la gare du 19ème siècle et du Canal du 17ème, deux monuments historiques dont on devrait être respectueux et préserver les richesses patrimoniales.

Là encore, un avis négatif semble s'imposer pour la tour (objet 4 de l'enquête publique) dont l'utilité, loin d'avoir été prouvée, n'est justifiée que par des motifs immatures ou mercantiles.

 

2 - Pour un projet urbain cohérent et convivial

Le saucissonnage proposé pour le développement du projet TESO (chaque parcelle devant faire l'objet d'un appel d'offre spécifique) fait craindre une incohérence globale. Déjà, poser une tour fréquentée par plus de 3000 personnes entre les deux parvis les plus importants de la gare est contraire à la nécessité de désenclavement, réalisé grâce à la mise en place de quatre parvis au lieu d'un. Cette tour serait un abcès dans la circulation autour du projet.
Il faut revenir à un plan d'ensemble en osant une architecture à échelle humaine respectueuse de l'environnement et des habitants, leur permettant d'échanger et dialoguer en se regardant autrement que par Internet et réseaux sociaux.

Les plus de 2 millions de signataires de l'Affaire du siècle devraient inspirer le commanditaire et sa maîtrise d’œuvre en faveur de la création d'un quartier autosuffisant en énergie.

Les promoteurs veulent nous imposer une vie "à l'américaine" ou "à l'Abou Dhabi" dans des immeubles démesurés. Pourtant, de nombreux Toulousains contents et fiers de l'être, veulent continuer à vivre "à la Toulousaine". Cette vie semble enviée par beaucoup de Français qui cherchent à s'implanter dans la région, ce qui n'est surtout pas une raison pour vouloir faire un urbanisme démesuré pour "densifier".
Le quartier des Chalets est un des plus denses de Toulouse, nous y vivons bien et nous souhaitons y rester.

 

 

L'enquête publique

Un seul avis sur le boulevard pour l'enquête publique : souci d'économie ou de discrétion ?
Un seul avis sur le boulevard pour l'enquête publique : souci d'économie ou de discrétion ?

 

Une affiche au métro Jeanne d'Arc annonce l'enquête publique préalable

 

- à la délivrance du permis de construire de la tour Occitanie
- à la déclaration d'utilité publique des travaux nécessaires à la réalisation des opérations structurantes de Toulouse EuroSudOuest
- à la détermination des parcelles à déclarer cessibles
- à la mise en compatibilité du plan local d'urbanisme de Toulouse Métropole, commune de Toulouse, et du plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat, en cours d'approbation
- au classement/déclassement des voiries.

 

Nous ne pouvons que vous encourager à donner vos avis, quels qu'ils soient, lors de cette enquête.

 

Voir aussi Actu-Toulouse 12 mars 2019

 

 

Extraits de l'affiche (recollés)
Extraits de l'affiche (recollés)

 

En ce qui nous concerne, cette enquête qui couvre des objets multiples apparait comme un moyen de noyer plusieurs poissons du même coup :

- une tour de 150m,
- la restructuration du secteur av. de Lyon,
- les expropriations,
- la modification du PLU (mise en compatibilité*),
- la voirie du secteur.

Toutes méritent mieux qu'une enquête de 45 jours pour engager définitivement des générations de Toulousains et de visiteurs.
Il faut un vrai débat démocratique permettant de déterminer un vrai plan d'urbanisme (et d'urbaniste), et arrêter les modifications à la sauvette même si elles sont appuyées sur ... 3372 pages de dossier.

 

L'AVIS NÉGATIF JUSTIFIÉ PRÉCÉDEMMENT CONCERNANT LE PREMIER OBJET DE L'ENQUÊTE PUBLIQUE NE PEUT QU'ENTRAINER DES AVIS NÉGATIFS POUR LES OBJETS 2,3 ET 5 QUI DÉCOULENT DU PRÉCÉDENT.
ON A VU QUE LA TOUR NE PRÉSENTAIT AUCUNE JUSTIFICATION SÉRIEUSE POUR SON EXISTENCE MAIS BEAUCOUP DE CONTRE-INDICATIONS POUR L'ENVIRONNEMENT ET LA DÉMOCRATIE. NOUS Y APPORTERONS DONC UN CINQUIÈME AVIS NÉGATIF.

 

*La mise en compatibilité est là pour permettre des opérations immobilières qui ne peuvent qu'apparaître, ainsi que le déclarait l'ancien directeur d'Europolia, comme étant "de bonnes affaires".

La procédure de mise en compatibilité du PLU - qui permet d'aller plus vite qu'une révision en brûlant certaines étapes, (ainsi aucun rapport de concertation n'est requis) suppose que le projet soit d'intérêt général (ou reconnu d'utilité publique). Ce n'est, aujourd'hui, le cas d'aucun des objets de cette enquête.

 

 

 

Comment répondre à l'enquête publique ? (EP)

Les enquêtes publiques précédentes ont montré que les partisans des gratte-ciel étaient bien organisés pour répondre en réclamant toujours plus de béton. La commissaire enquêtrice a elle-même fait preuve d'une partialité inattendue lors de l'EP de modification du PLU de juin 2017:« La CE considère qu’il n’est pas souhaitable de supprimer toute limitation de hauteur pour ce projet et préconise de déterminer une hauteur maximale permettant de réaliser un véritable élément signal en matière architecturale se distinguant nettement des immeubles voisins : une hauteur maximale de 150 m nous semble raisonnable en l’espèce ».

 

Il faut qu'un maximum d'habitants se mobilisent pour donner leur(s) point(s) de vue en se connectant du 14 mars au 30 avril inclus http://www.haute-garonne.gouv.fr/Publications/Declarations-d-intention-enquetes-publiques-et-avis-de-l-autorite-environnementale/Operations-d-amenagement-et-infrastructures-de-transport/Enquetes-publiques-en-cours-ou-programmees/Projet-Toulouse-EuroSudOuest-TESO

 

 

Attention : dans la rédaction des avis il vaut mieux exprimer un avis personnel, en particulier en relevant les gênes apportées de façon factuelle par le gratte-ciel et les bâtiments énergivores, la pollution automobile, l'ombrage, les destructions patrimoniales…) sans faire trop de copier-coller, mal vus par les commissaires enquêteurs.

 

 

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

1 commentaires

ven.

23

août

2019

Les nuisances de la tour Occitanie

L'association Non au gratte ciel de Toulouse nous a communiqué un texte récapitulant les menaces que fait peser sur les Toulousains ce projet de construction d'une tour de 150m.

L'introduction est reproduite ci-dessous, l'intégralité du texte est téléchargeable avec le lien figurant en fin de page. L'association du quartier Chalets-Roquelaine partage la plupart des points exposés, en particulier ceux concernant la critique des résultats de l'enquête publique..

 

"

La tour Occitanie vient de voir son permis de construire signé en hâte par la mairie le 23 juillet dernier, une semaine seulement ( ! ) après la fourniture des conclusions étonnantes d’une enquête publique finalement très fumeuse.
Pourtant, de nombreuses questions ont été posées et restent aujourd’hui sans réelle réponse…
En particulier, aucune mesure n’est présentée pour réduire durablement les nuisances vers la population. C’est particulièrement vrai pour les riverains qui auront à en subir les conséquences, à la fois risques directs à très court terme (chantier, ombres portée, éblouissement, dangers en tous genres…), sur la qualité de vie à plus long terme (empreinte écologique), ou même du point de vue financier (impôts).
De plus, et malgré un certain nombre de mauvaises expériences vécues à Toulouse (Compans Caffarelli, Place Occitane, Centre Commercial Hippodrome…), le risque évident lié à l’exploitation commerciale de cette zone urbaine particulière (gratte-ciel) n’est absolument pas abordé dans le dossier.
Force a donc été au rédacteur de constater la nécessité de s’assurer que la population est prête à en payer le prix au jour le jour, qu’il soit économique, environnemental, sociétal, voire même sécuritaire. Et ce prix n’en est certainement pas réduit aux propos volontairement lénifiants proposés dans un dossier d’enquête publique que la Commission elle-même considère « complet dans sa forme d’un point de vue réglementaire, mais qui comporte beaucoup de redondances et redites (voire des dossiers en double), ce qui finit par perdre le lecteur ».
Ainsi, il nous semble légitime

  •  de demander l’abandon du projet en l’état
  •  de le reconnaître comme objet à soumettre au vote populaire, profitant des opportunités créées par les prochaines élections municipales de début 2020 ; ou par celles des récentes avancées du «grand débat ».

 

 

avec l'ombre de la tour s'étendant vers Jolimont, calculée pour un 15 novembre vers 16 heures
avec l'ombre de la tour s'étendant vers Jolimont, calculée pour un 15 novembre vers 16 heures
Nuisances apportées par la tour Occitanie
Texte rédigé par des membres de l'association Non au gratte ciel de Toulouse après l'enquête publique validant le dossier du projet de tour.
Nuisances_tour_ac_5.pdf
Document Adobe Acrobat 1.2 MB
0 commentaires

lun.

