Habitat

 

Le quartier des Chalets avec ses espaces communs réduits de petites rues et d'habitat rapproché est très dense, plus dense que le Mirail. Il n'y a pas de monotonie car toutes les parcelles sont différentes et les immeubles collectifs de taille réduite voisinent avec de l'habitat individuel. Nous soutenons particulièrement deux propositions :

  • Favoriser la mixité sociale et générationnelle dans l'habitat en améliorant notamment le pourcentage faible de logement social

  • Favoriser les économies d'énergie dans l'habitat en conciliant les travaux nécessaires d'amélioration, de modernisation des logements avec la mise en valeur du patrimoine. Un dispositif particulier de soutien et d'animation pourrait être mis en place dans le quartier

 

 

Message 13 juin 2015 :


Merci à tous ceux qui travaillent sans relâche au site et à l'Association. Nous lisons toujours avec autant d'intérêt la gazette écrite ou Internet.
Juste pour faire part de ma réaction concernant les promoteurs du quartier, bien peu respectueux des habitants: comment peut-on admettre la construction de l'immeuble récent, rue des Chalets, angle de la Balance. C'est monstrueusement laid. On dirait une cage à lapins ou une prison. Vraiment pas sympa pour les voisins...



sam.

14

sept.

2019

TESO, enquête publique complexe et concertation chaotique

 

ENQUÊTE PUBLIQUE

 

 

 

97% des projets soumis à enquête publique en France sont acceptés avec ou sans réserves.

 

 

 

TESO n'a pas fait exception à cette règle implicite : la Commission d'enquête (CE) a accepté l'ensemble des 5 projets qui lui étaient soumis.

 

La participation a été forte. Il faut dire que les métiers de la construction ont sollicité largement leurs adhérents, quelle que soit leur lieu de vie, afin qu'ils donnent un avis positif aux projets dont ils espèrent tirer bénéfice. Ainsi un maçon charentais a compté autant qu'un riverain de l'avenue de Lyon qui en sera chassé.

 

Tous les arguments avancés par les contributeurs n'ont pas fait l'objet d'une égale attention des commissaires. Le volet mobilités et ses conséquences sur la pollution a été totalement sous-estimés pour TESO dont les développement futurs (bureaux, logements, commerces) sont tout à fait incompatibles avec la voirie actuelle ou prévue. Pour compenser sans doute, la Commission préconise d’implanter les établissements accueillant des populations sensibles à l’écart des boulevards à fort trafic et d’étudier les différents moyens envisageables pour améliorer la qualité de l’air dans le secteur.

 

Nous n'aurons ainsi que nos yeux pour pleurer. Et prendre connaissance des statistiques de morbidité due à la pollution...

 

 

 

TOUR OCCITANIE

 

Malgré le peu d'enthousiasme manifesté par la CE dans son rapport en ce qui concerne les dépenses énergétiques et l'empreinte carbone (les tours ne font plus partie du modèle de sobriété énergétique du futur), elle passe outre aux dangers représentés par le manque d'expérience en ce qui concerne les tours arborées. Le rapport ne mentionne même pas les conditions de vent extrêmes déjà relevées à Toulouse, et se contente d'une citation en guise de remède aux « collisions mortelles contre les vitres [qui] constituent l’un des plus grands problèmes de protection des oiseaux de notre monde civilisé ».

 

A la lecture du rapport on ne peut que se rappeler que la présidente de la Commission d'enquête est la même personne qui a préconisé en 2016 la modification du PLU pour permettre, à l'emplacement du tri postal, une construction d'une hauteur de 150 mètres. Et s'interroger sur la nature des relations entre le préfet, qui nomme les commissions d'enquête, et le Maire qui promeut les promoteurs immobiliers.

 

Rapports de la commission d'enquête :
http://www.haute-garonne.gouv.fr/content/download/30786/205939/file/1%20Rapport%20TESO.pdf

 

http://www.haute-garonne.gouv.fr/content/download/30787/205943/file/2%20Conclusions%20TESO.pdf

 

 

 

 

 

  date de création 10 mars 2019

Rappel de l'historique du projet et des positions défendues par l'association Chalets-Roquelaine.

 

L'enquête publique est close depuis le 30 avril.

Plus de 1300 contributions ont été déposées sur les registres d'après la Dépêche du 3 mai. C'est bien pour la démocratie, bien que la participation de certains ait été largement téléguidée par des incitations du promoteur qui a même distribué dans le quartier des tracts erronés que La Dépêche a étrangement relayé dans ses colonnes.

Ces participations, souvent anonymes et laconiques, ne le sont pas toutes. En googolant certains noms de dépositaires on trouve facilement des gens appartenant au monde de la construction et n'habitant pas forcément à Toulouse : entrepreneur de maçonnerie de Ruffec (Charente), ou une autre de Saint-Girons... Un publicitaire de Neuilly/Seine ("conseil pour les affaires" d'après l'INSEE) vante le projet TESO et "l'architecture exceptionnelle de la tour"...vue du pont de Puteaux sans doute ?

Beaucoup plus moderne, et responsable, est la démarche suivie à Strasbourg avec la tour Elithis même si la hauteur commence à faire beaucoup...

 

 

 

Concertation chaotique

 

Après la réunion bronca du 13 mars 2018 à l'Espace Vanel, il avait été convenu avec le Maire que le plan guide 2016, défini grâce à la première concertation, qui a eu lieu de 2013 à 2016, constitue la base des discussions en 2019.

Après une relance tardive de la « concertation », un premier atelier (le 5 mars 2019) a permis de découvrir de nouveaux éléments, déjà évoqués en juin dernier mais n'ayant jamais fait l'objet de  discussion préalable : les hauteurs prévues pour les immeubles de Raynal (24 m dans le plan-guide, 60 m maintenant) et Cheminots - Saint-Laurent - Périole (12m dans le plan-guide de 2016, 35 m maintenant), la tour Occitanie (50 m en 2016, 150 m maintenant) et l’emprise au sol qui n’est plus réglementée (100% de surface constructible).

Les concertés, se sentant un peu escroqués, ont créé un collectif réunissant 11 associations, dont Chalets-Roquelaine. Il proteste, pacifiquement mais fermement, contre l'imposition de telles dispositions qui vont à l’encontre des accords précédents.
Il réclame simplement un retour au plan guide négocié de 2016.

Chacune des associations de quartier a participé à la rédaction de deux documents sur TESO et la tour. Ce sont : Cheminots-Saint Laurent, Lapujade, Michel-Ange, Chalets-Roquelaine, Etoile de Belfort, Marengo-Bonnefoy, AQMJC, Bien Vivre à St-Aubin, Non au Gratte-Ciel de Toulouse – Collectif pour un urbanisme citoyen.

Les documents sont téléchargeables ci-dessous.