24

juin

2019

Métro 3ème ligne - enquête publique

date création 13 mai 2019

Rappel des positions défendues par l'association Chalets-Roquelaine

 

Depuis la publication du tracé choisi par Tisséo pour cette troisième "ligne de l'économie" sortie des discours électoraux du candidat Moudenc en 2014, l'association suit le dossier de près et vous a informés régulièrement dans la Gazette des Chalets.
On résume ici les épisodes précédents :

 

  • Oubliant le projet électoral dont le dessin passait au centre, le trajet marque des boucles au nord (Maga, La Vache) au détriment des intérêts des habitants et des commerces plus nombreux sur une ligne centrale entre les gares Matabiau et Colomiers.
  • Il est indispensable que cette troisième ligne soit vraiment efficace pour lutter contre une pollution de l'air hors normes alors que le trajet proposé par Tisséo satisfait en priorité les ambitions des promoteurs immobiliers.
  • L'énormité des sommes à investir (2,7 milliards €, avec un rendement 2 fois moindre que pour les lignes A et B) assécherait pour longtemps toute évolution indispensable aux autres modes de déplacement. Plusieurs étapes seront nécessaires.
  • L'enquête Ménages-déplacements de l'INSEE sur laquelle se fondent les études de la 3ème ligne date de 2012 ; les données sont à rafraîchir attentivement avant toute finalisation.
  • Cette ligne pourrait également desservir le quartier des Chalets, dont toute la partie nord en bordure de Canal -la plus peuplée et la plus polluée- est située à plus de 600m de la première station existante.

Voir aussi :

https://www.chalets-roquelaine.fr/2016/09/04/3%C3%A8me-ligne-de-m%C3%A9tro-elle-peut-aussi-des-servir-le-quartier/

https://www.chalets-roquelaine.fr/2017/04/01/pollution-de-l-air/

 

 

 

__________________________________________________________

 

1 - La lutte contre la pollution de l'air doit être le premier objectif de ce nouveau moyen de transport en commun

 

Aucun citoyen responsable ne peut accepter l'augmentation de 17% de la pollution prévue par le Plan Mobilité  au terme d'un projet engageant 2,7 milliards d'euros.

 

Sur les cartes, de gauche à droite

  • dès 2013, la pollution au dioxyde d'azote forme une triple ceinture sur les boulevards, le canal et la rocade.
  • en 2017, le PLUiH reconnait une zone de NO2 en excès où la construction est déconseillée pour les personnes sensibles et où la ventilation des locaux devra se faire par le côté opposé à la pollution...

L’article L1511-1 du code des transports prévoit que :

 

« Les choix relatifs aux infrastructures, aux équipements et aux matériels de transport dont la réalisation repose, en totalité ou en partie, sur un financement public sont fondés sur l'efficacité économique et sociale de l'opération. Ils tiennent compte des besoins des usagers, des impératifs de sécurité et de protection de l'environnement, des objectifs de la politique d'aménagement du territoire, des nécessités de la défense, de l'évolution prévisible des flux de transport nationaux et internationaux, du coût financier et, plus généralement, des coûts économiques réels et des coûts sociaux, notamment de ceux résultant des atteintes à l'environnement ».

 

Extrait PLUiH : Dépassement des valeurs limites NO2 pour la protection de la santé
Extrait PLUiH : Dépassement des valeurs limites NO2 pour la protection de la santé

Le trajet proposé par Toulouse-Métro-Politaine entre Colomiers et Matabiau (en bleu ci-contre) suit les voies les plus polluées tout en étant plus court de 2 km que le trajet Tisseo (en orange),

qui, par ailleurs, menace plus de 2000 arbres.


 

 

2 - Ne pas doubler les équipements existants mais desservir les quartiers les plus peuplés

 

Dans le troisième alinéa, l’article L1511-3 du code des transports prévoit que la politique globale des transports doit favoriser :

 « L'amélioration prioritaire de l'efficacité de l'utilisation des réseaux et des équipements existants par des mesures d'exploitation et des tarifications appropriées ».

La boucle au nord double la ligne B et les voies SNCF jusqu'à La Vache, à 3 minutes de Matabiau.
Le trajet centre permettrait un changement à Jeanne d'Arc et  déchargerait ainsi le changement à J. Jaurès proche de la saturation.

Voir https://toulouse-metro-politaine.com/

Le trajet Tisseo traverse, pour un supplément de 300 millions €, des quartiers 2 à 3 fois moins peuplés que le trajet au centre
Le trajet Tisseo traverse, pour un supplément de 300 millions €, des quartiers 2 à 3 fois moins peuplés que le trajet au centre
Le trajet Tisseo traverse des quartiers qui offrent 5 fois moins d'emplois que le trajet au centre
Le trajet Tisseo traverse des quartiers qui offrent 5 fois moins d'emplois que le trajet au centre

La plupart des stations ont été implantées par Tisséo à des emplacements les plus éloignés des zones denses (Maga, 7 Deniers et Fondeyre par exemple) , ce qui est peut-être favorable pour éviter la grogne des voisins lors des travaux mais c'est incontestablement préjudiciable à la cohérence d'ensemble du trajet et à la fréquentation tout au long de la journée (1600 bénéficiaires seulement à La Vache alors que les commerces du centre sont totalement oubliés).

Un projet de restructuration urbaine comme TESO (50 000 trajets/jour en 2030) entraînera le blocage total de la circulation si la 3ème ligne est détournée au profit d'opérations immobilières lointaines au détriment de sa fonction de transport urbain.

 

 

3 - Taux d’endettement et capacités de financement pour les autres modes (train, métroB et bus, vélos, piétons)

 

La Cour Régionale des Comptes a rappelé les coûts et les bénéfices attendus (performance coût/impact)

- Ligne A: 220 000 voyageurs/jour, 12 km et 18 stations, pour 1 milliard d'euros.
- Ligne B: 200 000 voy/jour, 15 km et 20 stations, pour 1,2 milliard d'euros.
- 3ème ligne: 180 000 voy/jour, 27 km, pour 2,7 milliards d'euros (pour l'instant, à rapprocher de l'annonce en 2014 de 1,7).
Pour un taux d'endettement largement supérieur, le rendement en termes de mobilité est inférieur de 50% à celui des lignes précédentes.

2,7 milliards c'est trop : contre la pollution, il faut parer au plus pressé et au plus peuplé.

 

Il semble raisonnable de réaliser, dans un premier temps, la seule branche ouest Colomiers-Matabiau, la plus chargée, avec desserte du centre et changement ligne B à J. d'Arc, ligne B qu'il est prévu de prolonger jusqu'à Labège. Cela permettrait d'économiser près de la moitié du montant prévu. On pourrait ainsi commencer le RER toulousain justifié par l'Autate (Association d'Usagers de Transport de Toulouse) et le Réseau Express Vélos avancé par 2 Pieds 2 Roues.

 

RER avec les voies ferrées

Pour l'Autate, 3 lignes de RER pour compléter le réseau Tisséo existant
Pour l'Autate, 3 lignes de RER pour compléter le réseau Tisséo existant

Vélos et piétons

Pour 2 Pieds-2 Roues, 8 lignes d'un "Réseau Express Vélos" permettraient 350 000 déplacements par jour
Pour 2 Pieds-2 Roues, 8 lignes d'un "Réseau Express Vélos" permettraient 350 000 déplacements par jour

«... Huit lignes du Réseau Express Vélo, c'est 400 millions d'euros et 350 000 déplacements par jour. La 3e ligne de métro, c'est 3 milliards d'euros, pour 200 000 déplacements ! …»

(cité par La Dépêche 11/02/2019)


 

 

4 - Mettre à jour les données de base des calculs de flux*

 

La vieille enquête ménages-déplacements éditée par l'INSEE en 2013 a constitué la base des calculs justifiant le choix du trajet. Déjà utilisés -de façon opaque- lors du projet TESO se référant au Système de gestion global des déplacements (SGGD), ils ont permis d’escamoter sans plus d’explications quelques 40 000 trajets journaliers induits par les développements immobiliers attendus d’ici 2030 à proximité du Canal. Outre le constat de cet égarement, un projet d'une telle ampleur ne peut être développé pendant une dizaine d'année sans aucun contrôle de l'évolution des hypothèses de départ. Ces calculs de flux devraient être régulièrement rafraîchis grâce aux outils modernes** qui utilisent le pistage (anonyme) des téléphones mobiles pour évaluer l'importance des différents modes de déplacement et des trajets utilisés, variables selon les  jours et les heures de la semaine.
Sans ces précautions, une mise en service en 2027 serait fondée sur des hypothèses vieilles de plus de 15 ans, à une époque où on se méfiait encore des vélos-Toulouse et où on n'avait aucune idée de ce que pouvait devenir une trottinette.

 

 

* Tisséo a validé son tracé en s'appuyant sur un Conseil scientifique présidé par un administrateur d'une société travaillant régulièrement avec Tisséo. La Chambre régionale des comptes (CRC) d’Occitanie a examiné fin 2018 la gestion de Tisséo Collectivités pour la période 2012-2016. Les magistrats ont souligné dans leur rapport intermédiaire non rendu public un « risque de conflit d’intérêt » avéré (suivi de la démission de la personne mise en cause).

 

** "Pour les acteurs de l’aménagement du territoire et du transport, Flux Vision est une source complémentaire d’information pour comprendre comment les individus voyagent, sur quelle tranche horaire, connaître la fréquentation d’une ligne, comparer la fréquentation par mode de transport entre 2 villes, identifier en temps réel les points de congestion (section, station,…), les retards. Orange Applications for Business, l’entreprise de services du numérique d’Orange Business Services (ESN) travaille actuellement avec plusieurs acteurs des transports pour comprendre le déplacement et les flux de passagers sur leurs réseaux". (document Orange)

 

 

 

5 - Cette troisième ligne pourrait également desservir le quartier des Chalets

en partageant une station Concorde-Raisin qui permettrait, en 2030 après les développements TESO, à plus de 30 000 personnes de bénéficier d'une station à moins de 500 mètres, et donc préférée à tout autre mode de transport. Actuellement plus de 50% de la population du quartier des Chalets (8000 p.) habite à plus de 500 mètres d'une des 4 stations de métro existantes (Canal, Compans, Jeanne d'Arc ou Marengo).

 

 

________________________________________________________________________________

 En conclusion

 

Le projet de transport urbain, annoncé pour 1,7 milliard € pendant la campagne municipale de 2014, s'est transformé en sous-main, pendant la mandature, en un projet nébuleux d'aménagement urbain ignoré des documents officiels d'urbanisme (et en particulier du PLUiH en attente d'approbation).

Le président du SMAT, premier adjoint au Maire, avait présenté à la presse dès décembre 2015 ce «tracé très précis, techniquement réalisable, qui a nécessité des mois de travail [...] selon la méthode utilisée pour le projet de l’Airbus A320-néo» [...] « chaque étape franchie était sacralisée, on ne revenait plus en arrière » (cité par la Dépêche du Midi, 19 et 22 déc. 2015). Merci pour le Débat public qui n'a que servi d'alibi.

Un Plan Guide de dernière minute (mars 2019) l'inclut dans un "projet urbain toulousain" grâce à une "révolution culturelle". Pas moins ! 

Le projet TAE est trop ignorant des besoins de mobilité propre des Toulousains pour recueillir notre assentiment.

Faute d'avoir intégré leurs nécessités, un tel investissement, évalué actuellement à 2,7 milliards €, mériterait, au minimum, un passage devant le suffrage universel.

 

 

 

Pour répondre à l'enquête publique

Se connecter du 6 juin au 18 juillet sur le site  https://www.registre-numerique.fr/enqueteTAE-CLB

Dans le dossier vous pouvez parcourir en particulier l’avis très policé mais ferme de l’Autorité Environnementale dont les préoccupations recouvrent une partie des nôtres.

 

Attention : dans la rédaction des avis il vaut mieux exprimer un avis personnel, en particulier en relevant les manques ou les gênes apportées de façon factuelle par la troisième ligne objet du dossier sans faire trop de copier-coller du texte ci-dessus, parfois mal vus par les commissaires enquêteurs.

0 commentaires

dim.

23

juin

2019

Paysandisia archon

Photo JLD - Mai 2019
Photo JLD - Mai 2019

Date de création 15/07/2018

 

Aujourd'hui 23 juin 13h15, je viens de voir un gros papillon s'envoler depuis le palmier qui se trouve dans ma cour. Peu de doute sur l'identité, il ressemblait à un Paysandisia. Était-il parasité par un des nématodes sorti du pulvérisateur il y a quelques semaines ? 

Le temps que je sorte avec une tapette à mouche il était passé par dessus le mur. Si vous en voyez un, n'hésitez pas à sévir. Mieux qu'une tapette, une raquette de badminton ou autre devrait être efficace. L'asso du quartier offre une récompense, à valoir lors du prochain repas de quartier, conservez les cadavres pour servir de preuve !

A.R.

 

_______________

 

La plupart des palmiers  sont attaqués par les larves d’un papillon arrivé d’Argentine il y a quelques années. On reconnaît la maladie aux palmes dont l’extrémité est mangée ou dont les feuilles sont simplement percées. Une chenille les a dévorées avant leur déploiement.
Sans réaction de la part des habitants, le quartier va perdre sa physionomie à laquelle la plupart d’entre nous sont attachés. Les insecticides chimiques sont très toxiques, en particulier pour les abeilles qui n’ont pas besoin de ça. Mais il existe des bestioles microscopiques (des nématodes) capables d’infecter les larves et les papillons et de les dévorer de l’intérieur.
L’application se fait au moyen d’un pulvérisateur. Deux fabricants pour ce type de produit, assez cher et livré en conditionnement pour 3 ou 5 arbres, ou plus encore. Cherchez nematodes palmier et ne choisissez pas le produit le plus cher...
Si vous n’avez qu’un arbre chez vous, profitez-en pour dire bonjour à vos voisin(e)s et partager votre achat (conservation au frigo). Il vaut mieux faire plusieurs pulvérisations dans l’année, avant d’arriver au stade terminal qui nécessite des moyens importants pour l'enlèvement...


https://papillon-du-palmier.com/traitements.htm

(Extrait de la Gazette 98)

Bonjour,

J'habite rue de la Concorde. 
Dans notre mini jardin, nous avons depuis deux jours un couple de gros
papillons qui semble avoir trouvé un coin adéquat pour s'accoupler. Ma compagne et moi trouvions ça joli, et puis après photos et identifications,
il s'avère qu'il s'agit de paysandisia archon, le fameux tueur de palmiers.
Nous avons précisément un palmier chanvre sur lequel ils viennent s'agiter... Le mâle se livrait ce matin (07/07) à un ménage avec ses pattes,
en parcourant une feuille de la pointe vers la tige.

Ce qu'il faisait est décrit ici : (Hérault Tribune) La Dépêche du Midi en a déjà fait état, la Gazette des Chalets aussi : n°91, page 8.

Bien que très jolis, il faut malheureusement se débarrasser de ces papillons
(avant que la femelle ne ponde, et c'est pour bientôt!)
N'étant pas fan des produits chimiques, j'ai opté pour la raquette de badminton
mais ils sont coriaces !.
En espérant qu'ensuite un arrosage copieux dissipe les phéromones laissées. Sauvons nos palmiers! Yves
0 commentaires

jeu.

28

févr.

2019

Plan climat air énergie territorial (PCAET)

Date de création 26 janvier 2019
Concertation du public

Toulouse Métropole organise une consultation publique électronique en ligne, du 17 décembre 2018 au 16 janvier 2019 pour recueillir les avis sur le projet de Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET).

À l'issue de la concertation, une synthèse des observations formulées et les réponses apportées par Toulouse Métropole seront rendues publiques sur ce site pendant une durée de trois mois.

Contribution de l'association du quartier Chalets-Roquelaine déposée le 16/01/2018

https://www.toulouse-metropole.fr/missions/developpement-durable/plan-climat/consultation-electronique-projet-plan-climat-energie#/detail-avis/6004

 

 

L'association du quartier Chalets-Roquelaine

 

 

l’Association (loi de 1901) du Quartier Chalets-Roquelaine s’est fixé à sa création en 1989 comme principal objectif « la défense des intérêts collectifs des résidents » et « la sauvegarde de l’environnement et du cadre de vie du quartier ».

 

L'association compte, selon les années, de 220 à environ 300 familles adhérentes. Ses recettes proviennent exclusivement de leurs cotisations (numéro SIRET 802 966 564 00014).
Son président est Bertrand Verdier depuis septembre 2012, après Jacques Poumarède qui avait lui-même succédé en 1999 à Geneviève Vassal.

 

Cette contribution de l'association du quartier Chalets-Roquelaine au PCAET vise à défendre les conditions de vie dans le quartier et protéger la santé des ses habitants.

 

Le quartier Chalets-Roquelaine est délimité (carte ci-dessous) :

 

  • au nord par le canal du Midi

  • au sud par les boulevard d'Arcole et de Strasbourg

  • à l'ouest par l'avenue Honoré Serres (route de Paris)

  • à l'est par la rue Matabiau (route d'Albi)

 

 

 

 

Pollution de l'air

 

La pollution cerne maintenant le quartier comme le montre la carte ci-dessus de dépassement des normes NO2 extraite du PLUiH (annexe 3C). La zone rose autour du canal et des boulevards s'étend petit à petit sur l'avenue Honoré Serres et la rue Matabiau, cernant ainsi le quartier et ses habitants dont la santé se dégrade selon les modèles constatés par l'OMS (troubles cardio-vasculaires et pulmonaires). Ceci d'autant plus que les particules fines (PM10 + PM 2,5) sont aussi de la partie comme l'indique régulièrement Atmo-Occitanie et comme le montre la copie d'écran de l'application Foobot connectée au capteur de pollution installé rue Ingres, près de la rue des Chalets, au cœur du quartier.

 

 

Copie d'écran capteur de pollution Foobot (8 janvier 2019 au 2 rue Ingres)
Copie d'écran capteur de pollution Foobot (8 janvier 2019 au 2 rue Ingres)

 

 

L'association du quartier Chalets-Roquelaine a constaté que :

 

 

1 - Le PCAET soumis à enquête est basé sur des données insuffisamment fiables.
Les seuils fixés dans les normes servant au calcul des cartes de pollution et à l'estimation des volumes de polluants émis ne tiennent pas compte des valeurs relevées en conditions réelles et consignées dans le « rapport Royal » : tous les véhicules testés, pourtant réputés conformes à la dernière norme Euro6, dépassaient le seuil légal d’un facteur 2 à 17.
I
l est donc plus que probable que les dépassements en NO2 et particules fines soient largement au-dessus des indications fournies officiellement.

 

 

 

2 - Les objectifs avancés ne sont pas compatibles avec le PDU

 

Le PCAET indique baisser les émission de GES de -40% de 2008 à 2030 et la consommation d'énergie de -20%. Les transports routiers représentent 60% de la production de GES. Selon le PDU, les GES routiers vont augmenter de 9% d'ici 2030.

 

Il en résulte une incohérence entre le PDU et le PCAET. Même en réduisant à 0 la production des autres catégories (résidentiel, tertiaire...) l'objectif du PCAET est intenable avec ce PDU qui devrait être révisé pour avoir un objectif compatible avec le PCAET.