 

Nos arguments sont exposés juste après (Circulation et pollution et paragraphes suivants)

 

Participation des association de quartier à l'enquête publique TESO, partie 1
TESO - Part 1.pdf
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Participation des association de quartier à l'enquête publique TESO, partie 2
TOUR - Part 2.pdf
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Circulation et pollution

 

Sur les 40ha de la ZAC, le projet comporte d'importantes surfaces de bureaux et de logements.

 

Sur ce périmètre, et indirectement sur le périmètre du projet urbain, la circulation augmentera en proportion du nombre d'employés, de riverains et des nouveaux échanges commerciaux nécessaires à la vie de ces quartiers. Les ambitions de TESO indiquent : 300 000 m² de bureaux, 2 500 logements, 50 000 m² de commerces. Ce qui correspond à des prévisions de 20 000 employés de bureau (15 m²/employé), 5 500 habitants (2,2 hab. / logement) et 12 500 employés de commerce (4m² / employé), environ 45 000 personnes avec les visiteurs, dont on ne peut déduire qu'une faible partie habitant et travaillant sur place. Si on y ajoute le projet de tour (13000 m² de bureaux, 126 logements, 1 hôtel + 2 restaurants, de nombreux commerces) on trouve près de 50 000 personnes.

 

A raison d'un aller-retour travail par jour pour la moitié d'entre eux (objectif 2030 du PDU mobilités : 54% des Toulousains circuleront avec leur voiture, contre 73% en 2013), cela met plus de 50 000 personnes par jour sur les bords du Canal, unique ou presque voie d'accès, plus du double du flux actuel (40 000 v/j d'après l'avis de l'Autorité environnementale). Ces 50 000 mouvements semblent avoir été effacés des bords du Canal par le SGDD (?) évoqué à plusieurs reprises dans les documents joints à l'EP. On croit comprendre qu'il s'agit du Système de Gestion Globale des Déplacements -SGGD- qui doit avoir été utilisé en oubliant des éléments importants à l'entrée du modèle ou avec un paramétrage défectueux.

 

 La nouvelle rue Raynal, plutôt orientée nord-sud, ne peut pas beaucoup décharger la circulation le long du canal. Sa présence ne pourrait, au contraire, que ramener au centre, à travers les échangeurs de Croix Daurade et des Izards, les véhicules du périphérique saturé et ceux des boulevards Silvio Trentin et Pierre Curie qui ne le sont pas moins. Complétée par la rue de Périole et le boulevard des Crêtes elle pourrait même constituer une section propice à la création d'une dérivation catastrophique pour la santé entre différents échangeurs nord / ouest et sud-est (ci-dessous à gauche).

 

Une voie Raynal qui pourrait compléter un "shunt" vers le sud-est pour les véhicules en provenance du nord ou de l'ouest
Une voie Raynal qui pourrait compléter un "shunt" vers le sud-est pour les véhicules en provenance du nord ou de l'ouest

Souvent évoquée comme étant la solution de tous ces maux, la 3ème ligne de métro se disqualifie avant de naître en privilégiant un trajet desservant des quartiers à urbaniser ultérieurement ou déjà desservis (Jean Maga, Sept Deniers stade, Fondeyre, La Vache, Toulouse-Lautrec...) et pas les quartiers les plus peuplés (Purpan, Sept Deniers centre, Ponts Jumeaux, Brouardel, Héraclès, J. d'Arc, Chalets). Ces boucles du trajet de référence -inutiles sinon pour des développements immobiliers futurs- décourageront beaucoup d'automobilistes d'abandonner leur volant (ci-dessous).

Tisseo a choisi un tracé au nord dans des "zones en devenir" au lieu d'un trajet centre beaucoup plus peuplé
Tisseo a choisi un tracé au nord dans des "zones en devenir" au lieu d'un trajet centre beaucoup plus peuplé

Dioxyde d'azote et particules fines

Ce surplus de flux automobile entrainera le doublement des excès de dioxyde d'azote NO2 et de particules fines, toxiques à la fois pour le système respiratoire et le système cardio-vasculaire, déjà largement hors normes à l’heure actuelle.

Voir le Monde 12 mars 2019 : La pollution de l'air tue deux fois plus que ce qui était estimé

La Charte de l'environnement précise qu'il est du devoir de chaque citoyen de protéger son environnement. Les statuts de l’Association précisent également son objet, dont la sauvegarde de l'environnement et du cadre de vie des résidents du quartier.

Il est donc du devoir de chacun d'entre nous de donner un avis négatif sur le développement de TESO tant que le plan de circulation qui devrait l'accompagner n'a pas été communiqué ni concerté sincèrement, jusqu'à ce qu'il soit satisfaisant pour la santé des riverains.

 

Carte extraite du PLUiH 2017 -( 3C5 Risques et nuisances). Les zones mauves indiquent les excès de NO2, les traits roses définissent l'exposition aux bruits, il manque les zones de dépassement pour les particules fines, surtout PM2,5 peu mesurées.
Carte extraite du PLUiH 2017 -( 3C5 Risques et nuisances). Les zones mauves indiquent les excès de NO2, les traits roses définissent l'exposition aux bruits, il manque les zones de dépassement pour les particules fines, surtout PM2,5 peu mesurées.

Circulation de transit

 

Argument supplémentaire, la saturation des boulevards et du Canal incite les automobilistes à emprunter les petites rues traversant le quartier des Chalets, développant une importante circulation de transit incompatible avec le réseau viaire et une vie de quartier. Dès aujourd'hui, ces milliers de voitures se pressant aux heures de pointe dans un quartier où la ventilation naturelle est bien moindre que sur les grands axes, ont pour conséquence une accumulation des polluants insupportable pour les habitants. Surtout ceux qui ne peuvent aérer leur logement qu'en ouvrant côté rue quand ils ne bénéficient pas d'un logement ayant des ouvertures côté jardins.

 

Extrait du dossier d'enquête publique mars-avril 2019 (quartier des Chalets en haut à gauche)
Extrait du dossier d'enquête publique mars-avril 2019 (quartier des Chalets en haut à gauche)

Les déplacements en modes doux nécessitent des aménagements pour prendre le relais des autres modes

 

On peut imaginer répartir à égalité dans une première approche ces 50 000 trajets/jour supplémentaires sur les moyens mis à disposition des usagers :

  • métro ligne A, qui semble pouvoir absorber effectivement 10 000 mouvements de plus à Marengo
  • métro 3ème ligne TAE, à la condition que son trajet desserve effectivement les stations les plus peuplées actuellement non desservies (voir paragraphe ci-dessus)
  • Lignes SNCF, si, comme nos l'espérons, l'étoile ferroviaire se développe, et les bus (4 actuellement plus 2 linéo)
  • modes doux, à la condition que les pistes piétons/cycles soient effectivement utilisables, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui
  • véhicules particuliers, en espérant que les normes antipollution satisfassent aux conditions sanitaires (disparition du NO2 dû aux moteurs, diminution des particules fines) donc que le parc ait été renouvelé en véhicules électriques.