 

 

 

3 - Le PLUiH indique des programmes de construction entre canal et boulevards qui ne peuvent que renforcer la pollution autour des voies d'accès

 

Pour TESO : 300000 m² de bureaux, 2500 logements, 50000m² de commerces et services

 

(plus la tour Occitanie projetée)

 

Pour Brouardel-Europe (à l'ouest du quartier) : 2500 logements, 20000m² de bureaux.

 

à raison de 2,2 personnes /logement et 15m² de bureau par employé, 100m² de commerce par employé, pas moins de 35000 personnes emprunteront les boulevards ou/et le canal au moins deux fois par jour.

 

En mode doux dans le meilleur des cas, en voiture si les habitudes actuelles perdurent dans la moitié des cas (60% de déplacements en voiture actuellement). Ces déplacements induiront donc 35000 trajets en plus des 50000 actuels le long du canal et/ou des 20000 des boulevards, ce qui correspondrait à une augmentation de 50%. Et, probablement, à aucune baisse de pollution si le PDU n'évolue pas. En espérant que les véhicules électriques se diffusent plus vite que ne le prévoient les constructeurs !

 

 

 

L'association du quartier Chalets-Roquelaine demande

 

 

 

1 - Un contrôle et affichage de la pollution atmosphérique en temps réel

 

Pour pallier les fausses promesses des constructeurs automobiles et les incertitudes locales, nous souhaitons que des capteurs de pollution fonctionnent en permanence sur des emplacements stratégiques (établissements d'enseignement ou assimilés, zones de fréquentation importante comme la place Jeanne d'Arc ou le carrefour Arnaud Bernard dans le quartier) avec l'affichage des valeurs instantanées et des seuils de danger pour la santé.

 

2 - l'instauration de la modulation de vitesse en fonction des niveaux de pollution constatés pour les véhicules avec affichage de la nouvelle vitesse limite et contrôle des vitesses réelles.

 

3 - la suppression du trafic de transit qui reporte la pollution des grands axes à fort trafic mais dont la ventilation permet la dispersion des polluants sur les petites rues du cœur de quartier fréquentées par les écoliers, les nounous et promeneurs de chiens.

 

4 - des aménagements cyclables réellement praticables

 

Le boulevard Matabiau est « doté » d'une bande de peinture verte qui se voudrait piste cyclable. Elle est tellement dangereuse qu'aucun cycliste ne l'utilise, tous slaloment à travers les voitures garées sur le trottoir de gauche. Nous voulons qu'un aménagement semblable à celui qui a été fait sur l'autre rive soit réalisé afin de permettre le surplus d'habitants attendus à passer aux moyens de déplacements les moins polluants.

 

 

 

0 commentaires

jeu.

14

févr.

2019

Une passerelle Concorde-Raisin ?

 date de création : 2017

Dans le cadre du projet Toulouse Euro Sud Ouest, l'équipe de Joan Busquets a planché sur un projet de passerelle qui réunirait deux quartiers trop longtemps séparés par le Canal, et permettrait aux habitants du Raisin de profiter des opportunités marchandes et des animations associatives du quartier des Chalets.

 

Consciente de devoir éviter les défauts des précédentes passerelles mal situées par rapport aux cheminements disparus, inconfortables voire acrobatiques pour certains usagers, l'équipe Busquets a fait un projet qui rétablit un trajet entre la rue de la Concorde (à gauche sur le premier et le troisième dessin, photographiés lors de la projection du 22 juin organisée par Europolia) et le chemin du Raisin en créant deux longs plans inclinés -enfin- adaptés aux cyclistes, voitures d'enfants et handicapés. Un chemin plus court emprunte des escaliers plus directs.

Les arbres existants sont intégrés. Les vues présentées donnent l'envie de s'y promener.

Personne n'a parlé budget lors de la réunion de présentation, la décision de réalisation reste à venir.

 

Je vote pour, et vous ?

A. Roy

Mise à jour février 2019 :

Il faut rappeler que le projet TESO vise à construire, à terme, 2500 logements, 50 000m² de surface commerciale ou de service et 300 000m² de bureau. Tous ces immeubles représentent une population de plus de 25 000 personnes, donc de 50 000 trajets journaliers. Si 60% de cette population se déplace en voiture comme c'est le cas en 2018, on devra ajouter au trafic actuel (50 000véhicules-jour sur les berges du canal) 30 000 passages par jour. Il vaut mieux alors avoir prévu toutes les incitations à la marche à pied ou à vélo, dont cette passerelle.

Ainsi qu'une vraie piste cyclable sur la rive gauche du canal plutôt que la bande de peinture verte actuelle que personne ou presque utilise tellement elle s'avère périlleuse.

On aperçoit l'entrée de la rue de la Concorde à gauche. Le long cheminement en pente intègre les arbres existants.
On aperçoit l'entrée de la rue de la Concorde à gauche. Le long cheminement en pente intègre les arbres existants.
Rue de la Concorde à gauche. Remarquez que le tablier réunit en biais les deux rives, adoucissant ainsi les trajets empruntant les plans inclinés.
Rue de la Concorde à gauche. Remarquez que le tablier réunit en biais les deux rives, adoucissant ainsi les trajets empruntant les plans inclinés.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

0 commentaires

dim.

20

janv.

2019

Gratte-ciel

Dicorue

Vocabulaire ordinaire et extraordinaire des lieux urbains

 

Thierry Paquot, philosophe, nous donne sa définition du gratte-ciel :

Il nait du désir de quelques humains de manifester leur puissance économique...

Définition extraite de Dicorue, Vocabulaire ordinaire et extraodinaire des lieux urbains - CNRS éditions - 2017
gratte-ciel.pdf
Document Adobe Acrobat 4.3 MB
0 commentaires

dim.

20

janv.

2019

Les arbres cache-béton de la tour : des bonsaïs en devenir ?

Il bosco verticale - Milan 2014
Il bosco verticale - Milan 2014

« Les forêts verticales s'enracinent en ville »
https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/03/01/les-forets-verticales-s-enracinent-en-ville_5263987_3234.html

 

Une critique de Pierre Cambon :

 [Dans Le Monde] séduisant article qui évoque la végétalisation arbustive des immeubles, et dans lequel le projet de la Tour Occitanie à Toulouse est largement évoqué.

 

 

Le propos liminaire « Nombre de projets n’en sont encore qu’à la phase préparatoire » prévient le lecteur qu'il s'agit moins d'une enquête de retour sur des réalisations, que d'une série d'interview de concepteurs et de promoteurs qui finalement ont tous quelque chose à nous vendre !


La seule réalisation, le Bosco Verticale à Milan, en Italie, date de 2014, et son évaluation reste encore à venir.

 

Les propos se veulent donc prospectif et sont centrés sur un sujet connu et qui paradoxalement n'est ni cité ni évoqué, alors qu'il apporterait réponse à la plupart des interrogations : la culture des arbres en pots autrement dit des bonsaïs.


Ce mode de culture est maîtrisé depuis des siècles et ses lois (les lois de la nature) s'appliquent, qu'on le veuille ou non, à la végétalisation arbustive des immeubles ou des espaces minéralisés.

 

En résumé, un arbre peut vivre dans un pot à la condition d'être bien exposé, arrosé et nourri. 
En même temps que croissent les branches (que l'on peut tailler) croissent aussi les racines qui peu à peu emplissent le pot jusqu'à prendre toute la place du substrat nourrissant, empêchant même l'eau de pénétrer: il est alors temps de rempoter l'arbre en taillant une partie des racines afin de renouveler le substrat permettant de le nourrir et de l'arroser, faute de quoi il mourrait étouffé.
Chacun comprend que ce qui est possible pour un arbre de quelques dizaines de grammes ou de kilos devient moins aisé voire impossible lorsqu'on dépasse les cent kilos ou la tonne et qui plus est dans des étages!

 

L'alternative pour la végétalisation de nos villes est donc simple: soit on plante en pleine terre de manière durable, soit on plante en conteneurs et la durée de vie et la dimension des végétaux reste limitée.


Toulouse a expérimenté les limite du processus avec le magnolia du square du Capitole qui finit étouffé après moins de 20 ans de survie (*).

 

Il faut donc pondérer les discours sur les plantations d'arbres en pots sur des dalles de parking sur des terrasses ou dans des jardinières en façades d’immeubles: oui c'est possible mais passé une dizaine d'années il faut les remplacer !

 

Le débat sur l'arrachage et le remplacement tous les 10 ou 15 ans d'arbres plantés en conteneurs sur des dalles au ras du sol, peut avoir lieu car la chose est possible à défaut d'être souhaitable.

 

Mais pour les façades en hauteur la question est toute autre et les mots de Philippe Journo, le promoteur de la Tour Occitanie révèlent la roublardise et le cynisme du projet: « Nous nous engageons à entretenir ces plantations pendant au moins dix ans » 
Autrement dit pendant dix ans l'arrosage automatique fonctionnera … ensuite quand il faudra remplacer ou rempoter à grand frais les arbres dans les étages à l'aide d'improbables hélicoptères ou élévateurs, on refilera le bébé à la copropriété qui devant l'ampleur du désastre se tournera alors vers la collectivité qui héritera d'une carcasse hérissée d'arbres morts qu'il faudra évacuer pour des raisons de sécurité et qui ne seront jamais replantés.

 

On se demande alors pourquoi des aréopages de concepteurs, de journalistes et de promoteurs semblant ignorer les contraintes et les règles connues de la culture des arbres en conteneurs, nous abreuvent de lieux communs sur le réchauffement climatique: ignorance … ou manipulation ?

 

Quoi qu'il en soit la réflexion n'est pas du niveau de l'enjeu et l'avenir de nos villes mérite mieux que des considération sur la vie des « coccinelles déposées sur les façades pour lutter contre les parasites»

 

Pierre Cambon / mars 2018

 

 

(*) Lors de l'édification de la station de métro Capitole de la ligne A, en 1993, le Maire, Dominique Baudis, refusa l'abattage d'un magnolia qui se trouvait au centre de la volée de l'escalier de sortie dans le square de Gaulle.
Un très grand pot fut donc bâti autour des racines de l'arbre.
Lors de la réfection de la rue d'Alsace et du square en 2012, les escaliers du métro furent déplacés et les plans prévoyaient la conservation du magnolia: las en moins de 20 ans les racines de l'arbre avaient saturé le conteneur et l'arbre dut être abattu car il était mort étouffé.

 

 

 

 

 

 

Dessins

Affichette anti-tour réalisée à partir d'une vue d'artiste du promoteur (à droite)
Affichette anti-tour réalisée à partir d'une vue d'artiste du promoteur (à droite)
0 commentaires

dim.

20

janv.

2019

Une ringardise énergivore

Une critique de Pierre Cambon

 

Dans son numéro 55, la revue « artdeville » publie un dossier intitulé «l'Occitanie au défi de l'énergie positive pour 2050», l'énergie positive étant un des marqueurs de la modernité architecturale et urbaine.


Mais les journalistes décèlent aussi une pierre dans le jardin occitan: la « tour Occitanie » qui n'affiche pas la même ambition.
Étonnant que ce projet identifié comme « un symbole, un signe urbain fort à la hauteur de l’ambition européenne de Toulouse » par le maire de la ville, ne revendique pas l'énergie positive qui deviendra une norme obligatoire en 2020.

 
Qui plus est, ça commence mal pour le signal toulousain, car la Ligne à Grande Vitesse qui devait arriver à Matabiau, et prétexte de toute cette agitation urbaine, rencontre bien des difficultés et ne verra pas le jour aussi vite qu'espéré car obsolète au regard des besoins et des moyens actuels : les trains du quotidien et un aménagement TGV du tracé existant entre Bordeaux et Toulouse semblant plus adaptés.


Et là, on se dit que peut être cette tour, ce gratte-ciel, pourraient, au détriment de Toulouse et de l'Occitanie devenir, s'il voyait le jour, un signal … de ringardise.

 

 

Ringardise architecturale d'abord car les formes urbaines érectiles commencent à dater et sont maintenant plus un apanage de nouveau riche fruste, que des références culturelles comme elles avaient pu l'être il y a 15 ou 20 ans en venant tutoyer des centres historiques séculaires ou millénaires tels Paris, Barcelone ou Londres.
Tout change et à Londres précisément, un des plus récent geste architectural ostentatoire, revendiqué par le milliardaire et ancien maire de New York, Michael Bloomberg, pour le nouveau siège de son entreprise en Europe qui hébergera 4000 employés, prend à contre pied la mode des tours qui poussaient dans ce quartier d'affaire depuis une quinzaine d'années, en réalisant avec l'architecte sir Norman Foster un « chef d’œuvre architectural » qui ne dépasse pas 10 étages, là ou il aurait pu en ériger plus du double, le luxe et l'ostentatoire se situant ailleurs que dans l'agression paysagère devenue vulgaire.
Car si la forme érectile n'est pas nouvelle pour signaler son pouvoir, ainsi que le rappelait Joan Busquets en évoquant les tourelles des Capitouls ou des marchands de pastel au 16éme siècle, la vraie modernité ne résiderait-elle pas d'abord et toujours dans un « contextualisme » tel que s'en réclame notamment Jean Nouvel, lui qui pourtant a commis et continue d'ériger son lot de tours et d'objets symboliques.
Et les marqueurs de notre époque ne sont pas que paysagers, il sont aussi environnementaux et politiques et seul un ringardisme de la pensée peut dans les contextes Toulousain et Européen faire fi de la démocratie, faire fi de l'environnement, pire encore les bafouer comme en témoignent les propos des personnalités consultées par les journalistes de « artdeville ».

 

Ringardise politique, car le Maire de Toulouse annonçant le projet de tour dans un salon immobilier à Cannes devant un parterre de promoteurs et au mépris de la concertation qui venait de s'achever pour l'aménagement du quartier de la gare Matabiau, a justifié sa décision princière en faisant savoir par divers canaux qu'il n'y a pas eu de consultation publique puisque s’agissant d'un projet privé, ce n'était pas obligatoire.
Terrible aveu : les concertations dont se gargarise la Mairie ne seraient donc faites que parce que c'est obligatoire et non pas par souci d'ouverture démocratique!
Certes on s'en doutait un peu vu le peu de cas que fait l'équipe municipale des conclusions des concertations sur la 3ème ligne du métro par exemple, mais en cette période où à travers les révélations sur les paradis fiscaux on mesure la frontière ténue qui existe entre la légalité et la moralité, on ne peut que s'interroger sur cette pratique de l’administration de la cité qui fait de «l'optimisation démocratique» comme d'autres font de «l'optimisation fiscale» et on se dit qu'un gratte-ciel né sous de tels hospices pourrait bien être un symbole de cette ringardise politique.

 

 

Ringardise sociétale, car imaginer marquer maintenant la ville par un symbole qui, qu'on le veuille on non restera phallique, au moment ou un large mouvement féminin mondial met en exergue et en accusation les débordements machistes qui entachent nos sociétés, n'est peut être pas le meilleur choix pour l'aura de la cité, sauf à pousser la ringardise à ne pas s'être aperçu de la profondeur et de l'inexorabilité de cette révolte des femmes.

 

 

Ringardise urbanistique, car dans un contexte ou la législation et la pratique de l'urbanisme évoluent vers une implication croissante des citoyens et une prise en compte accrue des enjeux environnementaux, la lecture de l'interview de la vice présidente de Toulouse Métropole et adjointe au Maire de Toulouse en charge de l'urbanisme, est stupéfiante.
-Elle indique benoîtement que l'idée et l'initiative de la Tour Occitanie émane de la promotion immobilière … et non d'un geste urbain voulu et initié par les politiques et/ou leurs urbanistes (comme on pourrait l'attendre dans la 4ème ville de France)... que le nombre d'étages, heu c'est pas nous, on leur a mis ce qu'ils voulaient … même s'il a fallu passer des 52 mètres de la concertation à 150 mètres… et d'ailleurs c'est pas nous c'est le commissaire enquêteur!
Alors là, on est quand même sidéré qu'une élue en charge de l'Urbanisme ne fasse pas au moins semblant d'exister dans les décisions d'aménagement urbain: non c'est pas elle c'est le privé!
Tout cela prêterait à sourire si cette personne n'était pas responsable de la délivrance de plusieurs milliers d'autorisations d'urbanisme chaque année, et on frémit en pensant aux critères qui la guident dans les arbitrages qu'elle fait quotidiennement depuis 3 ans!
-Mais on n'est pas au bout des surprises quand le journaliste lui parle d'énergie positive des bâtiments et plus particulièrement de la «Tour Occitanie»: grand moment de solitude, elle ne sait pas ce que c'est, jamais entendu parler ... heu serait ce une norme comme HQE?
Naïveté touchante certes, mais pour une responsable de l'urbanisme, ignorer ce qui sera une obligation en 2020, quel aveu d'incompétence et de ringardise, car aujourd’hui comment parler un instant d'urbanisme et d'architecture sans la composante environnementale?
Et on craint de comprendre que l'urgence annoncée pour délivrer le permis de construire du gratte-ciel dès 2019, ait comme objectif de permettre aux investisseurs de réaliser des économies en construisant une tour de 150 mètres avec les normes de la RT-2012, c'est à dire avec des normes environnementales vieilles de 10 ans qui seront remplacées dès 2020 par des obligations en adéquation avec les engagements environnementaux de la France.
C'est ce que notre élue chargée de l'Urbanisme appelle du pragmatisme, et on ne peut s’empêcher de penser à nouveau aux débats de société du moment autour de l'optimisation fiscale, sur la frontière entre la légalité et la morale.
En l’occurrence s'il est encore légal de délivrer un permis de construire avec les normes de 2012, est-il moral de construire la tour Occitanie avec des normes environnementales obsolètes et ringardes au regard des enjeux environnementaux ?

 

 

Ringardise environnementale donc, mais on se dit que si des élus de droite ne sont pas très éveillés à l'écologie et à l'environnement, peut être les architectes eux tiendront la baraque!
Hélas, tel un acteur venant faire la promo de son dernier film, Francis Cardette se prend les pieds dans le tapis face au journaliste de «artdeville» en tentant de défendre son client à défaut de défendre son projet.
Interrogé sur le contexte démocratique dans la décision de construire la «tour Occitanie», il évoque pèle mêle les Capitouls et leurs tourelles, l'intention d'approcher Dieu … la volonté politique très forte de la Mairie … mais pas la moindre référence à l'avis des citoyens, les oubliés de l'histoire.
Bref «le costard des élus est déjà bien taillé» par ses architectes qui les flinguent en croyant les défendre.
S'en suit un verbiage insignifiant plus commercial qu'architectural : créer une respiration, un nouveau centre, une dynamique … des mots visant à enfumer des béotiens, mais rien qui explicite le pourquoi d'une telle tour aux yeux des professionnels.
Le journaliste sentant le malaise recentre sur le métier, l'environnemental, l'écologie, l'énergie positive : mais le tandem Libeskind / Cardette-Huet ne semble pas savoir/vouloir faire et renvoie sur leurs équipiers spécialistes, comme si les grands principes d'un projet n'émanaient pas du concepteur, les équipes s'organisant ensuite pour les mettre en œuvre.
Et de « botter en touche » en parlant des transports et des politiques urbaines qui ne les concernent pas, mais qu'ils souhaiteraient environnementalement vertueuses à défaut que leur construction ne le fut !
Et d'énoncer, en évoquant le réel problème de l'étalement urbain Toulousain, des banalités inexactes, laissant croire que les tours sont propres à densifier la ville, alors qu'à Toulouse le secteur le plus dense est celui des Chalets, et qu'à Barcelone la densité n'est pas assurée par l'unique tour Agbar geste à la mode de la fin du siècle dernier, mais bien par les nombreux îlots urbains de 5 ou 6 étages de l'urbanisation Cerda.
Bref d'évoquer nombre de considérations environnementales exogènes afin ne pas avouer qu'il n'y a aucune volonté d'énergie positive pour la Tour Occitanie...