 

Ces déplacements à vélo et à pied constituent aujourd’hui la seule alternative réelle à l’excès de pollution. A défaut de l’imposer, il faut inclure leur facilitation dans tous les projets urbains. En particulier, il est nécessaire de travailler sérieusement les points suivants avant le commencement des développements immobiliers :

 

  • La peinture verte sur le boulevard Matabiau est censée protéger les cyclistes, mais ceux-ci, effrayés par une circulation auto débridée, préfèrent slalomer entre des voitures garées sur le trottoir côté immeubles. Pour encourager les futurs usagers de TESO, il faut aménager une vraie piste cyclistes/piétons comme celle réalisée sur l'autre rive.

 

  • Une passerelle Concorde-Raisin semblait acquise dans le projet TESO. Elle ne figure pas dans l'avis d'enquête publique, son absence ne peut qu'encourager les usagers à conserver leur voiture incompatible avec la santé publique. Cette passerelle, étudiée par l'équipe de Joan Busquets, est pourtant le bon moyen pour drainer une grosse partie des usagers du futur TESO en direction du centre et des lycées et facultés.

 

  • Il est également nécessaire de réaménager la rue Matabiau et l'avenue de Lyon, dont les trottoirs étroits et pollués sont actuellement dissuasifs pour les déplacements piétons et vélos.

 

  • Enfin, la réorganisation du carrefour rues Merly/Concorde/boulevard d’Arcole/Chalets est également une priorité dans la sécurisation des déplacements des piétons et cyclistes qui doivent pouvoir traverser les boulevards en sécurité pour atteindre leurs destinations.

L'absence de planification de la mise en place des liaisons mode doux est une raison supplémentaire pour donner un avis négatif au premier objet de l'enquête publique.

 

Une passerelle confortable mais oubliée dans le dossier pour les piétons et les cyclistes entre Concorde et Raisin (étude BAU - J. Busquets). Piétons et cyclistes n'émettent aucune pollution.
Une passerelle confortable mais oubliée dans le dossier pour les piétons et les cyclistes entre Concorde et Raisin (étude BAU - J. Busquets). Piétons et cyclistes n'émettent aucune pollution.
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ven.

23

août

2019

Les nuisances de la tour Occitanie

L'association Non au gratte ciel de Toulouse nous a communiqué un texte récapitulant les menaces que fait peser sur les Toulousains ce projet de construction d'une tour de 150m.

L'introduction est reproduite ci-dessous, l'intégralité du texte est téléchargeable avec le lien figurant en fin de page. L'association du quartier Chalets-Roquelaine partage la plupart des points exposés, en particulier ceux concernant la critique des résultats de l'enquête publique..

 

"

La tour Occitanie vient de voir son permis de construire signé en hâte par la mairie le 23 juillet dernier, une semaine seulement ( ! ) après la fourniture des conclusions étonnantes d’une enquête publique finalement très fumeuse.
Pourtant, de nombreuses questions ont été posées et restent aujourd’hui sans réelle réponse…
En particulier, aucune mesure n’est présentée pour réduire durablement les nuisances vers la population. C’est particulièrement vrai pour les riverains qui auront à en subir les conséquences, à la fois risques directs à très court terme (chantier, ombres portée, éblouissement, dangers en tous genres…), sur la qualité de vie à plus long terme (empreinte écologique), ou même du point de vue financier (impôts).
De plus, et malgré un certain nombre de mauvaises expériences vécues à Toulouse (Compans Caffarelli, Place Occitane, Centre Commercial Hippodrome…), le risque évident lié à l’exploitation commerciale de cette zone urbaine particulière (gratte-ciel) n’est absolument pas abordé dans le dossier.
Force a donc été au rédacteur de constater la nécessité de s’assurer que la population est prête à en payer le prix au jour le jour, qu’il soit économique, environnemental, sociétal, voire même sécuritaire. Et ce prix n’en est certainement pas réduit aux propos volontairement lénifiants proposés dans un dossier d’enquête publique que la Commission elle-même considère « complet dans sa forme d’un point de vue réglementaire, mais qui comporte beaucoup de redondances et redites (voire des dossiers en double), ce qui finit par perdre le lecteur ».
Ainsi, il nous semble légitime

  •  de demander l’abandon du projet en l’état
  •  de le reconnaître comme objet à soumettre au vote populaire, profitant des opportunités créées par les prochaines élections municipales de début 2020 ; ou par celles des récentes avancées du «grand débat ».

 

 

avec l'ombre de la tour s'étendant vers Jolimont, calculée pour un 15 novembre vers 16 heures
avec l'ombre de la tour s'étendant vers Jolimont, calculée pour un 15 novembre vers 16 heures
Nuisances apportées par la tour Occitanie
Texte rédigé par des membres de l'association Non au gratte ciel de Toulouse après l'enquête publique validant le dossier du projet de tour.
Nuisances_tour_ac_5.pdf
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jeu.

28

févr.

2019

Plan climat air énergie territorial (PCAET)

Date de création 26 janvier 2019
Concertation du public

Toulouse Métropole organise une consultation publique électronique en ligne, du 17 décembre 2018 au 16 janvier 2019 pour recueillir les avis sur le projet de Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET).

À l'issue de la concertation, une synthèse des observations formulées et les réponses apportées par Toulouse Métropole seront rendues publiques sur ce site pendant une durée de trois mois.

Contribution de l'association du quartier Chalets-Roquelaine déposée le 16/01/2018

https://www.toulouse-metropole.fr/missions/developpement-durable/plan-climat/consultation-electronique-projet-plan-climat-energie#/detail-avis/6004

 

 

L'association du quartier Chalets-Roquelaine

 

 

l’Association (loi de 1901) du Quartier Chalets-Roquelaine s’est fixé à sa création en 1989 comme principal objectif « la défense des intérêts collectifs des résidents » et « la sauvegarde de l’environnement et du cadre de vie du quartier ».

 

L'association compte, selon les années, de 220 à environ 300 familles adhérentes. Ses recettes proviennent exclusivement de leurs cotisations (numéro SIRET 802 966 564 00014).
Son président est Bertrand Verdier depuis septembre 2012, après Jacques Poumarède qui avait lui-même succédé en 1999 à Geneviève Vassal.

 

Cette contribution de l'association du quartier Chalets-Roquelaine au PCAET vise à défendre les conditions de vie dans le quartier et protéger la santé des ses habitants.

 

Le quartier Chalets-Roquelaine est délimité (carte ci-dessous) :

 

  • au nord par le canal du Midi

  • au sud par les boulevard d'Arcole et de Strasbourg

  • à l'ouest par l'avenue Honoré Serres (route de Paris)

  • à l'est par la rue Matabiau (route d'Albi)

 

 

 

 

Pollution de l'air

 

La pollution cerne maintenant le quartier comme le montre la carte ci-dessus de dépassement des normes NO2 extraite du PLUiH (annexe 3C). La zone rose autour du canal et des boulevards s'étend petit à petit sur l'avenue Honoré Serres et la rue Matabiau, cernant ainsi le quartier et ses habitants dont la santé se dégrade selon les modèles constatés par l'OMS (troubles cardio-vasculaires et pulmonaires). Ceci d'autant plus que les particules fines (PM10 + PM 2,5) sont aussi de la partie comme l'indique régulièrement Atmo-Occitanie et comme le montre la copie d'écran de l'application Foobot connectée au capteur de pollution installé rue Ingres, près de la rue des Chalets, au cœur du quartier.

 

 

Copie d'écran capteur de pollution Foobot (8 janvier 2019 au 2 rue Ingres)
Copie d'écran capteur de pollution Foobot (8 janvier 2019 au 2 rue Ingres)

 

 

L'association du quartier Chalets-Roquelaine a constaté que :

 

 

1 - Le PCAET soumis à enquête est basé sur des données insuffisamment fiables.
Les seuils fixés dans les normes servant au calcul des cartes de pollution et à l'estimation des volumes de polluants émis ne tiennent pas compte des valeurs relevées en conditions réelles et consignées dans le « rapport Royal » : tous les véhicules testés, pourtant réputés conformes à la dernière norme Euro6, dépassaient le seuil légal d’un facteur 2 à 17.
I
l est donc plus que probable que les dépassements en NO2 et particules fines soient largement au-dessus des indications fournies officiellement.

 

 

 

2 - Les objectifs avancés ne sont pas compatibles avec le PDU

 

Le PCAET indique baisser les émission de GES de -40% de 2008 à 2030 et la consommation d'énergie de -20%. Les transports routiers représentent 60% de la production de GES. Selon le PDU, les GES routiers vont augmenter de 9% d'ici 2030.

 

Il en résulte une incohérence entre le PDU et le PCAET. Même en réduisant à 0 la production des autres catégories (résidentiel, tertiaire...) l'objectif du PCAET est intenable avec ce PDU qui devrait être révisé pour avoir un objectif compatible avec le PCAET.

 

 

 

3 - Le PLUiH indique des programmes de construction entre canal et boulevards qui ne peuvent que renforcer la pollution autour des voies d'accès

 

Pour TESO : 300000 m² de bureaux, 2500 logements, 50000m² de commerces et services

 

(plus la tour Occitanie projetée)

 

Pour Brouardel-Europe (à l'ouest du quartier) : 2500 logements, 20000m² de bureaux.

 

à raison de 2,2 personnes /logement et 15m² de bureau par employé, 100m² de commerce par employé, pas moins de 35000 personnes emprunteront les boulevards ou/et le canal au moins deux fois par jour.

 

En mode doux dans le meilleur des cas, en voiture si les habitudes actuelles perdurent dans la moitié des cas (60% de déplacements en voiture actuellement). Ces déplacements induiront donc 35000 trajets en plus des 50000 actuels le long du canal et/ou des 20000 des boulevards, ce qui correspondrait à une augmentation de 50%. Et, probablement, à aucune baisse de pollution si le PDU n'évolue pas. En espérant que les véhicules électriques se diffusent plus vite que ne le prévoient les constructeurs !

 

 

 

L'association du quartier Chalets-Roquelaine demande

 

 

 

1 - Un contrôle et affichage de la pollution atmosphérique en temps réel

 

Pour pallier les fausses promesses des constructeurs automobiles et les incertitudes locales, nous souhaitons que des capteurs de pollution fonctionnent en permanence sur des emplacements stratégiques (établissements d'enseignement ou assimilés, zones de fréquentation importante comme la place Jeanne d'Arc ou le carrefour Arnaud Bernard dans le quartier) avec l'affichage des valeurs instantanées et des seuils de danger pour la santé.

 

2 - l'instauration de la modulation de vitesse en fonction des niveaux de pollution constatés pour les véhicules avec affichage de la nouvelle vitesse limite et contrôle des vitesses réelles.

 

3 - la suppression du trafic de transit qui reporte la pollution des grands axes à fort trafic mais dont la ventilation permet la dispersion des polluants sur les petites rues du cœur de quartier fréquentées par les écoliers, les nounous et promeneurs de chiens.

 

4 - des aménagements cyclables réellement praticables

 

Le boulevard Matabiau est « doté » d'une bande de peinture verte qui se voudrait piste cyclable. Elle est tellement dangereuse qu'aucun cycliste ne l'utilise, tous slaloment à travers les voitures garées sur le trottoir de gauche. Nous voulons qu'un aménagement semblable à celui qui a été fait sur l'autre rive soit réalisé afin de permettre le surplus d'habitants attendus à passer aux moyens de déplacements les moins polluants.

 

 

 

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jeu.

14

févr.

2019

Une passerelle Concorde-Raisin ?

 date de création : 2017

Dans le cadre du projet Toulouse Euro Sud Ouest, l'équipe de Joan Busquets a planché sur un projet de passerelle qui réunirait deux quartiers trop longtemps séparés par le Canal, et permettrait aux habitants du Raisin de profiter des opportunités marchandes et des animations associatives du quartier des Chalets.

 

Consciente de devoir éviter les défauts des précédentes passerelles mal situées par rapport aux cheminements disparus, inconfortables voire acrobatiques pour certains usagers, l'équipe Busquets a fait un projet qui rétablit un trajet entre la rue de la Concorde (à gauche sur le premier et le troisième dessin, photographiés lors de la projection du 22 juin organisée par Europolia) et le chemin du Raisin en créant deux longs plans inclinés -enfin- adaptés aux cyclistes, voitures d'enfants et handicapés. Un chemin plus court emprunte des escaliers plus directs.

Les arbres existants sont intégrés. Les vues présentées donnent l'envie de s'y promener.

Personne n'a parlé budget lors de la réunion de présentation, la décision de réalisation reste à venir.

 

Je vote pour, et vous ?

A. Roy

Mise à jour février 2019 :

Il faut rappeler que le projet TESO vise à construire, à terme, 2500 logements, 50 000m² de surface commerciale ou de service et 300 000m² de bureau. Tous ces immeubles représentent une population de plus de 25 000 personnes, donc de 50 000 trajets journaliers. Si 60% de cette population se déplace en voiture comme c'est le cas en 2018, on devra ajouter au trafic actuel (50 000véhicules-jour sur les berges du canal) 30 000 passages par jour. Il vaut mieux alors avoir prévu toutes les incitations à la marche à pied ou à vélo, dont cette passerelle.

Ainsi qu'une vraie piste cyclable sur la rive gauche du canal plutôt que la bande de peinture verte actuelle que personne ou presque utilise tellement elle s'avère périlleuse.

On aperçoit l'entrée de la rue de la Concorde à gauche. Le long cheminement en pente intègre les arbres existants.
On aperçoit l'entrée de la rue de la Concorde à gauche. Le long cheminement en pente intègre les arbres existants.
Rue de la Concorde à gauche. Remarquez que le tablier réunit en biais les deux rives, adoucissant ainsi les trajets empruntant les plans inclinés.
Rue de la Concorde à gauche. Remarquez que le tablier réunit en biais les deux rives, adoucissant ainsi les trajets empruntant les plans inclinés.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

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dim.