 

 

Si l'on ne peut pas reprocher à des architectes dont le savoir-faire est connu et reconnu de ne pas donner à ce stade du projet les détails des options constructives retenues, il est quand même regrettable et significatif de ne pas obtenir la moindre évocation de volonté ou d'option d'énergie positive, alors que ce sera la norme dans 2 ans !

 

 

Laissons le mot de la fin au journaliste Fabrice Massé:

«La tour Occitanie ne fera pas partie de ces bâtiments à faible empreinte carbone qui intègrent ce souci pour tout leur cycle de vie, depuis la conception jusqu’à la démolition, sous le sigle E+C- (Energie positive, réduction carbone), puisqu’elle sera majoritairement en béton. Mais elle aurait pu.»

 

 

Ringard avant que d'être le gratte-ciel de Toulouse …

 

 

Pierre Cambon

 

 

 

 

 

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

0 commentaires

jeu.

05

avril

2018

De l'ombre pour les habitants des Chalets

Extrait de La Dépêche (23 juin 18)
Extrait de La Dépêche (23 juin 18)

L'ombre projetée par une tour de 150m constitue le plus souvent une gêne pour les riverains. Ce n'est, toutefois, qu'une des facettes de la dégradation de l'environnement :

  • l'énergie nécessaire au fonctionnement d'un ensemble aussi important est en partie dissipée dans l'environnement immédiat (au-delà de 50m de hauteur les bâtiments sont incompatibles avec la notion d'autosuffisance énergétique pourtant prévue dans les normes dès 2020).
  • la réflexion des rayons solaires sur les façades vitrées entraine une surchauffe du tissu urbain environnant
  • le vent s'accroche dans les tours, sa vitesse en est globalement diminuée, diminuant ainsi le refroidissement nocturne des bâtiments ce qui contribue à la création d'ilots de chaleur.
    ...

 

On pourra voir aussi l'article de La Dépêche du 23 juin 2018

Cette page veut aider le lecteur à comprendre :

 

- Le déploiement de l'ombre d'un grand bâtiment au cours d'une journée
- sa durée, variable selon les saisons

- sa représentation au cours de l'année complète
- l'impact que cela aurait sur le quartier et votre lieu de vie

- les effets du soleil sur la santé
- le préjudice subi et les conséquences.

 

Les habitants de Bayard-Belfort, Marengo, Jolimont et 10 Avril devraient pouvoir également s'aider de la démarche et des cartes rassemblées ci-dessous.

 

Merci aux relecteurs courageux.
Alain Roy

 

 

L'ombre, comment ça marche ?

 

Ci-dessous, en regroupant des images, on reconstitue les trajets :

- du soleil, de l'est à l'ouest (en jaune orangé), 

- de l'ombre portée d'ouest en est (en violet ; les traits gris concernent la lune).

Les positions angulaires du soleil (azimut et élévation) sont tirées du logiciel The Photographer's Ephemeris qui alimente les cartes habituellement disponibles sur Google Map.


Quelques souvenirs de mathématiques :( ?
- La largeur de l'ombre est celle supposée de la tour (33 mètres, on négligera ici les variations du diamètre apparent du soleil).
- La longueur de l'ombre est égale à la hauteur de la tour (150m) divisée par la tangente de l'élévation du soleil.

 

L'OMBRE SUR UNE JOURNÉE

 

Dans un premier temps les positions de l'ombre aux heures pleines ont été calculées pour le 15 janvier 2020, journée proche du tiers de l'hiver.
La dernière image, obtenue par superposition des positions précédentes, représente la journée complète du 20 décembre du lever au coucher du soleil.


A partir de cette image on pourra retrouver la durée du passage de l'ombre en un point en comparant la largeur de l'ombre en ce point aux 60 minutes qui séparent deux traits (au dessous).

 

 


Durée du passage de l'ombre en un point

Pour l'estimer, on compare la largeur de l'ombre en ce point aux 60 minutes qui séparent deux bandes violettes successives (ou leur prolongement).
Une simple règle de trois permettra de dire que le passage de l'ombre pour ce jour-là dure près de la moitié d'une heure :

 

Place Roquelaine 15 janvier 2020 à 9h00 : 16,3 mm pour 60 minutes, durée de l'ombre = (60/16,3)*7 = 25,8 minutes. Plus proche de la tour, le carrefour Bayard/Agathoise (cerclé) devrait rester dans l'ombre plus d'1 heure.
Place Roquelaine 15 janvier 2020 à 9h00 : 16,3 mm pour 60 minutes, durée de l'ombre = (60/16,3)*7 = 25,8 minutes. Plus proche de la tour, le carrefour Bayard/Agathoise (cerclé) devrait rester dans l'ombre plus d'1 heure.

 

 

L'OMBRE SUR UNE ANNÉE


Dans un deuxième temps on représente une année complète
en enchaînant 12 images, chacune correspondant au 15 du mois (toujours en 2020).

La dernière image, obtenue par la superposition des positions précédentes, permet de donner une idée des variations d'exposition pour une année complète.

 

 

POUR SAVOIR SI VOTRE LIEU DE VIE SERAIT DANS L'OMBRE DE LA TOUR

 

il faut repérer son emplacement et laisser défiler les images en notant les mois pendant lesquels cet emplacement est plongé dans l'ombre (ou proche de l'ombre).

Reprendre ensuite les images de chacun des mois en les agrandissant pour essayer d'évaluer le temps pendant lequel vous serez privé de soleil, en utilisant la méthode décrite ci-dessus (c'est plus facile sur une feuille imprimée).

Vous pouvez le comparer, en utilisant le graphique Moyennes mensuelles ci-dessous, à la durée moyenne journalière d'ensoleillement pour le même mois en cours.

 

 

Exemples de privation d'ensoleillement, mois par mois, pour quelques emplacements du quartier des Chalets

 

Chaque mois est représenté ci-dessus par sa journée médiane. On supposera, bien que les débuts de saison aient lieu le 20, que la mesure faite le 15 est valable pour l'ensemble du mois.

 

Place Roquelaine

janvier : 26 minutes par jour (=> 13 h dans le mois)

février : 27 minutes par jour

novembre : 30 min/jour

décembre : 45 min/j

 

Carrefour Bayard-Lafon-Agathoise

janvier : 60 min/j (=> 31h dans le mois)

février : 60 min/j

mars : 55 min/j

septembre : 60 min/j

octobre : 60 min/j

novembre : 60 min/j

décembre : 90 min/j

=> 225h annuellement

 

Place de la Concorde

2 mois seulement pendant lesquels l'ombre recouvre la place pendant

février : 27 min/j

octobre : 18 min/j

 

Place J. d'Arc (au nord)

avril et aout-septembre (vérifier répartition aout/septembre) : 25 min/jj

 

Carrefour Bertrand de Born-bd Bonrepos

90 min pour chacun des jours de l'année => 550 h dans l'année

 

La perte d'ensoleillement est d'autant plus importante que le lieu est proche de l'emplacement de la tour.

(On a utilisé la même méthode que celle décrite ci-dessus. Les résultats peuvent être précisés grâce à  un outil informatique plus précis qu'une simple règle graduée complétée d'une calculette, mais les erreurs restent faibles).

 

 

Temps moyen mensuel d'ensoleillement à Toulouse

 

MOYENNES MENSUELLES D'ENSOLEILLEMENT

 

Bien sûr, il n'y a pas, à Toulouse, du soleil tous les jours de l'année.

Si on reporte à la journée les moyennes mensuelles données par Météo-France, on trouve des valeurs assez basses pour les mois de novembre à février (ligne surlignée en dessous des barres). C'est d'autant plus fâcheux si le soleil se montre au moment même où la tour le masque pour l'endroit où vous vivez. 30 minutes d'ombre peuvent représenter 20 pour cent de l'ensoleillement de la journée, mais 30 minutes chaque jour du mois épuise largement le quota moyen, quel que soit le mois.

Ensoleillement moyen mensuel à Toulouse. le nombre d'heures ensoleillées dans la journée est mentionné sous chacune des barres mensuelles
Ensoleillement moyen mensuel à Toulouse. le nombre d'heures ensoleillées dans la journée est mentionné sous chacune des barres mensuelles

UN HIVER POURRI CHAQUE ANNÉE ?

 

2018 est un exemple parlant pour se faire une idée des conséquence d'une perte d'ensoleillement de 25%. Ce déficit important pourrait devenir la règle dans les quartiers les plus touchés par l'ombre de la tour.

Ce début d'année 2018 était un hiver pourri. Il pourrait constituer la référence future des Toulousains habitant les quartiers envahis par l'ombre de la tour.
Ce début d'année 2018 était un hiver pourri. Il pourrait constituer la référence future des Toulousains habitant les quartiers envahis par l'ombre de la tour.

 

 

 

 POPULATION CONCERNÉE

 

La carte ci-dessous superpose l'éventail annuel de l'ombre vu plus haut à une carte des données INSEE (population 2013). On voit ainsi l'importance du nombre de personnes potentiellement lésées par l'ombre résultant de la construction d'une tour aussi importante.

 

Environ 10000 personnes habitent très près du site choisi par le Maire pour bâtir la tour responsable de l'ombre.
Environ 10000 personnes habitent très près du site choisi par le Maire pour bâtir la tour responsable de l'ombre.

Préjudice

 

 LE SOLEIL

 

"... est indispensable à notre vie. Dès qu'il apparaît, les pensées noires s'envolent et l'humeur s'améliore...
La lumière visible ... pénètre par la rétine, parvient au cerveau via le nerf optique avec, pour effet, d'augmenter la production de la mélatonine, dite l'hormone du sommeil, ...

Nos os seraient incapables de fixer le calcium, car ce sont les rayons UV qui permettent la synthèse de la vitamine D, indispensable à cette fixation. Un rôle essentiel dans la protection contre le rachitisme et l'ostéoporose.
... recommandés contre des maladies de peau, tels le psoriasis et le vitiligo.

... certains cancers, comme le cancer du côlon, du sein, de la prostate et les lymphomes non-hodgkiniens. «Les études observent une diminution du risque

une étude britannique publiée dans the Journal of Investigative Dermatology affirme qu'une exposition de l'équivalent de 30 minutes aux rayons solaires est bonne pour le cœur."

Extraits de

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/06/18/22493-soleil-sante-bienfaits-devoiles-par-recherche

 

SANTÉ PUBLIQUE ET RÊVE DE GRANDEUR

 

 Il n'est, bien sûr, pas question d'attribuer tel cancer rencontré dans votre entourage à l'ombre qu'induirait la tour.
Mais si les médecins sont certains de la nécessité d'une exposition au soleil pour rester bien portant on doit mettre en balance l'exigence de santé publique avec la volonté de certains politiques et promoteurs d'imposer une telle hauteur de construction. En exigeant des éclaircissements sur la motivation réelle de ce comportement qui apparait comme une compétition entre quelques maires de grandes villes françaises (Paris et banlieue, Lyon, Bordeaux, Marseille, Nantes, Toulouse), après celle de quelques émirs du golf ensoleillé (qui, avec leurs monstres de plus de 800m, ridiculisent facilement bien des efforts hexagonaux).

 

UN PROBLÈME DE DROIT

 

"Toute nouvelle construction, même si elle a obtenu un permis de construire et que celui-ci est parfaitement légal, peut constituer un trouble de jouissance pour un voisin. Le trouble est le plus souvent une perte d’ensoleillement ou une perte de vue. Ainsi, votre voisin peut demander réparation de ce préjudice au tribunal d’instance dans un délai de 5 ans à compter de la fin de la construction litigieuse."
il est des cas où les tribunaux considèrent que la perte de vue ou d'ensoleillement est telle qu'elle constitue un trouble anormal du voisinage."

Extraits de https://perie-archi.fr/trouble-anormal-voisinage-perte-ensoleillement/

 

On ne pourrait attaquer pour trouble de jouissance que si celui-ci a été constaté, ce qui supposerait que la tour soit déjà construite. Il faut sans doute trouver un biais pour éviter cette attente et agir avant la construction."

 

Si vous n'êtes pas d'accord avec cette construction, il faut dès maintenant en faire part autour de vous.

Dites-nous aussi ce que vous en pensez.

 

Complément en cours...

 

 

Réponses aux derniers commentaires ci-dessous

 

 

(On n'a pas eu le temps de répondre au fur et à mesure).
Pour aller plus vite, on répond dans un seul texte et à 2 voix à tous ces partisans de la tour :

 

 

À Oc311 #8

 

 

AR : vous utilisez un ton qui n'est pas propice aux échanges : les habitués de ce site sont plutôt des gens bien élevés.
Et la teneur du message est hors sujet dans une page qui a pour thème l'ombre de la tour.

 

 

 

FA : Je trouve ce post incompréhensible en plus d’être hors sujet (quelle traduction donner à « Je fais un point écran du déroulé de ce partage d'opinions » et que dire de la grammaire et de l’orthographe, toutes deux approximatives). Rien n’interdit sur le site de défendre la tour, avec ou sans argument, ni d’en débattre. D’ailleurs ne fut-ce pas l’objet de la réunion débat sur la tour que nous avons organisé à la Maison de quartier. Cette personne y est-elle venue défendre son point de vue ? Quel débat est proposé par ce post ? Aucun, mais la volonté de contester la légitimité et le droit de cité sur le site de l’Association de toute critique vis-à-vis de cette tour et de menacer d’avoir recours au bon vieux système de la dénonciation pour faire triompher son point de vue.

 

 

 

à Xose Lluis #9

 

 

AR : la teneur du message est hors sujet dans une page qui a pour thème l'ombre de la tour.

 

Nés à la fin du XlXème siècle, les gratte-ciel sont des symboles de l'audace capitalistique, du challenge, du défi. Les constructeurs rêvent de compétition, de dépassement, de toujours plus haut. Avec comme seul espoir : la prouesse commerciale (la « bonne affaire » a dit TESO), quel qu'en soit le prix pour le voisinage.

 

À l'heure de la crise environnementale, il est aberrant de promouvoir ce type de construction énergivore alors même qu'il faut inventer diverses manières écologiques de rendre habitable notre petite planète.

 

 

 

FA : Est-ce qu’un hôtel et un restaurant de luxe de plus dans la ville augmentera l’attractivité de la tour ? Et un centre commercial de plus dans le centre-ville alors que comme l’a rappelé la Dépêche, les centres commerciaux St Georges et Compans-Caffarelli survivent difficilement, que la tendance générale sur tout le territoire est la perte de vitesse de ce concept de centres commerciaux et que, de plus, les autorités défendent aussi le projet Val Tolosa (voir l’arrêté préfectoral de juillet 2017, dans le département le préfet étant constitutionnellement le « dépositaire de l’autorité de l’État », le représentant du Premier ministre et de chaque ministre ainsi que le responsable de l’aménagement du territoire) ? Et puis comment justifier de nouveaux bureaux en centre-ville alors qu’un immeuble de bureaux vient d’être construit le long du canal en face de l’hôtel de police ? Et des appartements de prestige, alors que la ville manque de logements sociaux, font-ils une ville ‘attractive’ ? Une ville qui bouge n’est pas un ville qui reproduit avec retard les erreurs du passé faites d’autres villes mais une ville qui veille au bien-être de ses habitants en se préoccupant de l’environnement, des transports, des services publics (coût des transports en commun ou de la cantine scolaire, gestion de l’eau...)

 

 

 

 

 

A tstlse #10

 

 

 

AR : vous utilisez un ton qui n'est pas propice aux échanges : les habitués de ce site sont des gens bien élevés.
C'est le dernier message toléré avec ce type de menace en provenance directe* (*comme je le dis ci-dessous, je pense qu’il faut bien appuyer sur cette provenance et la rendre publique) de promoteurs qui, s'ils vous paient, devraient exiger une orthographe plus en accord avec un gratte-ciel plutôt qu'avec un baraquement** (**un seul r). Les deux, c'est vrai, relèvent de la pathologie urbaine, maladie d'une trop grande richesse pour les premiers, d'une trop grande pauvreté pour les autres.

 

Ce n'est pas parce que votre rue « n'a pas de visu » sur la tour que vous ne serez pas concerné par son ombre. Quand Météo-France dit que cet hiver a présenté un déficit de 25% de soleil à Toulouse-Blagnac, elle ne dit pas que 60% des Toulousains n'ont pas été concernés parce que leurs fenêtres ne donnent pas au sud. Chacun prend sa part de soleil comme il le peut, à la seule condition qu'il y ait du soleil.

 

 

 

FA : Quelques remarques supplémentaires sur le vocabulaire : il est connu que l’abus de d’expressions comme ‘plusieurs’ ou ‘très peu’ vise à donner une légitimité pseudo-quantitative à des propos du type ‘café commerce’ comme cela a été souligné, entre autres, par les travaux issus de ceux de Pierre Bourdieu ou Noam Chomsky. L’utilisation de majuscules dans des expressions critiques ou menaçantes servent à tenter de donner du poids à ce qu’on sait n’être que du vent, comme le roquet qui montre les dents derrière sa grille mais court se cacher sous le lit si on franchit cette grille. Et cette personne devrait donner des références précise sur cette prétendue ‘taskforce antirecours abusifs Occitanie’, notamment qui est derrière en tant que dirigeants et financiers. Mais bien entendu, il lui est impossible d’avouer que cette ‘taskforce’ est une initiative des promoteurs immobiliers de la région Occitanie qui ont chargé un trio composé de détectives privés, d’un huissier de justice et d’un avocat pour tracer, suivre et contrecarrer toute contestation de leurs projets (et ceux qui sont à l’origine de cette contestation). En réalité, la menace incluse dans le post procède de la même stratégie que celle de certains industriels pour censurer les reportages ou les émissions qui leur déplaisent, cf. les procès de Vincent Bolloré contre ‘Bastamag’, ‘Compléments d’enquête’...

 

Enfin, la personne ayant rédigé ce post semble ignorer que l’ombre d’un immeuble se projette sur les toits et qu’il ne faut pas confondre le fait de le voir depuis la rue ou sa fenêtre (ce qui relève de la vision et non de la visualisation qui est autre chose), surtout si le fenêtre donne à l’opposé de l’immeuble, et l’effet que peut avoir l’ombre sur le bâtiment.