20

janv.

2019

Gratte-ciel

Dicorue

Vocabulaire ordinaire et extraordinaire des lieux urbains

 

Thierry Paquot, philosophe, nous donne sa définition du gratte-ciel :

Il nait du désir de quelques humains de manifester leur puissance économique...

Définition extraite de Dicorue, Vocabulaire ordinaire et extraodinaire des lieux urbains - CNRS éditions - 2017
gratte-ciel.pdf
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dim.

20

janv.

2019

Les arbres cache-béton de la tour : des bonsaïs en devenir ?

Il bosco verticale - Milan 2014
Il bosco verticale - Milan 2014

« Les forêts verticales s'enracinent en ville »
https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/03/01/les-forets-verticales-s-enracinent-en-ville_5263987_3234.html

 

Une critique de Pierre Cambon :

 [Dans Le Monde] séduisant article qui évoque la végétalisation arbustive des immeubles, et dans lequel le projet de la Tour Occitanie à Toulouse est largement évoqué.

 

 

Le propos liminaire « Nombre de projets n’en sont encore qu’à la phase préparatoire » prévient le lecteur qu'il s'agit moins d'une enquête de retour sur des réalisations, que d'une série d'interview de concepteurs et de promoteurs qui finalement ont tous quelque chose à nous vendre !


La seule réalisation, le Bosco Verticale à Milan, en Italie, date de 2014, et son évaluation reste encore à venir.

 

Les propos se veulent donc prospectif et sont centrés sur un sujet connu et qui paradoxalement n'est ni cité ni évoqué, alors qu'il apporterait réponse à la plupart des interrogations : la culture des arbres en pots autrement dit des bonsaïs.


Ce mode de culture est maîtrisé depuis des siècles et ses lois (les lois de la nature) s'appliquent, qu'on le veuille ou non, à la végétalisation arbustive des immeubles ou des espaces minéralisés.

 

En résumé, un arbre peut vivre dans un pot à la condition d'être bien exposé, arrosé et nourri. 
En même temps que croissent les branches (que l'on peut tailler) croissent aussi les racines qui peu à peu emplissent le pot jusqu'à prendre toute la place du substrat nourrissant, empêchant même l'eau de pénétrer: il est alors temps de rempoter l'arbre en taillant une partie des racines afin de renouveler le substrat permettant de le nourrir et de l'arroser, faute de quoi il mourrait étouffé.
Chacun comprend que ce qui est possible pour un arbre de quelques dizaines de grammes ou de kilos devient moins aisé voire impossible lorsqu'on dépasse les cent kilos ou la tonne et qui plus est dans des étages!

 

L'alternative pour la végétalisation de nos villes est donc simple: soit on plante en pleine terre de manière durable, soit on plante en conteneurs et la durée de vie et la dimension des végétaux reste limitée.


Toulouse a expérimenté les limite du processus avec le magnolia du square du Capitole qui finit étouffé après moins de 20 ans de survie (*).

 

Il faut donc pondérer les discours sur les plantations d'arbres en pots sur des dalles de parking sur des terrasses ou dans des jardinières en façades d’immeubles: oui c'est possible mais passé une dizaine d'années il faut les remplacer !

 

Le débat sur l'arrachage et le remplacement tous les 10 ou 15 ans d'arbres plantés en conteneurs sur des dalles au ras du sol, peut avoir lieu car la chose est possible à défaut d'être souhaitable.

 

Mais pour les façades en hauteur la question est toute autre et les mots de Philippe Journo, le promoteur de la Tour Occitanie révèlent la roublardise et le cynisme du projet: « Nous nous engageons à entretenir ces plantations pendant au moins dix ans » 
Autrement dit pendant dix ans l'arrosage automatique fonctionnera … ensuite quand il faudra remplacer ou rempoter à grand frais les arbres dans les étages à l'aide d'improbables hélicoptères ou élévateurs, on refilera le bébé à la copropriété qui devant l'ampleur du désastre se tournera alors vers la collectivité qui héritera d'une carcasse hérissée d'arbres morts qu'il faudra évacuer pour des raisons de sécurité et qui ne seront jamais replantés.

 

On se demande alors pourquoi des aréopages de concepteurs, de journalistes et de promoteurs semblant ignorer les contraintes et les règles connues de la culture des arbres en conteneurs, nous abreuvent de lieux communs sur le réchauffement climatique: ignorance … ou manipulation ?

 

Quoi qu'il en soit la réflexion n'est pas du niveau de l'enjeu et l'avenir de nos villes mérite mieux que des considération sur la vie des « coccinelles déposées sur les façades pour lutter contre les parasites»

 

Pierre Cambon / mars 2018

 

 

(*) Lors de l'édification de la station de métro Capitole de la ligne A, en 1993, le Maire, Dominique Baudis, refusa l'abattage d'un magnolia qui se trouvait au centre de la volée de l'escalier de sortie dans le square de Gaulle.
Un très grand pot fut donc bâti autour des racines de l'arbre.
Lors de la réfection de la rue d'Alsace et du square en 2012, les escaliers du métro furent déplacés et les plans prévoyaient la conservation du magnolia: las en moins de 20 ans les racines de l'arbre avaient saturé le conteneur et l'arbre dut être abattu car il était mort étouffé.

 

 

 

 

 

 

Dessins

Affichette anti-tour réalisée à partir d'une vue d'artiste du promoteur (à droite)
Affichette anti-tour réalisée à partir d'une vue d'artiste du promoteur (à droite)
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jeu.

05

avril

2018

De l'ombre pour les habitants des Chalets

Extrait de La Dépêche (23 juin 18)
Extrait de La Dépêche (23 juin 18)

L'ombre projetée par une tour de 150m constitue le plus souvent une gêne pour les riverains. Ce n'est, toutefois, qu'une des facettes de la dégradation de l'environnement :

  • l'énergie nécessaire au fonctionnement d'un ensemble aussi important est en partie dissipée dans l'environnement immédiat (au-delà de 50m de hauteur les bâtiments sont incompatibles avec la notion d'autosuffisance énergétique pourtant prévue dans les normes dès 2020).
  • la réflexion des rayons solaires sur les façades vitrées entraine une surchauffe du tissu urbain environnant
  • le vent s'accroche dans les tours, sa vitesse en est globalement diminuée, diminuant ainsi le refroidissement nocturne des bâtiments ce qui contribue à la création d'ilots de chaleur.
    ...

 

On pourra voir aussi l'article de La Dépêche du 23 juin 2018

Cette page veut aider le lecteur à comprendre :

 

- Le déploiement de l'ombre d'un grand bâtiment au cours d'une journée
- sa durée, variable selon les saisons

- sa représentation au cours de l'année complète
- l'impact que cela aurait sur le quartier et votre lieu de vie

- les effets du soleil sur la santé
- le préjudice subi et les conséquences.

 

Les habitants de Bayard-Belfort, Marengo, Jolimont et 10 Avril devraient pouvoir également s'aider de la démarche et des cartes rassemblées ci-dessous.