 

 

 

 

 

A ElRobbie #11

 

 

 

R: Bravo pour vos souvenirs de Thalès (classe de 4ème révisés en 3ème ?) et vos mesures pour un piéton place Roquelaine.
Mais si vous considérez les rues proches (St-Henri, Philippe, Volta, Chevreul, Agathoise, bd Bonrepos, et même la rue du Printemps) elle seraient toutes, à un moment ou à un autre, prises en enfilade par l'ombre de la tour. Pas seulement les rues, mais aussi les maisons, les jardins, les habitants aussi s'il mettent le nez dehors au mauvais moment...

 

Encore une fois, ce n'est pas une étude d'ensoleillement pour l'habitat toulousain, mais juste une indication climatique pour que chacun puisse se déterminer, en fonction de ses lieux de vie, sur un projet que le Maire et les promoteurs cherchent à imposer sans réellement informer les Toulousains.

 

 

 

FA : Ce post voudrait se donner un caractère scientifique et faire passer les autres pour des ignares, alors que l’application du théorème de Thalès ne concerne que la vue qu’aurait de la tour un piéton se promenant dans une rue mais ignore la vue depuis les appartements en étage. De plus, la personne ayant rédigé ce post semble ignorer que l’ombre d’un immeuble se projette sur les toits et qu’il ne faut pas confondre le fait de voir cet immeuble depuis la rue ou de sa fenêtre, si le fenêtre ne donne pas à l’opposé de l’immeuble, (ce qui relève de la vision et non de la visualisation qui est autre chose) et l’effet que peut avoir l’ombre de l’immeuble sur un bâtiment, entre autres en termes de perte de chaleur pour le bâtiment ou de possible dégradation de la toiture. Enfin, pour ramener ce post à sa juste proportion d’anecdote, rappelons que de nombreuses personnes ont déjà fait l’expérience de voir l’ombre d’un avion se projeter sur le sol sans pour cela le voir, et que cela ne permet pas de conclure que l’effet de l’avion est nul en termes de bruit, pollution...

 

 

 

 

 

16 commentaires

mar.

30

janv.

2018

Répondre à la demande de modification du PLU pour augmenter la rentabilité du projet de tour Occitanie

 

 

Trois paragraphes qui peuvent aider à exprimer son opinion pour l'enquête publique concernant la modification du PLU

 

pour cela il faut écrire à : PLU_enquetes-publiques@toulouse-metropole.fr

 

 

 

 

 

Une consultation des textes trop difficile

 

  • Trop peu d'affiches annoncent la modification du PLU. La zone d'affichage devrait être élargie quand les textes à modifier impactent une tour de 150m de haut qui concerne tous les Toulousains et pas seulement le voisinage.

  • Retrouver les textes modifiés est extrêmement difficile pour un non spécialiste du PLU ET d'internet : plusieurs procédures enchainent des pages html permettant d'accéder à des fichiers pdf dont il faut demander explicitement la lecture.
    Exemple de manipulations à effectuer :

 

- Trouver la page http://www.toulouse-metropole.fr/services-proximite/plan-local-d-urbanisme/toulouse

 

- Ne pas se tromper en essayant de consulter le PLUiH, mais descendre le curseur pour les procédures en cours au PLU :

 

  • accéder au dossier d'enquêtre publique -> le clic branche sur le projet, descendre le curseur sur la ligne 4A pour
    - accéder au règlement -> téléchargement avant de lire le pdf (148 pages), le sommaire ne comporte pas de surlignage pour indiquer les modifications,

  • aller en 12.4.11 sans repère ni indication (page 24/148) pour lire la partie qui concerne les places pour les vélos (en rouge, mais la formulation est incompréhensible pour un non spécialiste) et,

  • pour ce qui concerne les logements sociaux : une ligne en annexe, en bas de la page 125/148 : "Par ailleurs, la diversité sociale de l’habitat pourra s’apprécier, dans le cas d’une opération d’aménagement concédée, à l’échelle globale de l’opération." C'est tout...

 

  • L'appel à la messagerie pour rédiger et envoyer l'avis du citoyen devrait inclure la saisie de l'objet de la demande. Le clic permet d'afficher une page de la messagerie par défaut avec pour seule indication l'adresse où envoyer le courrier (PLU_enquetes-publiques@toulouse-metropole.fr). C'est trop succinct pour un usager moyen qui ne saura jamais, en outre, si son avis a été pris en considération.

 


Cette succession de difficultés à surmonter pour les citoyens pourrait évoquer une volonté délibérée de décourager la participation.

 

 

 

Suppression de l'obligation d'emplacements de stationnement vélos

 

  • la formulation dans le PLU est particulièrement incompréhensible alors qu'il s'agit simplement de délocaliser hors du bâtiment les emplacements actuellement obligatoires, dont le nombre est fonction du nombre d'emplois et de logements envisagés. Une telle délocalisation serait tout à fait préjudiciable à l'usage du vélo, environ 1500 personnes étant susceptibles de pouvoir utiliser un vélo pour se rendre dans ou hors de la tour  :

 

  • parce qu'on n'utilise son vélo que s'il est disponible à portée de main. S'il faut aller en chercher un dans un autre lieu ce mode de transport restera sous utilisé. Les emplacements disponibles seraient à près de 200m de distance (exemple : rue René Leduc) auxquelles il faudrait ajouter les distances verticales supplémentaires.

  • la pollution ne cesse de s'accroitre à Toulouse, Atmo-Occitanie alerte régulièrement les habitants sur cette évolution, il faut donc favoriser les modes actifs et les modes doux.

  • la commission de l'enquête publique indique que - extrait : le PDU doit clairement concrétiser ses ambitions pour les modes actifs et montrer que les élus du SMTC s’engagent résolument dans « une véritable révolution de la mobilité propre" sans attendre une " étape de rupture tendancielle et comportementale autour de 2030/2050". Cet engagement a un prix, soit un budget initial minimum de 25 M€ vélo/an. Ce point a fait l'objet d'une réserve.
    Comment l'établissement public Europolia peut-il prôner une mesure contraire aux obligations d'un autre établissement public (SMTC) ?

  • l'emplacement du tri postal prévu pour la tour est contigu au carrefour canal/allées jean Jaurès (2 fois 2 voies cyclables), deux axes majeurs pour les cyclistes toulousains. Cet emplacement est incontournable dans le futur réseau express vélo recommandé par la commission d'enquête du plan Mobilités.

  • Il serait absurde et contre-productif de déroger dans ce lieu à la règle des emplacements pour vélos.

  • La demande de modification ne concernerait pas seulement le seul emplacement de la tour mais les 135 hectares du projet TESO.

 

 

 

Suppression de l'obligation de 30 % de logements sociaux pour la tour

 

Cette suppression revient à créer une zone d'exclusion pour les personnes bénéficiaires potentiels.

 

Les dimensions importantes de cette zone (135 ha, distance de 1,2km entre le tri postal et le carrefour Cazeneuve/Collignon) rendent probable la création de fait, à terme, de deux zones distinctes : une pour les riches au sud avec la tour, entre autres, l'autre au nord pour les catégories défavorisées, renforçant possiblement le côté zone de non droit souvent évoquée aux abords de la cité Caffort.

 

C'est contraire à l'esprit de la loi SRU et ça pourrait permettre aux générations futures de continuer à fustiger l'absence de civisme de jeunes vivant des expédients habituels dans les quartiers défavorisés.

 

Enfin, une telle disposition encouragerait à différer la création de ce type de logements jusqu'à la fin des opérations concédées.

La demande de modification ne concernerait pas seulement le seul emplacement de la tour mais les 135 hectares du projet TESO.

 

 

 

 

Donnez votre avis, merci

(indiquez si vous ne voulez pas que votre nom soit publié)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

0 commentaires
Commentaires: 4
  • #4

    Claire R. (mercredi, 11 mai 2016 10:42)

    J'ai hâte de voir la série en tout cas !

    Mais à mon avis, une adaptation de "N'éteins pas la lumière" serait encore plus flippante...

  • #3

    alain (lundi, 09 mai 2016 18:03)

    J'ai dévoré "Glacé" avec un certain enthousiasme, j'ai dégusté "N'éteins pas la lumière" avec moins d'appétit, et j'ai un peu peiné avec "Le Cercle". On retrouve pourtant les personnages -tous un peu cabossés- avec plaisir mais l'intrigue est compliquée à loisir par un mode de narration alambiqué. C'est sans doute bien pour une série télévisée mais ça m'a plutôt agacé. Je suis quand même venu à bout des quelques 780 pages malgré la description un peu complaisante de certaines scènes assez dégeu, sans doute un peu aidé par la localisation d'une partie du récit tout près du quartier (Arnaud Bernard entre autres).

  • #2

    Véronique (lundi, 02 mai 2016 19:34)

    Je me souviens surtout de la neige et du froid qui envahit cette vallée isolée des Pyrénées. La découverte macabre de la carcasse est particulièrement marquante. Quant à "Une putain d'histoire" j'ai été déroutée au départ, une impression de film plutôt que de roman et puis je venais de lire Peter May qui est un maître dans l'art de décrire des tempêtes, alors j'ai trouvé le paysage de Minier un peu fadasse en comparaison. Je reconnais pourtant m'être laissée prendre au fur et à mesure de l'histoire.

  • #1

    claude (lundi, 02 mai 2016 16:27)

    Ah, enfin de quoi discuter