 

Merci aux relecteurs courageux.
Alain Roy

 

 

L'ombre, comment ça marche ?

 

Ci-dessous, en regroupant des images, on reconstitue les trajets :

- du soleil, de l'est à l'ouest (en jaune orangé), 

- de l'ombre portée d'ouest en est (en violet ; les traits gris concernent la lune).

Les positions angulaires du soleil (azimut et élévation) sont tirées du logiciel The Photographer's Ephemeris qui alimente les cartes habituellement disponibles sur Google Map.


Quelques souvenirs de mathématiques :( ?
- La largeur de l'ombre est celle supposée de la tour (33 mètres, on négligera ici les variations du diamètre apparent du soleil).
- La longueur de l'ombre est égale à la hauteur de la tour (150m) divisée par la tangente de l'élévation du soleil.

 

L'OMBRE SUR UNE JOURNÉE

 

Dans un premier temps les positions de l'ombre aux heures pleines ont été calculées pour le 15 janvier 2020, journée proche du tiers de l'hiver.
La dernière image, obtenue par superposition des positions précédentes, représente la journée complète du 20 décembre du lever au coucher du soleil.


A partir de cette image on pourra retrouver la durée du passage de l'ombre en un point en comparant la largeur de l'ombre en ce point aux 60 minutes qui séparent deux traits (au dessous).

 

 


Durée du passage de l'ombre en un point

Pour l'estimer, on compare la largeur de l'ombre en ce point aux 60 minutes qui séparent deux bandes violettes successives (ou leur prolongement).
Une simple règle de trois permettra de dire que le passage de l'ombre pour ce jour-là dure près de la moitié d'une heure :

 

Place Roquelaine 15 janvier 2020 à 9h00 : 16,3 mm pour 60 minutes, durée de l'ombre = (60/16,3)*7 = 25,8 minutes. Plus proche de la tour, le carrefour Bayard/Agathoise (cerclé) devrait rester dans l'ombre plus d'1 heure.
Place Roquelaine 15 janvier 2020 à 9h00 : 16,3 mm pour 60 minutes, durée de l'ombre = (60/16,3)*7 = 25,8 minutes. Plus proche de la tour, le carrefour Bayard/Agathoise (cerclé) devrait rester dans l'ombre plus d'1 heure.

 

 

L'OMBRE SUR UNE ANNÉE


Dans un deuxième temps on représente une année complète
en enchaînant 12 images, chacune correspondant au 15 du mois (toujours en 2020).

La dernière image, obtenue par la superposition des positions précédentes, permet de donner une idée des variations d'exposition pour une année complète.

 

 

POUR SAVOIR SI VOTRE LIEU DE VIE SERAIT DANS L'OMBRE DE LA TOUR

 

il faut repérer son emplacement et laisser défiler les images en notant les mois pendant lesquels cet emplacement est plongé dans l'ombre (ou proche de l'ombre).

Reprendre ensuite les images de chacun des mois en les agrandissant pour essayer d'évaluer le temps pendant lequel vous serez privé de soleil, en utilisant la méthode décrite ci-dessus (c'est plus facile sur une feuille imprimée).

Vous pouvez le comparer, en utilisant le graphique Moyennes mensuelles ci-dessous, à la durée moyenne journalière d'ensoleillement pour le même mois en cours.

 

 

Exemples de privation d'ensoleillement, mois par mois, pour quelques emplacements du quartier des Chalets

 

Chaque mois est représenté ci-dessus par sa journée médiane. On supposera, bien que les débuts de saison aient lieu le 20, que la mesure faite le 15 est valable pour l'ensemble du mois.

 

Place Roquelaine

janvier : 26 minutes par jour (=> 13 h dans le mois)

février : 27 minutes par jour

novembre : 30 min/jour

décembre : 45 min/j

 

Carrefour Bayard-Lafon-Agathoise

janvier : 60 min/j (=> 31h dans le mois)

février : 60 min/j

mars : 55 min/j

septembre : 60 min/j

octobre : 60 min/j

novembre : 60 min/j

décembre : 90 min/j

=> 225h annuellement

 

Place de la Concorde

2 mois seulement pendant lesquels l'ombre recouvre la place pendant

février : 27 min/j

octobre : 18 min/j

 

Place J. d'Arc (au nord)

avril et aout-septembre (vérifier répartition aout/septembre) : 25 min/jj

 

Carrefour Bertrand de Born-bd Bonrepos

90 min pour chacun des jours de l'année => 550 h dans l'année

 

La perte d'ensoleillement est d'autant plus importante que le lieu est proche de l'emplacement de la tour.

(On a utilisé la même méthode que celle décrite ci-dessus. Les résultats peuvent être précisés grâce à  un outil informatique plus précis qu'une simple règle graduée complétée d'une calculette, mais les erreurs restent faibles).

 

 

Temps moyen mensuel d'ensoleillement à Toulouse

 

MOYENNES MENSUELLES D'ENSOLEILLEMENT

 

Bien sûr, il n'y a pas, à Toulouse, du soleil tous les jours de l'année.

Si on reporte à la journée les moyennes mensuelles données par Météo-France, on trouve des valeurs assez basses pour les mois de novembre à février (ligne surlignée en dessous des barres). C'est d'autant plus fâcheux si le soleil se montre au moment même où la tour le masque pour l'endroit où vous vivez. 30 minutes d'ombre peuvent représenter 20 pour cent de l'ensoleillement de la journée, mais 30 minutes chaque jour du mois épuise largement le quota moyen, quel que soit le mois.

Ensoleillement moyen mensuel à Toulouse. le nombre d'heures ensoleillées dans la journée est mentionné sous chacune des barres mensuelles
Ensoleillement moyen mensuel à Toulouse. le nombre d'heures ensoleillées dans la journée est mentionné sous chacune des barres mensuelles

UN HIVER POURRI CHAQUE ANNÉE ?

 

2018 est un exemple parlant pour se faire une idée des conséquence d'une perte d'ensoleillement de 25%. Ce déficit important pourrait devenir la règle dans les quartiers les plus touchés par l'ombre de la tour.

Ce début d'année 2018 était un hiver pourri. Il pourrait constituer la référence future des Toulousains habitant les quartiers envahis par l'ombre de la tour.
Ce début d'année 2018 était un hiver pourri. Il pourrait constituer la référence future des Toulousains habitant les quartiers envahis par l'ombre de la tour.

 

 

 

 POPULATION CONCERNÉE

 

La carte ci-dessous superpose l'éventail annuel de l'ombre vu plus haut à une carte des données INSEE (population 2013). On voit ainsi l'importance du nombre de personnes potentiellement lésées par l'ombre résultant de la construction d'une tour aussi importante.

 

Environ 10000 personnes habitent très près du site choisi par le Maire pour bâtir la tour responsable de l'ombre.
Environ 10000 personnes habitent très près du site choisi par le Maire pour bâtir la tour responsable de l'ombre.
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mar.

30

janv.

2018

Répondre à la demande de modification du PLU pour augmenter la rentabilité du projet de tour Occitanie

 

 

Trois paragraphes qui peuvent aider à exprimer son opinion pour l'enquête publique concernant la modification du PLU

 

pour cela il faut écrire à : PLU_enquetes-publiques@toulouse-metropole.fr

 

 

 

 

 

Une consultation des textes trop difficile

 

  • Trop peu d'affiches annoncent la modification du PLU. La zone d'affichage devrait être élargie quand les textes à modifier impactent une tour de 150m de haut qui concerne tous les Toulousains et pas seulement le voisinage.

  • Retrouver les textes modifiés est extrêmement difficile pour un non spécialiste du PLU ET d'internet : plusieurs procédures enchainent des pages html permettant d'accéder à des fichiers pdf dont il faut demander explicitement la lecture.
    Exemple de manipulations à effectuer :

 

- Trouver la page http://www.toulouse-metropole.fr/services-proximite/plan-local-d-urbanisme/toulouse

 

- Ne pas se tromper en essayant de consulter le PLUiH, mais descendre le curseur pour les procédures en cours au PLU :

 

  • accéder au dossier d'enquêtre publique -> le clic branche sur le projet, descendre le curseur sur la ligne 4A pour
    - accéder au règlement -> téléchargement avant de lire le pdf (148 pages), le sommaire ne comporte pas de surlignage pour indiquer les modifications,

  • aller en 12.4.11 sans repère ni indication (page 24/148) pour lire la partie qui concerne les places pour les vélos (en rouge, mais la formulation est incompréhensible pour un non spécialiste) et,

  • pour ce qui concerne les logements sociaux : une ligne en annexe, en bas de la page 125/148 : "Par ailleurs, la diversité sociale de l’habitat pourra s’apprécier, dans le cas d’une opération d’aménagement concédée, à l’échelle globale de l’opération." C'est tout...

 

  • L'appel à la messagerie pour rédiger et envoyer l'avis du citoyen devrait inclure la saisie de l'objet de la demande. Le clic permet d'afficher une page de la messagerie par défaut avec pour seule indication l'adresse où envoyer le courrier (PLU_enquetes-publiques@toulouse-metropole.fr). C'est trop succinct pour un usager moyen qui ne saura jamais, en outre, si son avis a été pris en considération.

 


Cette succession de difficultés à surmonter pour les citoyens pourrait évoquer une volonté délibérée de décourager la participation.

 

 

 

Suppression de l'obligation d'emplacements de stationnement vélos

 

  • la formulation dans le PLU est particulièrement incompréhensible alors qu'il s'agit simplement de délocaliser hors du bâtiment les emplacements actuellement obligatoires, dont le nombre est fonction du nombre d'emplois et de logements envisagés. Une telle délocalisation serait tout à fait préjudiciable à l'usage du vélo, environ 1500 personnes étant susceptibles de pouvoir utiliser un vélo pour se rendre dans ou hors de la tour  :

 

  • parce qu'on n'utilise son vélo que s'il est disponible à portée de main. S'il faut aller en chercher un dans un autre lieu ce mode de transport restera sous utilisé. Les emplacements disponibles seraient à près de 200m de distance (exemple : rue René Leduc) auxquelles il faudrait ajouter les distances verticales supplémentaires.

  • la pollution ne cesse de s'accroitre à Toulouse, Atmo-Occitanie alerte régulièrement les habitants sur cette évolution, il faut donc favoriser les modes actifs et les modes doux.

  • la commission de l'enquête publique indique que - extrait : le PDU doit clairement concrétiser ses ambitions pour les modes actifs et montrer que les élus du SMTC s’engagent résolument dans « une véritable révolution de la mobilité propre" sans attendre une " étape de rupture tendancielle et comportementale autour de 2030/2050". Cet engagement a un prix, soit un budget initial minimum de 25 M€ vélo/an. Ce point a fait l'objet d'une réserve.
    Comment l'établissement public Europolia peut-il prôner une mesure contraire aux obligations d'un autre établissement public (SMTC) ?

  • l'emplacement du tri postal prévu pour la tour est contigu au carrefour canal/allées jean Jaurès (2 fois 2 voies cyclables), deux axes majeurs pour les cyclistes toulousains. Cet emplacement est incontournable dans le futur réseau express vélo recommandé par la commission d'enquête du plan Mobilités.

  • Il serait absurde et contre-productif de déroger dans ce lieu à la règle des emplacements pour vélos.

  • La demande de modification ne concernerait pas seulement le seul emplacement de la tour mais les 135 hectares du projet TESO.

 

 

 

Suppression de l'obligation de 30 % de logements sociaux pour la tour

 

Cette suppression revient à créer une zone d'exclusion pour les personnes bénéficiaires potentiels.

 

Les dimensions importantes de cette zone (135 ha, distance de 1,2km entre le tri postal et le carrefour Cazeneuve/Collignon) rendent probable la création de fait, à terme, de deux zones distinctes : une pour les riches au sud avec la tour, entre autres, l'autre au nord pour les catégories défavorisées, renforçant possiblement le côté zone de non droit souvent évoquée aux abords de la cité Caffort.

 

C'est contraire à l'esprit de la loi SRU et ça pourrait permettre aux générations futures de continuer à fustiger l'absence de civisme de jeunes vivant des expédients habituels dans les quartiers défavorisés.

 

Enfin, une telle disposition encouragerait à différer la création de ce type de logements jusqu'à la fin des opérations concédées.

La demande de modification ne concernerait pas seulement le seul emplacement de la tour mais les 135 hectares du projet TESO.

 

 

 

 

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sam.

14

sept.

2019

TESO, enquête publique complexe et concertation chaotique

 

ENQUÊTE PUBLIQUE

 

 

 

97% des projets soumis à enquête publique en France sont acceptés avec ou sans réserves.

 

 

 

TESO n'a pas fait exception à cette règle implicite : la Commission d'enquête (CE) a accepté l'ensemble des 5 projets qui lui étaient soumis.

 

La participation a été forte. Il faut dire que les métiers de la construction ont sollicité largement leurs adhérents, quelle que soit leur lieu de vie, afin qu'ils donnent un avis positif aux projets dont ils espèrent tirer bénéfice. Ainsi un maçon charentais a compté autant qu'un riverain de l'avenue de Lyon qui en sera chassé.

 

Tous les arguments avancés par les contributeurs n'ont pas fait l'objet d'une égale attention des commissaires. Le volet mobilités et ses conséquences sur la pollution a été totalement sous-estimés pour TESO dont les développement futurs (bureaux, logements, commerces) sont tout à fait incompatibles avec la voirie actuelle ou prévue. Pour compenser sans doute, la Commission préconise d’implanter les établissements accueillant des populations sensibles à l’écart des boulevards à fort trafic et d’étudier les différents moyens envisageables pour améliorer la qualité de l’air dans le secteur.

 

Nous n'aurons ainsi que nos yeux pour pleurer. Et prendre connaissance des statistiques de morbidité due à la pollution...

 

 

 

TOUR OCCITANIE

 

Malgré le peu d'enthousiasme manifesté par la CE dans son rapport en ce qui concerne les dépenses énergétiques et l'empreinte carbone (les tours ne font plus partie du modèle de sobriété énergétique du futur), elle passe outre aux dangers représentés par le manque d'expérience en ce qui concerne les tours arborées. Le rapport ne mentionne même pas les conditions de vent extrêmes déjà relevées à Toulouse, et se contente d'une citation en guise de remède aux « collisions mortelles contre les vitres [qui] constituent l’un des plus grands problèmes de protection des oiseaux de notre monde civilisé ».

 

A la lecture du rapport on ne peut que se rappeler que la présidente de la Commission d'enquête est la même personne qui a préconisé en 2016 la modification du PLU pour permettre, à l'emplacement du tri postal, une construction d'une hauteur de 150 mètres. Et s'interroger sur la nature des relations entre le préfet, qui nomme les commissions d'enquête, et le Maire qui promeut les promoteurs immobiliers.

 

Rapports de la commission d'enquête :
http://www.haute-garonne.gouv.fr/content/download/30786/205939/file/1%20Rapport%20TESO.pdf

 

http://www.haute-garonne.gouv.fr/content/download/30787/205943/file/2%20Conclusions%20TESO.pdf

 

 

 

 

 

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ven.

23

août

2019

Les nuisances de la tour Occitanie

L'association Non au gratte ciel de Toulouse nous a communiqué un texte récapitulant les menaces que fait peser sur les Toulousains ce projet de construction d'une tour de 150m.

L'introduction est reproduite ci-dessous, l'intégralité du texte est téléchargeable avec le lien figurant en fin de page. L'association du quartier Chalets-Roquelaine partage la plupart des points exposés, en particulier ceux concernant la critique des résultats de l'enquête publique..

 

"

La tour Occitanie vient de voir son permis de construire signé en hâte par la mairie le 23 juillet dernier, une semaine seulement ( ! ) après la fourniture des conclusions étonnantes d’une enquête publique finalement très fumeuse.
Pourtant, de nombreuses questions ont été posées et restent aujourd’hui sans réelle réponse…
En particulier, aucune mesure n’est présentée pour réduire durablement les nuisances vers la population. C’est particulièrement vrai pour les riverains qui auront à en subir les conséquences, à la fois risques directs à très court terme (chantier, ombres portée, éblouissement, dangers en tous genres…), sur la qualité de vie à plus long terme (empreinte écologique), ou même du point de vue financier (impôts).
De plus, et malgré un certain nombre de mauvaises expériences vécues à Toulouse (Compans Caffarelli, Place Occitane, Centre Commercial Hippodrome…), le risque évident lié à l’exploitation commerciale de cette zone urbaine particulière (gratte-ciel) n’est absolument pas abordé dans le dossier.
Force a donc été au rédacteur de constater la nécessité de s’assurer que la population est prête à en payer le prix au jour le jour, qu’il soit économique, environnemental, sociétal, voire même sécuritaire. Et ce prix n’en est certainement pas réduit aux propos volontairement lénifiants proposés dans un dossier d’enquête publique que la Commission elle-même considère « complet dans sa forme d’un point de vue réglementaire, mais qui comporte beaucoup de redondances et redites (voire des dossiers en double), ce qui finit par perdre le lecteur ».
Ainsi, il nous semble légitime

  •  de demander l’abandon du projet en l’état
  •  de le reconnaître comme objet à soumettre au vote populaire, profitant des opportunités créées par les prochaines élections municipales de début 2020 ; ou par celles des récentes avancées du «grand débat ».

 

 

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jeu.

28

févr.

2019

Plan climat air énergie territorial (PCAET)

Date de création 26 janvier 2019
Concertation du public

Toulouse Métropole organise une consultation publique électronique en ligne, du 17 décembre 2018 au 16 janvier 2019 pour recueillir les avis sur le projet de Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET).

À l'issue de la concertation, une synthèse des observations formulées et les réponses apportées par Toulouse Métropole seront rendues publiques sur ce site pendant une durée de trois mois.

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jeu.

14

févr.

2019

Une passerelle Concorde-Raisin ?

 date de création : 2017

Dans le cadre du projet Toulouse Euro Sud Ouest, l'équipe de Joan Busquets a planché sur un projet de passerelle qui réunirait deux quartiers trop longtemps séparés par le Canal, et permettrait aux habitants du Raisin de profiter des opportunités marchandes et des animations associatives du quartier des Chalets.

 

Consciente de devoir éviter les défauts des précédentes passerelles mal situées par rapport aux cheminements disparus, inconfortables voire acrobatiques pour certains usagers, l'équipe Busquets a fait un projet qui rétablit un trajet entre la rue de la Concorde (à gauche sur le premier et le troisième dessin, photographiés lors de la projection du 22 juin organisée par Europolia) et le chemin du Raisin en créant deux longs plans inclinés -enfin- adaptés aux cyclistes, voitures d'enfants et handicapés. Un chemin plus court emprunte des escaliers plus directs.

Les arbres existants sont intégrés. Les vues présentées donnent l'envie de s'y promener.

Personne n'a parlé budget lors de la réunion de présentation, la décision de réalisation reste à venir.

 

Je vote pour, et vous ?

A. Roy

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dim.

20

janv.

2019

Les arbres cache-béton de la tour : des bonsaïs en devenir ?

Il bosco verticale - Milan 2014
Il bosco verticale - Milan 2014

« Les forêts verticales s'enracinent en ville »
https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/03/01/les-forets-verticales-s-enracinent-en-ville_5263987_3234.html

 

Une critique de Pierre Cambon :

 [Dans Le Monde] séduisant article qui évoque la végétalisation arbustive des immeubles, et dans lequel le projet de la Tour Occitanie à Toulouse est largement évoqué.

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Urbanisme


Le 27 juin 2013 le nouveau plan local d'urbanisme (PLU) a été approuvé par le conseil de communauté de Toulouse métropole suite a sa mise en révision en mars 2011. Il faisait suite à une large concertation lors de laquelle notre association avait formulé plusieurs propositions qui n'ont pas toutes trouvé de traduction. Nous continuerons à les proposer.

  • Respect de l'identité du quartier. Le nouveau PLU respecte la spécificité du quartier en maintenant dans son règlement le graphique de détail déjà négocié lors des précédents plan d'urbanisme.

  • Prévoir des emplacements réservés pour les équipements publics manquants : une crèche publique, salle de sport proche du collège, un nouveau local pour le centre social de la Croix Rouge, city stades pour les enfants.

  • Conforter le centre de quartier Concorde pour favoriser le développement des commerces de proximité et participer à la vie du quartier.

  • Réaménager la place Roquelaine.

  • Patrimoine : protéger et restaurer la façade de la maison du Commissaire Philippe.


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